jeudi 5 janvier 2012

Coopération : 3 millions de dollars du Congo pour le Fonds d'urgence de l'Unesco

La directrice générale de l'Organisation s'est exprimée le 3 janvier pour remercier le gouvernement du Congo de sa contribution à hauteur de 3 millions de dollars au Fonds d'urgence de l'Unesco


« Je tiens à exprimer ma gratitude pour cette contribution, qui est une marque de soutien envers l'Organisation. C'est aussi un message fort de la part d'un pays qui veut miser sur l'éducation, les sciences, la culture et la communication et s'appuyer sur les organisations multilatérales pour relever les défis du développement », a déclaré Irina Bokova.

« Comme je m'y suis engagée par le passé, les fonds en provenance de pays en développement, seront investis pour soutenir leur propre développement », a-t-elle poursuivi.

L'Unesco s'emploie déjà à favoriser la diversité des expressions culturelles du Congo en soutenant des manifestations telles que le Festival panafricain de la musique. L'Unesco coordonne par ailleurs des études visant à orienter les politiques publiques en matière d'éducation et soutient fermement l'éducation relative au VIH/sida, notamment à travers la mise au point de programmes adoptés par l'ensemble des écoles primaires de la région.

Au Congo, second poumon écologique mondial, l'institution apporte son soutien aux réserves de biosphère qui sont des sites pilotes pour lutter contre la déforestation. L'Unesco et le Congo se mobilisent également depuis longtemps contre la drépanocytose. Cette maladie a été reconnue comme une priorité de santé publique par l'Organisation en 2005. Irina Bokova et la Première dame du Congo, Antoinette Sassou N'Guesso, présidente de la Fondation Congo-Assistance et marraine de l'Organisation internationale de lutte contre la drépanocytose ont célébré, le 19 juin dernier, la Journée mondiale de sensibilisation à la drépanocytose. « Cette nouvelle contribution permettra de donner de l'ampleur à tous ces projets et de renforcer la coopération Sud-Sud », a soutenu la directrice générale de l'Unesco.

Le Fonds d'urgence multi-donateurs a été lancé en novembre 2011 pour compenser le déficit de trésorerie consécutif à la suspension de la contribution des États-Unis. Le pays a, en effet, suspendu sa contribution suite à l'admission de la Palestine à l'Unesco le 31 octobre, comme l'exigent des lois américaines datant des années 1990. Pour l'Unesco, cela s'est traduit par un déficit de trésorerie de 65 millions de dollars à la fin de l'année 2011 et un déficit à venir de 22 % du budget de l'Organisation 2012-2013 de 653 millions de dollars US.

Ce Fonds fait partie des quatre mesures d'urgence proposées par Irina Bokova pour faire face au déficit de trésorerie. La directrice générale a également incité les États membres à soutenir une augmentation immédiate du Fonds de roulement de l'Organisation pour 2012-2013, pour le faire passer de 30 à 65 millions de dollars. Elle a par ailleurs appelé tous les gouvernements à verser leurs contributions aussi vite que possible en 2012. 

                                     Par Jrang An@go.

Discours de fin d'année : Paul Marie Mpouelé réagit aux mesures sociales annoncées par le chef de l'État

Photo : Paul Marie Mpouelé.



Le président du Rassemblement des jeunes patriotes (RJP), parti de l'opposition, a donné son point de vue au cours d'une conférence de presse qu'il a animée le 4 janvier à Brazzaville

Réagissant au message de fin d'année du président de la République, Paul Marie Mpouelé s'est dit pessimiste quant à l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et des étudiants à travers l'augmentation des 10% du Salaire minimum interprofessionnel garanti, des allocutions familiales qui passeront à 5000 FCFA et les 50% de la bourse cette année. Selon lui, le chef de l'État a annoncé ces mesures « sans pourtant donner la date d'application parce que le budget 2012 qui vient d'être adopté ne fait pas mention de cela ».
« Malgré ces annonces, la vie de la population est exposée, entre autres, aux maladies à cause du manque de soins alimentaires, à l'ignorance faute d'écoles et de formation, au chômage faute d'emplois, aux attaques bactériologiques et épidémiologiques faute d'eau potable, d'électricité ainsi que de conditions hygiéniques élémentaires », a-t-il soutenu.

