samedi 22 mars 2014

Processus électoral au Congo : Vers l’établissement d’une coopération avec l’O.i.f

Photo de circonstance

Dans le souci de voir se dérouler dans la paix, la transparence et l’équité, les élections locales devant se tenir cette année, sur la base des recommandations de la concertation politique nationale de Dolisie, le comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo a invité des experts de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), pour aider le Congo à asseoir un processus électoral garantissant la paix dans le pays.

La mission, composée de quatre experts de l’O.i.f, et conduite par Christophe Guilhou, directeur du département paix, démocratie et droits de l’homme de l’O.i.f, a fait la restitution de son rapport préliminaire de travail, mardi 18 mars 2014, dans la salle 315 du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville, lors d’une séance présidée par Marius Moua-    mbenga, commissaire général du comité de suivi, avec la participation des délégués des différentes composantes de la concertation politique nationale de Dolisie (Majorité, centre, opposition, administration publique, Conel, société civile) et des médias nationaux. Il s’agit d’identifier les secteurs et les domaines sur lesquels sera basée la coopération entre le Congo et l’O.i.f en matière électorale.

Du 30 novembre au 7 décembre 2013, à la demande du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, une mission d’information et d’évaluation de l’O.i.f a séjour Brazzaville, pour identifier les difficultés majeures dans la mise en œuvre du processus électoral et déterminer les secteurs pour lesquels l’assistance de l’O.i.f peut être utile. Ainsi donc, leur attention a porté, notamment sur: 
- le contexte sociopolitique global; 
- le dispositif juridique des élections; 
- les institutions impliquées dans le processus électoral et leur collaboration; 
- l’Etat civil, la liste électorale et la protection des données à caractère personnel; 
- la capacité nationale au financement des élections; 
- la couverture médiatique des campagnes électorales et la régulation des médias en période électorale; 
- le contentieux électoral et la gestion des différends liés à l’organisation des élections. 

Conformément à leur mandat, les experts francophones ont rencontré l’ensemble des responsables d’institutions impliquées dans la préparation, l’organisation et le contrôle des élections, les acteurs politiques et de la société civile, les partenaires multilatéraux et bilatéraux (Pnud, Union européenne, etc.), de manière à recueillir les informations sur les conditions de préparation des élections locales.

Lors de la rencontre de mardi 18 mars dernier, le chef de mission et les experts ont fait la synthèse de leur rapport. Les participants ont réagi, pour apporter leurs contributions dont les experts ont pris note. Il faut dire que cette rencontre a permis aussi aux différentes composantes de poursuivre le dialogue. Les interventions étaient, parfois, houleuses. La majorité, par la voix d’André Ongagna, membre du secrétariat permanent du P.c.t, a réaffirmé son souhait de voir se réaliser les recommandations de Dolisie qui, malheureusement, ne sont pas accompagnées d’un calendrier de mise en œuvre. On ne peut pas donc accuser le gouvernement de mauvaise foi. Ces recommandations seront mises en œuvre, progressivement, a-t-il rassuré.

Christophe Guilhou a loué l’esprit de dialogue qui caractérise la classe politique congolaise. C’est un grand atout, pour avancer. En dehors de la constitution des listes électorales, le grand chantier reste la Conel. «Ce que nous suggérons, c’est de reformer, transformer la commission nationale d’organisation des élections, en une structure indépendante dotée de pouvoirs réels», a dit Christophe Guilhou. Leur attention s’est aussi portée sur les médias dont quelques responsables participaient à la rencontre. Il faut soutenir les médias, pilier important de la démocratie, pour qu’ils puissent accompagner le processus électoral, de manière équitable. L’experte Julie Godignon, qui travaille sur les médias dont la situation socio-professionnelle est préoccupante au Congo, a eu une rencontre avec quelques responsables des médias, pour enrichir son rapport.

