samedi 25 janvier 2014

Transition en Centrafrique : Elue par le C.n.t, la présidente Catherine Samba-Panza a prêté serment à Bangui

Photo : Catherine Samba-Panza

La nouvelle présidente de la transition centrafricaine, Mme Catherine Samba-Panza, 59 ans, élue, lundi 20 janvier 2014, par le C.n.t (Conseil national de transition) avec 75 voix au second tour du scrutin, contre 53 voix pour son adversaire, Désiré Kolingba,  a prêté serment, jeudi 23 janvier 2014, devant la Cour constitutionnelle, en présence des délégations étrangères dont le président gabonais Ali Bongo-Ondimba et le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius. C’est le ministre d’Etat Firmin Ayessa qui a représenté le président de la République, Denis Sassou Nguesso.

Il était en compagnie des ministres Basile Ikouebé, des affaires étrangères et de la coopération, et de Charles Richard Mondjo, ministre à la présidence, chargé de la défense nationale.

Elle était, jusque-là, maire de Bangui et les Banguissois l’avaient surnommée «maire courage». Née au Tchad d’un père camerounais et d’une mère centrafricaine, Catherine Samba-Panza a fait ses études supérieures en France où elle a obtenu une licence en science de l’information et de la communication et un D.e.s.s (Diplôme d’études supérieures spécialisées) en droit des assurances. Rentrée à Bangui, elle travaille à l’agence de la société d’assurance Allianz. Mais, elle finit par prendre son indépendance, en créant sa propre société de courtage, devenant ainsi une femme d’affaires. Militante engagée des droits humains, elle a été formatrice à Amnesty international, avant de devenir vice-présidente de l’Association des femmes juristes de Centrafrique et représentante du réseau des O.n.gs centrafricaines des droits de l’homme au sein de plusieurs instances internationales.

C’est à partir de 2003, avec l’arrivée au pouvoir de François Bozizé, qu’elle commence à se distinguer réellement en politique, avec sa nomination comme présidente du comité de suivi du dialogue national. Elle brille par son indépendance d’esprit, sa neutralité et son dynamisme. Il faut dire qu’avant cette nomination, elle avait déjà réalisé un grand travail de dialogue dans son pays, en réussissant l’exploit de réconcilier l’ancien président David Dako et l’ancien premier ministre Abel Goumba, au début des années 2000.

En mai 2013, le régime de Michel Djotodia la nomme comme maire de Bangui, une ville qu’elle trouve «en état de délabrement total, avec des besoins importants en termes d’eau, d’assainissement, de santé, d’éducation». Elle va essayer de se battre pour faire face à ces problèmes, mais l’éclatement de la crise armée ne lui permet pas de travailler comme elle était décidée de le faire.

Après la démission de Michel Djotodia, lors du 6ème sommet extraordinaire de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), à Ndjamena (Tchad), le C.n.t avait le devoir d’élire un nouveau président de la transition. Sur 24 candidatures déposées, seules 8 étaient validées, suivant des critères rigoureux excluant les responsables politiques sous Michel Djotodia, les chefs de partis, les militaires d’active et ceux ayant appartenu à une milice ou à une rébellion ces vingt dernières années. Est-ce parce qu’elle est née à Fort-Lamy (Ndjamena) où son prédécesseur a démissionné? En tout cas, c’est à elle que la chance a souri. Mme Catherine Samba-Panza est devenue ainsi la première femme en Afrique centrale à la tête d’un Etat, depuis les indépendances en 1960.

Dans son mot de circonstance après son élection fortement applaudie dans la salle et qui a suscité une grande joie à Bangui, la nouvelle présidente a lancé «un appel vibrant à mes enfants anti-Balaka qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination, en lançant un signal fort de dépôt des armes. A mes enfants ex-Seleka, qui m’écoutent également, déposez vos armes. Aux forces de défense et de sécurité, regagnez vos corps respectifs pour apporter l’appui nécessaire aux troupes de la Misca et de Sangaris pour ramener la sécurité et l’ordre public». Le premier défi est d’obtenir au moins la cessation des hostilités et autres actes de violence. 

