samedi 4 février 2012

Enseignement primaire et secondaire : l'évaluation des acquisitions individuelles des élèves devient obligatoire

« Désormais, à la fin de chaque année scolaire, il devra être produit des rapports d'évaluation des acquisitions individuelles des élèves, selon les degrés d'enseignement. L'inspection générale de l'enseignement et la direction des Études et de la Planification scolaire sont invitées à prendre les dispositions pratiques pour la mise en route des présentes instructions », a indiqué la ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'Alphabétisation, Rosalie Kama Niamayoua, clôturant, le 3 février, la formation des éducateurs sur l'évaluation à l'Institut national de recherche et d'actions pédagogiques. 

Elle a rappelé que l'évaluation formative est destinée à assurer la régulation des enseignements et des apprentissages ; l'évaluation certificative garantit les acquis à l'égard des tiers (marché du travail) à la fin d'un cycle d'études ; l'évaluation pronostique fonde des décisions de sélection ou d'orientation en fonction de l'aptitude présumée à suivre un nouveau cursus.

La formation a été organisée du 23 janvier au 3 février par le ministère de tutelle, avec l'appui de la Banque mondiale et de la Conférence des ministres de l'Éducation des pays ayant le français en partage (Confemen).
Elle avait pour objectif de rappeler les informations liées à l'évaluation scolaire, d'harmoniser et de renforcer les connaissances et les compétences, et d'amener les trente membres de l'équipe nationale d'évaluation à adopter dans leurs approches la méthodologie du programme du système éducatif congolais (Pasec).

Le séminaire a été animé par les conseillers techniques du Pasec auprès du secrétariat technique permanent de la Confemen, Basile Zavier Tankeu et Seydou Garba Hamidou. Les enseignements ont porté sur les différentes étapes d'une évaluation, la stratégie d'élaboration des instruments de collecte de données, les techniques d'échantillonnage, la détermination des critères d'échantillonnage et la rédaction d'un rapport dévaluation.
 
Les éducateurs ont suggéré d'organiser d'autres formations pour asseoir la culture de l'évaluation.

                               Par Jrang An@go.

vendredi 3 février 2012

Pointe-Noire : le maire de Loandjili entend privilégier la santé de la population et l'assainissement de l'arrondissement

Lors de la cérémonie d'échange de vœux mercredi 1er février, Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou, l'administrateur-maire du 4e arrondissement de Pointe-Noire, a souligné avec force l'importance sociale de ces deux priorités 

La cérémonie s'est tenue en présence des directeurs généraux, des membres de la force publique, des membres de bureaux des marchés et des chefs de quartiers. L'administrateur-maire de Loandjili a profité de l'occasion pour renouveler tout son attachement à ses administrés. L'année qui vient de s'achever, comme l'a reconnu Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou, a été marquée à la fois d'événements tristes et d'autres plus joyeux. « Le programme municipal que nous avons tous la charge d'accompagner et de voir aboutir, se mène correctement, et nombre d'entre nous se trouvent émerveillés devant les avenues, les rues goudronnées en dépit des difficultés rencontrées encore en matière de desserte en électricité et en eau » a-t-elle indiqué.

L'administrateur-maire a par ailleurs formulé le souhait de voir tous les acteurs privilégiés en matière de santé et d'assainissement, doubler d'efforts en posant des actions concrètes afin d'accompagner le programme du chef de l'État. Et de rappeler que dans son message de fin d'année, le président de la République a mis un accent particulier sur la santé et l'assainissement pour l'année 2012. Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou a également évoqué la scission, intervenue l'année dernière, d'une partie de l'arrondissement 4 Loandjili qui a donné naissance à l'arrondissement 5 Mongo Poukou, souhaitant alors bon vent aux nouveaux administrateurs de Mongo Poukou.

À la fin de la cérémonie, Fernande Marie Catherine Dékambi-Mavoungou s'est adressée personnellement à deux de ses agents admis à la retraite, pour les remercier de s'être consacrés à la municipalité de Pointe-Noire.
Prosper Mabonzo

                               Par Jrang An@go.

Journée mondiale contre le cancer : si rien n'est fait, l'Afrique enregistrera d'ici 2030 environ 1,6 million de nouveaux cas

Photo : Le Dr Luis Gomes Sambo.



Cette alerte est du Dr Luis Gomes Sambo, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique en rapport avec la célébration de la journée mondiale contre cette maladie célébrée le 4 février de chaque année. En 2012, elle a pour thème : « Lutter ensemble, c'est possible »

Ce thème montre que c'est uniquement lorsque chaque individu, chaque organisme et chaque gouvernement jouera son rôle, que le monde sera en mesure de réduire le nombre de décès prématurés dus au cancer. En effet des éléments de plus en plus nombreux indiquent que la région africaine est confrontée à un défi majeur de santé publique en raison de la charge croissante du cancer. D'ici à 2030, l'Afrique devrait enregistrer environ 1,6 million de nouveaux cas de cancer et 1,2 million de décès attribuables à ce fléau, dont les formes les plus courantes dans la région sont le cancer du col de l'utérus, le cancer du sein, le cancer du foie, le cancer de la prostate, le sarcome de Kaposi et lymphome non hodgkinien.

