lundi 22 juin 2015

Budget de l’Etat 2015 : Face à la chute du prix du baril de pétrole, le Gouvernement mise sur l’entreprise

Photo : Gilbert Ondongo.

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, a présenté, jeudi 18 juin 2015, à l’Assemblée nationale, le projet de budget de l’Etat 2015 réajusté. Arrêté à la somme de 2.715 milliards 656 millions de francs Cfa, soit une diminution de 354 milliards 684 millions de F.Cfa (11,55%). par rapport au budget 2015 initial, qui était de 3.069 milliards 750 millions de francs Cfa.

L’orientation de ce projet de budget réajusté est que le gouvernement met l’accent sur la diversification de l’économie nationale, en renforçant la promotion et l’accompagnement des entreprises, dans tous les secteurs de l’économie nationale.

Pour une rare fois, les prévisions des recettes non-pétrolières (1.269 milliards 500 millions de francs Cfa) dépassent les prévisions des recettes pétrolières (859 milliards 620 millions de francs Cfa), dans le budget réajusté. Dans la loi de finances initiale, elles étaient projetées à 1478 milliards 804 millions de FCfa, soit une baisse de  de 619 milliards 184 millions de FCfa. 

Outre les recettes pétrolières, les recettes douanières et les dividendes sont, également, révisés à la baisse, respectivement de 24 milliards et 12 milliards 500 millions de F.Cfa. Les recettes douanières, quant à elles, passeraient de 220 milliards, dans la loi de finances initiale, à 196 milliards, dans la loi de finances rectificative. «La prévision sur les dividendes a été supprimée avec concertation avec la S.n.p.c, seul établissement public en capacité de verser à l’Etat des dividendes substantiels», a indiqué Gilbert Ondongo.

Afin d’achever la construction des équipements en rapport à l’organisation des jeux africains, de poursuivre les travaux de la municipalisation accélérée de la Sangha, les grands travaux structurants et de dynamiser l’offre nationale des biens et des services, le Gouvernement propose la conversion d’une partie des ressources de trésorerie en recettes budgétaires de 2015, soit un montant de 300 milliards de F.Cfa.
Tout compte fait, les recettes budgétaires, en moyens librement affectables, dans le cadre de la loi de finances rectificative, seront de 2129 milliards de F.Cfa, contre 2484 milliards 804 millions de F.Cfa, dans la loi de finances initiale.

A ces moyens financiers, s’ajouteront les 585 milliards 946 millions de F.Cfa de recettes externes, pour obtenir un total des recettes budgétaires rectifiées de 2.715 milliards 656 millions de F.Cfa, contre 3.069 milliards de F.Cfa, dans la loi de finances initiale. En conséquence, les recettes budgétaires totales de 2015 diminueront de 354 milliards 684 millions de F.Cfa. 

De toutes les dépenses prévues au budget, seules les dépenses de rémunération des personnels de l’Etat et les charges financières de la dette ne subissent pas de modification. Les autres dépenses, tant pour le fonctionnement que pour l’investissement, ont connu une baisse, soit 1.695 milliards 566 millions de francs Cfa (investissement), contre 2.062 milliards 394,5 millions de francs Cfa, dans le budget initial. 
Les priorités de ce budget d’investissement sont les suivantes:
- achèvement des équipements en rapport avec l’organisation des Jeux africains;
- municipalisation accélérée du département de la Sangha;
- poursuite des travaux et actions mis en œuvre avec l’apport partiel des partenaires au développement et des contreparties de l’Etat.

Comme on peut le constater, c’est une vraie cure d’amaigrissement qui, sur le terrain, se traduit par l’arrêt ou l’abandon de nombreux projets.
Pour ce qui est du fonctionnement de l’Etat, les dépenses de consommation de biens et services ont été diminuées de 59 milliards 461 millions de F.Cfa. Celles de transferts et d’interventions directes de l’Etat, de 3 milliards 394 millions.

