vendredi 6 avril 2012

Énergie : Brazzaville abrite une rencontre sur le développement des hydrocarbures

Les conclusions de cette conférence serviront, entre autres, de base de travail à la 13e Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui se tiendra du 21 au 26 avril à Doha, au Qatar
Le ministre des Hydrocarbures, André Raphaël Loemba, a invité le 4 avril les experts venus de plusieurs pays africains, en vue de vulgariser les bonnes pratiques et de tirer avantage des échanges d'expériences entre participants, en matière de gestion des secteurs clés (les mines et les hydrocarbures). Cette réunion vise à améliorer les perspectives de leur croissance. La 15e conférence internationale pour le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique, qui a pour thème « la création et l'invention de la valeur dans les industries extractives », prendra fin le 6 avril.

En effet, l'Afrique regorge de ressources minières (mine solide et liquide). Or, il ressort des débats, la nécessité de valoriser les richesses africaines, pas uniquement en exportant la matière brute mais aussi en transformant ces richesses sur place. Cette manière de faire augmentera la capacité d'emplois au niveau des jeunes (moins de 30 ans) représentant 70% de la population. Il est également question de penser à leur formation.

S'attardant sur des données techniques, le coordonnateur de la plateforme d'échange d'informations sur les ressources naturelles, Kabine Komara, a évoqué l'importance d'une mise en place d'un système d'échange de recensement, de revitalisation et de gestion de données. « Les 10 premières compagnies minières mondiales ont fait en 2010 des profits de 7,8 milliards de dollars contre 3 milliards en 2005 », a-t-il souligné. À la suite de ce constat, il a attiré l'attention des pays africains sur les opportunités qu'offrent les industries extractives. Celles-ci ont attiré en 2005, près de 66 milliards de dollars en Afrique, soit 25% des investissements du secteur des mines.

Pour cet ancien Premier ministre de la Guinée, le potentiel de croissance existe et les Africains devraient sauter sur l'occasion. Ainsi, a-t-il proposé la mise en place d'un système fiscal juridique rassurant les investisseurs et encourageant l'investissement local et la maîtrise de la technologie.

C'est pourquoi, il a suggéré la mise en place de mécanismes financiers africains pour accompagner la valorisation des ressources minérales et contribuer à la paupérisation du continent, entre autres. « Tant que nous ne connaissons pas nous-mêmes les ressources minières dont nous disposons, nous ne serons pas prêts pour le développement. C'est pourquoi nous devons lancer avec la Cnuced, l'initiative d'une plateforme d'inventaire de ressources minérales et autres », a-t-il relevé.

Le secteur des Hydrocarbures au Congo
Le ministre congolais des Hydrocarbures a ajouté que ce secteur devait être un véritable levier pour la diversification de l'économie congolaise. Celui-ci, avec 85%, contribue de façon substantielle aux objectifs de croissance du pays.
Néanmoins, ce secteur nécessite à la fois de gros investissements et des technologies complexes, eu égard aux zones de plus en plus difficiles dans lesquelles les entreprises pétrolières devront exercer les activités d'exploration et de production de pétrole et de gaz au Congo.

Par ailleurs, bien que la plupart des champs pétroliers aient atteint une phase mature, des méthodes modernes de récupération assistée permettent de leur redonner une nouvelle vie, a-t-on appris. À ce propos, André Raphaël Loemba a rassuré l'auditoire en certifiant que toutes les dispositions étaient prises pour relancer l'exploration au Congo, avec notamment la réforme du cadre juridique et fiscal ainsi que le nouveau découpage du domaine minier congolais.

 « La part locale des activités liées aux hydrocarbures devra être de plus en plus croissante, eu égard aux infrastructures mises en place par le gouvernement congolais : routes, ports, centrales électriques, zones économiques spéciales, fibre optique », a-t-il insisté. 

Quant aux mines solides, le ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, a déclaré que le succès de ce secteur découlerait du développement des infrastructures adéquates de transport et d'évacuation des minerais. À cela, il faut signaler la nécessité de la formation de la main d'œuvre qualifiée et d'une expertise nationale en matière de mines et de géologie.

