mercredi 12 septembre 2012

Marché boursier : BMCE Capital et Africa Bourse agréées, SFA Gabon déclassée

Deux sociétés boursières ont reçu leur agrément de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf) au titre de l'année 2011. Une a été retirée de son agrément.

Le rapport 2010-2011 de la Cosumaf publié ce mois-ci l'indique dans la section 2, sur l'activité de régulation au chapitre concernant les activités de la Cosumaf. Les agréments ont été accordés à BMCE Capital et Africa Bourse SA Congo, le 17 novembre 2011.
La première est une société camerounaise dotée d'un capital de 330 millions de FCFA. Constituée en 2007, elle est une filiale détenue à hauteur de 99,99% par une société de droit marocain. BMCE Capital Cameroun est membre d'un important groupe qui comprend une dizaine de sociétés principalement dans les secteurs de la banque et de la finance. La seconde est une société anonyme congolaise avec conseil d'administration doté d'un capital de 150 millions de FCFA.
Quant à SFA Gabon, qui a été agréée en octobre 2006, elle s'est vu retirer son agrément en qualité de société de bourse. Avec un capital social de 1,5 milliard, elle n'a participé qu'à deux opérations sur le marché financier régional depuis son agrément.
L'analyse de l'évolution de son activité montre qu'elle s'est engagée dans des opérations non réglementées. Elles ont porté notamment sur des emprunts intragroupes favorisant des rachats de créances, révélées très risquées. Ainsi ces opérations ont eu pour principale conséquence une dégradation profonde et continue de la situation financière de l'entreprise.
L'analyse de ces états financiers arrêtés au 31 décembre 2010 faisait ressortir un résultat négatif de -579 millions de FCFA. Les pertes cumulées ont ramené les capitaux propres à un -420millions FCFA, largement au deçà du seuil légal et en inadéquation totale avec la réglementation du marché financier.
En définitive, l'activité économique de l'entreprise était réduite à la seule conservation des titres. Prenant à bras le corps la situation, la Cosumaf a demandé et obtenu le transfert des comptes-titres gérés par SFA-Gabon dans les livres d'une société de bourse agréée et dont la viabilité n'est pas compromise.
En vue de renforcer le dispositif d'encadrement et de supervision des organismes, des acteurs et professionnels du marché, la Cosumaf a adopté trois textes dont l'instruction relative à l'agrément des dirigeants des organismes de marché et autres structures agréées intervenant sur le marché financier de l'Afrique centrale.
Cette instruction vise d'une part à soumettre à une procédure spécifique et obligatoire d'agrément les dirigeants de toutes les entités, structures ou organismes intervenant sur le marché financier régional ; et d'autre part à préciser les modalités d'octroi dudit agrément, sur le fondement d'une appréciation rigoureuse de la compétence, de la moralité et de l'honorabilité des dirigeants pressentis. L'agrément des dirigeants est préalable à toute nomination par leurs organes légaux.
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Par Jrang An@go.                                                         Retrouvez-nous sur Google+

mardi 4 septembre 2012

Commercialisation des produits hydrocarbures : les commerçants tenus au respect de la réglementation en vigueur