«Les charges communes ont été exceptionnellement révisées en hausse en vue d’une prise en charge corrects des différentes dépenses, directes et indirectes, liées à l’organisation des 11ème jeux africains», a fait savoir le ministre d’Etat. Par ailleurs, il a estimé que le Gouvernement ne subit pas, de façon passive, la détérioration des recettes budgétaires sous l’effet de la chute du cours du baril du pétrole. «Il prend des mesures pour entretenir la croissance, dynamiser le marché de l’emploi et pour préserver la stabilité macroéconomique», a précisé le ministre Gilbert Ondongo, qui a appelé au changement de comportements.

Pour élaborer ce budget rectificatif, le gouvernement a retenu l’hypothèse selon laquelle le prix moyen du baril de brent, en 2015, sera de 60 dollars. Le prix moyen du brut congolais, à 55 dollars le baril. Tenant compte des indications des sociétés pétrolières opérant au Congo, la production pétrolière totale du pays sera de 89 millions 687.000 barils, au lieu des 97 millions 683.000 barils arrêtés dans la loi de finances initiale. Le cours de change moyen du dollar, pour l’année 2015, est de 600 F.Cfa pour un dollar américain.

Rappelons que pour le budget initial, le prix du baril de brut congolais était estimé à 96 dollars américains. Aujourd’hui, le prix du baril a chuté à moins de 60 dollars. D’où le collectif budgétaire soumis par le Gouvernement au Parlement.

Par Jr LesCloches.


mardi 16 juin 2015

Journée de Réconciliation Nationale au Congo : Dialogue et paix au cœur des festivités organisées à Ouesso

Photo de circonstance.

Dialogue, paix, démocratie comme leviers de la réconciliation nationale». Tel est le thème principal du 24è anniversaire de la journée de la concorde et de la réconciliation nationale, célébrée mercredi 10 juin 2015, à Ouesso (Sangha), sous le patronage du ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur du cabinet du chef de l’Etat, président du comité de suivi pour la paix et la réconciliation du Congo.

En présence de Marius Mouambenga, commissaire général chargé de la permanence du comité de suivi, François Bouesse, haut-commissaire adjoint à la réinsertion des ex-combattants, Serge-Michel Zoniaba, ministre de l’enseignement technique,  professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, président du comité de suivi de la municipalisation accélérée de la Sangha, Adolphe Elemba, préfet de la Sangha, Emmanuel Akoulakoum, président du conseil départemental, Ghislain Thierry Maguessa-Ebome, maire de Ouesso, et d’une forte délégation venue de Brazzaville, etc.

Toutes les activités liées à la célébration de la journée de réconciliation nationale ont connu une grande mobilisation et une grande ambiance. Aujour-d’hui, cette journée est célébrée dans les chefs-lieux de département, au rythme de l’organisation tournante de la fête de l’indépendance, suivant la municipalisation accélérée des départements. Il y a eu des activités sportives, avec la remise des trophées aux sportifs et au préfet du département de la Sangha pour son engagement à la paix, à la place rouge.  L’activité phare a été, sans conteste, le lancement officiel des festivités du 10 juin 2015, dans la salle polyvalente Nelson Mandela, qui a connu deux temps forts: l’ouverture et la causerie-débat. 


Après le mot de bienvenue du maire de la ville de Ouesso, appelée «havre de paix», «même au pire des moments où larmes et sangs coulaient partout dans le pays. Ouesso ne vit couler aucune goutte de sang, les larmes qui coulèrent, ici, furent celles de la pitié, pour conjurer le drame qui s’abattait sur le Congo»,  le commissaire général Marius Mouambenga a planté le décor de la commémoration, en rappelant que «grâce à la paix et à la concorde nationale, préservées de main de maître par le président de la République, Denis Sassou-Nguesso», Ouesso se transforme avec la municipalisation accélérée.

Pour sa part, le ministre d’Etat Ayessa a souligné que le thème principal de ce 24ème anniversaire de la journée de la réconciliation nationale appelle une réflexion profonde de la part des populations de la Sangha qui vivent la présente célébration, et au-delà, de tous les Congolais, le contexte national le justifie bien. «En effet, une réflexion profonde sur le dialogue, parce que le dialogue permet de voir les problèmes du point de vue des uns et des autres. Ce qui les conduit à une meilleure compréhension susceptible d’aplanir les désaccords et surmonter les écueils et de déboucher sur des compromis. Oui, le compromis n’est pas la compromission synonyme de transaction avec sa conscience et de trahison de celle des autres. Le compromis, qui est concession, de plus que tout consensus, valeur cardinale de chez nous. Sur la terre ont toujours été réglés nos palabres et de nos différends dans nos mbonguis, dans nos kandzas ou sous les mythiques arbres ombragés qui en tiennent lieu», a-t-il dit. 

