jeudi 27 décembre 2012

Agriculture : le centre d'appui technique de Mpasa se transforme progressivement

Photo 1 : Un parc de bœufs.  Photo 2 : La délégation devant le logement du directeur du centre.
Détruite durant la guerre de 1998, cette ferme de 22 000 hectares n'est plus exploitée actuellement que sur 1 000 hectares. Trois parcs ont survécu sur la vingtaine existant autrefois où sont réparties près de 200 têtes de bœufs
Une délégation du ministère de l'Agriculture et de l'élevage, conduite par le ministre Rigobert Maboundou, s'est rendue le 26 décembre à Mindouli, dans le département du Pool. À 12 km de cette localité, à Mpasa, la délégation, accompagnée de la députée de la zone, Yvonne Adélaïde Mougany, a visité la ferme où elle a contrôlé la réhabilitation qui s'effectue depuis 2011.
« Ce chantier est une promesse politique du candidat Denis Sassou N'Guesso en 2009. Il avait promis aux populations que l'on réhabiliterait le centre d'appui technique de Mindouli. Pour moi, c'était une instruction que j'ai essayé de traduire sous forme d'allocation budgétaire en 2011, en 2012 et nous allons continuer en 2013 », a déclaré Rigobert Maboundou au terme de sa visite.
Avec son homologue des petites et moyennes entreprises chargée de l'artisanat, les ministres ont fait le tour des enclos, constaté l'évolution des travaux de réhabilitation des bâtiments, notamment les locaux du directeur du centre, du personnel et des stagiaires, les installations techniques. Les bœufs, qui constituent l'essentiel de l'objet du centre, sont en place avec une première livraison de 200 têtes.
Rigobert Maboundou a souligné que la réhabilitation s'étalait sur plusieurs années et qu'en 2013, il est prévu une dotation de 200 autres bœufs. L'objectif est d'atteindre un troupeau d'au moins 1 000 têtes qui permettra de mettre en place une animation forte de l'opération de métayage bovin au profit des populations du Pool.

« Nous avons fait 60% du chemin et 40% sont inscrits au budget 2013. En 2008, lorsque nous sommes venus, le centre donnait l'impression d'être totalement abandonné. C'était le désespoir, il n'y avait plus personne. Avec les moyens alloués au ministère, nous avons essayé de réhabiliter l'équipement technique. Nous avons encore beaucoup de bâtiments qui attendent pour que les stagiaires, les directeurs et autres puissent être logés au sein du centre, en proximité avec les équipements et les bêtes », a ajouté le ministre.
Rigobert Maboundou a expliqué que les centres d'appui technique ont été mis en place pour le métayage. Cette opération comporte trois étapes : les deux premières - la constitution des équipements et l'approvisionnement en bêtes - relèvent de la responsabilité de l'État.
La dernière étape est de mettre les bêtes à la disposition des éleveurs pour la reproduction de leur cheptel et la vente. Les bénéficiaires rétrocèdent les bêtes à l'État avec un bénéfice : ils n'ont aucun investissement à faire, si ce n'est posséder un parc à bovins dans les conditions requises.
« Le métayage est une opération à renforcer. Nous allons le faire à Diesse, Boundji et une extension vers Okouesse. Nous allons ouvrir le ranch de Massangui en 2013. Et en 2014, nous reviendrons dans le Pool avec la Louila et d'autres centres », a annoncé Rigobert Maboundou.
Par Jrang An@go.                                                                  Retrouvez-nous sur Google+