Sur le plan politique, le président du RJP a indiqué que le chef de l'État avait fait allusion aux élections transparentes sans dire un seul mot sur le dialogue politique d'Ewo qu'il qualifie de « supercherie et de complot permanent contre les dirigeants de l'opposition démocratique ».

S'agissant de la concertation politique qui s'est tenue du 15 au 17 décembre à Ewo, dans la Cuvette-Ouest, Paul-Marie Mpouelé a relevé que le Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC) qui réclamait cette rencontre depuis plusieurs années, ne s'attendait pas à une communication du ministre de l'Intérieur et de la décentralisation. « Pour nous le dialogue n'aura véritablement de sens que lorsque cela se passera entre deux interlocuteurs qui sont d'accord pour discuter sur un sujet donné », a-t-il critiqué, s'appuyant sur la mise en place d'une commission préparatoire du dialogue, permettant d'évaluer un certain nombre de points à discuter et de réfléchir sur le lieu de la concertation ainsi que sur le quota des participants.

Quant à certains de leurs camarades qui parlent d'une avancée significative réalisée à Ewo, surtout concernant le remplacement des préfets, sous-préfets et administrateurs maires, par d'autres fonctionnaires, l'orateur a souligné qu'il était encore judicieux de garder les premiers qui sont nommés par décret présidentiel au lieu des simples agents qui seront nommés par arrêté.
 
« Le nœud du problème est la maîtrise du corps électoral, chose impossible depuis 2002. Le gouvernement avait besoin de réunir quelques leaders de l'opposition pour avaliser la supercherie, le passage en force. Et, nous nous sommes dit que c'était un piège. Chaque fois que nous avons tenté de maîtriser le corps électoral, cela n'avait pas été bien fait », a-t-il martelé, ajoutant que certains participants regretteront le fait d'être tombés dans le piège du gouvernement.
 
Interrogé sur le sort réservé aux membres du FPOC ayant effectué le déplacement d'Ewo, le conférencier a déclaré que s'il y avait un débat à faire cela ne pourrait avoir lieu qu'à l'intérieur de leur plate-forme politique. Pour leur éventuel départ, Paul-Marie Mpouelé a souligné qu'ils étaient libres de quitter le front s'ils constataient que les principes qui étaient les leurs ne coïncident plus avec la vision actuelle du groupement.

                                      Par Jrang An@go.

mercredi 4 janvier 2012

Gendarmerie nationale : sortie de la dixième promotion de gendarmes

Photo 1 : Les nouveaux gendarmes au moment du baptême de la promotion.   Photo2 : Le Comgend portant le grade de maréchal des logis à la major de promotion.  Photo 3 : La parade.


La cérémonie placée sous le commandement du général de division Gilbert Mokoki, commandant de la gendarmerie nationale (Comgend), s'est déroulée le 3 janvier dans l'enceinte de l'École de la gendarmerie nationale

Entrés à l'École de la gendarmerie nationale (EGN) le 18 octobre 2010, les 352 élèves gendarmes, dont 279 hommes et 73 filles, constituent la dixième promotion. Ils ont suivi toutes les étapes programmées dans le déroulement de leur formation - théorique, pratique (au centre de formation de Kouala-Kouala), professionnelle - ainsi qu'un stage d'immersion dans les différentes unités de la gendarmerie nationale.

Au terme de leur formation de 12 mois, 7 élèves sur les 352 présentés ont obtenu une moyenne supérieure ou égale 16/20 ; 82 ont obtenu une moyenne comprise entre 15 et 15,99/20 ; 152 ont obtenu une moyenne comprise entre 14 et 14,99/20 ; 86 ont obtenu une moyenne comprise entre 13 et 13,99/20 ; et 25 ont obtenu une moyenne comprise entre 12 et 12,99. La moyenne de la promotion s'établit 14,37/20. L'élève gendarme Fonsia Apoclarine Tchibinda Makaya a été déclarée major de la promotion avec une moyenne de 16,36/20. Elle a reçu, tout comme les neuf autres venant après elle, les félicitations écrites du Comgend.
La dixième promotion, qui assurait la garde de l'étendard de l'école, symbole de son credo « toujours s'instruire », a cédé le témoin à une nouvelle promotion. Ensuite, le Comgend l'a baptisée du nom du maréchal des logis Mesmin-Blaise-Loumbouzi.