Photo : Bahamboula Robrecht Farrel devant son dépôt.                        Retrouvez-nous sur Google+
Les tenanciers de plusieurs dépôts de gaz butane ne respectent pas strictement les mesures de sécurité alors que les produits sont inflammables. Pour ce faire, la hiérarchie les a rappelés à l'ordre. Les Dépêches de Brazzavilleont rencontré l'un des revendeurs qui a expliqué comment les choses se passent à leur niveau
En vue de continuer à réglementer le secteur de l'aval pétrolier, le ministre des Hydrocarbures, André Raphaël Loemba, a dans la note circulaire n° 836 du 4 juin 2012, rappelé que conformément aux dispositions de l'article 2 de la loi n° 31-2006 du 12 octobre 2006 portant création de l'organe de régulation du secteur de l'aval pétrolier et de la loi n° 6-2001 du 19 octobre 2001 organisant les activités de raffinage, d'importation, d'exportation, de transit, de réexportation, de distribution et de commercialisation des hydrocarbures et des produits dérivés des hydrocarbures, les missions de contrôle et de veille de l'agence de régulation de l'aval pétrolier doivent s'exercer sur tout opérateur.
Il a ainsi demandé à tous de faciliter l'exécution des missions de l'Agence de régulation de l'aval pétrolier (Arap) qui doivent s'effectuer à partir des inspections périodiques ou permanentes. Et surtout de mettre à la disposition de l'Arap toutes les informations nécessaires à la réalisation de ses missions afin de favoriser l'exécution de celles-ci. Tenant au strict respect des présentes instructions, il a martelé que tout refus de se conformer aux présentes instructions exposait les contrevenants aux sanctions prévues par la règlementation en vigueur.
C'est dans ce contexte que l'Arap a relancé au début du mois d'août le contrôle en ce qui concerne les conditions de conservation des produits pétroliers, conformément à ses missions. Dans ce même registre, Gaston Eyené, directeur technique et commercial de la société congolaise des gaz de pétrole liquéfiés (GPLSA), a dans une circulaire 235 du 20 août 2012 invité tous les revendeurs dont le matériel de lutte contre incendie pose problème de bien vouloir y remédier dans les meilleurs délais sous peine d'infractions pour non-respect de la réglementation en vigueur.
Les quelques manquements décelés sur le matériel incendie dans différents points de vente se résument par la quantité insuffisante de leurs extincteurs (qui doivent être au moins deux) ; l'existence dans certains points de vente d'extincteurs non conformes, car il est exigé pour le gaz l'utilisation d'extincteurs de 9 kg à poudre ABC ; le dépassement observé de la validité des extincteurs (ce renouvellement du changement de poudre doit se faire chaque année). Pour ce faire, il a suggéré aux revendeurs qui ne garantissent pas toutes les mesures de sécurité de bien vouloir contacter les sociétés ci-après pour l'acquisition et le renouvellement de leurs extincteurs : Sneb, Securitz et Aspic Technologies.
Pour savoir comment les revendeurs tiennent leurs dépôts de gaz butane, Les Dépêches de Brazzaville, qui ont visité quelques-uns de ces dépôts, ont rencontré Bahamboula Robrecht Farrel, le plus jeune des revendeurs, mais riche d'une expérience de plus d'une dizaine d'années dans cette activité lucrative, mais à risque. Agréé par la GPLSA en 2006 par la note n° 181/GPL/ADD/ECL-6 du 25 avril 2006 fixant la nouvelle procédure d'autorisation d'un point de vente, Bahamboula Robrecht Farrel, dit « Gafée Gaz Mokondzi », exerce cette activité depuis 1998, soit huit ans avant son agrément.