Notons que la cérémonie d'ouverture de la conférence a été patronnée par le ministre d'État, coordonnateur du pôle économique, Pierre Moussa, en présence notamment de plusieurs autres membres du gouvernement, des représentants du système des Nations unies, de diplomates et d'acteurs de l'industrie extractive.

                             Par Jrang An@go.

jeudi 5 avril 2012

Pointe-Noire : Jean-Marie Tassoua rencontre les opérateurs économiques locaux

Photo : Jean-Marie Tassoua entouré des autorités locales et face aux opérateurs économiques de Pointe-Noire.

Le président du Conseil économique et social du Congo, Jean-Marie Tassoua, a réuni le 3 avril les opérateurs économiques de la ville océane en prélude au séminaire international que le pays abritera du 2 au 3 mai prochain sur le thème : « Le développement durable et social, rôle d'un conseil économique »
Cette rencontre, organisée par le conseil économique et social en partenariat avec la chambre de commerce du Congo, a connu la participation de chefs d'entreprises, de représentants de la société civile, d'associations et ONG de protection de l'environnement, y compris les représentants des administrations publiques et privées de la ville.

Au cours de cet échange, Jean-Marie Tassoua a souligné l'intérêt de la participation des entreprises ponténégrines à cette conférence internationale, notamment sur les questions de l'environnement. Selon lui, la question de l'environnement est capitale parce qu'il s'agit de protéger la planète. « En prenant part à cette conférence, chaque entreprise devra apporter sa pierre à l'édifice pour la réalisation d'une économie verte prônée par le gouvernement de la République », a-t-il martelé.

Jean-Marie Tassoua a souligné le caractère sous-régional et international de cette conférence : elle réunira, en effet, les différents conseils économiques et sociaux des pays francophones africains, l'Organisation internationale de la Francophonie et le Programme des Nations unies pour le Développement. En s'appuyant sur les atouts économiques que présente le Congo - la forêt, l'eau, le port de Pointe-Noire et le pétrole -, il a invité les investisseurs étrangers à s'implanter davantage au Congo. « Le massif forestier congolais constitue un poumon économique que la nature a donné », a-t-il rappelé.

Il a également invité les opérateurs économiques de Pointe-Noire à faire valoir leurs droits au sein de l'institution qu'il préside.

Pour Didier Sylvestre Mavouezela, président de la chambre consulaire de Pointe-Noire, la responsabilité sociétale des entreprises représentées doit donc être considérée sous trois angles : économique, social et environnemental. « Les entreprises ont intérêt à avoir avec un œil particulier sur l'environnement dans lequel elles prospèrent », a-t-il déclaré. Après cette concertation, Jean-Marie Tassoua et la délégation qui l'accompagnait se sont rendus au port autonome de Pointe-Noire où ils ont visité les installations de la Société des lubrifiants de produits agricoles et chimiques (Solupac).

Notons que le Conseil économique et social a été institué par la Constitution du 20 janvier 2002 en son article 158. Il a tenu sa session inaugurale du 25 janvier au 4 février 2010.

                           Par  Jrang An@go.

Fécofoot : l'assemblée générale ordinaire reportée au 15 mai

Photo 1 : les membres de la Fécofoot lors de l'assemblée générale ordinaire avortée du 31 mars.  Photo 2 : Une vue des participants.

Le rendez-vous censé traiter des questions sensibles du football commence à prendre l'allure d'un feuilleton
Programmée le 10 mars, l'assemblée générale ordinaire - la première de l'actuel bureau exécutif - avait été remise au 31 mars en raison de la tragédie de Mpila. Alors que toutes les délégations étaient présentes au rendez-vous dans la salle de conférence du journal La Semaine africaine, les organisateurs ont brillé cette fois par leur mauvaise organisation, qui peut être considérée comme une faute administrative.


Les délégués ont refusé, en effet, d'entamer l'ordre du jour, car les documents de travail ne leur avaient pas été remis à temps. Certains déclaraient les avoir reçus la veille soir tandis que d'autres les obtenaient séance tenante.

Les statuts sont pourtant clairs à ce sujet : les personnes concernées doivent disposer des documents quinze jours avant l'assemblée générale
.
Le délai de quarante-cinq jours proposé par le président de la Fédération congolaise de football, Jean-Michel Mbono, a été retenu pour organiser la nouvelle réunion. Entre-temps, le comité exécutif a levé les sanctions prononcées par le comité intérimaire contre certains dirigeants. Ceux qui ont été élus lors des différentes assemblées électives départementales ont été réintégrés dans leurs postes.

