mardi 22 juillet 2014

Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain : Toutes les sensibilités centrafricaines sont à Brazzaville, pour la paix dans leur pays

Photo : Denis Sassou Nguesso et Catherine Samba-Panza.

Brazzaville, la capitale congolaise, abrite, du 21 au 23 juillet 2014, le forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain, dont les travaux ont été ouverts, lundi 21 juillet, à partir de 10h, par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et de l’Union africaine dans la crise centrafricaine, en présence de Mme Catherine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine.

Toutes les sensibilités centrafricaines (partis politiques, groupes armés et non armés, organisation de la société civile, plateforme religieuse, administration publique, gouvernement et parlement de transition, etc) sont représentées à ces assises.

Six allocutions ont été prononcées, à la cérémonie d’ouverture. Ainsi, on a vu passer à la tribune, Smaïl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, qui a félicité l’implication personnelle du président Sassou Nguesso dans la résolution de la crise centrafricaine et la communauté internationale pour son soutien; Babacar Gaye, représentant du secrétaire général de l’Onu, qui a exprimé la détermination des Nations unies de résoudre le problème centrafricain; le premier ministre tchadien, le ministre angolais des affaires étrangères (qui ont représenté leurs chefs d’Etat respectifs); Mme Catherine Samba-Panza a évoqué la fragilité persistante de la situation sécuritaire et les actes de violence perpétrés par les groupes armés contre les populations civiles, qui sont de nature à compromettre les efforts de paix entrepris dans son pays.

Selon elle, cette situation doit interpeller tout le monde. «Le moment est donc venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion, les violences faites aux populations et de faciliter le retour des réfugiés chez eux, de passer au réapprentissage de vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique du relèvement du pays», a-t-elle précisé.

Par la même occasion, Catherine Samba-Panza a fait savoir que depuis son élection comme présidente de la transition, elle a toujours perçue que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés chez les Centrafricains.  Raison pour laquelle, la présidente de la transition centrafricaine avait affirmé sa volonté de faire du dialogue et de la paix son cheval de bataille. «…Mes premiers  appels lancés à mes enfants Anti-balakas et ex-Selekas pour déposer les armes avaient fait sourire les prétendus analystes politiciens centrafricains qui avaient considérés cet appel comme le cri du cœur d’une femme en mal d’expérience politique».

Ouvrant les travaux de ce forum, Denis Sassou Nguesso a eu une pensée émue pour toutes les victimes des violences récurrentes qui sévissent en R.c.a. «Tous ces drames, sur fond de pauvreté, de misère, ont rendu exsangue un peuple, un pays pourtant promis, à la veille de l’indépendance, à un avenir des plus rassurants, en raison de la qualité de ses hommes et de l’immensité de ses ressources naturelles», a-t-il dit.

S’adressant aux participants, le président congolais leur a fait savoir que le peuple centrafricain a, aujourd’hui, les yeux tournés à Brazzaville. «Il attend de vous ce nécessaire sursaut d’orgueil national, d’amour du pays, de patriotisme qui passe par le dépassement de soi».

Aussi, il les a invités à s’engager dans ce dialogue, dans un esprit de patriotisme, de tolérance, de respect mutuel, de responsabilité. «La communauté internationale vous réaffirme son engagement à vous accompagner dans cette voie du renouveau», a conclu Danis Sassou Nguesso.

L’autre allocution a été celle du président de la communauté centrafricaine du Congo, qui a lancé un appel à l’endroit des participants, pour qu’ils privilégient l’intérêt supérieur de leur pays. Le plus jeune participant a lu le code de bonne conduite, dans le déroulement des travaux, qui ont démarré par un huis clos entre le médiateur, les représentants des Nations unies et de l’Union africaine et les délégués centrafricains. Reste, maintenant, à voir ce que donnera ce forum, qui a bien démarré.

Par Jrang An@go.

dimanche 20 juillet 2014

Ministère de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration : L’environnement économique national affiche des perspectives encourageantes

Photo : Michel Niama (au centre).