« Au terme de cette formation militaire, les élèves ont été présentés au drapeau national et ont, à cette occasion, prêté serment pour traduire par ce geste hautement symbolique leur engagement à consacrer le reste de leur vie au service de la Nation, car c'est le devoir du soldat de la loi, parce que le soldat meurt pour le métier qu'il s'est choisi », a déclaré le colonel Ngombet, commandant de l'EGN.

Dans son mot de circonstance, le commandant de la gendarmerie nationale, le général de division Gilbert Mokoki, a souligné que cette promotion était la troisième à suivre la nouvelle politique de formation du personnel redéfinissant les bases de recrutement (baccalauréat) et le dispositif de sélection, ainsi que le profil du gendarme, qui se doit d'être bon citoyen, bon militaire et bon professionnel de police.

Félicitant le commandant de l'école ainsi que le personnel d'encadrement pour le travail accompli, le Comgend a prodigué ses recommandations aux jeunes gendarmes : « Vous avez choisi de servir la patrie sous le drapeau, précisément sous la bannière de la gendarmerie. Sur ce drapeau, que vous porterez et protégerez désormais, il est écrit en lettres d'or notre devise, votre devise : Honneur-Loi-Patrie. Soyez-en dignes, soyez des hommes d'honneur, des soldats de la loi et des Congolais prêts à mourir pour la patrie », a-t-il rappelé.


La première promotion de l'école date de 1991, année de la restauration de la gendarmerie nationale.

Notons enfin que la cérémonie de fin de formation de la dixième promotion a commencé par le dévoilement du monument du 50e anniversaire des Forces armées congolaises et de la gendarmerie nationale par le général de division Gilbert Mokoki. Elle s'est achevée par une parade militaire des nouveaux gendarmes.

                                   Par Jrang An@go.

mardi 3 janvier 2012

Croissance économique : des effets encore peu profitables à la majorité de la population

Photo 1 : La route nationale n°1 sur le tronçon Dolisie/Pointe-Noire.      Photo 2 : Le barrage  hydroélectrique d'Imboulou.


La République du Congo affiche le taux de croissance le plus élevé de la sous-région d'Afrique centrale. Il est estimé à 6,3% contre une prévision moyenne de 5% en 2011 pour les pays d'Afrique subsaharienne

Cette performance, qui s'explique par le désendettement du pays aujourd'hui en situation de surliquidité, serait, selon les institutions de Bretton Woods, peu profitable au plus grand nombre des Congolais alors que les initiatives pour une meilleure redistribution des revenus se multiplient.

« Malgré de bonnes perspectives économiques, celles-ci ne profitent pas, dans la plupart des cas, à la majorité de la population », a fait observer le représentant du Fonds monétaire international (FMI) au Congo, Oscar Melhado, lors de la présentation du rapport de son institution sur les perspectives économiques de l'Afrique subsaharienne. Aussi a-t-il invité les autorités du pays à étudier des mécanismes permettant de maintenir ces perspectives à moyen terme.

Plusieurs défis structurels restent encore à relever pour faire bénéficier la population congolaise des effets induits par cette croissance et lui garantir un mieux-être. Le pays, qui espère devenir à l'horizon 2025 un pays émergent, dispose de nombreux atouts pour y parvenir. Parmi ces défis, on note l'augmentation de la croissance potentielle, la création d'emplois par l'amélioration du climat des affaires et la lutte contre le chômage et la pauvreté. 

En effet, malgré la reprise économique, le taux de chômage ne semble pas reculer et se situe à 34,2% selon les dernières données fournies par l'Office national de l'emploi et de la main-d'œuvre (Onemo). « La hausse du chômage est causée par plusieurs facteurs au nombre desquels une activité limitée du secteur privé, une économie peu diversifiée (dépendant essentiellement du pétrole), une disparité entre les compétences exigées par les employeurs et celles présentées par les demandeurs d'emploi et un environnement réglementaire et institutionnel défavorable », a souligné la représentation de la Banque mondiale au Congo.