L'homme trouve que la vente de gaz butane correspond à son profil, a-t-il expliqué aux Dépêches de Brazzaville, tout en rappelant le circuit d'achat de ses produits auprès de la GPLSA. « Tous les revendeurs agréés par la GPLSA font la commande auprès de cette société afin qu'elle livre la marchandise. Une fois que nous avons la marchandise, nous la revendons aux usagers. Mes commandes varient entre 200 et 300 bouteilles par semaine. La marge bénéficiaire a été fixée par la GPLSA en accord avec la chambre de commerce. La bouteille de 25 kg est vendue 12 500 FCFA, de 20 kg 9 000 et celle de 12 kg  4 500 FCFA. La GPLSA nous autorise aussi à vendre des consignes, c'est-à-dire la bouteille plus le gaz à l'intérieur. Ces bouteilles sont vendues 25 500 FCFA pour une bouteille de 12 kg et 39 000 FCFA pour une bouteille de 20 kg. Nous sommes constitués en association de revendeurs, dont je suis le plus jeune. »
Par ailleurs, avant de donner l'agrément et surtout de livrer la marchandise pour la première fois aux revendeurs, la GPLSA fixe des mesures de sécurité pour ces derniers, ainsi que les conditions de conservation (le local où sont abritées les bouteilles), l'aération, l'obligation d'avoir des extincteurs, l'emplacement des emballages vides et chargés...
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En ce qui concerne la sécurité des clients, la GPLSA a pris des mesures telles que l'état de la bouteille est vérifié avant d'être mis à la disposition des revendeurs. Gafée, quant à lui, fait un second contrôle au moment de la vente du produit aux clients : « L'expérience montre que la bouteille vérifiée par la GPLSA, ce qui peut provoquer une fuite de gaz.. Après vérification nous posons un autocollant pour signifier que la bouteille a été vérifiée. Cela nous permet de vérifier la date de vente de la bouteille et voir si la charge correspond au temps d'utilisation. Si le client se plaint, nous entamons la procédure de vérification de son équipement, à savoir le tuyau, le détendeur et le réchaud, pour voir s'il n'y a pas eu de fuite. »
En cas de défaut, Gafée a l'obligation de changer l'équipement, a-t-il précisé :« Une fois que nous avons pris toutes ces mesures, nous conseillons à nos clients d'avoir un extincteur chez eux, parce que ces produits hydrocarbures sont des produits inflammables. Nous donnons à nos clients des notices d'utilisation du gaz butane. Les clients apprécient notre manière de faire et la gratuité de nos conseils, notre but n'étant pas seulement de vendre le produit, mais aussi de sécuriser nos clients, la sécurité de nos clients est notre priorité. »
S'agissant de la sécurité de son dépôt, Gafée, qui tient à moderniser son dépôt, déclare avoir pris toutes les mesures de sécurité. Il s'agit par exemple d'éviter les étincelles. Il a profité également de l'occasion qui lui a été offerte de rappeler à ses collègues propriétaires de dépôts de ne pas les électrifier, car le danger vient des courts-circuits, tout comme il n'est pas bon de partager les murs mitoyens avec les usagers. Enfin il a demandé à l'Arap d'étudier comment élargir le champ de sensibilisation aux usagers qui utilisent en permanence le gaz. Car de nombreux risques sont observés dans les maisons des usagers.
Baka Grâce, l'une des clientes que nous avons rencontrées, venue acheter une bouteille de 12 kg, s'est dite satisfaite des services de ce dépôt, qui non seulement vend des bouteilles, mais prodigue aussi des conseils : « Je demande aux autres revendeurs de respecter non seulement les clients, mais aussi de les conseiller au besoin. »
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Par Jrang An@go.                                                                                 Mes Quiz Cliquez ici
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lundi 3 septembre 2012