lundi 24 décembre 2012

Les agents de l'Onemo désormais outillés en comptabilité publique

Photo 1 : Les participants à l'atelier. 
Les cadres de l'Office national de l'emploi et de la main d'œuvre (Onemo) ont renforcé leurs connaissances sur les règles et les principes de la comptabilité publique, au cours d'un séminaire de formation
Pendant cinq jours à Brazzaville, la direction générale de la comptabilité publique a instruit les différents agents nationaux et ceux des représentations des départements de l'Onemo sur le concept de la comptabilité publique. Les travaux se sont tenus sous la houlette du ministère de l'Enseignement technique et de la formation qualifiante et ont pris fin le 21 décembre.
Au cours de ces assises, les participants se sont imprégnés essentiellement des règles maîtresses en matière de dépenses : une dépense doit être engagée, liquidée, ordonnancée et payée, mais avant tout cela, elle doit être prévue dans le budget. « Cette formation est la bienvenue, parce que nous devons tous avoir le sens du travail bien accompli. Avec les concepts de comptabilité publique que nous venons de recevoir, nous y sommes appelés encore plus », a déclaré l'inspectrice du Trésor et agent de l'Onemo, Émilie Ekebenze. 
Les participants au séminaire ont émis trois recommandations : à l'endroit des directions départementales, de la Direction générale de la comptabilité publique et de l'Onemo. Les trois sollicitations visent à faciliter la mise en œuvre des enseignements reçus. Ainsi, concernant les directions départementales, il a été suggéré que, dans l'application des nouvelles procédures de la comptabilité publique, le pouvoir administratif se limite à son rôle d'ordonnateur des dépenses.
Aux organisateurs du séminaire, les participants ont exprimé le souhait de voir se poursuivre ces formations. Mais Brazzaville ne doit pas être privilégiée pour cela. La formation doit s'étendre aux autres départements qui n'ont pas pris part aux assises, tels que la Lékoumou, la Bouenza, le Niari et la ville de Pointe-Noire. Les participants envisagent avec l'Office national de l'emploi et de la main d'œuvre une réorganisation générale des différents services inclus dans la procédure de dépenses, tant en comptabilité qu'en matière d'ordonnancement des dépenses. Les assises qui viennent de se clôturer ont concerné les cadres financiers de la Sangha, de la Cuvette-Ouest, des Plateaux et de la Likouala.  
Par Jrang An@go.

samedi 15 décembre 2012

Éducation : les élèves de l'école Saint-Exupéry de Brazzaville découvrent le musée-galerie du Bassin du Congo

Photo 1 : Les élèves dessinant les masques et statues exposés.    Photo 2 : La photo de famille.

Deux groupes de quarante-quatre élèves de quatre classes de CM2 et CM1 ont effectué, le 13 décembre, cette première visite, alors qu'une vague de cinquante autres élèves est attendue le 14 décembre
L'objectif : faire connaître aux jeunes l'importance de la culture dans une société, ainsi que l'a signifié Florence Vernejoul, enseignante dans cette école.« [Les enfants] doivent savoir ce que leurs ancêtres ont laissé comme héritage », a-t-elle indiqué.
La visite a été consacrée à l'exposition sur la danse initiatique kiébé-kiébé ouverte au public depuis le 10 octobre, dont la richesse fait la fierté de trois départements du nord du Congo. Un travail d'évaluation des connaissances acquises sera ensuite demandé aux jeunes écoliers.
« Cette visite permettra aux élèves d'échanger avec leurs parents à la maison sur ce qu'ils ont vu. Des élèves ont avoué qu'ils ne connaissaient pas cette culture ; par contre, leurs parents la connaissent »,a souligné Florence Vernejoul.
Elle a noté que les élèves avaient été surpris de voir autant de statues et de masques. Loin d'en avoir peur, ils ont souhaité au contraire en savoir plus sur ce qu'ils représentent. « Toutes ces statues montrent que nos ancêtres y croyaient vraiment », a indiqué le jeune Jay-Ren Obambi, estimant que tous les élèves des établissements scolaires de Brazzaville devraient visiter ce musée afin de découvrir un pan de la culture congolaise.
Rappelons que le musée-galerie du Bassin du Congo a été officiellement inauguré à Brazzaville le 10 octobre 2012 par le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, avec l'exposition kiébé-kiébé, laquelle sera présentée jusqu'au mois de février 2013.

