mardi 18 août 2015

Présidence de la République : Réaménagement du gouvernement

Le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat,  a annoncé en direct la nouvelle équipe gouvernementale de 35 membres qui se caractérise par la suppression des ministères délégués et le regroupement de certains d’autres. En tout,  il y a eu cinq sortants (Basile Ikouebé, Guy-Brice Parfait Kolélas, Claudine Munari, Alain Akouala-Atipault et André Raphaël Loemba), et deux entrants (Jean-Marc Thystère-Tchicaya et Landry-Euloge Kolélas). 

Voici la liste des membres du gouvernement issu du remaniement du 10 août 2015.

1- Ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé: M. Isidore Mvouba;
2- Ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, des droits humains et de la réforme de l’Etat: M. Aimé Emmanuel Yoka;
3- Ministre d’Etat, ministre des transports et de l’aviation civile: M. Rodolphe Adada;
4- Ministre d’Etat, ministre du travail et de la sécurité sociale: M. Florent Ntsiba;
5- Ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public: M. Gilbert Ondongo;
6- Ministre de l’intérieur et de la décentralisation: M. Raymond Zéphirin Mboulou;
7- Ministre des mines et de la géologie: M. Pierre Oba;
8- Ministre de l’économie forestière et du développement durable: M. Henri Djombo;
9- Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat: M. Alphonse Claude Nsilou;
10- Ministre des affaires étrangères et de la coopération: M. Jean-Claude Gakosso;
11- Ministre de l’agriculture et de l’élevage: M. Rigobert Maboundou;
12- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique: M. Henri Ossebi;
13- Ministre de l’équipement et des travaux publics: M. Emile Ouosso;
14- Ministre de la santé et de la population: M. François Ibovi;
15- Ministre du commerce et des approvisionnements: M. Euloge Landry Kolelas;
16- Ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat: Mme Adélaïde Yvonne Mougany;
17- Ministre à la présidence de la République chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux: M. Jean-Jacques Bouya
18- Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technique: M. Bruno Jean Richard Itoua;
19- Ministre à la présidence de la République chargé de la défense nationale: Charles Richard Mondjo;
20- Ministre de la communication et des médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: M. Thierry Moungalla;
21- Ministre des hydrocarbures: M. Jean-Marc Thystère-Tchicaya;
22- Ministre à la présidence de la République chargé des zones économiques spéciales: M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou
23- Ministre des postes et télécommunications: M. Hellot Matson Mampouya;
24-Ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité:
Mme Emilienne Raoul;
25- Ministre de la culture et des arts: M. Bienvenu Okiemy;
26- Ministre de l’enseignement supérieur: M. Georges Moyen;
27- Ministre de l’enseignement primaire et secondaire, de la jeunesse et de l’éducation civique: M. Anatole Collinet Makosso;
28- Ministre de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi: M. Serge Blaise Zoniaba;
29- Ministre des affaires foncières et du domaine public: M. Pierre Mabiala;
30- Ministre des sports et de l’éducation physique: M. Léon-Alfred Opimbat;
31- Ministre de la pêche et de l’aquaculture: M. Bernard Tchibambelela;
32- Ministre du tourisme et de l’environnement: M. Josué Rodrigue Ngouonimba;
33- Ministre de la fonction publique: M. Gilbert Mokoki;
34- Ministre du plan et de l’intégration: M. Léon Raphaël Mokoko;
35-Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement: Mme Catherine Embondza née Lipiti.

mercredi 12 août 2015

Municipalisation accélérée de la Sangha : La ville de Ouesso prête à accueillir la fête de l’indépendance

PhotoJean Jacques Bouya visitant le stade.

A quelques jours de la célébration, à Ouesso, commune et chef-lieu du département de la Sangha, du 55e anniversaire de l’indépendance, Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, a procédé, samedi 8 août 2015, à la dernière revue des différents chantiers destinés à abriter la fête nationale.