Chronique juridique - La propriété intellectuelle

La propriété intellectuelle vise de manière générale les œuvres de l'esprit. C'est l'expression qui désigne la protection des intérêts des créateurs en leur conférant des droits sur leurs œuvres
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L'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) a listé les activités protégées par les droits de propriété intellectuelle : les œuvres littéraires, artistiques et scientifiques ; les interprétations des artistes interprètes et les exécutions des artistes exécutants, les phonogrammes et les émissions de radiodiffusion ; les inventions dans tous les domaines de l'activité humaine ; les découvertes scientifiques ; les dessins et modèles industriels ; les marques de fabrique, de commerce et de service ainsi que les noms commerciaux et les dénominations commerciales ; la protection contre la concurrence déloyale et tous les autres droits liés à l'activité intellectuelle dans les domaines industriel, scientifique, littéraire et artistique.
Les pays adoptent généralement une législation sur la propriété intellectuelle pour deux raisons. La première est pour conférer une forme légale aux droits patrimoniaux des créateurs sur leurs œuvres ainsi qu'au droit d'accéder à ces œuvres. La seconde consiste à promouvoir la créativité, sa diffusion et à encourager le libre-échange, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.
Le Congo fait partie de ces pays. Il y existe à Brazzaville le Bureau congolais du droit d'auteur (BCDA), qui dépend du ministère de la Culture et des Arts ; une antenne nationale de la propriété industrielle (Anpi) ; la direction générale de l'Industrie et le ministère du Développement industriel et de la promotion du secteur privé.
Le droit d'auteur et la propriété industrielle
La propriété industrielle et le droit d'auteur constituent généralement les deux branches de la propriété intellectuelle. Le droit d'auteur englobe les créations artistiques, telles que les poèmes, les romans, la musique, les peintures et les œuvres cinématographiques. Utilisée au singulier, l'expression droit d'auteur vise les créations littéraires ou artistiques, l'acte effectué par son auteur ou avec son autorisation, la réalisation de copies de l'oeuvre littéraire ou artistique, par exemple d'un livre, d'une peinture, d'une sculpture, d'une photographie ou d'un film. Au pluriel, les droits d'auteur s'appliquent à la personne qui a créé l'œuvre artistique, l'accent étant mis sur le fait que l'auteur détient certains droits sur son œuvre qu'il est le seul à pouvoir exercer, comme le droit d'empêcher une reproduction déformée. Par contre, les autres droits, comme celui de réaliser des copies, peuvent être exercés par un éditeur auquel il a concédé une licence à cet effet.
La propriété industrielle porte généralement sur les signes transmettant des informations aux consommateurs sur les produits et services proposés sur le marché. Elle s'applique ainsi à l'industrie en général, aux industries agricoles et extractives en particulier, au commerce et à tous produits fabriqués ou naturels (les minéraux, les grains, les bières, les farines, les fruits, les bestiaux, les eaux minérales, les fleurs, les vins). La propriété industrielle est matérialisée par des brevets qui protègent les inventions, les dessins et modèles industriels, tout comme les marques de produits et de services, les schémas de configuration de circuits intégrés, les noms commerciaux et les désignations commerciales et la protection contre la concurrence déloyale. La protection permet de lutter contre l'utilisation non autorisée de ces signes pouvant induire les consommateurs en erreur et contre les pratiques trompeuses.
Les brevets d'invention
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Les brevets représentent le moyen le plus répandu de protection des droits des inventeurs. C'est le droit que l'État confère à un inventeur l'autorisant à empêcher toute autre personne d'exploiter son invention à des fins commerciales. Le droit est accordé pour une durée limitée de vingt années. À l'égard des inventeurs, ce sont des mesures d'incitation qui les encouragent à l'innovation, contribuant ainsi à l'amélioration de la vie des personnes. En contrepartie de ce droit, l'inventeur doit divulguer l'invention brevetée au public de manière appropriée, afin que d'autres puissent acquérir le nouveau savoir dans le but général d'améliorer la technologie. La divulgation de l'invention est donc un élément essentiel de la procédure d'obtention de brevet, le système des brevets étant conçu de manière à établir un équilibre entre les intérêts des inventeurs et ceux du public.
Le brevet est également le document délivré par l'État. Pour l'obtenir, l'inventeur au Congo doit présenter une demande au ministère du Développement industriel et de la promotion du secteur privé. Ailleurs, la demande est adressée à l'Office national ou régional des brevets. La requête doit décrire l'invention et démontrer sa nouveauté en procédant par comparaison avec les technologies déjà existantes dans le domaine. Enfin, l'invention doit remplir certaines conditions pour être brevetable. Elle doit pour cela avoir une utilité pratique, comporter une caractéristique nouvelle, ne pas être évidente pour une personne connaissant déjà le domaine technique considéré et enfin, entrer dans le cadre des objets brevetables tel que défini par la législation nationale.
Pour en savoir plus : anpi.congo@yahoo.fr, bcauteur@yahoo.fr
Courriel ; cfeviliye@yahoo.fr