En dépit d'une décélération de l'inflation qui continue d'être contenue dans la limite communautaire maximale à 3% et à 0,2% au Congo, expliquait le ministre des Finances lors du dernier comité monétaire national, la cherté de la vie inquiète les populations aux revenus faibles et moyens : augmentation des prix dans divers secteurs, notamment l'habitat, l'alimentation, la santé.
 
« La variation des prix des denrées alimentaires sur le marché s'explique par le fait que le Congo ne produit pas assez et reste soumis à la loi de l'offre et de la demande », a déclaré le directeur départemental de la Répression des fraudes au ministère du Commerce, Basile Obongui. Les pouvoirs publics peinent encore à stabiliser les prix des denrées, malgré les mesures annoncées, parmi lesquelles la distribution des balances et l'affichage des mercuriales dans les marchés en vue d'uniformiser les prix. Dans les grands centres urbains, par exemple, le prix des logements modernes de deux pièces est passé de 35 000 FCFA en 2009 à près de 60 000 FCFA aujourd'hui, en raison du coût des matières premières (ciment, planches, fer, etc.). 

Au plan de l'alimentation, les projets agricoles mis en place par le gouvernement sont encore loin de produire leurs effets sur le marché. Ainsi, le sac de foufou (farine de manioc) vendu jadis à 18 000 FCFA coûte actuellement 40 000 FCFA. La production locale de viande satisfait à peine 25% des besoins alimentaires dans un pays qui compte 70 000 têtes de bovins et 180 000 d'ovins et caprins. Malgré une production de 8 000 œufs par jour au village agricole de Nkouo, le prix de l'œuf n'a pu, comme prévu, baisser et demeure à 125 FCFA contre 50 FCFA au Cameroun, par exemple.
 
Dans le même registre, l'eau et l'électricité fournies par les sociétés nationales (SNE et SNDE) coûtent cher, alors que la qualité et la régularité laissent à désirer.

Les mesures pour une meilleure redistribution des richesses

Afin de corriger cette situation et de favoriser une meilleure redistribution des richesses, le gouvernement a pris une série de mesures visant à lutter contre la pauvreté et à renforcer le pouvoir d'achat des ménages.
La gratuité des droits scolaires et des soins de santé liés à la césarienne, au paludisme des femmes enceintes et des enfants âgés de zéro à quinze ans fait partie de ce train de mesures. Dans ce secteur, un ambitieux programme sera mis en place en 2012 que le gouvernement a déclaré Année de la santé. Il prévoit la réalisation d'infrastructures, la formation du personnel et l'implication des Congolais de la diaspora exerçant dans le secteur de la santé.
 
Parmi les mesures que la population a saluées comme positives, la suppression de certains frais relatifs à la délivrance des documents administratifs attend son application dans les faits. En matière d'emplois dont la fonction publique demeure le principal pourvoyeur, la configuration macroéconomique nationale a permis au gouvernement de prévoir, en 2012, un effort d'investissement supérieur à celui de 2011 d'environ 40%, soit 1 400 milliards FCFA contre 1 010 milliards en 2011 pour lutter contre le chômage.

Dans le cadre de l'exécution des engagements sociaux, le gouvernement a fait adopter par le Parlement la loi-cadre sur la sécurité sociale qui a vocation à étendre la couverture sociale à la majorité de la population.
Pays pétrolier, le Congo veut mettre un accent particulier sur la création de sociétés privées pour réduire le taux de chômage et diversifier son économie essentiellement fondée sur l'or noir qui contribue pour 85% au budget de l'État et à près de 90% des exportations. Pour ce faire, il est crucial que les initiatives menées par les autorités gouvernementales pour améliorer le climat des affaires se poursuivent, dans le cadre du programme de réformes visant à développer les infrastructures de base et à améliorer les systèmes douanier.
De même, il sera nécessaire d'harmoniser les positions des multiples ministères, donateurs et consultants impliqués afin de maintenir l'élan imprimé au programme des réformes.
 

Les défis de la diversification de l'économie congolaise

« La diversification du tissu économique congolais est le plus sûr moyen de préserver le rythme relativement élevé de la croissance économique nationale, de lutter contre la pauvreté par la création de milliers d'emplois décents et de réduire la forte dépendance de notre économie au pétrole », rapportait le ministre de la Communication dans le compte rendu du conseil des ministres du 24 juin 2011.