«Nous sommes satisfaits de ce que nous voyons à sept jours de l’évènement et nous serons au rendez-vous», a confié le ministre chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, au terme de sa visite, comme pour signifier que la ville de Ouesso est prête pour accueillir les festivités de l’indépendance, le 15 août prochain.

Dans la visite des chantiers, à Ouesso, le ministre Jean-Jacques Bouya était accompagné du préfet de la Sangha, Adolphe Elemba, du maire de Ouesso, Thierry Maguessa-Ebomé, de la maire de Mokeko, Mme Jeanne Itokissi, et des cadres de leurs cabinets. Avec une piste de 3000 mètres, l’aéroport international de Ouesso était le premier site visité, avec un dispositif incendie flambant neuf et  tous les véhicules, les publications d’approches permettant aux avions d’atterrir sont déjà rendues disponibles par l’aviation civile.

La délégation a, ensuite, visité le palais présidentiel, le boulevard, long de 600 mètres et 20 mètres de large, où se déroulera le défilé militaire et civil, et  dont les travaux sont réalisés à 100%; les 42 km de voirie urbaine incluant les 7 km existants;  le réseau électrique (première phase: 12 postes moyenne et basse tension, 20 Km de réseau, 300 luminaires en poteaux bois, 100 luminaires solaires et 25 km de réseau basse tension réalisés à 100%). A ce sujet, la deuxième phase du réseau électrique prévoit 15 postes moyenne et basse tension et 15 km de ligne moyenne tension, 200 luminaires et 400 luminaires en poteaux bois en cours de réalisation).

L’ancienne usine d’eau, d’une capacité de 140 m3/h, a été réhabilitée, tandis qu’une nouvelle usine, d’une capacité de 250m3/h, a été construite. La visite s’est achevée au complexe sportif, d’une capacité de 16.000 places, en pleine finition, avec une pelouse synthétique. La plupart des chantiers sont exécutés par la société chinoise Zhengwei technic Congo.

Au terme de sa visite au cours de laquelle les aspects techniques ont été expliqués, Jean-Jacques Bouya a déclaré que les projets du premier périmètre sont suffisamment réalisés. «Nous serons au rendez-vous,dans sept jours, pour la fête», a-t-il confié. 37 Kms de voirie urbaine ont été réalisés sur les 42 prévus. Pour lui, c’est un record qui a été battu. Il a souligné que les objectifs sont atteints, avec la réalisation d’un aéroport qui peut être certifié, très rapidement.

Grâce à cette expérience, le ministre Bouya fait une projection optimiste. «Les villes de tous nos départements sont, aujourd’hui, mises en chantier. Il restera à refaire  Madingou, en tenant compte de la complexité de ce département. En dehors de Madingou, il y a des villes comme Nkayi qu’il faudrait prendre en compte. On ne peut qu’être satisfait, quand les choses vont bien», a-t-il dit. Ce faisant, il a félicité cette bonne politique de municipalisation  accélérée mise en œuvre par le président de la République.

Signalons que Jean-Jacques Bouya a visité également la route Maboko, frontière avec le Cameroun, les 15 logements, ainsi que l’hôpital général de Ouesso en construction.

Par Jr LesCloches.

samedi 25 juillet 2015

10e édition du Fespam : La fête à format réduit a baissé ses rideaux au Stade Eboué

Photo : Miss Fespam 2015

Le cru 2015 du Fespam (Festival panafricain de musique) appartient, désormais, au passé. Où la relégué la cérémonie qui a eu lieu le soir du mercredi 22 juillet dernier, au Stade Félix Eboué, à Brazzaville. Sous le patronage du représentant du président Denis Sassou-Nguesso, le ministre d’Etat, ministre du travail et de la sécurité sociale, Florent Ntsiba. Qui avait à ses côtés, le ministre de la culture et des arts, par ailleurs président du Comité de direction du Fespam, Jean-Claude Gakosso, la ministre centrafricaine du tourisme, des arts et de la culture, Mauricette Psimhis, et le commissaire général du Fespam, Dieudonné Moyongo.


