dimanche 22 janvier 2012

Congo/Cameroun : réflexion sur la création d'une plate-forme de rapprochement des organisations des premières dames d'Afrique

Les membres de la Fondation Congo Assistance que dirige l'épouse du chef de l'État, Antoinette Sassou N'Guesso et ceux de Synergie Africaine, de la première dame du Cameroun, Chantal Biya, ont eu une séance de travail le 20 janvier à Brazzaville

Les deux délégations ont été conduites respectivement par Michel Mongo et Jean Stéphane Biatcha. Les travaux ont été dirigés par Blandine Lumandé, directrice de cabinet de l'épouse du chef de l'État.
 
« Votre venue témoigne de l'intérêt que porte Chantal Biya au message que sa sœur lui a transmis par la voie de la délégation congolaise qui vous a rendu visite en octobre 2011. Pour optimiser l'échange de succès de cette initiative, la première étape consistait à inviter Chantal Biya, présidente fondatrice de synergie africaine à une adhésion à ce projet », a indiqué Blandine Lumandé.
 
En effet, la première dame du Congo s'est engagée à initier un projet de rapprochement des organisations des premières dames d'Afrique pour une communion des énergies, dans le seul but de leur permettre de mieux répondre aux souffrances du peuple africain.
 
À la fin de la réunion, Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergie Africaine a déclaré : « Nous sommes venus pour travailler avec nos frères et sœurs de la Fondation Congo Assistance pour voir dans quelle mesure nous pouvions œuvrer à la concrétisation du projet de rapprochement. Nous sommes très déterminés à construire ce travail de réflexion avec toute la détermination et le soutien fort de Mme Biya. »

Signalons que la délégation camerounaise a également pris part à la journée de sensibilisation sur la Campagne pour l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (Carmma), avant d'être reçue par l'épouse du chef de l'État.

Synergie Africaine est une organisation non gouvernementale regroupant les premières dames d'Afrique et d'autres continents qui consentent à adhérer à ses statuts, les personnes physiques ou morales de bonne volonté et les scientifiques qui contribuent à la vie active de l'association, ainsi que les anciennes premières dames de tous les continents qui en font la demande. 

                                Par Jrang An@go.

Une exposition de photographies consacre les 70 ans de l'Agence française de développement

L'exposition photographique itinérante dénommée « Objectif Développement» a été inauguré le 18 janvier à Brazzaville, à l'Institut français du Congo devant l'ambassadeur de France au Congo et plusieurs invités

L'Agence française de développement (AFD) s'est associée à l'agence Magnum photos pour organiser une exposition photographique à l'occasion de son 70e anniversaire. Après avoir achevé sa tournée française sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, cette vitrine des principales réalisations de l'institution s'installe jusqu'au 28 janvier à Brazzaville.
 
L'exposition consiste en sept reportages photographiques réalisés par l'agence Magnum photos. Ces images offrent une nouvelle approche des enjeux Nord-Sud et mettent en relief les défis de l'aide au développement et les solutions que l'AFD apporte.

« Cette exposition constitue un moyen d'aller à la rencontre du plus grand nombre. Les enquêtes d'opinion montrent que l'aide publique au développement ne manque pas de soutien en France, mais que nos concitoyens ainsi que nos partenaires souhaitent en savoir plus sur les projets et leurs résultats concrets sur le terrain. Cette exposition, nous l'espérons, est l'une de nos réponses à cette attente », a indiqué Patrick Dal Bello, directeur de l'AFD au Congo.

Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement à travers les regards de sept photographes sur sept enjeux de développement. Réalisés en 2011, ces reportages couvrent les thèmes suivants : l'agriculture en Guinée (Jonas Bendiksen) ; le soutien à la croissance au Cambodge (John Vink), l'eau et l'assainissement dans les territoires palestiniens (Paolo Pellegrin) ; l'éducation au Burkina-Faso (Bruno Barbey) ; le développement urbain en Colombie (Thomas Dworzak) ; la santé mère-enfant en Mauritanie (Olivia Arthur) ; les enjeux du climat en Indonésie (Jean Gaumy).