Par ailleurs, a souligné le Dr Luis Gomes Sambo, il existe de nombreux facteurs de risque, notamment le tabagisme, l'usage nocif de l'alcool, une mauvaise alimentation, le manque d'exercice physique, certaines infections chroniques, certains produits chimiques nocifs comme les pesticides ou l'amiante et l'exposition au rayonnement ultraviolet. Ainsi, les connaissances scientifiques accumulées au cours des décennies indiquent qu'il est possible de prévenir au moins un tiers de tous les cas de cancer. La prévention constitue la stratégie à long terme de lutte anticancéreuse présentant le meilleur rapport coût-efficacité.
 
Par exemple, la mise en œuvre efficace de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac peut, à terme, réduire la morbidité et la mortalité dues aux cancers des poumons et de la gorge. De même, la consommation modérée ou la cessation de toute consommation d'alcool peut diminuer les risques de cancer du foie et de cancer de l'appareil digestif.
 
Pour l'orateur, en Afrique, près de 26% des cancers sont liés à des infections chroniques ; 36% des décès dus au cancer peuvent être imputés à des cancers d'origine infectieuse tels que le cancer du foie, le cancer du col de l'utérus, le sarcome de Kaposi et les lymphomes. Des mesures préventives comme la vaccination à grande échelle contre le virus de l'hépatite B et contre le papillomavirus humain, ainsi que le traitement approprié des infections chroniques, permettront de réduire les risques de cancer.

En revanche, les systèmes nationaux de santé doivent être orientés vers la promotion de modes de vie sains, dans le cadre de l'approche des soins de santé primaires, afin de permettre aux populations d'adopter des modes de vie qui leur permettent de vivre en bonne santé. Le cancer demeure l'un des principaux « tueurs silencieux » susceptibles d'entraver le développement socioéconomique de l'Afrique.

Pour terminer, le Dr Luis Gomes Sambo lance un vibrant appel aux gouvernements d'appliquer les stratégies recommandées par l'OMS en matière de lutte anticancéreuse et de mettre en œuvre la Déclaration de Brazzaville, la Déclaration de Moscou et la Déclaration politique de la réunion de haut niveau des Nations unies sur les maladies non transmissibles, afin d'alléger considérablement la charge du cancer dans la région africaine. Pour sa part, l'OMS poursuivra sa collaboration avec les partenaires régionaux et internationaux au développement en vue de fournir un appui technique aux pays et de poursuivre la sensibilisation du public aux mesures préventives requises pour juguler le fléau du cancer. « Je reste confiant sur le fait que nous pouvons réussir en luttant ensemble », a-t-il conclu.
Faustin Akono

                                Par Jrang An@go.

jeudi 2 février 2012

Santé : la directrice générale de l'hôpital Adolphe-Sicé de Pointe-Noire exhorte ses équipes à redoubler d'efforts en 2012

Photo : Sidonie Kinzonzi présentant ses vœux à ses équipes.


La cérémonie d'échange de vœux a eu lieu le 1er février, en présence de Jean-de-Dieu Balendé, directeur départemental de la Santé de Pointe-Noire

À cette occasion, le Dr Norbert Mboungou Kimpolo, président du Comité médico-technique, a loué, au nom de tout le personnel, les efforts de Sidonie Kinzonzi, directrice générale de l'établissement, pour le renforcement des capacités du personnel, l'équipement de la structure sanitaire avec notamment l'acquisition d'un scanneur ; il a cependant souligné que de nombreux services manquaient encore d'équipements adéquats. Il s'est également réjoui de l'adoption du statut particulier du personnel de santé pour lequel l'hôpital s'est battu aux côtés des partenaires sociaux. « L'acquisition du statut particulier du personnel de santé et les conditions de travail doivent aller de pair pour que nous puissions toujours être un hôpital en pointe sur ces sujets et qui réponde aux directives de l'État », a-t-il dit.

Sidonie Kinzonzi a rappelé que l'année 2011 avait été marquée par plusieurs faits tels que la gestion des catastrophes, la continuité de la mise en œuvre du programme de gratuité du paludisme grave avec la prise en charge de 6 093 enfants. Elle a indiqué que le programme de gratuité de la césarienne avait permis à 10,29% des mères d'accéder dans les délais à ce mode d'accouchement, que 44 651 personnes avaient été hospitalisées, que 102 914 consultations externes plus les urgences avaient été réalisées, pour un taux de rémission et de guérison de 74,69%.

L'année 2012, déclarée Année de la santé par le président de la République, a fait l'objet d'orientations du ministre de la Santé et de la Population, a-t-elle souligné. Il s'agit du « renforcement de la participation [de l'hôpital] aux activités de santé publique, l'amélioration de la gouvernance hospitalière à l'aide des projets d'établissement élaborés sur le mode d'une planification de bas en haut ».
 