Il y a eu, ensuite, les causeries-débat. Emile Aurélien Bongouande, commissaire aux libertés publiques, a présenté le thème: «Dialogue, paix et démocratie, comme leviers de la reconstruction nationale». Jean Louis Fragonard, commissaire, chargé des finances et de la logistique, a développé le thème: «Place et rôle du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo dans la gestion des questions de paix et de réconciliation nationale». 

Par Jr LesCloches.

mardi 9 juin 2015

Campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite : Empêcher à tout prix l’importation du poliovirus sauvage au Congo

Photo : Jean Philippe Ngakosso administrant deux gouttes de vaccin à un enfant.

Le Centre de santé intégré de Moukondo, à Moungali, le 4e arrondissement de Brazzaville, a servi de cadre au lancement, jeudi 4 juin 2015, des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. La cérémonie relative au lancement de ces journées s’est déroulée sous le patronage de Jean-Philippe Ngakosso, directeur de cabinet du ministre de la santé et de la population.

En présence du Dr Marie-Francke Puruhence, conseiller à la santé du chef de l’Etat, Aloys Kamuragiye, représentant de l’Unicef au Congo, Barbara Laurenceau, représentante du Fnuap, des administrateurs-maires, etc.

Face à la résurgence de l’épidémie de la poliomyélite dans certains pays voisins, le Cameroun et la Guinée Equatoriale, le Congo-Brazzaville a pris des dispositions, pour barrer la route à cette menace. D’où le lancement des journées nationales de vaccination couplées à la supplémentation en vitamine A, afin d’éviter tous les risques d’importation du poliovirus sauvage dans le pays. D’ailleurs, cette menace qui interpelle les gouvernements, ainsi que leurs partenaires au développement les obligent à renforcer toutes les stratégies de l’éradication de la polio. 
La campagne de vaccination vise à immuniser, à l’aide de l’anti-poliomyélite bivalent, tous les enfants de zéro à cinq ans, quel que soit leur état vaccinal et de santé. 

Problème majeur de santé publique, la poliomyélite est l’une des maladies évitables par la vaccination. C’est pourquoi, Jean-Philippe Ngakosso a invité la population à adhérer, massivement, à cette campagne. En faisant vacciner les enfants, à domicile ou au centre de santé le plus proche. «Ce vaccin est sûr et efficace», a-t-il rassuré.

Trois passages de vaccination sont prévus. Le premier passage se déroulera du 4 au 7 juin 2015 et vise à couvrir 936.290.000 enfants, âgés de 0 à 5 ans. Il sera couplé à la supplémentation en vitamine A. «Les équipes de vaccination passeront de maison en maison. Dans les zones d’accès difficiles, les équipes avancées seront mobilisées et déployées en véhicules, à motos ou à bicyclettes, sur les axes routiers. Par pirogues motorisées ou hors-bord, sur les axes fluviaux. Les deuxième et troisième passages se dérouleront, respectivement, du 23 au 28 juillet et du 24 au 27 septembre prochain», a précisé Jean-Philippe Ngakosso.

L’Afrique centrale connaît, depuis trois ans environ, des cas de poliovirus sauvage responsables de paralysie infantile graves, irréversibles et, parfois, mortels. «Notre pays a encore en mémoire, la tragédie de l’épidémie de 2010, qui a fait une dizaine de décès», a rappelé le directeur de cabinet.
En dehors de cette campagne préventive, le représentant de l’Unicef pense qu’il y a l’impérieuse nécessité de renforcer les activités de surveillance qui constituent encore une des faiblesses majeures de notre système de santé. «La victoire dans ce combat contre la polio est à notre portée. Les performances actuelles montrent qu’avec un engagement politique de haut niveau, l’éradication de la polio est possible»,  a fait savoir Aloys Kamuragiye, qui a estimé qu’à cette allure, «nous avons bon espoir que le Congo sera bien au rendez-vous de la polio, en 2018». 