À cette exposition, l'AFD a ajouté à Brazzaville une touche locale en présentant des photographies de quelques-uns des projets financés. On peut ainsi voir des clichés du programme d'investissements au port de Pointe-Noire, des Mutuelles congolaises d'Épargne et de crédit (Mucodec) et du programme d'appui à la gestion durable des forêts.

Depuis soixante-dix ans, l'AFD mobilise des moyens humains et financiers pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud. Elle agit aujourd'hui dans une soixantaine de pays du monde. Avec ses 7 milliards d'euros d'activité en 2011, l'Agence est devenue une banque universelle de développement qui met en œuvre la politique de développement définie par le gouvernement français.

Brazzaville, témoin de l'histoire de l'AFD

C'est à Londres, le 2 décembre 1941, que le général de Gaulle signa le décret créant la Caisse centrale de la France Libre qui deviendra en 1998 l'Agence française de développement.

En 1940, dans les territoires d'outre-mer ralliés à sa cause, tous en Afrique centrale, la France Libre dût en effet organiser son administration, notamment dans le domaine de la monnaie et des finances. C'est alors que naîtra la Caisse centrale de la France Libre qui jouera pour la France Libre, pendant la Seconde Guerre mondiale, le rôle de Trésor public et d'Institut d'émission monétaire, notamment pour contrôler la monnaie dans les territoires ralliés, alors que les territoires de l'Afrique de l'Ouest étaient passés sous le contrôle de régime de Vichy.

Le Congo joua un rôle important car, le 30 janvier 1944, le général de Gaulle ouvrira à Brazzaville une conférence qui se penchera sur le devenir des colonies françaises. À ce moment, la Caisse centrale de la France Libre deviendra la Caisse centrale de la France d'outre-mer. En 1958, elle devient la Caisse centrale de coopération économique, puis Caisse française de développement en 1992 et enfin Agence française de développement depuis 1998. 

                                  Par Jrang An@go. 

Interdiction d'utilisation des sachets : une mesure positivement accueillie par les Brazzavillois

Le décret présidentiel du 20 juillet interdisant l'utilisation des sacs, sachets et films en plastique en République du Congo est entré en vigueur le 20 janvier. Son application intervient après un délai de six mois accordé aux producteurs, importateurs, distributeurs, commerçants et utilisateurs de ces objets

Ainsi, pour jauger la teneur et le niveau d'application de cette loi, le député maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouelondélé, a parcouru dès le 20 janvier les artères et visité les dépôts de vente d'aliments des différents arrondissements de la ville.

Selon les autorités municipales, l'expertise a été jugée positive. L'application de cette mesure présidentielle sur le périmètre urbain de Brazzaville pourrait être estimée à 90%, malgré le constat de quelques contrevenants à cette loi notamment à Poto-poto, dans le 3e arrondissement, dont les marchandises en plastique ont été saisies par les services publics.
 
Présentant l'intérêt de cette disposition, le président du conseil départemental et municipal, Hugues Ngouelondélé, a précisé qu'elle visait à protéger l'environnement brazzavillois qui se dégradait. Car, non seulement ces sacs en plastique sont désastreux et salissent la ville, mais ils ont surtout une durée de vie de cent à quatre cents ans et ne sont pas biodégradables. De ce fait, ils détruisent les sols en les rendant imperméables et impropres à l'agriculture.

« Pour favoriser la mise œuvre effective de cette mesure, nous, les maires d'arrondissements, avons organisé plusieurs équipes de ramassage en faisant appel à la population. Cette opération qui commence aujourd'hui se poursuivra. Il s'agit d'inculquer cette éducation à la population », a déclaré le maire du 2e arrondissement, Bacongo.   