Pour Marius Mouambenga, tout ce qui a été décidé à Dolisie doit se faire. «Nous avons déjà arrêté notre schéma, depuis Dolisie. La seule chose qui nous restait, avoir une programmation, avoir un chronogramme, pour la mise en œuvre d’un certain nombre de choses. Lorsque l’O.i.f posera son rapport final, même auparavant, nous allons essayer de faire, de nouveau, pression auprès de notre administration, pour que les choses qui méritent d’être faites, maintenant, qu’on entame le chantier, qu’on commence», a-t-il dit. 

Pour l’instant, on peut louer la démarche du comité de suivi, qui permet de décrisper un tant soit peu, le climat sur le processus électoral qui a commencé avec le recensement administratif spécial.

Par Jrang An@go.

mercredi 12 mars 2014

Troisième édition du F.i.p.a.c à Impfondo : Denis Sassou Nguesso s’est insurgé contre la bio-piraterie

Photo : L’inauguration du village du Fipac.

La troisième édition du F.i.p.a.c (Forum international sur les peuples autochtones) s’est tenue à Impfondo, dans le département de la Likouala, du 4 au 7 mars 2014, sous le thème: «Peuples autochtones, savoir-faire traditionnel et économie verte». Cette troisième édition, qui a réuni un millier de participants, a été marquée par le transfert de la gestion de ce forum, du gouvernement congolais à la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), entre les présidents Denis Sassou Nguesso et Idriss Déby Itno, en présence de leur homologue béninois, Thomas Boni Yayi.

Outil de promotion des droits des peuples autochtones et de leur intégration, le Fipac, initiative lancée en 2007 par le Congo, est devenue ainsi une activité de la C.e.e.a.c, mais le Congo y apportera toujours sa contribution.

Si le forum a commencé le mardi 4 mars, c’est le jeudi 6 mars que le président Denis Sassou Nguesso est arrivé à Impfondo, où il a accueilli ses homologues Idriss Déby Itno, du Tchad, et Thomas Boni Yayi, du Bénin, pour la grande cérémonie de transfert de la gestion du Fipac à la C.e.e.a.c. Les deux chefs d’Etat, accompagnés de leur frère béninois, ont, ensuite, inauguré le village du Fipac, dont les travaux ont été financés par le Congo, à hauteur de 1,8 milliard de francs Cfa. Construit sur un terrain de 184 hectares, en dehors de la ville d’Impfondo, ce village est doté d’un bloc administratif et d’un complexe touristique et tient lieu de siège du Fipac.

Le lendemain, vendredi 7 mars, le président Denis Sassou Nguesso a prononcé une allocution, à l’ouverture du segment de haut niveau de la troisième édition du Fipac, tenant lieu d’ouverture officielle, en présence des autorités locales, dont le préfet de la Likouala, Gilbert Djombo Bomondjo, et les sous-préfets. «En créant le F.i.p.a.c, nous avons voulu proclamer notre foi et nos engagements dans la juste cause de l’épanouissement de ces peuples dignes et respectables auprès de qui nous avons tant à apprendre. Le thème de cette édition a le grand mérite de traduire cette volonté, en mettant en relief deux dimensions: l’importance des connaissances précieuses et des pratiques originales développées par ces peuples.

Ensuite, l’actualité et la pertinence de ce thème permet de traduire, de tout temps, ce qui constitue le fondement de toutes les activités des populations autochtones», a-t-il déclaré. Le chef d’Etat congolais a saisi cette opportunité pour s’insurger contre le phénomène de la bio-piraterie. «Il s’agit, en réalité, d’un véritable scandale. En effet, certains chercheurs et certaines entreprises s’accaparent les droits sur le matériel biogénétique, les techniques et les savoirs traditionnels. Ils privent ainsi les communautés détentrices de ces ressources ou de ces savoirs, de leur droit légitime. C’est le cas, hélas, des peuples autochtones et des Etats concernés. Il est temps que soit mis un terme à cette immoralité», a-t-il dit.