Causée par un virus qui attaque surtout les membres, les affaiblit et les paralyse pour tout le reste de la vie, la poliomyélite est une maladie contagieuse grave qui peut entraîner la mort de la personne affectée. Elle commence par des courbatures: douleurs dans les muscles et des vomissements. Un membre qui devient flasque avec impossibilité de bouger. Puis, une paralysie progressive des membres inférieurs, puis supérieurs, chez les personnes non ou insuffisamment vaccinées.

Selon le Programme élargi de vaccination, une personne atteinte de la polio égale deux cents personnes atteintes. D’où la nécessité de faire vacciner les enfants. Car, plus ils reçoivent les gouttes de vaccin, plus ils sont protégés à vie. Geste que Jean-Philippe Ngakosso a, d’ailleurs, accompli, en administrant deux gouttes de vaccin à  quelques enfants, en guise de lancement officiel de cette campagne. 

Par Jr LesCloches

vendredi 5 juin 2015

Journée mondiale sans tabac : Eliminer le commerce illicite des produits du tabac

Photo : Dr Matshidiso Moeti.

La communauté internationale a célébré, le 31 mai 2015, la journée mondiale sans tabac, sous le thème: «Eliminer le commerce illicite des produits du tabac». Une façon de mettre en lumière les risques pour la santé liés à la production du tabac, au tabagisme et à l’exposition à la fumée du tabac et de plaider pour l’adoption de politiques efficaces de réduction de la charge morbide imputable au tabac.

Au Congo, à défaut d’une cérémonie officielle, la représentante de l’O.m.s, Mme Fatoumata Binta Tidiane Diallo, a lu le message du Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale, qui a fait savoir qu’une cigarette sur dix consommées dans le monde ainsi que beaucoup d’autres produits du tabac, sont illicites. Le tabagisme demeure la principale cause évitable de mortalité dans le monde. Il est, actuellement, estimé être à l’origine de 10% des décès chez l’adulte, dans le monde, et de 3%, dans la région africaine. 

En effet, il est l’un des principaux facteurs de risque des cancers des voies respiratoires et digestives, des maladies cardiovasculaires, c’est-à-dire de l’infarctus du myocarde, de l’hypertension artérielle, de l’altérité des membres inférieurs, de l’accident vasculaire cérébral, de l’impuissance sexuelle, de la thrombose, de l’angine de la poitrine, la bronchite chronique et l’asthme, les problèmes d’ O.r.l (Oto-rhino laryngite). Un cancer sur trois est provoqué par le tabagisme. «50% des cancers de la vessie sont liés au tabac. 85% des cas de cancer du poumon sont liés au tabagisme actif et 5% au tabagisme passif». En conséquence, 6 millions de personnes meurent, chaque année, des conséquences néfastes du tabac et de la cigarette. Au Congo, il y a 12% d’hommes, 1% de femmes, 15% d’enfants de 13 à 15 ans, soit une moyenne de 9% de personnes qui meurent du tabac. 

La loi antitabac, votée au Parlement, interdit la consommation du tabac, sous toutes formes, dans les lieux affectés à usage public, notamment sanitaire, scolaire et professionnel, et dans les moyens de transport en commun. A ce titre, l’obligation était faite aux responsables de ces lieux et moyens de transport d’afficher, visiblement, un avis interdisant la consommation de tabac et de ses dérivés. 

Par ailleurs, la consommation, l’achat et la détention de tabac et de ses dérivés sont également interdits aux mineurs, aux femmes en état gestation et aux malades mentaux. «Toute publicité ou promotion de tabac et de ses dérivés, dans les médias publics ou privés, sur les affiches et les banderoles, tout cortège vantant les mérites d’une marque de cigarette ou autres dérivés du tabac sont strictement interdits», stipule l’article 8 de cette loi. De même, toute opération de  parrainage de manifestations sportives, musicales, de mode et autres activités culturelles par les industries du tabac, les vendeurs et importateurs de tabac, est aussi interdite.