Après cinq jours de fête, les lampions se sont donc éteints sur l’édition 2015 du Fespam, placée sous le thème: «La dynamique des musiques africaines dans la diversité des expressions culturelles». Et sous le double parrainage du saxophoniste camerounais, Manu Dibango, et de l’ex-ministre de la culture française, Yamina Benguigui, présents à l’ouverture de la fête. 

Patrouille des stars, Association Vocal bantou rénové, Musée d’art (Congo), Os Destroia (Angola), Haïda Talal (Liban), D.J Arafat (Côte d’Ivoire), Koffi Olomidé (RDC), tels sont, entre autres artistes et groupes, qui ont eu le privilège de distiller les ultimes sonorités de l’édition jubilaire du Fespam. Une édition à format réduit, moins longue (5 jours seulement, au lieu de huit lors des précédentes) et moins flamboyante, à cause, notamment de la réduction de son budget de six à trois milliards de F. Cfa. Une résultante de la chute du prix du baril de pétrole, dont pâti énormément l’économie congolaise. La cuvée 2015 du Fespam a été marquée par des spectacles de musique, dans le seul site retenu, cette année: le Stade Félix Eboué, qui n’a pas drainé autant de monde que lors des éditions passées. Où le podium géant dressé a vu  défiler des artistes et groupes aux styles musicaux divers et variés: Aragon (Cuba), Extra Musica, Doudou Copa, Belle Agniélé, Zao, Trésor Mvoula (Congo), Serge Beynaud (Côte d’Ivoire), Wenge Musica Maison Mère, Mbilia Bel, Zaïko Langa Langa, Fabregas (RDC), J. Martin (Nigeria). Pour ne citer que ceux-là.

L’Ivoirienne Hyllen Legre, Miss  Fespam 2015 Outre les spectacles de musique, cette édition a été marquée par le symposium de musique africaine, au palais des congrès, l’exposition des instruments traditionnels de musique africaine, à la Mairie de Brazzaville, le Musaf (Marché de la musique africaine), à l’Ecole de peinture de Poto-Poto, l’excursion à Kinshasa, la visite du Complexe sportif de Kintelé, et l’élection Miss Fespam. Ce concours de beauté a mis en compétition treize candidates, du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo-Brazzaville, de la RD Congo, de la Côte-d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, du Mali, du Rwanda et du Tchad. Il a connu le couronnement de l’Ivoirienne de 23 ans, Hyllen Legre (69 kg et mesurant 1,78m), étudiante en master communication. 

La lauréate 2015 du concours Miss Fespam succède à la Rwandaise Aurore Umutesi Kayibanda, Miss Fespam 2013. Elle a pour première dauphine, la Gabonaise Christine Pitty, âgée de 22 ans, étudiante en première année de droit, et deuxième dauphine, la Guinéenne, Mama Aïsata Diallo, Miss Guinée Conakry, 19 ans, étudiante en première année de sciences et responsable d’une Ong (Organisation non gouvernementale). 
L’un des autres moments forts du Fespam 2015 a été la décoration du président Denis Sassou-Nguesso de la médaille d’or du C.i.m (Conseil international de la musique), par le président de cette institution, Paul Joseph Dujardin. Ceci, pour son soutien au Fespam, depuis sa création. Une grande première.

Le festival à format réduit, rangé dans les tiroirs de l’histoire, rendez-vous est pris en 2017, pour la 11e édition, qui on l’espère, ne fera pas les frais de la chute du prix du baril de pétrole dont a souffert sa devancière. 

Par Jr LesCloches.

vendredi 10 juillet 2015

Congo – France : Denis Sassou-Nguesso reçu par François Hollande à l’Elysée

PhotoLes présidents Hollande et Sassou-Nguesso. (Ph. d’arch.)

Le président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a effectué une visite officielle à Paris (France) où il a aura un entretien, mardi 7 juillet 2015, avec son homologue français, François Hollande, au palais de l’Elysée. Il est prévu également une rencontre avec le premier ministre français, Manuel Valls. La dernière visite du président congolais à Paris remonte à janvier 2014.