Rappelons que les rencontres de la troisième édition du F.i.p.a.c ont mis en présence plusieurs experts, des ministres, des représentants des organisations internationales et bien d’autres acteurs de la sous-région. Ce rendez-vous a traité des enjeux actuels du savoir-faire traditionnel des peuples autochtones et des grands espaces verts, dont les Autochtones sont les principaux habitants. Henri Djombo avait, déjà, d’ailleurs, partagé cette vue, lors de son adresse, à l’ouverture du segment technique de la troisième édition. Il avait, en effet, souligné l’obligation de la prise en compte de la question des autochtones dans les stratégies et politiques nationales de développement durable. 

De son côté, la Banque mondiale a garanti son assistance au Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de gouvernance forestière. «Depuis quelques années, la Banque mondiale appuie le Congo dans son effort de réformes forestières. La Banque mondiale accompagne le Congo dans la réalisation de deux projets», a annoncé Sylvie Dossou, représentante de la Banque mondiale au Congo. Pour ce qui est de la gestion du F.i.p.a.c, Ahmad Allam-mi, secrétaire général de la C.e.e.a.c, a rassuré les participants sur l’apport de cette institution dans la bonne gouvernance du siège du F.i.p.a.c. «Le secrétariat général de la C.e.e.a.c va s’investir dans la gestion du site. Au sortir du Fipac, des services divers se mettront en marche pour la réalisation des conclusions de cette troisième édition», a-t-il indiqué. Le F.i.p.a.c reste, en tout cas, une importante plate-forme d’é-change sur les peuples autochtones et de l’économie verte.

La clôture de la troisième édition est intervenue, vendredi 7 mars, en début de soirée, sous le patronage du ministre Henri Djombo, qui a, au nom du président de la République, rendu publique une annonce qui a fait sensation: le gouvernement congolais va apporter son soutien à la C.e.e.a.c, dans la gestion du F.i.p.a.c. Une nouvelle accueillie avec espoir. 

Signalons que parmi les autorités congolaises, qui se sont rendues à Impfondo, il y a eu le ministre Jean-Jacques Bouya, le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président de la République, le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, et le secrétaire général du P.c.t, Pierre Ngolo, qui sont arrivés le jour de clôture. Par ailleurs qu’une soirée culturelle, avec la prestation des artistes autochtones, avait eu lieu le jeudi 6 mars, en présence du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso. 

Par Jrang An@go.

samedi 8 mars 2014

Assemblée générale de la fédération P.c.t de Brazzaville : Après moult rebondissements, Gabriel Oba Apounou a cédé le témoin à Gabriel Ondongo

Photo de circonstance

La fédération P.c.t de la commune de Brazzaville a, enfin, tenu son assemblée générale élective, mercredi 5 mars 2014, au palais des congrès, sous le patronage de Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t (Parti congolais du travail), en présence des membres du secrétariat permanent du parti, du bureau de la fédération de Brazzaville et de nombreux militants. Au terme d’un processus électoral qui a connu quatre suspensions, les militants de la capitale ont, unanimement, porté à la tête de leur fédération, Gabriel Ondongo, en remplacement de Gabriel Oba-Apounou qui a occupé ce poste pendant quatorze ans. 

Avec un  retard de près de deux ans, la fédération de Brazzaville vient ainsi de boucler la restructuration des fédérations départementales du P.c.t, entamée au lendemain du 6ème congrès extraordinaire d’août 2011. La restructuration du bureau de la fédération de Brazzaville s’était heurtée à des enjeux liés aux ambitions des dirigeants eux-mêmes. Au départ, Gabriel Oba-Apounou était le seul candidat à sa propre succession. Il y a eu, ensuite, deux «camarades» qui se sont portés candidats: Théophile Adoua et Joseph Mbossa. Plus tard, la direction du parti a proposé la candidature de Gabriel Ondongo. Ils étaient donc quatre candidats à se disputer le poste, dans un climat qui renforçait la susceptibilité des militants. Finalement, les deux candidats volontaires se sont retirés. Il ne restait en lice que les deux Gabriel.