Par Jrang An@go.                                                                          "Mes Quiz Cliquez ici" 

samedi 1 décembre 2012

Santé : l'hôpital de base de Talangaï flambant neuf

Photos 1 et 2 : La façade et le bâtiment administratif.     Photo 3 : Une vue de l'intérieur de l'hôpital.
Photo 4 : Le directeur de l'hôpital et le responsable de la société chinoise.
Endommagé par les explosions des dépôts de munitions des casernes de Mpila le 4 mars, l'hôpital de base de Talangaï a fait peau neuve. Les Dépêches de Brazzaville se sont rendues sur les lieux pour toucher du doigt la réalité de ce qu'est devenue cette structure hospitalière
La tragédie du 4 mars n'a pas épargné l'hôpital de base de Talangaï, dans le sixième arrondissement, qui a été fortement endommagé. Conscient de ce qu'il représente pour la zone de Brazzaville, et surtout pour le centre hospitalier universitaire, le gouvernement a, à travers la délégation générale des Grands Travaux (DGGT), décidé de réhabiliter cette structure.
Plus qu'une réhabilitation, l'hôpital de Talangaï paraît une structure nouvellement construite. La réhabilitation des bâtiments faite par la société chinoise Beijing Construction Engineering Group est finie à 98%. Quant au volet équipement, c'est la DGGT qui a identifié les sociétés de la place habilitées à fournir des équipements médicaux. Ces sociétés sont déjà à pied d'œuvre. Elles ont travaillé avec la direction de l'hôpital, qui a exprimé les besoins de tous les services y compris ceux qui vont s'ajouter, à savoir la réanimation polyvalente, les maladies infectieuses, et autres. Elles ont passé les commandes de façon à ce que l'hôpital reçoive rapidement ces équipements.
Quatre sociétés travaillent pour la finalisation des équipements : EMES, Air Liquide, ACS et C. Dandres. Cette dernière travaille en sous-traitance dans le cadre de la climatisation spécialisée au niveau des blocs, de la maternité, de l'arrière polyvalente, et du scanner. Avec les nouvelles technologies, on n'utilise plus le même système de conditionnement, on utilise maintenant de petites centrales qui alimentent ces services spécialisés.
Mais avant cela, tout juste après le drame du 4 mars, une société australienne, Congo Iron SA, qui s'occupe de l'extraction du fer au niveau du département de la Sangha, a volé au secours à cet hôpital en mettant à sa disposition du matériel médical à hauteur de 50 millions FCFA. Un appel d'offres a été lancé aux fournisseurs congolais de matériel médical, à l'issue duquel la commission a retenu l'entreprise Comateg-Médical SARL pour fournir les équipements du bloc opératoire et du service gynécologique de cette structure sanitaire. Ce matériel médical est déjà arrivé, il ne reste plus qu'à l'installer. Notons que ce dernier, qui n'est pas complet au regard de la nouvelle technologie des blocs opératoires, équipe tout au moins partiellement le bloc. Le reste sera complété par la société EMES.
De nouveaux bâtiments et services
La réhabilitation de cet hôpital a permis de créer quelques bâtiments et services supplémentaires. Il s'agit de la façade principale, d'un bâtiment situé au fond de l'hôpital pour abriter les services spécialisés tels que la stomatologie, l'ORL, l'ophtalmologie, la réa-polyvalente, la médecine générale et le dépôt de pharmacie. Il y a eu aussi des réaménagements, là où étaient la radiologie, le scanner, la mammographie, au-dessous du bâtiment administratif.
La maternité a subi des modifications. Le bloc opératoire a été aménagé, et une grande salle de réveil a été créée. C'est ainsi que quatre nouvelles grandes salles de néonatologie ont été aménagées de même que deux salles d'hospitalisation, deux bureaux, et une grande salle de réchauffage pour les nouveau-nés.
Les agents de la direction générale du Trésor public qui travaillaient dans une structure très exiguë auront dorénavant une structure en bonne et due forme. Ils y seront avec les représentants de l'hôpital de Talangaï en matière de finances, car pour faire suite à la nouvelle politique du plan national du développement sanitaire, l'hôpital ne rétrocède plus de fonds au Trésor. Ce sont les agents de cette entité sur place qui dorénavant vont devoir gérer les recettes et les dépenses de l'hôpital.