En dehors des questions de paix et de sécurité dans la sous-région d’Afrique centrale, avec un accent particulier sur la Centrafrique, et de l’environnement avec le sommet de Paris sur le climat, la situation  politique du Congo pourrait occuper une place importante dans l’entretien entre les deux chefs d’Etat.

Le président Denis Sassou-Nguesso s’est rendu à Paris après avoir fixé l’agenda du dialogue national sans exclusive au Congo. Réclamé par la presque totalité de la classe politique et de la société civile, le dialogue aura finalement lieu du lundi 13 au 17 juillet prochain à Sibiti dans la Lékoumou.

Par Jr LesCloches.


mercredi 8 juillet 2015

Ministère de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux : Vers l’élaboration des documents d’aménagement du territoire au Congo

Photo de famille

Conception d’une feuille de route, en vue de l’élaboration des documents d’aménagement du territoire. Tel est but du séminaire-atelier organisé, du 23 au 24 juin 2015, au siège de la B.d.e.a.c (Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale), à Brazzaville, par la Direction générale de l’aménagement du territoire.

Ouverts par Benjamin Bantsimba, directeur de cabinet du ministre de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, en présence d’Antoine Ndinga, directeur général de l’aménagement du territoire, Matthiew Steil, représentant du World ressources institute, et du représentant de la Banque mondiale, les travaux de ce séminaire-atelier ont regroupé une trentaine de participants, des cadres de la Direction générale de l’administration du territoire.

La promulgation de la loi d’orientation sur l’aménagement et le développement du territoire, le 10 octobre 2014, a permis de doter le pays des principaux axes d’une nouvelle stratégie de mise en valeur de l’espoir national. Ce texte législatif renferme  des prescriptions devant guider les interventions publiques et privées sur l’ensemble du territoire. Cette loi donne les indications à partir desquelles vont être conçus les documents de base ainsi que les directives, en vue d’une meilleure planification des opérations multisectorielles d’aménagement de toutes les portions du territoire.

Le séminaire-atelier, organisé en partenariat avec la Banque mondiale, l’Usaid (l’agence de coopération américaine), les O.n.gs Carpe et World ressources institute, a pour but d’élaborer, non seulement, de préparer les documents d’aménagement du territoire, tels que déclinés à l’article 41 de ladite loi, mais aussi, de  familiariser les participants avec des objectifs et principes de bonnes pratiques pour une planification de l’aménagement du territoire forte et bien équilibrée; proposer et examiner les éléments principaux d’une feuille de route, en vue de renforcer l’aménagement du territoire; présenter les idées principales pour renforcer la planification sectorielle nationale, la connaissance du territoire, et établir un processus de planification transparent, inclusif et sensible aux parties prenantes.

Par Jr LesCloches.

lundi 22 juin 2015

Budget de l’Etat 2015 : Face à la chute du prix du baril de pétrole, le Gouvernement mise sur l’entreprise

Photo : Gilbert Ondongo.

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, a présenté, jeudi 18 juin 2015, à l’Assemblée nationale, le projet de budget de l’Etat 2015 réajusté. Arrêté à la somme de 2.715 milliards 656 millions de francs Cfa, soit une diminution de 354 milliards 684 millions de F.Cfa (11,55%). par rapport au budget 2015 initial, qui était de 3.069 milliards 750 millions de francs Cfa.

L’orientation de ce projet de budget réajusté est que le gouvernement met l’accent sur la diversification de l’économie nationale, en renforçant la promotion et l’accompagnement des entreprises, dans tous les secteurs de l’économie nationale.

Pour une rare fois, les prévisions des recettes non-pétrolières (1.269 milliards 500 millions de francs Cfa) dépassent les prévisions des recettes pétrolières (859 milliards 620 millions de francs Cfa), dans le budget réajusté. Dans la loi de finances initiale, elles étaient projetées à 1478 milliards 804 millions de FCfa, soit une baisse de  de 619 milliards 184 millions de FCfa. 