Dans une conférence de presse, avant sa prestation de serment, elle a indiqué qu’elle fera un gouvernement équilibré en hommes et en femmes. Comme quoi, pourtant affectée par une crise armée, la Centrafrique vient d’infliger une leçon du genre à la sous-région, enterrant ainsi le mythe des hommes forts.

Par Jrang An@go.

jeudi 9 janvier 2014

Rapport Annuel "Angongaj2011's Blog" WordPress.com : 2013 en Révision

Les Statisticiens de WordPress.com ont préparé le Rapport annuel 2013 de mon Blog titré : Angongaj2011's Blog

En voici un extrait :
Le Concert Hall de l'Opéra de Sydney peut contenir 2700 personnes. Ce Blog a été vu 8300 fois en 2013. S'il était un Concert à l'Opéra de Sydney, il faudrait environ trois (3) spectacles pour accueillir tout le monde. Cliquez sur le lien ci-après pour visualiser ledit Rapport : http://angongaj2011.wordpress.com/2013/annual-report/
Et s'il ne s'affiche pas, prière de le copier naturellement puis le coller sur votre Moteur de recherche.

Les Statisticiens
de WordPress.com

mardi 7 janvier 2014

Message de vœux du nouvel an 2014 du chef de l’Etat au peuple congolais : Priorité au système éducatif, en termes d’investissements publics

Photo : Le président Denis Sassou Nguesso prononçant le message de voeux.

Mardi 31 décembre 2013, à la veille du nouvel an, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a prononcé, le traditionnel message de vœux à la nation. Dans ce message, le chef de l’Etat a abordé quelques aspects de la vie nationale et a donné comme priorité, pour cette année 2014, en termes d’investissements publics, au système éducatif (enseignements primaire, secondaire, professionnel et universitaire). Voici l’intégralité de ce message. 

Mes chers compatriotes, 
Voici venu le moment d’offrir à la nation, au peuple congolais dans sa diversité la plus accomplie, mes vœux les plus ardents de santé et de prospérité pour la nouvelle année 2014. Ces mêmes vœux, je les adresse à tous les étrangers qui résident au Congo et qui partagent nos joies et nos peines. 

Je ne saurais poursuivre cette adresse sans exprimer mon grand chagrin et ma profonde tristesse suite à la mort en République Centrafricaine de six de nos jeunes soldats. Je présente à leurs familles respectives mes condoléances les plus émues. J’invite la nation à s’incliner, avec respect, devant leur mémoire. Aux soldats blessés, qui sont actuellement en soins, j’adresse mes souhaits de prompt rétablissement. Aux valeureux officiers et hommes de troupes du contingent congolais, je forme des vœux de santé et de succès. A tous, je dis la reconnaissance éternelle de la République. A la communauté nationale, je voudrais ici dire que le sacrifice de nos enfants n’est pas vain. Ils étaient en Centrafrique en mission de sécurité collective. Ils y étaient en mission de paix. 

Nous ne pouvions pas ne pas nous engager, aux côtés d’autres Etats, à travers la Cemac, la C.e.e.a.c, l’Union africaine et l’Onu, pour prendre les rôles évidents que le Congo devait y jouer. Et puis, il s’agit de la République Centrafricaine. Un pays dont l’histoire et la géographie nous lient si intimement. Un pays dont l’implosion pourrait avoir sur l’ensemble de notre sous-région, des conséquences tragiques et fatales. Nous devons impérativement conjurer un sort si funeste. 

Mes Chers Compatriotes, 
Au gré du temps qui passe, le Congo, notre cher pays, avance. Il avance, uni, libre et souverain, vers les buts de sa destinée. D’année en année, malgré les difficultés et les écueils, notre pays progresse. Il progresse, avec assurance, porté par de grandes ambitions qu’il s’est données à travers le chemin d’avenir, notre pacte de développement et de solidarité. 