                              Par Jrang An@go.

mardi 3 avril 2012

Éducation civique : lancement solennel de la levée des couleurs dans le département de Brazzaville

Photo 1 : La cérémonie de levée des couleurs par deux jeunes scouts.    Photo 2 : Les membres du cabinet et du secrétariat général de la Préfecture

La cérémonie, qui a eu lieu aux premières heures de ce lundi 2 avril, était placée sous les auspices d'Alphonse Boumandoki, conseiller économique et financier du préfet du département de Brazzaville
Après le lancement officiel de la reprise de la levée des couleurs au Congo, le 20 février dernier par le ministre de l'Éducation civique et de la Jeunesse, c'était en ce jour le tour à la préfecture de Brazzaville. En effet, en vue de faire appliquer les lois et règlements de la République tels que définis dans le décret présidentiel n°2009-404 du 13 octobre 2009 relatif aux attributions du ministre de l'Éducation civique et de la Jeunesse, la préfecture de Brazzaville a procédé solennellement à la levée du drapeau national, symbole de l'État, afin de promouvoir et de diffuser la culture de la citoyenneté et de la paix.

Les symboles de la République, loin d'être une simple vue de l'esprit, ou de simples images ou insignes ordinaires, moins encore une représentation abstraite relevant de la volonté délibérée des hommes, relèvent plutôt d'un souci de cristallisation de l'esprit de l'État souverain, du devoir de mémoire du peuple congolais et de la matérialisation de l'idéal de celui-ci. Ce sont des messages, des repères historiques, l'expression profonde de la liberté d'un peuple et de la République.


Ainsi exprimés, ces symboles représentent à la fois l'histoire du Congo, sa culture, son idéal de combat pour le développement et la reconstruction nationale. Les symboles de la République sont la cristallisation de l'histoire faite de lutte, de sacrifice et de guerre de libération. Ils sont en profondeur l'expression de l'idéal de liberté, de souveraineté, de fierté et de dignité nationale, de la citoyenneté active et de la conscience de responsabilité face aux valeurs qui doivent construire et fonder la société congolaise.

Les symboles de la République sont donc : le drapeau national, la devise, l'hymne, le sceau et les armoiries. Ils font l'objet des lois constitutionnelles, notamment : le drapeau, loi n°8 du 18 août 1959 ; la devise, loi n°9 du 3 novembre 1959 ; l'hymne national, loi n°9 du 21 novembre 1959 ; le sceau de la République, loi n°5-61 du 11 janvier 1961 ; enfin, les armoiries de la République, décret n°63-262 du 12 août 1963.

Après la levée des couleurs nationales par deux jeunes scouts, l'hymne national La Congolaise a été entamé par les personnels du cabinet et du secrétariat général de la préfecture de Brazzaville.

Dans son mot d'usage, Yvone Mampouya- Bazounga, directrice départementale de l'Éducation civique et de la Jeunesse, a déclaré : « Les symboles de la République nous montrent en réalité ce que nous sommes vus par les autres et quel cliché nous renvoyons de nous-mêmes au regard de notre patriotisme et de notre conscience citoyenne face aux valeurs qui fondent notre âme commune ; valeurs qui devraient nous rappeler en permanence d'où nous venons ? Où nous en sommes ? Où nous allons et comment y allons-nous ? Tous ces symboles ont force de loi et s'imposent donc à chacun de nous comme valeurs républicaines dignes de considération et à respecter selon les usages y afférents. Tant qu'ils témoignent du patriotisme, de l'unité, de la cohésion et de la responsabilité dont nous devons faire preuve pour construire notre pays. »

Pour Alphonse Boumandoki, cette opération se poursuivra désormais chaque premier lundi du mois à 07h30. Lors de la levée du drapeau et pendant l'exécution de l'hymne national, toute personne se trouvant aux alentours doit se tenir dans la position du « garde à vous ».

                            Par Jrang An@go.