Dans son message, la directrice régioale de l’O.m.s s’est appesantie sur le commerce illicite qui, selon elle, constitue un vaste sujet de préoccupation mondiale, notamment du point de vue sanitaire, juridique et économique, de la gouvernance et de la corruption. 

Face à l’ampleur de ce commerce illicite du tabac, Mme Matshidiso Moeti a laissé entendre que la communauté internationale a conjugué ses efforts, en vue d’établir le protocole pour éliminer ce commerce illicite des produits du tabac, dans le but de fournir des orientations sur l’élaboration de stratégies globale pour venir à bout de ce problème. «A ce jour, seuls 14 pays de la région africaine ont signé le protocole et uniquement deux l’ont ratifié», a-t-elle regretté. D’où son exhortation à l’endroit des Etats membres à ratifier ce protocole, pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac et à prendre des mesures concrètes pour en appliquer les dispositions. 

Elle a appelé les individus, les ménages et les organisations de la société civile à s’associer à la campagne de sensibilisation de la journée mondiale sans tabac, notamment par l’intermédiaire des réseaux sociaux, pour relayer les messages et les conseils que publieront les gouvernements et son organisation.

Par Jr LesCloches.

mardi 19 mai 2015

Congo - Union européenne : Formaliser la fréquence semestrielle des réunions sur l’A.p.v

Photo de circonstance

Le Ministère de l’économie forestière et du développement durable et l’ambassade de l’Union européenne au Congo ont tenu, du 6 au 7 mai 2015, le deuxième comité conjoint de mise en œuvre de l’A.p.v (Accord de partenariat volontaire) sur le Flegt (Forest law enforcement, gouvernance and trade) «Application des réglementations forestières», pour faire le bilan de l’avancement et de l’efficacité de l’application de cet accord.

Les travaux se sont déroulés à Brazzaville et ont été coprésidés par Henri Djombo, ministre de l’économie forestière et du développement durable, et Mme Saskia De Lang, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Congo. Face aux enjeux de la gestion durable des écosystèmes forestiers, les deux parties ont décidé, de façon consensuelle, de formaliser la fréquence semestrielle de la réunion de haut niveau, afin de garantir l’efficacité de cet accord.

La première session du comité conjoint de l’A.p.v a consisté en une séance technique regroupant des experts, et la seconde a été officielle, celle de haut niveau, pour faire le bilan de l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’A.p.v, ainsi que la contribution des parties prenantes à la mise en œuvre de cet accord sur la période 2013-2014. Il a été question, aussi, de s’accorder sur un plan de travail des activités à conduire d’ici à la fin de l’année 2015 et sur les moyens humains, techniques et financiers, pour y parvenir.

Le comité conjoint de mise en œuvre de l’A.p.v-Flegt a rappelé l’engagement des parties dans le processus de mise en œuvre de l’accord comme un élément central pour le renforcement de la gouvernance forestière. A la fin des travaux, un document, appelé «aide-mémoire», contenant les conclusions de cette rencontre, a été signé par Mme Saskia De Lang, pour l’Union européenne, et Henri Djombo, pour le compte du Congo. L’occasion a permis à la diplomate européenne de reconnaître: «Le Congo est, enfin, devenu un modèle pour les autres A.p.v, dans le cadre de communication autour de l’A.p.v. En effet, les informations rendues publiques sont remarquables et utiles à différents groupes cibles».

Henri Djombo a fait remarquer que deux ans  se sont écoulés, depuis la tenue de la première session du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord A.p.v-Flegt. C’est pourquoi, il souhaite que «les rencontres prochaines se tiennent dans une période moins longue et se conforment aux prescriptions de notre convention, afin de nous donner, chaque fois, l’occasion de prendre des décisions adéquates et de permettre l’avancement de sa mise en œuvre».