Il y a eu plusieurs rebondissements, sur fond de soupçons entre les deux camps. Lors de l’assemblée générale, mercredi 5 mars dernier, il y a eu des conciliabules entre les deux candidats et les membres du secrétariat permanent, dans la salle des banquets du palais des congrès. Il a été proposé au sortant de retirer sa candidature. Mais, celui-ci a résisté. Au bout d’un long moment (il était déjà plus de 23h), les responsables sont revenus dans la salle des congrès, pour annoncer le retrait de Gabriel Oba-Apounou de la course, et qu’il ne reste plus qu’un seul candidat, Gabriel Ondongo, qui a été élu par acclamation, comme c’est de tradition dans ce parti.

Gabriel Oba-Apounou n’a pas voulu sortir sur la pointe des pieds. Il a demandé à prendre la parole, avant le vote par acclamation. «Camarades participants à l’assemblée générale de la fédération P.c.t de Brazzaville. Je ne voudrais pas me séparer de vous sur la pointe des pieds. J’ai été, par politesse ou discipline, appelé à retirer ma candidature. Je suis, depuis plus de huit mois, candidat à ma propre succession. J’ai été dans tous les arrondissements, sachant que notre parti autorise, quand on est sur un poste électif, la multiplicité des candidatures. J’étais candidat et je savais qu’il y en aura d’autres.

Ce qui était de mon droit, du reste. Malheureusement, j’ai été contraint de retirer ma candidature, à la demande de la direction du parti. Je voudrais, donc, vous remercier, pour l’appui que vous m’avez apporté, lorsque je vous disais que j’étais candidat. Je sais que nombreux d’entre vous, si vote il y avait eu, auraient voté pour moi. Mais, vous savez que toute démocratie pose problème. Je ne voudrais m’enliser là. Je vais, tout simplement, vous remercier encore, pour tout l’appui que vous m’avez apporté et vous pouvez toujours compter sur moi. Le chemin de la lutte ne s’arrête pas là. Comptez sur moi, je vous en prie», a-t-il déclaré, avec beaucoup d’émotion. Une émotion qui a, d’ailleurs, envahi une grande partie de la salle.

Le secrétaire général Pierre Ngolo a tenu à clarifier les choses. «La candidature d’Oba-Apounou posait problème. C’est l’une des décisions du 6ème congrès extraordinaire. Nous avons notifié au camarade Oba-Apounou, que sa candidature avait peu de chance d’être validée. Ce n’est pas par haine contre le camarade Oba-Apounou. C’est, simplement, parce que nous voulons, désormais, que les principes que nous nous sommes donnés, soient observés et qu’il n’y avait pas de discrimination dans l’application de ces principes. Ainsi, nous avions demandé le retrait de cette candidature. C’est vrai, ça fait des vagues. Mais, en définitive, la compréhension était au rendez-vous», a-t-il déclaré.

Signalons que le secrétariat fédéral compte neuf membres, dont deux seulement, Hyacinthe Ongoto et Zacharie Bakana, ont été reconduits. La commission fédérale de contrôle et d’évaluation, qui compte cinq membres, a aussi un nouveau président, Daniel Vincent Niamalo. Un conseil fédéral de 311 membres a été mis en place et une motion de soutien au président du comité central a été adoptée.

Par Jrang An@go.

mardi 4 mars 2014

Représentation de l’unesco au Congo : Ana Elisa De Santana Alphonso intéressée par l’art plastique congolais

Photo Les deux personnalités pendant l’entretien.

La nouvelle représentante de l’Unes-co au Congo,  Ana Elisa De
Alphonso (qui succède à Abdoura-hamane Diallo), s’est dite très captivée par l’art plastique congolais. C’est ce qu’elle a fait savoir, mardi 26 février 2014, à l’issue de son entretien avec Jean-Claude Gakosso, ministre de la culture et des arts.