Consommation : flambée des prix sur les marchés de Pointe-Noire

Photo : Un maraîcher d'Agri-Congo Pointe-Noire.

Les prix des produits maraîchers et des fruits connaissent ces derniers mois une augmentation sensible sur les marchés de la ville océane
Pour de nombreux maraîchers, plusieurs raisons seraient à l'origine de cette flambée des prix. Selon Bienvenu Dibakani, un maraîcher « Main verte » d'Agri-Congo, une structure maraîchère de l'État à Pointe-Noire, le manque de subventions, l'insuffisance d'outils oratoires, les prix élevés des engrais chimiques et des insecticides, le nombre insuffisant de maraîchers, leur travail rudimentaire et l'exigüité des terrains expliqueraient cette situation. « La dernière subvention reçue des maraîchers d'Agri-Congo Pointe-Noire est venue de l'Union européenne et celle-ci remonte à 2002 », a-t-il indiqué.

Pour Loemba Irène, une exploitante privée dans le 6e arrondissement Ngoyo, des voleurs emportent la production de certains maraîchers, réduisant alors considérablement les cultures et créant une rareté qui appelle à la surenchère des prix. « Nous souhaitons que la police nous aide à sécuriser nos cultures », a-t-elle déclaré. Elle a également soulevé la question foncière.

Tchibinda Gervais, directeur départemental de l'agriculture au Kouilou, estime quant à lui : « La surenchère des fruits et des légumes dans la ville obéît à la loi de l'offre et de la demande. Or Pointe-Noire regorge aujourd'hui d'une population importante et il n'y a pas assez de producteurs. »

L'ingénieur Mantinou Angèle Christine Janine, chef de service de la commercialisation et de l'animation rurale au Kouilou, pointe du doigt l'absence de banques agricoles pour subventionner les maraîchers et renforcer leurs capacités de production.

Retenons enfin que Pointe-Noire ne dispose à ce jour que d'une structure appartenant à l'État : Agri-Congo. Les anciennes structures de l'État, notamment la coopérative maraîchère pontenégrine Comapon et la coopérative des producteurs agricoles de la Songolo, Copas, n'existent plus. D'autres petites structures qui sont dans la ville appartiennent à des particuliers. En outre, pour assurer la vente de certaines denrées, la ville est aidée par des villes et villages environnants.

                             Par Jrang An@go.

dimanche 1 avril 2012

Allocations d'urgence aux familles sinistrées : une jeune femme s'écroule et trouve la mort devant la caisse

Photo 1 : Michaëlle Oussima-Pombo de son vivant.   Photo 2 : La morgue municipale de Brazzaville.

Ce drame s'est produit le 30 mars au site des sapeurs-pompiers de Brazzaville
Michaëlle Oussima Pombo, âgée de 33 ans, était venue ce 30 mars comme tant d'autres percevoir ses 3.000.000 FCFA d'allocations d'urgence données aux familles sinistrées par le gouvernement de la République.

Comment se sont déroulés les faits ? D'après un proche parent que nous avons rencontré à la morgue municipale au moment où l'on déposait le corps de la jeune femme, Michaëlle Oussima Pombo s'était présentée au site des sapeurs-pompiers sans problème aucun. Elle a attendu comme les autres, puis a accédé à la cour des sapeurs-pompiers une première fois, a été refoulée par un agent de la force de l'ordre, avant de revenir une seconde fois. 

À la caisse, elle s'est vu refuser l'argent sous prétexte qu'elle était en situation contentieuse. Elle a essayé de persuader son interlocutrice (agent payeur) du contraire et s'est écroulée. En urgence, elle a été emmenée à l'hôpital central des Armées Pierre-Mobengo par les sapeurs-pompiers, où le médecin n'a pu que constater sa mort à la suite d'un arrêt cardiaque.