Il ressort des indications de la note de conjoncture de l’économie congolaise au deuxième semestre 2013 et de perspectives 2014, présentée mercredi 9 juillet 2014, à Brazzaville, aux opérateurs économiques, par le directeur général de l’économie, Michel Niama, que l’environnement économique national affiche des perspectives encourageantes.

La rencontre s’est déroulée en présence d’Atta Mouandza, conseiller économique et aux statistiques du ministre en charge de l’économie, et de Paul Obambi, président de la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Brazzaville.

Devant un parterre d’opérateurs économiques et responsables des syndicats patronaux, le directeur général de l’économie, Michel Niama, a présenté, secteur par secteur, la situation de l’évolution de l’économie congolaise. Il ressort de sa communication que l’environnement économique national a connu une légère amélioration, au deuxième semestre 2013, grâce au dynamisme du secteur non pétrolier, notamment les secteurs B.t.p (Bâtiments et travaux publics), transformation de bois et télécommunications. Ces trois secteurs de l’économie nationale ont compensé, pour une bonne partie, la baisse de la production pétrolière. «Cette baisse va s’estomper à partir de 2014», a précisé le directeur général de l’économie, avant d’appeler les opérateurs économiques à participer à la diversification de l’économie nationale. 

«Le pétrole et les produits dérivés représentent, à eux seuls, près de 95% des exportations du pays. Pour toute économie, de par le monde, il est souhaitable qu’il y ait une certaine diversification, qu’une économie soit portée par plusieurs piliers, 4 ou 5. Nous avons un problème, dans notre économie, qui n’est pas qu’un problème conjoncturel, mais plutôt un problème structurel. Nous vous invitons, tous, à faire de la diversification de l’économie, un leitmotiv qui permettrait à ce pays de pouvoir se créer les bases d’un développement soutenu de moyen et long terme», a-t-il déclaré. 

De même, la préoccupation demeure aussi la création d’emplois et précisément d’emplois permanents. «Au sujet de l’emploi, la portion des emplois temporaires reste élevée. La consolidation d’une économie suppose des emplois permanents et non temporaires», a-t-il poursuivi. Michel Niama a rappelé que «le commerce à l’étalage doit être exercé par les Congolais».

Le sous-secteur des transports, quant à lui, est en progression constante, boosté notamment par la modernisation et l’extension du Port autonome de Pointe-Noire, la construction de la route Brazzaville/Pointe-Noire, la modernisation des aéroports Maya-Maya et Agostino Neto, et la réhabilitation du chemin de fer. Il reste que le transport fluvial, le fret et la poste accusent des reculs nets de trafics. Quant aux perspectives de développement de l’économie congolaise, elles s’appuient sur les objectifs du P.n.d (Plan national de développement 2012-2016). La croissance économique, indique la note, s’afficherait à 7,9%, tandis que l’inflation se fixerait à 3,4%. Tout ceci serait le fruit des efforts amorcés par le gouvernement, visant à augmenter la production locale, réduire l’impact de l’inflation importée, abaisser les coûts de transport et améliorer l’approvisionnement en eau et en électricité.

Signalons que la présentation de la note de conjoncture de l’économie congolaise, qui augure la série de rencontres que la Direction générale de l’économie entend, désormais, avoir avec les entrepreneurs, a permis à ceux-ci de demander au gouvernement de leur indiquer la stratégie qu’il a arrêtée pour la contribution du secteur privé, pour booster l’économie nationale.

La note de conjoncture, faut-il le rappeler, est un document qui analyse l’évolution des principales grandeurs macroéconomiques (agrégats). Elle se réalise à partir d’une enquêté séquentielle, menée sur le terrain, en vue de collecter les informations portant sur les différentes activités économiques. C’est une photographie de la situation semestrielle, trimestrielle ou mensuelle de l’économie nationale, qui décrit les principaux compartiments des activités économiques, à travers les principaux secteurs (primaire, secondaire et tertiaire), ses échanges avec l’extérieur, ainsi que la situation de sa monnaie, de ses finances publiques et de ses prix sur le marché.