Qu’il nous souvienne ! Par ce pacte auquel sont liés tant d’espoirs et attachés tant de défis, nous avons refusé l’immobilisme pour nous engager avec conviction dans le seul combat qui nous est essentiel: le combat du développement, le combat pour la vie. Ce combat, nous le savons, ne connaît ni trêve, ni répit. Il est de tous les temps, il est de toutes les années. Il est de toutes les saisons. C’est ainsi qu’au cours de l’année qui s’achève ce soir, nous ne nous sommes pas dispensés de l’effort nécessaire à la modernisation et au progrès de notre pays. 

Mes chers compatriotes, 
Pour 2014, je prends l’engagement, au nom du gouvernement, que cette œuvre importante et exaltante de la marche du Congo vers l’émergence sera poursuivie avec davantage d’ardeur et de détermination. Il s’agira, puisque l’école est le berceau de la République, de redonner, au cours de cette année, en termes d’investissements publics, la priorité à ce secteur, en prenant en compte, cette fois-ci, l’ensemble du système éducatif: enseignement fondamental, enseignement technique, formation qualifiante et enseignement supérieur. Il s’agira de continuer d’encourager l’industrialisation du pays, pour espérer résorber le chômage du présent, demeurer en capacité de créer de nombreux emplois et rendre irréversibles les progrès socio-économiques accomplis. 

Il s’agira de poursuivre, en amplifiant l’équipement du pays en infrastructures de base. Il s’agira de continuer d’accorder au dialogue son rôle, son utilité et sa crédibilité. Afin que: - au plan social, les recommandations du Comité national du dialogue social soient mises en œuvre, progressivement, dès 2014, comme convenu;- au plan politique, les prochaines élections locales et sénatoriales se déroulent dans la paix, la liberté et la transparence. 

Un tel succès que j’appelle de tous mes vœux confirmera le caractère irréversible de notre choix démocratique. J’invite tous les acteurs politiques de notre pays à faire preuve de responsabilité, de dignité et d’honneur, pour que ce rendez-vous politique soit la victoire du Congo et de sa démocratie. Il s’agira de continuer à assurer à notre pays et à notre peuple la paix. La paix pour tous et pour chacun. Nous savons ce que c’est que d’en manquer. Notre peuple a beaucoup souffert d’en avoir été privé. 

Voilà pourquoi, quiconque s’avisera à remettre en cause la paix que notre pays a si chèrement recouvrée, rencontrera l’autorité inflexible de l’Etat qui doit s’exercer sur tous, à tous les niveaux, avec rigueur. Il s’agira, enfin, au cours des douze prochains mois, d’affermir notre diplomatie pour que notre pays fasse toujours entendre sa voix et continue de prendre toute sa place sur l’échiquier africain et international. Voilà, mes chers compatriotes, ce que sera 2014! 

Je suis fondé à croire que cette nouvelle année sera heureuse. Par-delà les soubresauts de l’histoire, par-delà nos prétendues différences, 2014 devra renforcer la volonté générale qui nous anime tous et demeure notre passion commune et sublime: celle de vivre ensemble pour toujours. Donnons-nous donc la main; mutualisons nos énergies et mettons notre génie créateur au service d’une seule et même cause: la sauvegarde d’une République digne ayant pour socle une nation indivisible et prospère. 

Bonne et heureuse année à tous!

mercredi 1 janvier 2014

Quarante-septième Journée mondiale de la paix : Le pape François désigne la fraternité comme route pour la paix

Photo : le Pape François

Mercredi 1er janvier 2014, l’humanité célèbre la 47ème Journée mondiale de la paix. Journée à l’occasion de laquelle chaque année, le Saint-Père donne un message au monde entier, depuis le Siège apostolique. Cette année, le message du pape François, son tout premier comme pasteur suprême de l’Eglise, depuis son accession au trône de Pierre, porte sur la fraternité, avec pour titre: «La fraternité, fondement et route pour la paix». D’une profondeur authentique et d’une substance forte, le message du pape procure soulagement, redonne joie et espérance.

«Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une existence pleine de joie et d’espérance», écrit le pape.

Dans son message, donné le 8 décembre dernier, jour où l’Eglise universelle célébrait l’Immaculée conception de la Vierge Marie, le pape François vise l’homme, dans ses réalités les plus proches et dans son quotidien le plus immédiat. Un style qui le caractérise et pour lequel tous ou presque l’affectionnent. «Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une existence pleine de joie et d’espérance. Dans le cœur de chaque homme et de chaque femme habite en effet le désir d’une vie pleine, à laquelle appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse vers la communion avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à embrasser», précise le pape, dans l’entame de son message.

C’est un message plus touchant et poignant, tant il dépeint la fraternité comme dimension essentielle de l’homme. Un concept qui de nos jours agace les méninges, dans un monde où l’on court, où l’on prête moins ou peu attention à l’autre, où l’on dénigre la solidarité et le vivre-ensemble. Un monde où les plus forts écrasent allègrement les plus faibles et où les plus riches se raillent fièrement des plus pauvres ou démunis. Et le pape de rejoindre son prédécesseur immédiat: «Comme l’a affirmé Benoît XVI, la mondialisation nous rend proches, mais ne nous rend pas frères. En outre, les nombreuses situations d’inégalités, de pauvreté et d’injustice, signalent non seulement une carence profonde de fraternité, mais aussi l’absence d’une culture de la solidarité. Les idéologies nouvelles, caractérisées par un individualisme diffus, un égocentrisme et un consumérisme matérialiste affaiblissent les liens sociaux, en alimentant cette mentalité du «déchet», qui pousse au mépris et à l’abandon des plus faibles, de ceux qui sont considérés comme «inutiles». Ainsi le vivre ensemble humain devient toujours plus semblable à un simple «do ut des» pragmatique et égoïste».  

Comme la plupart des pontifes romains, le pape François ne manque pas d’élan pour communier pleinement à la vision de ses prédécesseurs, afin de rendre plus accessible son propos. Ceci, dans le souci et en vue d’un monde plus solidaire, vivable et humain. «Paul VI affirmait que non seulement les personnes mais aussi les nations doivent se rencontrer dans un esprit de fraternité. Et il explique: «Dans cette compréhension et cette amitié mutuelles, dans cette communion sacrée, nous devons œuvrer ensemble pour édifier l’avenir commun de l’humanité».

Ce devoir concerne en premier lieu les plus favorisés. Leurs obligations sont enracinées dans la fraternité humaine et surnaturelle et se présentent sous un triple aspect: le devoir de solidarité, qui exige que les nations riches aident celles qui sont moins avancées; le devoir de justice sociale qui demande la recomposition en termes plus corrects des relations défectueuses entre peuples forts et peuples faibles; le devoir de charité universelle, qui implique la promotion d’un monde plus humain pour tous, un monde dans lequel tous aient quelque chose à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns constitue un obstacle au développement des autres», poursuit le pape, qui, dans une pleine mesure fait également mention dans son message des bienheureux Jean-Paul II et Jean XXIII, ses deux prédécesseurs qu’il s’apprête à déclarer saints, le 27 avril prochain.

Par Jrang An@go.

lundi 30 décembre 2013

Vœux : Bonne et Heureuse Année 2014

Photo : Carte des Vœux de Jr

La joie et la beauté deployée présentement sont des excellentes raisons d'offrir des vœux chaleureux aux êtres merveilleux que l'on cotoie.

Ainsi, "Tout comme l'étoile a guidé les pas des trois rois mages vers l'enfant Jésus, que Dieu vous conduise vers le bonheur". Que les feux d'artifices éclairent le ciel de votre vie, et que l'annnée 2014 soit comme un pont vers un monde merveilleux et plus lumineux. Que la nouvelle année soit encore plus riche en performances, en aspirations et en succès tant sur le web que sur le mobile, Tablette, Ipad, Iphone et Smartphone.