Cette diversification assise sur différents piliers figure aujourd'hui parmi les priorités du gouvernement qui s'active à créer les conditions de l'industrialisation du Congo. Pour parvenir à cet objectif, le gouvernement veut orienter davantage de ressources à l'investissement en accordant une place de choix à la construction des infrastructures de base. C'est dans cette optique qu'ont été réalisées la route Obouya-Boudji-Okoyo-frontière du Gabon (au nord) et la Nationale n°1, dont le premier tronçon reliant Pointe-Noire à Dolisie (160 km) a été inauguré le 22 décembre par le président de la République. 

Ces infrastructures, auxquelles s'ajoutent les deux principaux aéroports (Brazzaville et Pointe-Noire), aideront à améliorer les conditions de circulation des personnes et des biens au niveau national et faciliteront l'intégration sous-régionale de l'Afrique centrale.

« La RN1 est un espoir de plus pour la population qui dispose désormais d'une infrastructure essentielle et indispensable de lutte contre la pauvreté. Chacun suivant ses capacités et ambitions sera libre d'investir ce couloir pour mener des activités en vue du mieux-être individuel et collectif », a déclaré le ministre de l'Équipement et des Travaux publics, Émile Ouosso, à l'inauguration du tronçon Pointe-Noire/Dolisie.

Volet aussi important pour la diversification de l'économie, la mise en service d'infrastructures énergétiques, notamment le barrage d'Imboulou et la centrale à gaz de Pointe-Noire, permettra d'accélérer le processus d'industrialisation déjà perceptible dans certains secteurs, dont celui des mines.

Le secteur minier, longtemps resté dans une phase d'exploration, pourrait amorcer en 2012 la phase d'exploitation grâce au déploiement du réseau électrique dans les départements ciblés pour le développement des activités industrielles. L'exploration du fer réalisée dans le massif du Chaillu (au sud-ouest) et la Haute-Sangha (dans l'extrême nord-ouest) a abouti à des projets tels que celui de Zanaga avec le groupement Xstracta et Mining Project Developpment et de Mayoko avec la société DMC Iron.
 
À côté du secteur des mines, l'agriculture et les télécommunications sont également des maillons essentiels du processus de diversification et de développement économique du Congo.

S'agissant du premier, le gouvernement, en lançant en 2009 le processus de mécanisation de l'agriculture, se montre préoccupé de faire jouer à ce secteur un rôle de premier plan pour accroître les ressources hors pétrole tout en améliorant quantitativement et qualitativement la production agropastorale.

Quant aux télécommunications où la variété des opérateurs constitue déjà un atout au plan financier, la connexion attendue du pays au câble sous-marin devrait permettre le doublement des performances.
 
Par ailleurs, s'impose également la nécessité d'accorder un intérêt particulier au secteur des petites et moyennes entreprises qui souffre d'un manque d'appui pour son éclosion.

                                              Par Jrang An@go.

Salon du livre de Paris : le stand du Bassin du Congo, un lieu d'exception

Photo : Le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo au Salon du livre de Paris.


Au Salon du livre de Paris, le prestigieux stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo, dont l'idée est née il y a deux ans, s'impose peu à peu comme le rendez-vous incontournable des littératures africaines

Si la vocation du stand est d'abord de valoriser les écritures contemporaines du Bassin du Congo en mettant particulièrement l'accent sur les auteurs et les éditeurs congolais, l'intérêt évident manifesté par les écrivains africains originaires d'autres régions a fait de ce stand une vitrine exceptionnelle de la littérature de tout le continent. Une façon pour les organisateurs de poursuivre les actions menées à Brazzaville et à Paris au sein de leurs librairies.

Depuis la création du plus grand rendez-vous littéraire de France, il y a bientôt trente-deux ans, de nombreuses initiatives éphémères se sont multipliées pour valoriser les œuvres d'auteurs africains. Des petites maisons d'édition africaines ont parfois été représentées sans rencontrer d'écho particulier. Faute de mieux, les écrivains et les éditeurs africains se donnaient rendez-vous à la Librairie du Sud, un stand organisé par Cultures Sud pour valoriser les littératures du Sud.