                                  Par Jrang An@go.

samedi 21 janvier 2012

Recherche scientifique : le ministre visite les sites retenus pour la construction de plusieurs infrastructures

Le ministre de la Recherche scientifique, Bruno Jean Richard Itoua, accompagné d'une forte délégation de cadres de son administration, s'est rendu, le 19 janvier, sur les sites des deux centres de recherche de la capitale

Il a notamment visité le lieu où sera réalisé le laboratoire de fabrication de l'artémoquine, deux bâtiments qui abriteront les techniciens vietnamiens et le centre de recherche vétérinaire et zootechnique de Brazzaville.
Le ministre tenait à constater les conditions d'installation et d'équipement des centres de recherche à un moment où des réformes vont être mises en œuvre au ministère.

« Il me semble important de voir par moi-même dans quel état se trouvent les installations qui sont désormais sous ma responsabilité [...]. La première urgence est le laboratoire qui permettra de produire les médicaments antipaludiques, qui sera installé sur le site de la cité scientifique, ancienne cité de l'Orstom », a expliqué Bruno Jean Richard Itoua, qui souhaitait vérifier que toutes les dispositions avaient été prises pour le démarrage des travaux, la réception des premiers conteneurs et l'accueil des techniciens.

L'implantation du laboratoire comprend deux volets, l'un industriel et l'autre purement lié à la recherche. Sur ce site seront produits des antibiotiques, des médicaments contre la fièvre, etc., les antipaludiques étant la production phare. La plante utilisée pour leur fabrication vient de Chine et du Vietnam. Plusieurs sites ont été identifiés pour sa culture : Boko, dans le département du Pool ; Kombé, dans la périphérie sud de Brazzaville ; Odziba, dans la périphérie nord ; éventuellement Sibiti, dans le département de la Lékoumou, dans l'avenir. Une étude comparative sera menée pour, à terme, pratiquer une culture intensive de la plante dans les meilleures conditions.

Le projet devrait voir le jour cette année. Après la phase d'implantation du laboratoire, il est prévu de construire d'autres unités, qui serviront à l'extraction de la substance active de la plante et à sa transformation pour la fabrication du médicament.

La délégation a également visité le site qui abritera, après réhabilitation, le Centre national de documentation scientifique et technologique, actuellement situé place de la République, ainsi que le centre de recherche vétérinaire et zootechnique.

La tournée s'est terminée par la visite du futur siège de la délégation générale de la Recherche scientifique, où les travaux ont été en grande partie réalisés.

Concluant la journée, Bruno Jean Richard Itoua a déclaré : « Je suis venu dans une double attitude d'écoute, mais aussi d'initiative. Beaucoup de choses ont été faites avant mon arrivée. Je souhaite tout à la fois les consolider, les amplifier, voire procéder à des reconfigurations ou des remodelages si nécessaire pour accélérer les réalisations. » 

                                    Jrang An@go.

vendredi 20 janvier 2012

Municipalisation accélérée : un système d'adduction d'eau prochainement à Kinkala

les districts du département du Pool, à la faveur de la municipalisation accélérée, bénéficieront progressivement d'un système d'adduction d'eau potable, fiable et moderne. La ville de Kinkala sera la première de la chaîne


Six entreprises ont soumissionné pour l'installation de nouveaux équipements de production et de distribution d'eau pour le chef-lieu du Pool. Les offres ont été dépouillées le 18 janvier, au siège de la délégation générale des Grands Travaux.

Selon l'assistant du délégué général aux Grands travaux, Placide Moudoudou, cette dotation donnera davantage de chances aux habitants de la localité d'atteindre certains Objectifs du millénaire pour le développement. « L'eau est le levier du développement », a-t-il déclaré.

Les installations seront financées par l'État. Il comprend la construction et l'équipement d'une usine de traitement d'eau potable de 20m³/heure et des ouvrages connexes ainsi que la réalisation du réseau de distribution et d'un château d'eau de 100m³.

La raison sociale des sociétés, le montant de l'offre, la durée d'exécution des travaux, etc. ont été rendus publics à l'ouverture des offres. Le choix de l'adjudicataire sera connu après examen des dossiers par la sous-commission d'évaluation.

Par ailleurs, il a été rappelé aux soumissionnaires de respecter les règles : les copies doivent être conformes, et le cadre du devis respecté. « Le choix est fait en fonction de plusieurs paramètres, mais certains soumissionnaires basent leurs protestations uniquement sur les montants », a-t-il été souligné. 