Outre les recettes pétrolières, les recettes douanières et les dividendes sont, également, révisés à la baisse, respectivement de 24 milliards et 12 milliards 500 millions de F.Cfa. Les recettes douanières, quant à elles, passeraient de 220 milliards, dans la loi de finances initiale, à 196 milliards, dans la loi de finances rectificative. «La prévision sur les dividendes a été supprimée avec concertation avec la S.n.p.c, seul établissement public en capacité de verser à l’Etat des dividendes substantiels», a indiqué Gilbert Ondongo.

Afin d’achever la construction des équipements en rapport à l’organisation des jeux africains, de poursuivre les travaux de la municipalisation accélérée de la Sangha, les grands travaux structurants et de dynamiser l’offre nationale des biens et des services, le Gouvernement propose la conversion d’une partie des ressources de trésorerie en recettes budgétaires de 2015, soit un montant de 300 milliards de F.Cfa.
Tout compte fait, les recettes budgétaires, en moyens librement affectables, dans le cadre de la loi de finances rectificative, seront de 2129 milliards de F.Cfa, contre 2484 milliards 804 millions de F.Cfa, dans la loi de finances initiale.

A ces moyens financiers, s’ajouteront les 585 milliards 946 millions de F.Cfa de recettes externes, pour obtenir un total des recettes budgétaires rectifiées de 2.715 milliards 656 millions de F.Cfa, contre 3.069 milliards de F.Cfa, dans la loi de finances initiale. En conséquence, les recettes budgétaires totales de 2015 diminueront de 354 milliards 684 millions de F.Cfa. 

De toutes les dépenses prévues au budget, seules les dépenses de rémunération des personnels de l’Etat et les charges financières de la dette ne subissent pas de modification. Les autres dépenses, tant pour le fonctionnement que pour l’investissement, ont connu une baisse, soit 1.695 milliards 566 millions de francs Cfa (investissement), contre 2.062 milliards 394,5 millions de francs Cfa, dans le budget initial. 
Les priorités de ce budget d’investissement sont les suivantes:
- achèvement des équipements en rapport avec l’organisation des Jeux africains;
- municipalisation accélérée du département de la Sangha;
- poursuite des travaux et actions mis en œuvre avec l’apport partiel des partenaires au développement et des contreparties de l’Etat.

Comme on peut le constater, c’est une vraie cure d’amaigrissement qui, sur le terrain, se traduit par l’arrêt ou l’abandon de nombreux projets.
Pour ce qui est du fonctionnement de l’Etat, les dépenses de consommation de biens et services ont été diminuées de 59 milliards 461 millions de F.Cfa. Celles de transferts et d’interventions directes de l’Etat, de 3 milliards 394 millions.

«Les charges communes ont été exceptionnellement révisées en hausse en vue d’une prise en charge corrects des différentes dépenses, directes et indirectes, liées à l’organisation des 11ème jeux africains», a fait savoir le ministre d’Etat. Par ailleurs, il a estimé que le Gouvernement ne subit pas, de façon passive, la détérioration des recettes budgétaires sous l’effet de la chute du cours du baril du pétrole. «Il prend des mesures pour entretenir la croissance, dynamiser le marché de l’emploi et pour préserver la stabilité macroéconomique», a précisé le ministre Gilbert Ondongo, qui a appelé au changement de comportements.

Pour élaborer ce budget rectificatif, le gouvernement a retenu l’hypothèse selon laquelle le prix moyen du baril de brent, en 2015, sera de 60 dollars. Le prix moyen du brut congolais, à 55 dollars le baril. Tenant compte des indications des sociétés pétrolières opérant au Congo, la production pétrolière totale du pays sera de 89 millions 687.000 barils, au lieu des 97 millions 683.000 barils arrêtés dans la loi de finances initiale. Le cours de change moyen du dollar, pour l’année 2015, est de 600 F.Cfa pour un dollar américain.