Jusqu'en 2009, le stand de Radio France internationale donnait la parole aux écrivains et universitaires du continent à travers un programme spécialement dédié à l'événement. À cette époque, les auteurs africains erraient dans les allées du Salon du livre, passant sans cesse d'un stand à l'autre, tandis que les auteurs publiés par les grandes maisons d'édition françaises étaient accueillis sur le stand de leur éditeur. C'est le cas du Congolais Alain Mabanckou, édité par Le Seuil avant de l'être chez Gallimard.
Le début d'une ère nouvelle...

L'installation en mars 2010, puis en 2011, du stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo au Salon du livre, avec son décor vert et blanc et une ouverture sur trois allées, offrait aux écrivains africains un repère dans cette grande foire internationale du livre. L'écrivain togolais Théo Ananissoh affirmait : « Je ne pense pas avoir été le seul à m'y sentir à l'aise. Patrice Nganang, Jean Divassa-Niama, Florent Couao-Zotti et bien d'autres auteurs africains m'ont semblé avoir pris autant de plaisir que moi à se trouver dans cet endroit qui associait beauté et efficacité. »

Une remarque d'autant plus juste que ce stand est désormais le lieu où les écrivains africains se donnent rendez-vous entre eux et avec leurs éditeurs, avec ce sentiment agréable de se sentir chez eux. Finie l'errance des années précédentes ! Les organisateurs ont le mérite, grâce à leur ingéniosité, de surprendre les visiteurs par la conception de l'espace et par la présentation de livres de qualité qui font du stand un espace privilégié.

L'un des atouts du stand réside notamment dans la qualité de ses invités. Jack Lang, Hervé Bourges, Constant Némalé, Yvan Amar, Bernard Cerquiglini, Jean-Noël Schifano et de nombreux officiels congolais ont honoré l'événement de leur présence. Ajoutons à cela la qualité des tables rondes auxquelles ont participé de prestigieuses personnalités littéraires comme Nimrod, Wilfried Nsondé, Calixthe Beyala, Henri Lopes, Gaston Kelman, Mambou Aimée Gnali, Abd Al Malik, Boniface Mongo Mboussa, Jean Bofane et tant d'autres.

Le succès de cet événement a amené les organisateurs à renouveler l'expérience en 2012, confirmant ainsi ce que nous écrivions dans les colonnes de notre journal : la présence du stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo était « une étape dans le long processus qui nous conduits, nous Africains du centre de l'Afrique, à affirmer notre présence sur la scène internationale par la capacité de nos écrivains, de nos artistes, de nos penseurs, de nos chercheurs à épouser leur temps, à en traduire l'évolution, à imposer leur talent bien au-delà de la sphère géographique où ils se meuvent ».
Désormais, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo est un événement attendu du Salon du livre de Paris. L'affluence croissante des visiteurs venus acheter les livres ou écouter les débats en est la preuve. Le stand est le lieu de discussions intelligentes et de rencontres exceptionnelles. Le lieu où s'exprime la richesse des littératures francophones. C'est ici que les acteurs de l'édition africaine débattent de l'avenir du secteur, que le patrimoine historique et culturel du Bassin du Congo est revisité grâce au talent de conteurs talentueux. C'est aussi sur ce même stand que les écrivains, nés dans les années 1960 se retrouvent avec leurs aînés pour évoquer l'évolution de la littérature et échanger avec le public à propos de leurs romans.
 
L'aventure se poursuit. Le prochain rendez-vous est pris à la porte de Versailles du 16 au 19 mars 2012 !

                                           Par Jrang An@go.

Cyclisme : Maurice Nguesso offre des vélos de course à Patronage Sainte Anne

Photo 1 : Les différentes coupes remportées en 2011.   Photo 2 : Maurice Nguesso remettant un échantillon du don à un coureur cycliste. 


Le président du conseil d'administration de l'association sportive et multidisciplinaire Patronage Sainte Anne, Maurice Nguesso, a remis le 31 décembre à Brazzaville, un don de 4 vélos et une enveloppe de 2 millions FCFA à la section cycliste de son équipe

Ce don intervient suite à la brillante prestation de Patronage Sainte Anne lors de la saison sportive écoulée. En effet, la saison qui s'achève a été couronnée de gloire pour l'équipe que dirige Maurice Nguesso depuis plusieurs années. Elle a remporté plusieurs compétitions nationales avec 5 médailles.