L’Ecole de peinture de Poto-Poto «charme», spécialement, Ana Elisa De Santana Alphonso. Selon elle, le secteur des arts plastiques compte aussi dans la coopération entre l’institution qu’elle représente et le département ministériel administré par Jean-Claude Gakosso. En plus de l’art plastique congolais, Ana Elisa De Santana Alphonso a échangé avec le ministre de la culture et des arts sur les rencontres panafricaines, surtout le Fespam (Festival panafricain de musique). A ce sujet, elle veut être sur la lancée de ce qui a été déjà fait: la participation d’Irina Bokova, à la 9ème édition du Fespam, tenue à Brazzaville, l’année écoulée. Un engagement devant lequel, Jean-Claude Gakosso ne pouvait tenir sa langue: «On garde un bon souvenir vivace et impérissable de la participation de la directrice générale de l’Unesco au Fespam. Et de ce qu’elle a fait à la dernière édition du Fespam, à Brazzaville».

Des sites congolais sur la liste du patrimoine mondial?

Interrogée par la presse, la représentante de l’Unesco a fait savoir que l’Unesco et le Ministère de la culture et des arts entendent mettre l’accent sur deux liens importants: la mémoire et l’histoire. Ainsi, a-t-elle annoncé les candidatures du Royaume de Mbé et du site touristique de Loango, à Pointe-Noire, sur la liste du patrimoine culturel mondial. Des experts travaillent, actuellement, pour que ces sites soient acceptés sur la liste du patrimoine culturel mondial. «Je ne peux être que positive, connaissant la valeur de ces sites. Ces sites ont la chance d’être inscrits sur la liste du patrimoine mondial», a déclaré l’actuelle représentante de l’Unesco au Congo. 

Les premières accolades entre Ana Elisa De Santana Alphonso et le ministre de la culture et des arts s’inscrivent dans l’enchaînement des visites rendues auprès des autorités congolaises. Visites qui interviennent après son arrivée à Brazzaville, le 10 février 2014. 

Par Jrang An@go

samedi 1 mars 2014

Ministère de la santé et de la population : Vers la construction d’une usine de production de pesticides

Photo de circonstance

Dans le cadre de l’amélioration du système sanitaire congolais, le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, en séjour à La Havane, à Cuba, du 25 au 31 octobre 2013, avait signé quatre accords dont deux avec le groupe industriel Labiofam, relatifs à la prestation de services et de livraison des bio-larvicides et la construction, au Congo, d’une usine de production de pesticides, de bio-fertilisants et de stimulants à usage agricole.

Pour concrétiser ces accords, le représentant de Labiofam pour l’Afrique, Félix Quintanar Pulido, s’est entretenu, mardi 25 février 2014, avec François Ibovi, en vue de regarder les modalités de la mise en œuvre de ces accords. Mme Alba Soto Pimentel, ambassadrice de Cuba au Congo, a pris part à cet entretien.

Les deux  accords signés avec José Antonio Fraga  Castro, président du groupe industriel cubain Labiofam, leader mondial dans le contrôle des maladies transmises par les moustiques, portent, essentiellement, sur la prestation de services et de livraison des  bio-larvicides, en vue de lutter contre les maladies vectorielles ainsi que la construction d’une usine de production de pesticides, de bio-fertilisants et de stimulants à usage agricole.

Par ces accords, le Ministère de la santé et de la population veut engager, dans le pays, une lutte anti-vectorielle, contre les moustiques, les rats et les cafards, pour éliminer ainsi la cause principale de la mortalité au Congo, à savoir: le paludisme. La présence à Brazzaville du représentant en Afrique du groupe industriel cubain Labiofam s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ces accords. En effet, il s’agit de faire une étude de prospection, afin d’identifier le site où sera érigé l’usine, la première en Afrique centrale. «C’était une rencontre agréable qui confirme, de plus, les liens de cette amitié qui existe entre nos deux pays», a déclaré Félix Quintanar Pulido.