Rappelons que pour le budget initial, le prix du baril de brut congolais était estimé à 96 dollars américains. Aujourd’hui, le prix du baril a chuté à moins de 60 dollars. D’où le collectif budgétaire soumis par le Gouvernement au Parlement.

Par Jr LesCloches.


mardi 16 juin 2015

Journée de Réconciliation Nationale au Congo : Dialogue et paix au cœur des festivités organisées à Ouesso

Photo de circonstance.

Dialogue, paix, démocratie comme leviers de la réconciliation nationale». Tel est le thème principal du 24è anniversaire de la journée de la concorde et de la réconciliation nationale, célébrée mercredi 10 juin 2015, à Ouesso (Sangha), sous le patronage du ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur du cabinet du chef de l’Etat, président du comité de suivi pour la paix et la réconciliation du Congo.

En présence de Marius Mouambenga, commissaire général chargé de la permanence du comité de suivi, François Bouesse, haut-commissaire adjoint à la réinsertion des ex-combattants, Serge-Michel Zoniaba, ministre de l’enseignement technique,  professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, président du comité de suivi de la municipalisation accélérée de la Sangha, Adolphe Elemba, préfet de la Sangha, Emmanuel Akoulakoum, président du conseil départemental, Ghislain Thierry Maguessa-Ebome, maire de Ouesso, et d’une forte délégation venue de Brazzaville, etc.

Toutes les activités liées à la célébration de la journée de réconciliation nationale ont connu une grande mobilisation et une grande ambiance. Aujour-d’hui, cette journée est célébrée dans les chefs-lieux de département, au rythme de l’organisation tournante de la fête de l’indépendance, suivant la municipalisation accélérée des départements. Il y a eu des activités sportives, avec la remise des trophées aux sportifs et au préfet du département de la Sangha pour son engagement à la paix, à la place rouge.  L’activité phare a été, sans conteste, le lancement officiel des festivités du 10 juin 2015, dans la salle polyvalente Nelson Mandela, qui a connu deux temps forts: l’ouverture et la causerie-débat. 


Après le mot de bienvenue du maire de la ville de Ouesso, appelée «havre de paix», «même au pire des moments où larmes et sangs coulaient partout dans le pays. Ouesso ne vit couler aucune goutte de sang, les larmes qui coulèrent, ici, furent celles de la pitié, pour conjurer le drame qui s’abattait sur le Congo»,  le commissaire général Marius Mouambenga a planté le décor de la commémoration, en rappelant que «grâce à la paix et à la concorde nationale, préservées de main de maître par le président de la République, Denis Sassou-Nguesso», Ouesso se transforme avec la municipalisation accélérée.

Pour sa part, le ministre d’Etat Ayessa a souligné que le thème principal de ce 24ème anniversaire de la journée de la réconciliation nationale appelle une réflexion profonde de la part des populations de la Sangha qui vivent la présente célébration, et au-delà, de tous les Congolais, le contexte national le justifie bien. «En effet, une réflexion profonde sur le dialogue, parce que le dialogue permet de voir les problèmes du point de vue des uns et des autres. Ce qui les conduit à une meilleure compréhension susceptible d’aplanir les désaccords et surmonter les écueils et de déboucher sur des compromis. Oui, le compromis n’est pas la compromission synonyme de transaction avec sa conscience et de trahison de celle des autres. Le compromis, qui est concession, de plus que tout consensus, valeur cardinale de chez nous. Sur la terre ont toujours été réglés nos palabres et de nos différends dans nos mbonguis, dans nos kandzas ou sous les mythiques arbres ombragés qui en tiennent lieu», a-t-il dit. 

Il y a eu, ensuite, les causeries-débat. Emile Aurélien Bongouande, commissaire aux libertés publiques, a présenté le thème: «Dialogue, paix et démocratie, comme leviers de la reconstruction nationale». Jean Louis Fragonard, commissaire, chargé des finances et de la logistique, a développé le thème: «Place et rôle du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo dans la gestion des questions de paix et de réconciliation nationale». 

Par Jr LesCloches.