Par Jrang An@go.

jeudi 10 juillet 2014

Ambassade des États-Unis d’Amérique : Mme Sullivan satisfaite des relations croissantes entre son pays et le Congo

Photo Mme Stéphanie S. Sullivan

A l’occasion de la célébration du 238ème anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance et le début de l’expérience démocratique américaine, Mme Stéphanie S. Sullivan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Congo, a offert une réception, mercredi 2 juillet 2014, au siège de la chancellerie à Brazzaville.

Basile Ikouebé, ministre des affaires étrangères et de la coopération, représentait le gouvernement congolais, en présence de plusieurs autres ministres, des conseillers du chef de l’Etat, dont le vice-amiral Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du C.n.s (Conseil national de sécurité), des parlementaires et des hauts cadres de l’Etat, du secteur privé et de la société civile.

Dans son allocution, prononcée après l’exécution, par les choristes du groupe Living water, des hymnes américain et congolais, la diplomate américaine, dont c’est la première fête célébrée dans la capitale congolaise, a, tout d’abord, relevé l’importance de ce rendez-vous aux yeux des Américains. «Ce jour de l’indépendance est cher au peuple américain plus que tous les autres jours, parce qu’il est la célébration de la création d’un pays dont le gouvernement a été créé «du peuple, par le peuple, et pour le peuple»; et un pays qui chérit les valeurs d’inclusion et de la liberté», a-t-elle dit.

Elle a loué le courage des pères fondateurs des Etats-Unis, que le président Barack Obama a qualifiés de «pères fondateurs tenaces, résolus et courageux, face aux obstacles apparemment insurmontables. Cet esprit a guidé les États-Unis, une des plus anciennes démocraties au monde, à travers les siècles de progrès continus, vers «une union plus parfaite», a-t-elle dit. «Les Etats-Unis d’Amérique estiment que les autres pays du monde qui se battent pour renforcer leur démocratie et promouvoir le bien-être du peuple, ont l’opportunité de marquer leur temps de la même façon. Ils ont cette chance unique d’écrire leur propre histoire, de garantir un futur encore meilleur pour leurs descendances», a-t-elle précisé, plus loin.

Mme Stéphanie S. Sullivan a aussi fait «le bilan à mi-parcours des relations croissantes entre les Etats-Unis d’Amérique et la République du Congo, et nos nombreux intérêts mutuels». Elle a signifié qu’elle est «très satisfaite de constater que l’idée «d’investir dans la prochaine génération» occupe une place de choix dans les relations entre nos deux pays. Ceci constitue le thème du premier sommet des chefs d’Etats africains, à Washington, auquel le président Denis Sassou Nguesso prendra part, le mois prochain», a-t-elle annoncé.

«Investir dans la prochaine génération» commence avec la jeunesse. Pour cela, l’ambassade des États-Unis d’Amérique est très engagée à soutenir les activités des jeunes au Congo. «C’est ainsi, en partenariat avec le gouvernement congolais et le Conseil national de la jeunesse, que l’ambassade soutient les efforts de la jeunesse de plusieurs manières. En avril, nous avons organisé des ateliers sur l’engagement civique des jeunes à Brazzaville et Pointe-Noire. Trois jeunes Congolais sont, actuellement, aux Etats-Unis avec d’autres jeunes leaders africains, pour proposer et discuter les solutions aux défis majeurs auxquels fait face le continent africain». «…Nous avons organisé des séminaires sur l’enseignement de l’anglais, en collaboration avec le gouvernement congolais, pour trois cents enseignants de la langue anglaise à Brazzaville, Pointe-Noire et Owando».