Si le bonheur est dans les petites choses, la paix intérieure elle, est dans l'âme; moi, indubitablement, via cette "Carte des Vœux JR & Cloches" 2014, je vous souhaite les deux, aussi bien à vous qu'à vos proches.

Jean Raymond Angonga
Attaché au Cabinet du Chef de l'Etat
Stratège & Blogger Indépendant

dimanche 29 décembre 2013

28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale) : Pour l’amélioration de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes

Photo de circonstance

A Londres où il a participé à la 28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale), le ministre délégué chargé de la marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a pris la parole pour faire entendre la voix du Congo et de l’Afrique sur les questions liées à la recherche de l’amélioration continue de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes et sur la lutte contre la piraterie maritime. 

Au nom de la République du Congo, à jour de ses contributions et qui a fait un don au Fonds de roulement de l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a encouragé cette organisation onusienne à pérenniser le programme intégré de coopération technique et a exhorté les Etats africains à adhérer au programme facultatif d’audit des administrations maritimes et à la ratification des conventions maritimes internationales.

Du haut de la tribune, l’homme d’Etat congolais a sollicité le soutien des Etats membres de l’O.m.i dans le suivi de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les Océans à l’horizon 2050 de l’Union africaine, dite stratégie A.i.m 2050, dont la République du Congo assure le plaidoyer depuis mai 2013 et qui devrait être adoptée en janvier 2014 par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine.

En marge des travaux de la 28ème assemblée générale, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a été reçu en audience par le secrétaire général de l’O.m.i, Koji Sekimizu. Au cours de leur entretien, le ministre congolais en charge de la marine marchande a mis en exergue le rôle que doit jouer la stratégie A.i.m 2050 dans le développement économique et social de l’Afrique dans les cinquante années à venir. La République du Congo qui a opté d’accompagner l’Union africaine dans ce projet a sollicité également à ce titre l’assistance de l’O.m.i.

Parlant de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050, le secrétaire général de l’O.m.i a soutenu que «l’Afrique ne peut prétendre à un développement économique et social pour les 50 ans à venir sans mettre les transports maritimes au cœur». Dans sa vision, il entend non seulement apporter l’assistance à la commission de l’Union africaine pour la mise en œuvre de la stratégie, mais également demander à chaque Etat membre d’élaborer sa stratégie nationale, en intégrant les autres modes de transport.

Pour ce faire, Koji Sekimizu a émis le vœu de participer au prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, en janvier 2014, pour apporter son soutien à ce projet. Les deux personnalités ont, également, passé en revue la coopération entre l’O.m.i, la République du Congo, l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (A.r.s.t.m) d’Abidjan et l’Union africaine.

Tout en remerciant le secrétaire général de l’exécution de demandes d’assistance formulées par la République du Congo au titre du biennal 2011-2013, notamment en ce qui concerne la formation et l’acquisition des équipements et  matériel de recherche et sauvetage, l’homme d’Etat congolais a sollicité d’autres séminaires de formation au titre de l’exercice 2014-2015 dont la facilitation du trafic maritime international et la formation des inspecteurs qualifiés au contrôle des navires par l’Etat du port des Etats membres du MoU d’Abuja, parce que la République du Congo adhère au Programme intégré de coopération technique (P.i.c.t).

En sa triple qualité de président du mémorandum d’entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du centre (MoU d’Abuja), de président du conseil d’administration de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer d’Abidjan (A.r.s.t.m) et de deuxième vice-président de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), le ministre congolais délégué à la marine marchande a marqué sa satisfaction quant à l’assistance apportée au système O.m.a.o.c et au MoU d’Abuja et formulé une nouvelle demande relative à l’élaboration du code maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre, de l’organisation d’une table ronde par l’O.m.a.o.c, la fourniture des équipements et le renforcement des capacités des enseignants de l’A.r.s.t.m.