Il faut noter que les A.p.v (Accords de partenariat volontaires) sont des instruments juridiques commerciaux bilatéraux signés par l’Union européenne et un pays exportateur de bois. Un pays ayant conclu un A.p.v avec l’Union européenne est appelé partenaire. Ce nouveau règlement est entré en vigueur, le 3 mars 2013. Il interdit la mise sur le  marché de bois illégal et impose aux opérateurs de la filière bois d’exercer la diligence raisonnée, soit: donner un maximum d’informations sur la provenance et la nature du produit; évaluer le risque d’illégalité du bois concerné et limiter ce risque grâce à un système de contrôle approprié. 

Le comité conjoint de mise en œuvre de l’accord est l’organe chargé de gérer l’A.p.v. Il  assure le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord et facilite l’échange d’informations et le dialogue entre les partenaires signataires.

Par Jr LesCloches 


lundi 11 mai 2015

Journée mondiale de la liberté de la presse : Une presse libre et responsable, rêve ou réalité?

Photo : Vanessa Rozier de l’ambassade des Etats-Unis.

Du 21 au 23 avril 2015, le Cinu (Centre d’information des Nations unies) a organisé, à Brazzaville, conjointement avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, un festival de films sur le journalisme, sous le thème: «Une presse libre et responsable, rêve ou réalité?». Cette rencontre a connu la participation de Bienvenu Okiémy, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Stéphanie Sullivan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Philippe Mvouo, président du Conseil supérieur de la liberté de communication, et d’un parterre de journalistes nationaux et internationaux.

Ce festival, qui s’est déroulé dans la bibliothèque du Cinu, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, qui se tient le 3 mai de chaque année. Cela a permis, ainsi, un échange d’expériences entre les participants, contribuant ainsi au renforcement des capacités des professionnels de la presse considérée comme «un des piliers de la démocratie». 
Trois films ont été projetés, à cette occasion, à savoir: «Good night and good luck», «Les gens du monde», «A la une du New York Times». 

Le premier film relate la menace communiste des années 1950. Edward R. Murrow, journaliste à la télévision C.b.s, était à l’origine de la censure, par le sénat américain, du sénateur Joseph Mc Carthy, sur l’affaire d’un soldat qu’il accusait, sans preuve, de déloyal. Le journaliste a utilisé les propres mots du sénateur, à partir d’archives de film, pour exposer son mépris de la vérité. Ce qui fut une défaite humiliante pour le sénateur. Ce film, d’une heure 33 minutes, en version anglaise, sous-titré en français, a inspiré les différents journalistes à imiter Murrow, face à une situation similaire qui, tout au long du film, «doit se poser un certain nombre de questions: suis-je juste et impartial dans le traitement des nouvelles? Je prends une position pour ou contre quelqu’un, est-ce que je donne rien que des faits? Est-ce que j’exagère sur mes conclusions?». Telle devrait être la réaction de chaque journaliste professionnel qui veut aller loin dans l’exercice de son métier, a-t-on appris. 

Le deuxième film, «Les gens du monde», a permis aux participants de reconnaître que les journalistes qui couvrent la politique et les campagnes électorales portent un fardeau spécial dans l’exercice de leur métier: l’obligation de fournir une analyse intéressante et utile du paysage politique, tout en conservant un sens de l’équité et d’objectivité. «C’est le défi auquel les journalistes sont confrontés, dans ce film. Un film où le réalisateur, Yves Jeuland, a bénéficié d’un feu vert au cours de la campagne de l’élection présidentielle en France, en 2012, pour suivre les reporters et les rédacteurs du journal Le Monde. Ici, nous voyons la tension monter, quand les journalistes parlent de leurs propres tendances politiques et la nécessité d’être impartial, dans leur couverture», selon une source. 

Le dernier film, «A la Une du New York Times», retrace les nouveaux défis liés à l’explosion des technologies de l’information et de la communication que doivent relever les journaux, pour survivre dans un monde où les lecteurs de journaux sont, de plus en plus, nombreux à préférer, maintenant, s’informer sur la toile. 

Signalons que dans leurs allocutions de circonstance, Stéphanie Sullivan, Bienvenu Okiémy et Philippe Mvouo, tout en insistant sur l’éthique professionnelle du journalisme, le sens de responsabilité qui doit animer les journalistes dans l’exercice de leur profession, ont reconnu leur importance incontestable dans le processus démocratique. «Les journalistes font un travail important qui permet aux citoyens et aux dirigeants de prendre des décisions historiques», a conclu la diplomate américaine, Stéphanie Sullivan.