Il sied de rappeler que le paludisme demeure encore un véritable problème de santé publique en Afrique. En effet, 90% des 660.000 décès ont été enregistrés en 2012, et «il tue encore un enfant africain chaque minute qui passe». Au Congo, le paludisme constitue la première cause de morbidité et de mortalité, affectant, en particulier, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. La lutte contre le paludisme dans notre pays se traduit encore sur le curatif. Dans la recherche des solutions efficaces pour mieux lutter contre cette maladie aux conséquences dramatiques, le président de la République avait instruit le gouvernement, afin que le traitement médicamenteux soit gratuit chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

C’est dans la perspective de garantir la bonne santé en éloignant de nous, les vecteurs de la maladie, que se justifient les accords signés avec le groupe industriel cubain Labiofam, qui produit une bonne partie des médicaments, des vaccins et des compléments vétérinaires de Cuba. Le groupe industriel est devenu leader et a gagné du prestige et de la reconnaissance via une stratégie transparente à long terme de contrôle des épidémies tropicales: malaria, dengue, anta-virus, fièvre hémorragique et bubonique, etc.

À l’origine, l’entreprise se nommait Cubavet. Son nom a été changé pour Labiofam en référence à l’usine de Matanzas appelée «Laboratorios biológico-farmacéuticos» de Matanzas. La marque Labiofam est, aujourd’hui, mondialement reconnue, dans le domaine de la lutte contre les maladies transmises par les moustiques.

Par Jrang An@go.

mardi 25 février 2014

Cinquième rapport du comité exécutif de l’I.t.i.e-Congo : Les recettes pétrolières ont apporté près de 2500 milliards de francs Cfa à l’Etat en 2012

Photo : Des participants à la présentation du cinquième rapport.

Le comité exécutif de l’I.t.i.e (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), a, officiellement, présenté, jeudi 20 février 2014, dans la salle de conférences de la S.n.p.c, à Brazzaville, le cinquième rapport I.t.i.e sur les recettes pétrolières et minières de la République du Congo, exercice 2012, sous le patronage de Florent Michel Okoko, président du comité exécutif de l’i.t.i.e, et de Christian Mounzeo, premier vice-président dudit comité.

Les ambassadeurs centrafricain et tchadien, les représentants des Ministères des mines et de la géologie, ainsi que ceux de l’énergie et de l’hydraulique, y étaient présents. L’exercice 2012 démontre des écarts résiduels peu significatifs. Ce qui fait que les recettes pétrolières de l’Etat ont apporté 2500 milliards de francs Cfa à l’Etat, en 2012.

Elaboré par le cabinet Fair Links, dirigé par Anton Mélard de Feuardent, choisi comme administrateur indépendant, le cinquième rapport de l’I.t.i.e Congo sur les recettes des matières premières exploitées au Congo exercice 2012 avait fait l’objet, le 18 décembre 2013, d’un examen par le comité exécutif et le comité de pilotage de l’I.t.i.e. L’administrateur indépendant avait reconnu, à cette occasion, que «le Congo a fait des avancées énormes, en respectant les nouvelles normes de l’I.t.i.e, décidées à Sydney, en Australie». La nouveauté du cinquième rapport, c’est qu’il couvre le secteur minier.

Au début de la rencontre, Christian Mounzéo a expliqué pourquoi la presse est associée à la publication des rapports de l’I.t.i.e. Il a longuement  justifié l’implication des organes de presse nationaux et internationaux dans l’accomplissement des missions de l’I.t.i.e: «Si nous n’associons pas les médias à cette initiative, celle-ci  n’aura aucun sens. Les médias ont la lourde responsabilité de contribuer à la diffusion régulière des rapports de l’I.t.i.e sur le paiement et les recettes des fonds générés par l’exploitation du gaz, du pétrole et autres. Les médias servent, en gros, à alimenter le débat, à expliquer l’impact des chiffres sur notre vie quotidienne. Pour que le rapport soit compréhensible, il doit être écrit dans une langue accessible à tous. Les médias et les parlementaires constituent donc notre dernier recours. Car, il faut que les Congolais, qui sont les propriétaires des ressources exploitées, comprennent ce que l’I.t.i.e apporte comme revenus à notre économie, surtout que le budget de l’Etat ne fait qu’augmenter».