La capacité d'accueil est passée de 237 à 309 lits, répartis comme suit : 48 lits pour la chirurgie ; 48 lits pour la médecine interne ; 27 lits pour l'unité de cardiologie ; 34 lits pour les maladies infectieuses ; 49 lits, soit 27 grands lits et 22 berceaux pour la pédiatrie ; 70 lits pour le service de gynéco-obstétrique ; 20 lits, dont 4 grands lits et 16 berceaux pour l'unité de néonatologie ; et 14 lits pour la réa-polyvalente. Ce qui donne un total de 309 lits, soit 271 grands lits et 38 berceaux.
L'inauguration n'aura pas lieu en 2012
En raison des finitions à réaliser, l'inauguration ne pourra avoir lieu que dans les trois ou quatre mois à venir. À ce propos, le directeur de l'hôpital, le docteur Jean-Louis Lengouango, médecin de santé publique, a déclaré : « Je tiens à préciser que ce n'est pas à cause de la rumeur selon laquelle les riverains du quartier Kanga-Bandzi veulent assiéger l'hôpital qu'il n'a pas été inauguré. Bien au contraire, leur souhait est de retrouver leur structure. Aujourd'hui il n'y a que le centre de santé intégré Marien-Ngouabi qui n'a pas été conçu pour recevoir autant de patients. Il en est de même pour les CSI Maman-Mboualé et Jane-Viale. Au CHU, les agents sont débordés. Les sages-femmes sont sur le pied de guerre, elles n'ont pas le temps de déjeuner. C'est difficile. »
Quant aux soins administrés aux patients, il se pose un réel problème du personnel qualifié. Certes il y a des écoles de médecine au Congo, mais le besoin en personnel se fait ressentir, les effectifs sont vieillissants et beaucoup partent à la retraite. C'est donc un problème national que le nouveau ministre est en train d'étudier.
Le serment d'Hippocrate mis en doute
Outre le manque du personnel médical qualifié, il se pose le problème de ce personnel sanitaire qui bafoue la culture professionnelle, battant en brèche le serment d'Hippocrate qu'ils ont prêté. Pour ne pas abandonner un malade à son triste sort, ils lui demandent de l'argent. Le personnel soignant et surtout les sages-femmes ont souvent maille à partir avec les femmes qui viennent accoucher.
Le directeur de l'hôpital de base de Talangaï a reconnu les faits, mais cela ne concerne pas tout le personnel. « C'est un problème de comportement et de culture. Nous avons un regard là-dessus, et si l'on surprend quelqu'un dans ces pratiques honteuses, les sanctions ne tardent pas à tomber. S'agissant de la gratuité des soins, nous étions parmi les hôpitaux qui respectent la mesure gouvernementale en ce qui concerne le paludisme et la césarienne. Mais si au niveau d'autres structures hospitalières ce problème se pose, il faut que les responsables y mettent fin. »
Le docteur Jean Louis Lengouango a également lancé un appel aux donateurs pour l'acquisition d'au moins deux ou trois véhicules de liaison pour cet hôpital. Après quoi, il a sollicité l'implication de la presse pour la conscientisation des populations afin qu'elles laissent en état de propreté ce bijou flambant neuf. Il a précisé que des mesures coercitives seraient prises afin d'entretenir la propreté dans cet hôpital. Parmi ces mesures, il y a la suspension du système des gardes-malades, à l'exemple de l'hôpital central des armées Pierre-Mobengo où le général de brigade Pascal Ibata a gagné le pari en supprimant ce système. Il promet lui aussi de se battre pour gagner ce pari.
À l'hôpital de base de Talangaï avant le drame, il y avait plus des visiteurs que des malades. À titre d'exemple, une femme qui va accoucher a derrière elle au moins cinq à six parents, ce qui n'est pas normal. Dorénavant cet hôpital n'admettra que le mari et au plus une femme. Il en est de même pour un malade hospitalisé en médecine générale, qui a derrière lui dix personnes allongées dans les couloirs. Tout cela n'est pas acceptable dans un hôpital. Il faut pour un malade grave au moins deux parents pour assister les médecins.
Enfin, il a sollicité du gouvernement la construction pour la zone nord de deux hôpitaux supplémentaires. Car, l'hôpital de base de Talangaï reçoit toute la population des arrondissements 5, 6, 7 et 9, notamment d'Ouenzé, de Talangaï, de Ngamakosso, de Mpila, du lycée Thomas-Sankara, de Nkombo, Massengo, Makambadilou, Ndjiri, de tout le long du fleuve. Ces hôpitaux viendront en complément non seulement l'hôpital de Talangaï, mais aussi du CHU qui est débordé.