L'équipe a été sacrée championne nationale par l'entremise de Jean-Pierre Wimana, gagnant une médaille de bronze lors de cette même compétition. Le même Wimana a également remporté de l'or au championnat communal de Brazzaville. À la course Grand prix Airtel, Patronage a également été victorieuse avec une médaille d'or et une autre de bronze.

« Les coureurs cyclistes de Patronage Sainte Anne nous ont satisfaits pendant la saison écoulée en remportant 5 coupes. Je ne peux que me réjouir et je souhaite qu'ils doublent d'efforts pour la nouvelle saison. Vous devez maintenant viser plus loin, notamment des compétitions continentales et internationales », a souhaité Maurice Nguesso.
 

Le président de la section cycliste de Patronage, Simon René Iloye Bokoko, qui a réceptionné le don, a promis d'en faire bon usage. Il entend également multiplier les efforts pour le rayonnement de l'équipe. « Nous voici à la fin d'une olympiade et une autre prendra bientôt naissance. Il est question que nous jetions un regard pour ausculter le passé et le présent, pour préparer l'avenir avec beaucoup plus d'assurance, de prudence et de garantie. Le bureau exécutif composé des acteurs disponibles et dévoués est animé par la crainte de l'échec et déterminé à la réussite en défendant les couleurs de notre association », a assuré Simon René Iloye Bokoko.

L'un des récipiendaires, le vice champion du Congo, Nikita Moungondo, s'est dit heureux du geste qui, selon lui, est un encouragement. « Le geste que le président Maurice Nguesso vient de faire ce matin à notre endroit nous réconforte. Pour la prochaine saison, je souhaite qu'elle soit encore meilleure pour nous. Je crois que nos dirigeants vont continuer à nous soutenir car nous voulons désormais participer à des compétitions internationales », a-t-il affirmé.

                                            Par Jrang An@go.

Réveillon d'armes 2011 : le chef de l'État dénonce les hommes en uniforme à la « main tendue »

Photo 1 : Le chef d'état-major général des FAC dresse le bilan de la force publique pour l'an 2011.
Photo 2 : Le général de division Charles Richard Mondjo remet un présent au chef de l'État.


Le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, a déploré le 31 décembre 2011 à Brazzaville, le comportement des agents de la force de l'ordre enclins aux pourboires sans réellement faire leur travail

Les rites et traditions au sein de la force publique ont été une fois de plus cristallisés ce 31 décembre 2011 à l'occasion du réveillon d'armes. L'occasion était toute indiquée pour le chef de l'État, chef suprême des armées, Denis Sassou N'Guesso, de donner des nouvelles orientations et directives devant servir de feuille de route pour l'action collective de la force publique pour cette année 2012 et de dénoncer les hommes en uniforme « à la main tendue ».

En effet, le chef suprême des armées, dans son adresse, s'est indigné du comportement des hommes en uniforme qui organisent des rackets et tendent des mains aux usagers : « Il doit être définitivement établi qu'il y a des actes qu'un officier digne de ce nom ne peut pas poser dans la société. Les militaires, les gendarmes, les policiers, dans leurs rapports avec le peuple, même dans leurs rapports internes, doivent s'interdire certains comportements parce que les lois et règlements s'imposent à eux. Il est inconcevable qu'un détachement de l'armée, de la gendarmerie ou de la police en mission, tende sur une voie publique, un bout de bambou, un bout de bois pour arrêter la circulation et organiser les rackets. Tout comme, il est inconcevable le fait pour un policier ou un gendarme à un carrefour, d'adresser un propos à un usager et de lui tendre la main. »
Le chef suprême des armées a tout de même reconnu les efforts importants qui ont été déployés au cours de ces dix dernières années, en dépit des périodes difficiles que le pays a connues. Ces efforts ont été ressentis au niveau de la réforme, de la réorganisation, de la construction d'infrastructures et de la mise en place d'équipements de formation à tous les niveaux.
 