Par Jrang An@go.

Affaires foncières : le ministre Pierre Mabiala explique la nouvelle réglementation aux populations du Pool

La valorisation des domaines terriens familiaux doit se faire auprès des agents de l'État par la constatation des droits coutumiers fonciers, a indiqué le 18 janvier, à Kinkala, le ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, suite à une descente effectuée dans la localité

« Les terres vous appartiennent, mais leur gestion doit être normative, c'est-à-dire en respectant les textes et règlements des lois. Avant de vendre, il convient de prévenir les services appropriés. Il faut faire constater les droits avant d'exiger de l'État le versement d'une quelconque somme. Nous ne sommes pas venus arracher de force vos terres, mais plutôt vous donner l'assurance et les moyens d'acquérir des garanties de gestion », a précisé le ministre.
 
Cette démarche, a expliqué le ministre, affermit le suivi et la gestion des 342 000 km2 de la superficie du Congo et permet d'éviter de nombreux problèmes liés au lotissement dans les communautés urbaines : ventes illégales, occupation anarchique des terres, superposition des titres fonciers des usagers.

Dans la sous-préfecture de Kibouéndé, par exemple, une famille a failli faire obstacle à la construction de l'Hôtel de ville par l'État alors que le projet était inscrit dans le cadre de la municipalisation du département du Pool. En revanche, à Kinkala, préfecture du département du Pool, des familles ont volontiers cédé des terres pour la réalisation de certains projets d'intérêt commun.

L'État fait preuve d'une certaine largesse quant à la gestion du sol, puisque les propriétaires fonciers et terriens ne paient pas encore d'impôt foncier. Le ministre Pierre Mabiala a donc encouragé ces derniers à « réserver 10% de leur terre à l'État pour la réalisation de projets d'intérêt communautaire (construction d'une école, d'un hôpital, d'un centre commercial). Si la superficie de la terre d'une famille ou d'un particulier venait à dépasser 100 hectares, la constitution du dossier doit être suivie par le ministère de tutelle ».
Il a rappelé que les réclamations antérieures à 1983, date de la première loi foncière, n'étaient plus recevables. À l'exception du titre foncier, le permis d'occuper ne suffit pas à lui seul pour qu'une famille ou un particulier accapare une terre.

L'administrateur de la communauté urbaine de Kinkala, Anne Marie Malonga, a invité les populations au patriotisme et au civisme. « Malgré les humeurs ou autres problèmes personnels, évitez les menaces physiques, verbales et téléphoniques à l'égard des agents fonciers », a-t-elle demandé.

Le préfet du Pool, Jean-Michel Sangha, a appelé les cadres de Kinkala à œuvrer pour la concrétisation des projets communautaires décidés dans le cadre de la municipalisation du département. « Au lieu de critiquer de loin, les fils et filles de ce département habitant Brazzaville et autres villes du monde doivent venir voir sur place comment les projets évoluent et faire des propositions car où qu'ils se trouvent, ils doivent contribuer au développement de l'État et de leur contrée », a-t-il souligné.
 
Rappelons qu'au niveau des départements, les commissions ad hoc de constatation des droits fonciers sont gérées par les cadres du ministère des Affaires foncières et les représentants des communautés urbaines. 

                                Par Jrang An@go. 

jeudi 19 janvier 2012

Le chef de l'État reçoit le Comité national du dialogue social

Outre l'occasion d'échanger les civilités d'usage pour la nouvelle année, l'audience accordée par le président de la République aux membres du Comité national du dialogue social* le 17 janvier, au Palais du peuple, a donné lieu à de nouveaux engagements par les partenaires sociaux et au renouvellement des siens par le chef de l'État. 

Pour le ministre d'État Florent Tsiba, président du comité et le premier à prendre la parole, l'organe qu'il dirige a, au cours de l'année écoulée, privilégié la concertation permanente avec les différents partenaires, ce qui a permis, a-t-il souligné, de prolonger la trêve sociale et de préserver le climat de quiétude sur les lieux de travail. Il s'est engagé, au nom du comité, à poursuivre sur la même voie cette année.