Présentant le cinquième rapport, Florent Michel Okoko a fait savoir que la bonne gestion de l’information est le gage du développement d’un pays. Les partenaires de l’I.t.i.e ont droit aux informations validées par les commissaires aux comptes. Le Congo, a-t-il dit, est le premier pays à être conforme avec la nouvelle norme adoptée à Sydney. Le rapport I.t.i.e de l’administrateur indépendant a pour but de «présenter, pour l’année 2012, l’état des rapprochements entre les paiements déclarés, versés à l’Etat par les entreprises extractives (secteur des hydrocarbures, secteur minier) et les paiements déclarés, reçus par l’Etat, de ces mêmes entreprises». 

Le rapport couvre «toutes les entreprises pétrolières et gazières inscrites, en 2012, dans le répertoire pétrolier de la République du Congo, soit 21 entreprises. Toutes les entreprises en production ont remis leurs déclarations. Sur les 7 en exploration, Ophir Congo et Premier oil n’ont pas remis de déclarations… Mais, l’absence de déclaration de ces entreprises ne semble pas néanmoins affecter la compréhension du niveau des contributions des entreprises extractives présenté dans le cinquième rapport», souligne l’administrateur indépendant, dans la synthèse du rapport. 

Ainsi, les déclarations reçues dans le cadre de l’I.t.i.e permettent de déduire, de manière raisonnable, que les parts d’hydrocarbure transférées à l’Etat congolais, à travers les différentes formes de partage ou d’impôts payés en volume en 2012, se sont élevées à 53 millions de barils répartis de la manière suivante: 
- 18 millions de barils ont été affectés au financement de projets d’infrastructures et comptabilisés dans le Tofe (Tableau des opérations financières de l’Etat 2012; 
- 26,7 millions de barils au financement du budget de l’Etat; - 6 millions de barils à la Congolaise de raffinage (Coraf), dans le cadre d’un contrat de performance, mais n’ont pas été comptabilisés dans le Tofe 2012;
- 2,3 millions de barils correspondent aux variations de stocks «d’equity crude» de l’Etat, c’est-à-dire, la différence entre les droits à enlèvement et les enlèvements effectifs de l’Etat entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2012».
Au-delà des impôts payés en volume, les impôts en numéraire perçus par l’Etat, en 2012, se sont élevés à 175 milliards de francs Cfa et ont été comptabilisés dans le Tofe 2012.

Au total, la contribution du secteur des hydrocarbures aux revenus de la République du Congo, en 2012, s’est élevée à près de 2500 milliards de francs Cfa, en légère régression par rapport à 2011. Cette contribution a représenté 80% des revenus totaux de l’Etat (tous secteurs économiques confondus, hors dons).En 2012, le secteur minier n’a contribué aux revenus de l’Etat congolais qu’à hauteur de 1,4 million de francs Cfa (0,04%) qui ont été versés, en intégralité, directement au budget de l’Etat. Il faut dire qu’en 2012, aucune entreprise détentrice de permis d’exploitation n’était en phase d’exploitation.

Parmi les conclusions, le cinquième rapport souligne que «les écarts résiduels, après les rapprochements, entre les déclarations de l’Etat et celles des entreprises extractives d’hydrocarbures ne sont pas significatifs». Toutefois, six recommandations sont faites au comité exécutif de l’I.t.i.e, allant dans le sens de l’amélioration du travail de rapprochement des statistiques.

«Chaque fois que la gestion des revenus pétroliers se fera de manière responsable, l’image du gouvernement ne sera pas écornée. Il n’y aura pas de frustration. Ce que les populations vivent sur le terrain doit refléter les chiffres déclarés pour que leur niveau social s’améliore. Le dialogue sur la gestion des revenus pétroliers doit être permanent. Nos portes sont ouvertes au 7ème étage de cet immeuble. Les médias doivent mesurer leur responsabilité, quant à ce qu’ils doivent apporter à la population. Cela ne doit pas être un sujet tabou, car tout cela entre dans le cadre de la souveraineté d’un Etat», a conclu Florent Michel Okoko.