Le secrétaire général de l’O.m.i s’est réjoui de l’état de coopération entre l’O.m.i et la République du Congo quant au renforcement du cadre institutionnel et des capacités humaines. Eu égard aux excellentes relations qui lient le Congo à l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a notifié au secrétaire général la volonté des autorités congolaises de le recevoir en 2014. Invitation qu’il a accueillie avec satisfaction et a promis l’insérer dans son calendrier de visite des pays africains.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a, par ailleurs, reçu la communauté congolaise vivant à Londres. Autour d’un cocktail dînatoire, il a échangé avec les ressortissants congolais sur la vie et le fonctionnement des institutions de la République. Au nom du président de la République, il les a exhortés à venir faire profiter aux Congolais leur savoir-faire, chacun dans son domaine.  «Les institutions de la Républiques sont à votre disposition pour vous aider à vous installer», a-t-il fait savoir à ses compatriotes, visiblement satisfaits de l’initiative du ministre congolais en charge de la marine marchande.

Par Jrang An@go.

mercredi 18 décembre 2013

Faculté des sciences de la santé : Une fournée de dix-neuf médecins et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé

Photo : Les nouveaux docteurs prêtant serment.

Du 9 au 11 décembre 2013, la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi a organisé, à Brazzaville, les soutenances des trentièmes thèses de doctorat en médecine et des mémoires en licence en sciences de la santé. Jeudi 12 décembre dernier, l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération a servi de cadre, pour la remise des diplômes aux impétrants. Le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, le ministre de l’enseignement supérieur, Georges Moyen, le Doyen de la faculté des sciences de la santé, Jean Rosaire Ibara, le recteur de l’Université Marien Ngouabi, Armand Moyikoua, et bien d’autres autorités étaient présents à cette cérémonie.

Laquelle a été couronnée par la remise des diplômes de docteur à dix-neuf doctorants et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé.L’instant était chargé d’émotion.

Main droite levée, regards paisibles, devant des jurys, et une foule inhabituelle, les impétrants ont juré d’offrir, gratuitement, des soins à leurs patients, de se donner pleinement dans l’exercice de leurs fonctions, conformément à la conduite dictée par le serment d’Hippocrate. A côté de cette trentième promotion de médecins, s’ajoutent vingt-quatre licenciés en sciences de la santé (Laboratoire, santé publique, sciences infirmières). Ils viennent tous d’accroître les effectifs du corps médical congolais, lequel exprime encore un important besoin en personnel. 

Président général des jurys, le professeur Léon Hervé Iloki a encouragé les médecins à la rigueur et à l’apprentissage continuel. «Le médecin que vous êtes devenu, doit demeurer un éternel apprenti. Je vous invite à poser deux actes. Le premier, immédiat: votre inscription au tableau de l’ordre des médecins. Le deuxième: celui de réviser sans cesse votre code de déontologie. Ainsi, vous deviendrez des femmes et des hommes libres. Car, retenez que la vraie liberté, celle de la conscience, s’acquiert par la volonté, et se conserve par la persévérance. Retenez aussi ce dicton: «Non scolae sed vitae», (nous n’apprenons pas pour l’école, mais pour la vie)», leur a-t-il rappelé. Avant de reprendre une affirmation d’Albert Einstein: «Ne faites rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande». Outre les félicitations adressées à l’ensemble des lauréats, Jean Rosaire Ibara a sollicité la construction d’une vraie faculté de médecine. De façon à offrir un cadre idéal pour la formation des futurs agents de santé.  

Ponctuant la session, Georges Moyen a salué l’effort opiniâtre et la formation à l’origine de ces résultats: «La qualité de la formation à la Faculté des sciences de la santé est donc sauve. Cette cérémonie est la consécration des efforts accomplis, année après année, par les lauréats d’aujourd’hui et, certainement, la réalisation d’un rêve longtemps caressé. J’imagine la fierté qui les habite, ce jour. A l’idée de porter leur nouveau titre de docteur en médecine et techniciens en sciences de la santé. Il s’agit d’une multiséculaire chaîne de sacrifices, de succès, mais aussi de responsabilités devant l’être humain.» 

Par Jrang An@go.