« Mais il reste tout au long de ce processus, une question lancinante : celle de l'homme qui est au centre de tout ; l'homme dans sa formation professionnelle, dans son éthique, dans la morale. Parce qu'on ne peut pas acquérir tous les équipements, tout comme on ne peut pas mettre en place toutes les infrastructures, tant que l'on n'aura pas placé l'homme au centre de tout, surtout lorsqu'il s'agit de la force publique », a déclaré le président de la République. Il doit obéir à un ensemble de règles, de lois. Et la première règle est la discipline. « Car il n'existe pas d'armées indisciplinées qui remportent des victoires », a-t-il poursuivi. La discipline est la force principale des armées. Donc le respect des lois et des règlements. L'homme discipliné, formé, est celui qui atteint un niveau de professionnalisme élevé. Sans cette formation, il sera difficile d'atteindre des objectifs fixés.


Et d'ajouter : « Le militaire, à plus forte raison l'officier, doit d'abord avoir une certaine tenue, un certain maintien dans la caserne comme à l'extérieur. Ce sont toutes ces vertus, tous ces comportements, toute cette organisation qui distingue la force publique du reste des autres secteurs de l'appareil de l'État. Nous ne pouvons pas parler de modernisation et de montée en puissance de la force publique sans que les forces morales ne soient au centre. Je vous invite donc à prendre en compte cette dimension essentielle pour que la question de la discipline, de la morale, de l'éthique au sein de la force publique, soit au centre de notre action. Dès lors, nous pouvons être assurés d'aller toujours de l'avant et d'atteindre tous nos objectifs. Je sais que nous le pouvons, et les faits l'ont montré. Je peux donc vous faire confiance. »

Les objectifs fixés en 2011 ont été atteints

Auparavant, le chef d'état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de division Charles Richard Mondjo, a dressé au nom de toute la force publique, le bilan de l'année 2011 qui a été marqué par deux moments particuliers. Il s'agit de la célébration du cinquantenaire de la création des FAC et de la gendarmerie nationale, ainsi que de l'élaboration du projet de loi d'orientation et de programmation de la force publique. Ces deux moments ont servi de catalyseurs pour s'approprier et mettre en exécution les très hautes instructions dictées, le 31 décembre 2010. « En référence à ces instructions particulières nous pouvons affirmer que le niveau de réalisation des objectifs que nous nous sommes fixés à cet effet est satisfaisant, au regard des résultats obtenus lors des différentes conférences d'évaluation », a rappelé le général de division.
 
Le chef d'état-major général des FAC a rappelé que la sécurité des personnes et des biens était demeurée l'axe d'effort principal des composantes de la force publique. Le déroulement serein et sécurisé des festivités marquant le cinquante-et-unième anniversaire de l'indépendance de la République du Congo à Ewo dans le département de la Cuvette-Ouest, la poursuite des opérations en cours dans les départements de la Bouenza, de Brazzaville, des Plateaux, de la Cuvette, de la Likouala et du Pool, ponctué par une manœuvre école à Brazzaville et un exercice interarmées de fin d'année d'instruction dans le Pool, en sont une illustration.


S'agissant de la police, le général de division Charles Richard Mondjo a indiqué qu'après la publication des textes fixant les missions, l'organisation et le fonctionnement de la police nationale et les statuts de leurs personnels, il sied de dire que sa réforme a été engagée afin de redorer son image auprès de la population et améliorer l'exercice de la fonction administrative et financière au sein de cette institution. La formation des personnels, la réorganisation des unités spécialisées, la mise en place des modules psychologiques dans certains commissariats-pilotes de police et la poursuite des efforts d'acquisition et de réhabilitation des équipements et infrastructures, procèdent de cette dynamique.
 
Enfin, le chef d'état-major général des FAC a indiqué que l'action de la force publique en 2012 recherchera prioritairement à : consolider l'existant en personnels et matériels ; conduire des études et mettre en œuvre des actions nécessaires à une maîtrise des pré- requis d'une bonne gestion et programmation des politiques sectorielles retenues dans le projet de la loi de programmation ; respecter les engagements extérieurs dans le cadre de la sécurité collective et de la coopération militaire, avec particulièrement la contribution à la mise en place du centre régional de sécurité maritime pour l'Afrique centrale à Pointe-Noire et l'organisation au Congo de la prochaine manœuvre majeure de la Ceeac, Fomac 2014. Cette perspective 2012 s'inscrira dans un contexte international et national non linéaire.
 
Signalons par ailleurs qu'un bloc en cristal symbolisant le monument de la défense nationale a été remis au chef de l'État par le chef d'état-major général des FAC. 

                                            Par Jrang An@go.