Bruno Okokana                                                                                "Mes Quiz Cliquez ici" 

samedi 24 novembre 2012

Nouvelles technologies : la ville de Dolisie bientôt connectée à la fibre optique

Photo 1 : Yves Castanou (au centre), entouré des autorités administratives du Niari.   Photo 2 : Les participants à l'atelier.
L'opération permettra au chef-lieu du département du Niari d'avoir une connexion à Internet de haut débit et de bénéficier des services de qualité
Les travaux devant connecter cette ville sont en cours. L'Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE) a organisé, le 21 novembre dans la ville, capitale de l'or vert du Congo, un atelier de vulgarisation sur les avantages de cette infrastructure des télécommunications à l'endroit des collectivités locales.
La rencontre de « vulgarisation des modèles de développement des réseaux optiques en mode partenariat public-privé » a permis au directeur général de l'ARPCE d'éclairer les élus locaux sur les bienfaits de la fibre optique. Yves Castanou et son équipe ont en effet expliqué que depuis quelques années, le gouvernement de la République du Congo s'est engagé à doter le pays d'infrastructures de télécommunications dignes de ce nom, à l'instar de la fibre optique. L'opération permettra, à terme, de connecter le Congo à d'autres pays, de relier tous les départements du Congo et de les doter d'un très haut débit Internet.
« Nous sommes venus vous expliquer ce que nous croyons être les points importants du développement de l'économie numérique en République du Congo. Vous qui êtes élus locaux, nous voulons vous faire comprendre les enjeux de la fibre optique et ce qui va se passer dans les prochaines années, afin que vous puissiez vous préparer en conséquence et qu'à votre tour, vous puissiez l'expliquer aux populations », a développé Yves Castanou.
Pour les responsables de l'ARPCE, la ville de Dolisie est considérée dans cette aventure, comme un Web ou encore un carrefour qui reliera le Congo au Gabon, à l'Angola et à la République démocratique du Congo, le département étant frontalier de ces trois pays.
« D'ici peu, et grâce à la fibre optique, nos enfants pourront suivre un cours d'un enseignant qui est hors du Congo comme s'il était sur place à travers la vidéoconférence. Le médecin pourra traiter son patient sans être en contact physique avec lui et les achats se feront sans que l'on se déplace », a ajouté le coordonnateur des projets à l'ARPCE, Luc Missidimbazi.
Pour lui, grâce à la fibre optique, des partenariats vont être créés entre les secteurs public et privé, de nouveaux métiers verront le jour. Il a, par ailleurs, invité les collectivités locales du Niari à accompagner les efforts du gouvernement, à travers la politique de décentralisation qui leur donne la mission de supporter certains projets de développement.
Pour le chef d'antenne de l'ARPCE de Dolisie, Christian Zoba, l'accès aux dernières technologies de l'information et de la communication est un facteur de croissance et de productivité pour les administrations et les entreprises. « Ces technologies, a-t-il poursuivi, permettent de répondre rapidement aux besoins croissants des collectivités locales et conduisent à la réduction de la fracture numérique. » Enfin, a-t-il conclu, elles permettent la réalisation d'économies importantes sur les coûts des communications et l'émergence des services innovants. Signalons que la cérémonie a été rehaussée de la présence du préfet du Niari, Jean-Pierre Lékoba Heycko, et du maire de Dolisie, Paul Adam Diboulou.
L'ARPCE, créée en 2009 à Brazzaville, est un établissement public administratif doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière, placé sous la tutelle du ministère des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles technologies de la communication.
Par Jrang An@go.                                                           Retrouvez-nous sur Google+

mercredi 21 novembre 2012

Centre régional de sécurité maritime de l'Afrique centrale : deuxième réunion de groupe à Pointe-Noire