Par Jr LesCloches

vendredi 8 mai 2015

Onzièmes jeux africains : Le ministre ghanéen Elvis Afriyie Ankrah satisfait de la qualité des infrastructures

Photo : Le ministre ghanéen au milieu et Jean Jacques Bouya visitant les infrastructures.

A l’occasion de son séjour de travail à Brazzaville, du 24 au 25 avril 2015, le ministre d’Etat ghanéen, Afriyie Ankrah, a visité, le 24 avril, en compagnie de Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, les infrastructures en construction qui vont servir à l’organisation des Onzièmes jeux africains.
«Toutes ces infrastructures qui se font au Congo, ce n’est pas que pour l’Afrique, mais c’est fait aux standards internationaux. Je suis sûr que le ministre Bouya et le  président Sassou doivent être fiers de ce qui se fait ici. Il y a eu beaucoup de réflexions derrière ce projet et ce sont des projets futuristes, la vision a été une vision lointaine. C’est un signe démocratique», a déclaré Elvis Afriyie Ankrah, à l’issue de son séjour.
Le premier jour, la visite a concerné le viaduc qui va de la case De Gaulle au Ministère de la défense, et les deux échangeurs à l’entrée de Kéba-na-virage, dont les travaux sont exécutés par la société S.g.e-c, et le viaduc situé sur la troisième sortie du Nord. Samedi 25 avril, Jean-Jacques Bouya et Elvis Afriyie Ankrah, accompagnés de Léon-Alfred Opimbat, ministre des sports et de l’éducation physique, Anatole Collinet Makosso, ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, et Mme Claudia  Ikia Sassou-Nguesso,  députée élue et conseillère du chef de l’Etat, ont visité le complexe sportif de Kintelé, où se dérouleront les Onzièmes jeux africains, et le village Olympique où les athlètes seront logés.
Les travaux du viaduc de la voie de la corniche et du viaduc situé sur la troisième sortie Nord sont en pleine évolution. Exécutés par la société chinoise C.r.b.c, ils ont atteint un niveau de 80% de réalisation. Mais ceux des deux échangeurs de Kéba-na-virage, réalisés par la société S.g.e-c, n’avancent pas, à cause des problèmes d’expropriation. Le ministre Bouya a demandé à la population de libérer les lieux, car les indemnités d’expropriation ont été déjà versées. Mais, les populations concernées trouvent que les montants perçus ne sont pas suffisants.

Les travaux du complexe sportif de 60.500 places sont au niveau des finitions; la pelouse est là, alors que les sièges sont en train d’être installés.
Le ministre d’Etat ghanéen a exprimé sa satisfaction sur l’avancement des travaux de construction des infrastructures. «Le premier ouvrage que j’ai vu, c’est  l’aéroport et je me suis exclamé: Ah, si j’étais au Congo! En visitant ces infrastructures, je suis complètement ébloui par la qualité du travail. Je comprends pourquoi le Congo est qualifié pour organiser les Jeux africains. Ce n’est pas seulement la grandeur des ouvrages, mais aussi la qualité. Vous avez un aéroport ainsi que des infrastructures sportives de première classe. En repartant au Ghana, je ferai mes affaires, pour que le Congo soit mon deuxième pays», a-t-il dit. 

Pour Jean-Jacques Bouya, «ces ouvrages ont eu les mêmes contraintes que les municipalisations accélérées. C’est un exploit pour le président de la République d’avoir pris cet engagement de réaliser les ouvrages de très grande importance. Nous pensons que nous allons tenir les délais». 
Selon Léon-Alfred Opimbat, dans quelques jours, les experts des confédérations sportives africaines viendront pour homologuer ces infrastructures, et,  dans un mois, se tiendra la troisième réunion conjointe entre l’Union africaine et les autres partenaires du mouvement sportif africain. 
Pour sa part, Anatole Collinet Makosso demande aux jeunes d’être heureux et fièrs de ce beau bijou qu’est le complexe sportif de Kintélé.

Par Jr LesCloches.