Elle a loué le programme de cantine scolaire que réalise l’O.n.g américaine I.p.h.d, avec le soutien du gouvernement américain et d’autres partenaires internationaux, et a encouragé la préservation des ressources du bassin du Congo. Elle a salué «les efforts de la République du Congo à résoudre la crise en République Centrafricaine et, surtout, son rôle de leader dans la sous-région pour ramener la paix et la stabilité en Centrafrique. Les États-Unis d’Amérique considèrent le Congo comme un partenaire sûr dans la résolution de cette crise et soutiennent le président Denis Sassou-Nguesso dans ses efforts d’y rétablir la paix», a-t-elle dit, à propos de la crise centrafricaine.

Par Jrang An@go.

jeudi 3 juillet 2014

Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale : Les personnels édifiés sur les principes et mécanismes de gestion des marchés publics

Photo : Gilbert Mokoki (à g.)

Dans le cadre du renforcement des capacités de son personnel et de celui de l’ensemble du département des transports, conformément à son programme d’activités 2014, le Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale a organisé, du 17 au 20 juin 2014, un séminaire de formation sur la gestion des marchés publics qui requiert la maîtrise des concepts, des techniques et des procédures spécifiques.

L’objectif est de faire des séminaristes des acteurs utiles à la réalisation de l’émergence du Congo, à l’horizon 2015. C’était sous le patronage de Gilbert Mokoki, ministre délégué, chargé des voies navigables et de l’économie fluviale.

Animés par les représentants de la direction de contrôle des marchés publics, le séminaire organisé par le Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale a permis de repréciser les obligations qui incombent, notamment aux maîtres d’ouvrage, de bien établir les procédures de passation des marchés publics par l’élaboration des dossiers d’appel d’offres, de demande de propositions et de cotation de qualité; l’élaboration des plans annuels de passation des marchés suivant le modèle standard, en effectuant des opérations d’évaluation des offres, dans le respect des principes réglementaires et en prévenant les contentieux aux différentes étapes de la procédure des marchés publics.

Plusieurs thèmes ont été développés par différents orateurs. Il s’agit, entre autres de: «Le cadre institutionnel de gestion des marchés publics»; «La planification des marchés publics»; «le montage des dossiers d’appel d’offres, de demande de propositions et de cotation»; «Les opérations d’ouverture, d’évaluation et d’attribution des marchés de travaux, de fournitures de biens et services, des prestations intellectuelles»; «Les modalités de soumission aux marchés publics»; «Les conditions à remplir pour constituer une offre compétitive»; «La prévention et la gestion du contentieux».

Pendant quatre jours, les représentants des cabinets du Ministère des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, et des Ministères délégués aux voies navigables et à la marine marchande, les délégués des administrations et structures sous tutelle telles que la direction générale de la navigation fluviale, le Port autonome de Brazzaville et ports secondaires et le chantier naval et transports fluviaux ont été édifiés sur les principes et mécanismes de gestion des marchés publics. A travers ce séminaire, les participants ont laissé entendre qu’ils ne sont pas devenus des spécialistes en passation de marchés, mais notre «logiciel dans le domaine a sérieusement évolué», ont-ils fait remarquer. 

Pour un usage harmonieux de ces normes et principes, les séminaristes ont recommandé l’organisation régulière de ce type de formations, pour renforcer les capacités opérationnelles et organisationnelles de tous les acteurs de la commande publique et assimilée. 

Pour le ministre Gilbert Mokoki, la satisfaction exprimée par les participants les condamne, plutôt, à changer de comportement et conquérir une nouvelle culture. «Il s’agit de rompre avec des vieilles méthodes et conquérir des aptitudes de gestion prévisionnelle de pilotage des projets, afin de les réaliser dans les délais impartis. J’en appelle donc à l’application des connaissances acquises», a-t-il dit.

Par Jrang An@go.

vendredi 27 juin 2014

3ème forum culturel mondial de Taihu (Chine) : Le président Sassou-Nguesso a relevé l’importance de la dimension culturelle dans la gouvernance publique

Photo : Denis Sassou Nguesso et Mme Liu Yandong.