Photo : Le lancement des travaux.                                                       Retrouvez-nous sur Google+
Cette réunion organisée par la Communauté économique des États de l'Afrique (Cééac) intègre le cadre de mise en œuvre du protocole relatif à la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux en mer des États de l'Afrique centrale et du golfe de Guinée
Les travaux sur la montée en puissance du Centre régional de sécurité maritime de l'Afrique centrale (Cresmac), du 20 au 23 novembre, ont été lancés à Pointe-Noire par le général de brigade Daniel Raimundo Saviehemba, chef d'état-major régional de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), représentant de la Cééac. La cérémonie s'est déroulée en présence du général François Osséré, représentant le ministre de la Défense de la République du Congo.
La mise en œuvre du Cresmac, dont Pointe-Noire abrite le siège, est financée par le deuxième Programme d'appui de l'Union européenne en matière de paix et de sécurité (PAPS II), mais les activités du centre seront financées par les États membres.
Les travaux de cette deuxième rencontre, qui réunit les représentants des pays d'Afrique centrale (à l'exception du Burundi), ont pour but de poursuivre et d'achever le travail relatif à l'opérationnalisation du Cresmac. Travail entamé lors de la première réunion consacrée à la mise en place du cadre juridique et des aspects organisationnels du centre. Les travaux de cette première rencontre se sont déroulés du 16 au 24 avril 2012, également à Pointe-Noire.
Il s'agit, au cours de la deuxième réunion, de régler le problème des mécanismes de financement et de créer les conditions pour que le noyau dur du centre soit opérationnel. Les participants vont ainsi réexaminer le budget 2013 et le règlement intérieur du Cresmac, élaborer le plan de montée en puissance du centre ainsi que celui de l'activation des zones A et B. Les travaux devraient aboutir à la rédaction des documents et d'un rapport synthèse assorti de recommandations qui seront soumis à la prochaine commission de défense et de sécurité.

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Par Jrang An@go.                                                                   Mes Quiz Cliquez ici

mardi 20 novembre 2012

Électricité : les quartiers Jacques Opangault et Don Bosco bientôt connectés

Photo : Des poteaux entreposés derrière le CNRTV à Nkombo Matari.
Les poteaux qui permettront l'installation des câbles électriques ont été trouvés et entreposés à Nkombo, derrière le Centre national de radio et de télévision, et dans la zone d'Itatolo dans le 9earrondissement
Plus de 150 poteaux, soit environ 3 kilomètres de câbles, vont être déployés pour assurer la desserte en électricité, au départ du quartier Jacques Opangault, longtemps resté sans éclairage. La date de l'installation de la ligne n'étant pas encore connue, les autorités de la Société nationale d'électricité (SNE) ont assuré que le projet serait exécuté dans les meilleurs délais.
Cependant, les populations qui trouvent l'attente trop longue, demandent de diligenter le processus. D'après le collectif des habitants des deux quartiers de Djiri, il ne serait pas tolérable de passer la prochaine fête du Nouvel an dans l'obscurité, alors que le pays est en mesure d'exporter l'électricité.
« Les poteaux sont disponibles ; nous les avons vus, mais ils ne sont pas arrivés à Jacques Opangault. Nous osons espérer que cette société aura pour une fois le souci d'apporter une solution directe à la satisfaction de ce besoin de première nécessité », a déclaré le représentant des populations, Rodrigue Koumou. Il n'a pas manqué de souligner que le manque de route d'accès au quartier serait l'un des grands obstacles pour avancer les travaux.
Par ailleurs, les habitants du quartier Don Bosco, réunis en assemblée générale, le 18 novembre, ont mis l'accent sur le manque de clarté dans la gestion de ce dossier qu'ils qualifient de sans suite. Jusqu'ici, constatent-ils, les signes déclencheurs de l'électrification du quartier ne sont toujours pas palpables. Toutefois, l'un d'entre eux, ayant requis l'anonymat, pense que l'arrivée des poteaux relatifs à l'électrification du quartier Jacques Opangault est un signe avant-coureur qui peut rassurer. « L'entreposage des poteaux électriques dans les différents sites est un signal fort, nous espérons que les nôtres seront bientôt dressés », a-t-il indiqué. 

La synthèse des déclarations conjointes des deux quartiers appelle les autorités à tout mettre en œuvre, en vue de finaliser le projet de connexion en électricité. En outre, les populations ont relevé l'intérêt de pousser la mise en œuvre du projet de la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cémac) lié à l'électrification de certains quartiers de Brazzaville, parmi lesquels : Jacques Opangault, Don Bosco dans le 9e arrondissement Djiri et dans le 10e arrondissement Madibou.

Par Jrang An@go.                                                                  Retrouvez-nous sur Google+