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Par Jrang An@go.                                                                      Retrouvez-nous sur Google+

vendredi 31 août 2012

Développement : première visite officielle en Cote d'Ivoire et en Afrique du Sud du président de la Banque mondiale, Jim Jong Kim

Pour sa première visite officielle, du 4 au 6 septembre, en terre africaine en tant que président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim se rendra en Côte d'Ivoire et en Afrique du Sud où il échangera avec les forces vives, les milieux d'affaires, les femmes et les dirigeants de ces deux pays
Cliquez pour plus d'informations! Jim Yong Kim devra convaincre de la manière dont la BM peut aider efficacement ces pays en particulier, l'Afrique en général, à accélérer la croissance économique, réduire la pauvreté et créer davantage d'emplois et d'opportunités pour les populations. C'est ainsi qu'il a rappelé la mission de la BM, à savoir « la réduction de la pauvreté et la création d'opportunités permettant aux populations de réaliser leur attente ». Il a souligné son intention de continuer à renforcer les activités menées par la banque pour atteindre ces objectifs.
« Conscient de la priorité accordée par les gouvernements africains à l'accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté », Jim Yong Kim a choisi pour sa première visite officielle « l'Afrique, dont le passé se définissait souvent par ses problèmes, mais aujourd'hui, qu'il s'agisse de l'autonomisation des femmes, de la création d'emplois pour les jeunes, ou du lancement des nouvelles entreprises, les meilleures idées et solutions en matière de développement proviennent de plus en plus souvent d'Afrique », a-t-il indiqué.
Se réjouissant que le continent soit en plein décollage, il vient entamer un« dialogue direct » avec ses dirigeants et ses populations sur la façon dont la banque peut aider à promouvoir un développement plus solidaire, sur la nécessité de renforcer l'intégration régionale visant à assurer son avenir. Il regrette que l'Afrique perde chaque année « des milliards de dollars de recettes commerciales potentielles en raison des barrières élevées », véritable obstacle aux échanges avec les pays voisins et constate qu'il lui « est plus facile de faire du commerce avec le reste du monde qu'avec elle-même ».
En Côte d'Ivoire, important moteur de l'Afrique de l'Ouest, Jim Jong Kim rencontrera le président Alassane Ouattara et les principaux membres du gouvernement avec lesquels il discutera de la prochaine phase du processus de développement et de croissance du pays. Il aura également des échanges de vues avec des femmes occupant des postes de responsabilité pour générer des emplois, créer davantage d'entreprises et parvenir à une réconciliation et un développement durable dans un pays encore déchiré par la guerre ou des poches de résistance à sa pacification. Il rencontrera aussi de jeunes chômeurs et d'anciens soldats qui apprennent de nouveaux métiers dans le cadre d'un programme de formation financé par la BM dans ce pays, qui compte aujourd'hui plus de 4 millions de jeunes sans emploi.
« Les efforts de paix et de réconciliation entrepris par la Côte d'Ivoire sont des éléments importants pour jeter les bases d'un développement durable sur le territoire ivoirien et dans les pays voisins. J'espère en apprendre davantage sur la manière dont la banque peut aider plus efficacement les États fragiles et les pays sortant d'un conflit à assurer leur transition vers la stabilité et le développement », a déclaré Jim Jong Kim.
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En Afrique du Sud, Jim Yong Kim rencontrera le président Jacob Zuma, son ministre des Finances, Pravin Gordhan, d'autres membres du gouvernement et les entrepreneurs locaux pour discuter du déploiement de la BM pour promouvoir une croissance solidaire et durable dans le pays, et comment faire contribuer le secteur privé à la croissance.
L'Afrique du Sud est une composante de la croissance africaine et une voix prépondérante du continent africain au G20 et dans d'autres forums mondiaux. Le président de la BM veut renforcer le partenariat entre son institution et l'Afrique du Sud « en vue de promouvoir les meilleures perspectives de développement pour le pays et l'ensemble du continent, surtout dans le domaine du renforcement de l'intégration régionale ».
Jim Jong Kim sera accompagné par le vice-président de la BM, Makhtar Diop.
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Par Jrang An@go.                                                                        Retrouvez-nous sur Google+                

mercredi 29 août 2012

Développement : le Conseil économique et social condamne les antivaleurs

L'institution place sa troisième session sur le thème « Le Congolais face au travail et à l'éthique » après le séminaire international sur le développement durable. Ce dernier avait démontré que l'homme est placé au centre du développement 
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Son président, Jean-Marie Tassoua, a exhorté les Congolais, le 28 août à Brazzaville, à lutter contre la paresse, la médiocrité et la tricherie. Tel est l'objectif de cette session, il a encouragé les Congolais à avoir une attitude fondée sur l'éthique de l'engagement dans le travail, et de faire preuve de responsabilité.  
« Il est important que le Congolais adhère à des valeurs cardinales, auxquelles tout le monde croit et qui fondent la nation : l'amour de la patrie, le respect de la chose publique ainsi que l'amour du travail bien fait », a soutenu le président du Conseil économique et social.  
Ce sujet d'actualité est d'une importance capitale pour l'institution, qui a pour rôle d'apporter sa contribution en tant que conseil des pouvoirs exécutif et législatif. L'homme porte une grande responsabilité dans le processus du développement économique et social du Congo. En effet, celui-ci est confronté au phénomène des antivaleurs dénoncées plusieurs fois tant par les pouvoirs publics que par la société civile, dont la fraude, la concussion et la corruption. 
Ces antivaleurs ont réduit tous les efforts fournis par les Congolais dans le processus d'un développement durable. Les Congolais font souvent place à l'oisiveté. Elles ruinent et freinent l'économie congolaise dans son évolution. Le Conseil économique et social se propose de jouer un rôle critique dans la consolidation et l'efficacité en vue d'atteindre tous ses objectifs.  
Jean-Marie Tassoua a indiqué que l'intérêt porté actuellement à l'éthique et au travail se ressentait dans tous les secteurs de la vie. L'institution en charge a initié ce thème afin d'apporter un coup de pouce dans la vision toute tracée du programme Le Chemin d'avenir de voir le Congo classé pays émergent à l'horizon 2025. Cette vision convainc les acteurs économiques, qui de leur côté, veulent insister sur cette vision linéaire qui pourra d'ici peu faire de la nation congolaise une puissance économique, tout comme certains pays d'Asie, comme la Malaisie qui est aujourd'hui un micro-État.  
Cette session est un appel à une prise de conscience de la nécessité pour les Congolais de s'engager dans le travail. Aussi la tâche qui attend le Conseil économique et social est-elle immense. Le savoir, le savoir-faire, le savoir-être sont mis en jeu, pour une totale réussite de cette rencontre. 
À cette même occasion, le budget du Conseil économique et social, exercice 2013, sera examiné. « Comme dit lors de la précédente session, aucune innovation ne sera apportée, car c'est un budget de transfert », a déclaré le président de cette institution. 
La session durera deux semaines pour amener la population congolaise à comprendre que le travail est à la base de tout développement. « Que tous prennent la mesure de la charge et se mettent au travail ! », a-t-il souhaité.
Par Jrang An@go.                                                                           Retrouvez-nous sur Google+