Lors de sa visite d’Etat en République Populaire de Chine, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, était l’invité d’honneur, le 18 juin 2014, à Shanghaï, du 3ème forum culturel mondial de Taihu, placé sous le thème: «Renforcer l’interaction culturelle, pour promouvoir la paix et le développement dans le monde», sous le patronage de la vice-première ministre de Chine, Mme Liu Yandong. Dans le cadre de ce forum, s’est tenue une conférence annuelle qui, cette année, a eu pour thème: «Promouvoir la paix et consolider le soft power culturel».

L’ancien premier ministre français, Dominique de Villepin, était parmi les communicateurs de cette conférence, qui a réuni quelque 500 délégués de 20 pays et régions du monde à Shanghai. Le président Sassou Nguesso, qui s’est exprimé à cette occasion, a mis l’accent sur la dimension culturelle, dans la gouvernance des Etats.

A l’avenir, la Chine prêtera davantage attention au développement culturel, qu’elle a, d’ores et déjà, inscrit sur la liste des stratégies nationales, afin d’accroître son «soft power» et de multiplier les échanges culturels et de personne à personne avec l’étranger, pour accorder plus de place à la coopération mutuelle gagnant-gagnant dans le monde, a fait savoir la vice-première ministre chinoise, Mme Liu Yandong, dans son discours, à la cérémonie d’ouverture.

Dans son mot de circonstance, Denis Sassou Nguesso a souligné l’influence de la culture chinoise, qui vise un monde meilleur et a relevé la grandeur de la culture congolaise. «Le Congo est un pays de culture, héritier de l’une des plus grandes cultures du monde», a-t-il dit, en se référant au Nigeria et à l’Afrique du Sud, en passant par le Soudan. «Véritable réservoir culturel, le Congo est une terre de promesses, d’ambitions et d’avenir», a-t-il poursuivi. Le président congolais a, par ailleurs, présenté son pays comme «terre de grandes opportunités économiques», en évoquant les investissements chinois. C’est là, aussi, une expression du dialogue des cultures qu’il a qualifié de nécessaire. Pour lui, «la gouvernance des Etats modernes n’est plus possible sans la dimension culturelle». 

La déclaration universelle des droits de l’homme est la source d’inspiration de la convention adoptée par l’Onu, en 2005, sur la diversité culturelle et qui «évoque, sans équivoque, le concept de dialogue des cultures», a dit le président Sassou Nguesso. Cette convention affirme: «La diversité culturelle est une caractéristique inhérente à l’humanité. Elle crée un monde riche et varié, qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines, et qu’elle est, donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nations», a-t-il conclu.

Pour sa part, la vice-présidente du C.c.p.p (Comité consultatif et politique du peuple chinois), Mme Zhang Meiying, l’une des oratrices au forum, a mis l’accent sur la culture chinoise, en rappelant ce qu’elle a appelé «le pilier de la culture chinoise », qui voudrait que l’on «n’offre pas à autrui ce qu’on ne voudrait pas que l’on t’offre», parce qu’aucune culture n’est ni au-dessus, ni en dessous des autres. Elle a suggéré que dans le cadre du dialogue des cultures, personne n’impose sa volonté aux autres.

Dominique de Villepin a fait savoir que l’humanité s’engage dans une dangereuse voie: «Depuis 20 ans, nous avons vécu dans un monde avec une seule puissance, dans l’avenir, nous aurons un monde sans puissance». Il a fait observer: «Les différences culturelles nourrissent les conflits aux quatre coins du monde, des activités telles que le Forum culturel mondial de Taihu permettent de construire des ponts et de promouvoir le dialogue entre les différentes cultures», a-t-il avancé.

Signalons que les organisateurs du forum ont attribué au président Sassou Nguesso, le rôle d’aplanir les divergences et de construire la paix dans le monde, comme une aspiration partagée par toute l’humanité. Créé en 2008, le Forum culturel mondial de Taihu est une Organisation non gouvernementale, qui a pour but de promouvoir le développement de la culture chinoise et des communications interculturelles entre la Chine et le reste du monde.