Florent Tsiba a par ailleurs salué les décisions « salutaires » prises par le gouvernement en faveur du monde du travail et de la population : une allusion aux mesures de gratuité dans plusieurs secteurs et aux annonces contenues dans le message de vœux du président de la République à l'occasion de la nouvelle année 2012. Celles-ci portent, entre autres, sur l'augmentation de 10% du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), le paiement des arriérés des pensions et le relèvement de la bourse des étudiants. À ce titre, a déclaré le ministre, la récente grève dans l'école publique, accompagnée d'actes de violence contre les élèves, a été un mauvais exemple. Il a appelé les responsables syndicaux à l'origine de mouvement - déclenché, a-t-il précisé, alors que les négociations entre partenaires n'étaient pas rompues - de revenir à de meilleurs sentiments.

À son tour, le président de la République a noté que le travail accompli par le comité avait permis au Congo d'avancer : « Grâce à votre sens des responsabilités et du devoir, nous avons traversé une période difficile dans une certaine cohésion sociale ; nous avons remis notre pays sur les rails, et aujourd'hui, le Congo a retrouvé la voie de la croissance et du développement », a-t-il déclaré.

Denis Sassou N'Guesso a fait un rappel des événements du début de la décennie 1990, qui virent, a-t-il expliqué, les syndicats absorbés par le discours politique pour servir non pas la défense des intérêts des travailleurs, mais formuler des promesses qui ne pouvaient être tenues. Ces derniers se mirent alors à « détruire leur propre outil de travail, notamment l'ensemble du secteur économique d'État, oubliant que même à cette époque, les travailleurs et l'État étaient dans une sorte de contrat. Nous étions dans un système de trilogie qui prônait la codétermination, la cogestion et la coresponsabilité », a-t-il commenté. Depuis la faillite du secteur économique public, l'État est resté seul à répondre quand bien même les travailleurs avaient, eux aussi, leur part de responsabilité dans cet échec, a indiqué le président de la République.

Revenant à plusieurs reprises sur la volonté qui doit incomber à tous d'obtenir la paix sociale par le dialogue, le président Denis Sassou N'Guesso a salué les résultats de la concertation politique tenue la fin de l'année dernière à Ewo. « Sur le plan social comme sur le plan politique, il nous faut dialoguer, toujours dialoguer », a-t-il répété, avant d'évoquer la grève des enseignants, estimant que les syndicats ayant appelé à la grève alors qu'il n'y avait du côté des autres partenaires, en particulier le gouvernement, aucune démarche contraire à la poursuite de la concertation, étaient « dans l'erreur ».

« La liberté syndicale ne signifie pas qu'il faut empêcher les autres travailleurs qui ne font pas affiliés au syndicat en grève d'aller au travail », a ajouté le président de la République.

Au passage, le chef de l'État s'en est pris aux lourdeurs bureaucratiques des procédures dans les administrations publiques, qui sont autant de mécanismes de corruption, considérant que les mesures de gratuité annoncées en faveur de la population et des travailleurs en souffriraient tant que ce poids n'était pas dénoncé. « On dit qu'il y a impunité : comment sanctionner quelqu'un soupçonné d'avoir commis des fautes, mais qui n'est pas dénoncé ? », s'est interrogé le président de la République, qui a déclaré dans le même temps que les décisions sur les gratuités avaient été mûrement réfléchies, prises par lui en toute responsabilité, et qu'elles seraient appliquées à la lettre.

Le chef de l'État a achevé son entretien avec les membres du Comité national du dialogue social par une invite solennelle à perpétuer le contact permanent avec tous les partenaires. Pour Denis Sassou N'Guesso, « la sagesse africaine du dialogue de tous les instants est une valeur démocratique respectable que l'on devait partager avec les autres peuples du monde. » 

*Crée en décembre 2010 pour prolonger la trêve sociale en cours depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997, le Comité national du dialogue social est une instance de concertation entre les partenaires sociaux et le gouvernement.

                         Par Jrang An@go.