Sidonie Kinzonzi a terminé son allocution par une exhortation à l'endroit de son personnel : « À vous de redoubler d'efforts pour mieux servir nos compatriotes malades. Pour cela, les déviances, le mauvais accueil, la vente de médicaments, la négligence, les retards et les absences inexpliqués sont des comportements qui ne sauraient exister en 2012 et je sais compter sur tous les chefs administratifs, cliniques et médico-cliniques pour veiller à l'exécution des tâches », a-t-elle averti.
 
Tout en félicitant le personnel pour le travail abattu en 2011, elle l'a encouragé à plus de discipline, d'engagement, d'effort, de performance pour que l'initiative du chef de l'État soit une réalité qui contribuera à conduire le pays vers l'émergence.

                               Par Jrang An@go.

Coopération : la France propose des formations aux parlementaires congolais

Le sujet a été au centre de l'audience que le Premier vice-président du Sénat, Vincent Nganga, a accordée le 31 janvier, au Palais des congrès, au sénateur représentant les Français établis hors de France, Christophe-André Frassa

Les deux personnalités se sont également entretenues de la façon dont les parlementaires congolais et français pourraient élaborer des propositions pour le développement du secteur agricole. « Nous avons aussi parlé d'un sujet que le vice-président tient à cœur, à savoir la coopération décentralisée en matière d'agriculture. Un domaine que le président de la République du Congo souhaite développer », a expliqué le parlementaire français, de la majorité présidentielle.

Il a indiqué que des échanges entre les parlementaires des deux États avaient été évoqués, qui pourraient déboucher sur des formations portant sur la pratique législative, l'organisation des services ainsi que sur l'institution parlementaire dans son ensemble.

Notons que dans la matinée du 31 janvier, le président du Sénat congolais, André Obami-Itou, a rencontré au Palais des congrès l'ambassadrice de Cuba au Congo, Alba Beatriz Soto Pimentel, avec laquelle il a parlé des questions liées à la situation politique en Afrique.

« La situation politique en Afrique est très complexe actuellement. Je pense que le plus important est de laisser les gouvernements des États africains décider de la manière dont ils veulent conduire les destinées de leurs pays. Mon pays va continuer à respecter les droits des peuples amis », a-t-elle indiqué.
 
Porteuse d'un message d'amitié et de solidarité du Parlement et du gouvernement cubain au président du Sénat, la diplomate cubaine a rappelé la visite en 2009 à Cuba du président du groupe d'amitié Congo-Cuba. 

                               Par Jrang An@go.

Donation : l'Alliance pour la nouvelle citoyenneté offre des paniers aux femmes du marché de Poto-Poto 1

Photo : Les femmes heureuses après avoir reçu un panier.


Ce don vient accompagner la mesure gouvernementale, prise il y a quelques semaines, interdisant la circulation des sacs et sachets en plastique sur le territoire national

L'opération menée le 1er février à Brazzaville par le président de l'ONG, Rock Cyr Popossi, consistait à doter les femmes du marché Poto-Poto 1 de paniers en matériau biodégradable pour leurs courses quotidiennes en remplacement des sachets.

« Après notre descente au marché de l'Intendance avec notre frère Luther Mbongo, nous avons voulu apporter cette politique à Poto-Poto. Cette façon de faire est pour nous une manière de témoigner de notre assistance à l'action du président de la République pour éradiquer ce fléau des sachets qui détruit notre environnement », a expliqué Rock Cyr Popossi, promettant organiser prochainement d'autres activités de salubrité pour assainir cet arrondissement.

Les bénéficiaires ont toutes reçu ce don avec plaisir. Elles ont loué le geste de l'Alliance pour la nouvelle citoyenneté et ont promis d'en faire bon usage.

« Le panier donne une dignité à la femme. Avec le panier, les aliments sont en sécurité et puis, on ne détruit pas l'environnement. Nous souhaitons que d'autres donateurs en fassent autant », a souhaité Henriette, vendeuse de denrées alimentaires dans ce marché.

                               Par Jrang An@go.

Gratuité des inscriptions aux examens d'État : les pratiques de certains responsables d'écoles sont dénoncées

Certaines écoles de Pointe-Noire, privées ou publiques, continuent de faire payer les droits d'inscription aux examens, en changeant le nom de l'intitulé. Les élèves refusent de payer et parlent d'escroquerie

Le 31 janvier, ce sont les élèves de l'école CETM 12-Août, dans le premier arrondissement de Pointe-Noire, qui ont dénoncé publiquement la façon de faire des responsables de leur établissement. Très nombreux dans la cour de l'école, ces élèves ont parlé le même langage : « La mesure de gratuité des frais aux examens est déjà en vigueur, pourquoi nous demander encore de payer ces droits », se sont-ils plaints.

En effet, le discours des responsables de l'école a changé. On ne parle plus de frais d'inscription aux examens, mais de mesures d'accompagnement pour le bon déroulement des cours et de préparation des élèves aux examens.

Faux, ont rétorqué les élèves en colère qui pensent qu'il s'agit là d'une forme d'escroquerie pour soutirer de l'argent aux parents et aux élèves.

Le divorce est bien consommé entre les deux camps, car les élèves refusent de se voir imposer de payer, d'une manière ou d'une autre, des frais d'inscription aux examens. 
Prosper Mabonzo.

                                Par Jrang An@go.