Par Jrang An@go.

jeudi 26 juin 2014

53ème anniversaire des Forces armées congolaises et de la gendarmerie nationale : Charles-Richard Mondjo a rendu hommage aux soldats congolais morts et blessés en Centrafrique

Photo : Les ministres Mondjo et Mboulou (au milieu) avec les généraux Okoï, Moigny et Ndengué.

Les F.ac (Forces armées congolaises) et la gendarmerie nationale ont célébré, avec faste, dimanche 22 juin 2014, le 53ème anniversaire de leur création, sous le thème: «La discipline, la morale et l’éthique, pour une défense au service de la nation». De nombreuses activités ont été organisées, à Brazzaville, en présence du ministre Charles-Richard Mondjo, du général de division Guy-Blanchard Okoï, chef d’Etat-major général des F.a.c, du général de brigade Paul Victor Moigny, commandant de la gendarmerie nationale, des membres du conseil de commandement de la police, des membres du commandement militaire, des attachés de défense accrédités au Congo, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires…  

Le clou des activités du 53ème anniversaire a été la parade qui a réuni les militaires de la garnison de Brazzaville et les policiers, à l’esplanade du Stade Président Alphonse Massamba-Débat, devant le ministre à la présidence, chargé de la défense nationale, Charles Richard Mondjo, et le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, le commandement militaire et celui de la police. Dans l’assistance, il y avait des officiers généraux et supérieurs en fonction et à la retraite.

L’autre fait marquant de cet anniversaire, c’est le message prononcé, la veille, par le ministre Charles Richard Mondjo, dans lequel il a rappelé le sens de l’événement et salué le travail abattu par «nos vaillants soldats déployés sur l’étendue du territoire national», et qui «assurent, avec détermination, la défense du pays, veillant à préserver, jour et nuit, l’intégrité de notre territoire».

Par ailleurs, il a rendu hommage aux treize soldats congolais morts en mission commandée en Centrafrique et aux blessés. De même, il a salué l’action positive qu’entreprend le contingent congolais dans ce pays frère, aux côtés d’autres forces: «Au-delà de cette posture qui consiste à veiller à la souveraineté de notre pays et à son intégrité territoriale, vos missions s’élargissent, de nos jours, à la participation de notre pays aux opérations de maintien de la paix et de défense de la légalité internationale. Cette action, combinée à celle des contingents européens, vise à mettre fin à la guerre fratricide dans ce pays, donnant ainsi une parfaite illustration de la solidarité africaine et internationale agissantes.

La commémoration de ce 22 juin est donc, pour nous, le moment indiqué pour rendre hommage à nos soldats. Cette année encore, ils sont allés au bout de leur engagement. Treize d’entre eux ont consenti le sacrifice suprême en service commandé sur un théâtre d’opération. M’inclinant, une fois de plus, devant leurs mémoires, j’exprime tout à la fois l’émotion, l’admiration et la gratitude de la nation envers ces hommes qui ont fait don de leur vie aussi bien à la nation congolaise qu’à l’Afrique prise globalement. Leur sacrifice nous rappelle le sens de l’engagement militaire, la grandeur du choix de servir la patrie, d’accomplir la mission au péril de sa vie. Je n’oublie pas les blessés qui, malgré tout, portent, chaque jour qui passe, un témoignage d’espérance pour le retour à une vie normale», a-t-il affirmé.

De nombreuses activités ont aussi été organisées, pour donner un cachet particulier à l’événement: une messe d’action de grâces a été célébrée, à la Cathédrale Sacré-Cœur; les ministres Mondjo et Mboulou ont déposé, le 21 juin, journée du souvenir, des gerbes de fleurs au monument aux morts de la force publique, des journées portes ouvertes ont été organisées à l’Ecole de génie travaux, à la marine nationale et dans d’autres structures militaires, des actions de santé, à l’hôpital de campagne des F.a.c déployé au Stade D’Ornano, etc. A cela, il faut ajouter, des activités sportives (parcours d’obstacles, marche commando et tir, cross de 10 km en version féminine et masculine et ballon militaire).