samedi 25 août 2012

Parlement : le Sénat autorise la modification du statut du Fonds de soutien à l'agriculture

Le texte a été approuvé le 24 août au Palais des congrès, au cours d'une séance plénière présidée par le premier vice-président de la chambre haute, Vincent Nganga 
Cliquez pour plus d'informations!Les sénateurs viennent d'autoriser la modification du statut du Fonds de soutien à l'agriculture (FSA). Le gouvernement justifie son initiative par deux limites majeures liées au contenu des dispositions des articles 3 et 4 de la loi n° 022-2005 du 28 décembre 2005 portant création de cet établissement public à caractère administratif. En effet, d'après l'article 3, le FSA assure le financement des activités de production agricoles, pastorales, halieutiques de commercialisation et de conservation ainsi que l'appui institutionnel, la recherche-développement, la vulgarisation, la formation, l'encadrement et la création de filières.  
Il veille de même à la bonne exécution de ses activités depuis la mise en place et le fonctionnement de ses organes de gestion prévus à l'article 6 de ses statuts en janvier 2009.C'est ainsi que la pratique consistant à utiliser une partie de la subvention de l'État sous forme de crédits aux opérateurs économiques a été jugée incompatible avec son statut d'établissement public à caractère administratif : « À l'effet d'encadrer et de légitimer juridiquement une telle pratique, il a paru nécessaire de placer le FSA dans une perspective de partenariat actif avec les institutions financières nationales. Celles-ci devraient le relayer dans la mise en œuvre de la branche crédits de son activité par deux mécanismes. » 
Il s'agit notamment des dépôts de garantie destinés à favoriser l'accès aux crédits bancaires des opérateurs agropastoraux et de l'ouverture de guichets spéciaux qualifiés pour assurer la gestion des crédits sur la base des dossiers préalablement validés par le FSA.  
Défendant ce projet de loi, le ministre de l'Agriculture et de l'élevage, Rigobert Maboundou, a annoncé aux sénateurs que le gouvernement avait signé un accord de partenariat avec la Banque congolaise de l'habitat. Concernant les établissements de microfinances, il a indiqué que les négociations avec les Mutuelles congolaises d'épargne et de crédit étaient terminées. 
Cliquez pour plus d'informations!Expliquant les modalités d'octroi des subventions aux agriculteurs, le ministre a assuré aux parlementaires qu'une trentaine de bénéficiaires, qui n'avaient pas encore remboursé, le prêt seraient traduits en justice.« Une poursuite judiciaire sera ouverte contre tous ceux qui n'ont pas respecté cet accord. Il faudrait que l'argent vienne désormais du crédit soumis à des conditions de remboursement. Vous avez voté cette loi en 2005 avant son application en 2007, mais 2008 a été une année sabbatique », a déclaré Rigobert Maboundou. 
Le Sénat a également adopté en deuxième lecture le projet de loi portant dissolution de la Société de promotion et de gestion immobilière. Ils ont, par ailleurs, autorisé la ratification du protocole sur les amendements de l'Acte constitutif de l'Union africaine adopté le 3 février 2003 à Addis-Abeba (Éthiopie) puis le 11 juillet 2003 à Maputo (Mozambique).  
Le dernier document adopté par les sénateurs concerne l'avenant n° 17 du 5 juillet 2012 à la convention d'établissement signé le 17 octobre 1968 par le Congo et l'Entreprise de recherches et d'activités pétrolières, d'une part, et l'avenant n° 4 du 5 juillet 2012 au contrat de partage de production signé le 21 avril 1994 entre la République du Congo et les sociétés Elf-Congo et la Société nationale de recherche et d'exploitation pétrolière Hydro-Congo. Ce texte a été adopté le même jour par les députés qui se réunissaient dans le cadre de la dernière session de la douzième législature.
Par Jrang An@go.                                                                       Retrouvez-nous sur Google+ 
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lundi 20 août 2012