Par Jrang An@go.

vendredi 21 février 2014

Lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée : Le ministre français de la défense satisfait des initiatives congolaises

Photo : Jean Yves Ledrian entre le D.g du P.a.p.n, Jean-Marie Agnélé (á sa droite) et le ministre de la défense Charles Richard Mondjo.

Jean Yves Le Drian, ministre français de la défense, a effectué, le 10 février dernier, à Pointe-Noire, une visite de travail, en compagnie de son homologue congolais Charles-Richard Mondjo, ministre à la présidence, chargé de la défense. Le Congo est en train de mettre en œuvre des mécanismes efficaces en vue de contribuer à la sécurisation efficiente du golfe de Guinée. Le ministre français de la défense s’est dit satisfait des efforts du Congo à lutter contre la piraterie maritime. 

La question de la sécurité maritime des personnes travaillant en mer et des installations portuaires nécessite, pour son règlement, l’engagement des Etats. Mais, ceux du golfe de Guinée (entre le Libéria et l’Angola) disposent de peu de moyens et semblent ainsi vulnérables à la piraterie. Des rançonnements sont enregistrés, ces dernières années, entre le Cameroun et le Nigéria. «Risk Intelligence», une institution danoise spécialisée dans l’évaluation des risques, citée par le journal français «Le Monde», relève que de 2010 à 2012, plus de 48 milliards de francs Cfa (environ 75 millions euros) de marchandises ont été volés par des pirates à bord des bateaux cargos.

Bien que n’ayant pas encore été touchée, l’Afrique centrale n’est, cependant, pas à l’abri de la menace des pirates. Le Congo-Brazzaville, par exemple, qui, grâce à son port en eau profonde, joue un rôle économique potentiellement important en Afrique centrale, pourrait aiguiser les appétits de quelques corsaires qui sévissent par exemple au delta du Niger, aux larges du Nigéria. Une situation dont le gouvernement congolais se montre conscient, en initiant des démarches préventives. Dotée par la Chine de quatre bateaux patrouilleurs équipés, chacun, d’un nombre important de canons, la marine congolaise pourrait, désormais, traquer et arraisonner toute embarcation suspecte détectée aux larges de Pointe-Noire ou des États voisins comme l’Angola, la RDC et le Gabon.

Mais, ce n’est pas tout. En synergie avec les autres pays membres de la C.e.e.a.c (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), le gouvernement congolais travaille à ce sujet au sein du Cresmac (Centre de recherche de la sécurité maritime en Afrique centrale), une institution sous-régionale qui a pour mission essentielle de veiller à la sécurité des installations portuaires et de la navigation maritime. Basé au centre-ville de Pointe-Noire, le Cresmac contribuera donc, grâce à son équipement sophistiqué, à la sécurisation du golfe de Guinée, c’est-à-dire la partie de l’Océan atlantique qui s’étend de l’Angola au Libéria. «Ma visite à Pointe-Noire s’inscrit dans le cadre de la volonté de regarder comment s’organisent les États africains en matière de sécurité maritime. La question de la sécurité maritime devient progressivement une question majeure dans le golfe de Guinée», a indiqué Jean Yves Le Drian qui était accompagné de son homologue congolais, Charles Richard Mondjo, ministre à la présidence chargé de la défense, et d’autres responsables civils et militaires tant français que congolais.

Après avoir visité la plate-forme «Alima» de Total E&P Congo, le terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (P.a.p.n) et suivi les explications du général de brigade François Osselé, directeur des opérations au Cresmac, le ministre Le Drian n’a pas caché sa satisfaction, en raison de la démarche anticipative menée par le Congo en matière de lutte contre la piraterie maritime. «Je comprends qu’avec toutes ces initiatives, les autorités congolaises prennent vraiment en compte la menace des pirates. Il y a une réelle volonté politique d’installer une police des mers, à l’image de ce qui se fait en France ou en Espagne. C’est donc une action anticipative, car ces menaces observées ailleurs, peuvent s’étendre dans la sous-région», a souligné Jean Yves Le Drian.

Par Jrang An@go.