Toutes ces activités ont eu pour point de chute l’Ecole de la gendarmerie nationale et les vainqueurs ainsi que leurs poursuivants ont reçu des prix divers.

Par Jrang An@go

mardi 17 juin 2014

Valery Alksandrovich Mikhaylov, ambassadeur de Russie : «La Russie demeure un allié fiable du peuple congolais»

Photo : François Ibovi et Valery Alksandrovich Mikhaylov (à g.)

Le 12 juin 2014, le peuple russe a célébré sa fête nationale appelée Jour de la Russie, instaurée depuis 1994, le jour de l’adoption de la Déclaration de souveraineté de la Russie par le parlement. Au Congo, notamment à Brazzaville, cet événement a fait l’objet d’une réception organisée par l’ambassade de la Fédération de Russie, à laquelle étaient conviés le corps diplomatique, les membres du gouvernement, les parlementaires, les hauts cadres de l’Etat, etc.

C’est le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, qui y a représenté le président de la République. Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, l’ambassadeur de la fédération de la Russie au Congo, Valery Alksandrovich Mikhaylov, a mis un accent particulier sur l’excellente relation entre la Russie et le Congo, pour lui, la Russie demeure un allié fiable du peuple congolais. 

La réception organisée par l’ambassade de Russie à l’occasion de la fête nationale russe était agrémentée d’une projection vidéo sur les grands moments de cet événement à Moscou et diverses images du peuple russe. Après l’exécution des hymnes nationaux, le diplomate russe, Valery Alksandrovich Mikhaylov, arrivé à Brazzaville il y a à peine un mois, a prononcé son allocution dans laquelle il a déclaré que dans sa politique étrangère, «la Russie défend, avec l’esprit de suite, les principes de pré-éminence du droit international, des normes démocratiques et des approches communes dans les relations internationales, le rôle primordial de l’Onu, la responsabilité de son conseil de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité universelle. L’approfondissement de la coopération dans tels formats dynamiques, comme l’union eurasiatique économique créée il y a deux semaines sur la base de l’Union douanière de la Russie, Biélorussie et Kazakhstan, les B.r.i.c.s et l’organisation de coopération de Shanghai, reste l’un des grands axes de la Russie». 

Pour M. Mikhaylov, la Russie attache une grande importance au développement de la coopération «gagnant-gagnant» avec les pays africains. C’est pourquoi, parlant des relations avec le Congo, il s’est réjoui de leur développement progressif. «Le 16 mars 2014, nous avons célébré les 50 ans des relations diplomatiques entre nos deux pays. On peut constater que ce demi-siècle a uni nos Etats par des liens d’amitié solides. A titre d’exemple, on peut citer le dialogue politique et diplomatique actif, notamment entre les parlements des deux pays.

Nos positions sur les questions principales de la vie internationale sont proches ou coïncident, ce qui crée une base solide pour la collaboration fructueuse dans le cadre de l’Onu et des autres organisations internationales. Nous voyons de grandes perspectives dans le domaine commercial et économique. La session de la commission mixte Congo-Russie tenue à Moscou a confirmé l’intérêt mutuel à la réalisation des projets ambitieux sur le sol congolais et a donné les repères pour le futur», a dit le diplomate Russe. 

Enfin, l’ambassadeur de la Fédération de Russie a estimé que le caractère actuel des relations russo-congolaises démontre qu’ensemble «nous pouvons utiliser toutes les opportunités qui s’ouvrent devant nous». Et, exprimant son optimisme, il a conclu: «Le monde change, mais la Russie était et sera toujours un vrai ami et un allié fiable du peuple congolais».

Par Jrang An@go.