Intégration régionale : Nkosazana Dlamini-Zuma plaide pour la consolidation des relations entre l'Union africaine et les communautés économiques régionales

La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma a insisté sur les défis à relever pour rendre l'Afrique unie et pour qu'elle parle d'une seule voix. Elle a jugé « cruciale » la consolidation des relations entre l'UA et les communautés économiques régionales pour la bonne marche du continent au cours du 32e sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à Maputo (Mozambique) les 17 et 18 août
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L'Afrique est le seul continent à afficher une croissance relativement forte, d'une moyenne de 6%. Nkosozana Dlamini-Zuma s'est engagée à mettre en place les valeurs de paix, de stabilité, de sécurité, de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, de fin de l'impunité, l'obligation de résultat, la publication des comptes. « Sur cette base, nous allons pouvoir lancer les chantiers que nous avons ouverts », a -t-elle déclaré.
Lors de sa prise de fonction, Nkosazana Dlamini-Zuma avait mis en exergue le renforcement du programme de développement de l'agriculture sous l'égide du développement de la sécurité alimentaire, la mise en place des infrastructures destinées à relier le pays, les peuples et les économies du continent « avec comme objectif de préparer une zone africaine de libre-échange. Parce que l'Afrique doit pouvoir échanger avec elle-même », a-t-elle soutenu.
D'autres projets font partie des défis à relever, notamment les pandémies, avec la création de l'Observatoire sur le sida, le paludisme et la tuberculose et la lutte contre la transmission du sida à l'enfant. « Parce qu'aujourd'hui, 400 000 enfants africains souffrent du sida du fait de la transmission de la mère à l'enfant, a-t-elle dit.L'éducation, notamment la formation professionnelle et technique, est essentielle pour résorber le chômage de la jeunesse africaine. »
Dans un autre domaine, Nkosazana Dlamini-Zuma devra « résister aux différentes implications des puissances occidentales, par les sociétés multinationales interposées pour alimenter les différents conflits armés qui déchirent le continent », ont souligné les observateurs. Elle devra aussi redynamiser le programme Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) qui, faute de fonds communs, n'a pu se développer. L'objectif étant de supprimer les barrières commerciales avant 2017 à travers la promotion du commerce interafricain avant 2017, date butoir pour la création d'une zone de libre-échange au niveau du continent.
Cliquez pour plus d'informations!Ce projet sera à la charge de la Commission de haut niveau pour le commerce en Afrique, composée de huit blocs économiques régionaux, qui devront tenir une feuille de route stricte destinée à lever les obstacles au commerce à travers le continent, pour stimuler le commerce régional. À l'occasion du 19e sommet de l'UA à Addis-Abeba (Éthiopie), un rapport validé par les dirigeants africains indique que si la zone de libre-échange est créée dans le délai fixé, la région deviendra une communauté économique unique d'ici 2025.
Pour elle, seules la construction d'infrastructures durables et une intégration effective pourraient permettre à l'Afrique de réaliser son objectif du commerce plein et entier avec elle-même. « Cela nécessite la mise au point de normes communes, l'harmonisation des législations et les autres mesures prises entre les communautés économiques régionales. Car en réalité, une Afrique unie permettra aux peuples du continent de traiter les questions brûlantes auxquelles ils sont confrontés », a expliqué Nkosazana Dlamini-Zuma à Maputo. Elle a demandé aux chefs d'État présents de prendre à bras le corps la question des changements climatiques, de la sécurité alimentaire et de l'emploi.
Elle pense que, malgré des taux élevés de croissance économique, cette tendance ne saurait se poursuivre sans les femmes et les jeunes, qui restent marginalisés. La présidente du Malawi, Joyce Banda, a qualifié l'élection de Nkosazana Dlamini-Zuma d'événement marquant pour les femmes africaines et du grand coup de fouet dont l'Afrique australe avait besoin. Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, pense que, grâce à elle, l'UA sera une organisation continentale efficace, « de plus en plus visible dans les pays africains, et pas seulement à Addis-Abeba. Elle va porter l'UA au reste de l'Afrique. »
Par Jrang An@go.                                                                        Retrouvez-nous sur Google+
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