« Ma sœur vivait bien au quartier 54, bloc 8, zone 1, dans la rue Dongou n°30. L'agent payeur (une dame) a dit qu'elle était en situation irrégulière, alors que sur les lieux se trouvaient le propriétaire de la parcelle et le chef de bloc. Elle était incapable d'expliquer en quoi ma sœur était en situation de contentieux. Quand le médecin nous a annoncé que ma sœur était morte, nous sommes revenus au site pour les informer. Le responsable que nous avons rencontré sur place nous a demandé de revenir le lendemain pour toutes les formalités relatives à ce décès. Mais entre-temps, informés de la mort de ma sœur, les agents payeurs nous ont appelés pour venir toucher ces 3.000.000 FCFA, de peur que nous ébruitions l'affaire. Nous avons refusé et leur avons demandé de garder leur argent, puisqu'ils avaient voulu que ce soit ainsi », a déclaré l'un des frères de la jeune femme décédée. Avant d'ajouter : « Nous demandons aux autorités de contrôler les lieux de paiement de ces allocations. »

Michaëlle Oussima-Pombo était mariée et mère de cinq enfants, son mari se trouverait actuellement à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour une intervention chirurgicale.
Bruno Okokana

                             Par Jrang An@go. 

Olympiades 2012 : la Russie octroie quatre bourses d'études supérieures aux meilleurs candidats

Photo 1 : Les lauréats.    Photo 2 : Photo de famille.

Ces prix ont été remis le week-end dernier par Ilya Marotchkine, premier secrétaire de l'ambassade de Russie au Congo, directeur du Centre culturel russe, à l'issue des 22es olympiades de la langue russe
Organisées grâce au partenariat fructueux entre le Centre culturel russe (CCR) et l'inspection des lycées de la zone 1, à savoir Brazzaville-Pool-Sangha-Likouala, ces olympiades de la langue russe sont une occasion pour la fédération de la Russie, à travers son centre culturel à Brazzaville, de primer les meilleurs et d'octroyer des bourses d'études supérieures aux quatre étudiants les plus méritants.

Elles se déroulent en deux étapes. La première consiste à présélectionner les meilleurs élèves dans tous les lycées à partir d'un texte écrit. Il n'y a pas de place à la décision subjective. Car la correction de ces textes est faite par les membres de l'Association congolaise des professeurs de langue russe au Congo. La deuxième étape, qui est décisive, regroupe les candidats qui se réunissent le dernier dimanche du mois de mars pour que soient choisis les meilleurs d'entre eux, en tenant compte des années d'études. Les prix obéissent également à ces exigences d'années d'études.

Divine Florcile Niambi Ntsegani, étudiante à l'université Marien-Ngouabi au département des langues vivantes étrangères, auditrice de la langue russe au (CCR); première lauréate, a bénéficié d'une bourse d'études supérieures en Russie. « Je suis très contente d'obtenir le premier prix et surtout de bénéficier d'une bourse d'études supérieures en Russie. Beaucoup de gens sous-estiment la langue russe qu'ils traitent de langue morte. Si je l'avais sous-estimée, je n'aurais pas bénéficié de cette bourse d'études. J'ai le goût de cette langue depuis ma classe de seconde de la série A. L'an dernier, j'ai brillamment passé le concours, mais comme je n'étais qu'en classe de terminale, je ne pouvais pas bénéficier de la bourse. Cette année, étudiante et lauréate, je bénéficie de cette bourse qui m'est offerte par la fédération de la Russie. »


Pour le directeur du CCR, premier secrétaire de l'ambassade, ces olympiades sont organisées dans le cadre de la coopération humanitaire et culturelle avec des pays où se trouvent leurs représentations. Elles visent à promouvoir la langue russe. « Cette tradition existe depuis quelques décennies et perdure. Depuis l'an dernier, nous avons innové en décernant gratuitement quatre bourses d'État de la fédération de Russie aux quatre étudiants vainqueurs de l'olympiade. Ces quatre bourses sont décernées à ceux qui ont déjà le bac, afin de leur donner la possibilité de continuer leurs études supérieures à l'étranger. Ils partiront en septembre prochain pour six ans », déclare Ilya Marotchkine.

Notons qu'avant la 22e édition, les olympiades russes ne concernaient que les lycées de Brazzaville. C'est au cours de cette année que les présélections ont été organisées dans les lycées de l'hinterland, soit les lycées de Gamboma, Ollombo, Owando, Ouesso, Dolisie et Pointe-Noire.

Pour Jean Tharcisse Massamba, inspecteur coordonnateur des lycées de la zone 1, la tâche 5 du programme d'activités des lycées de sa circonscription est l'émulation scolaire. Celle-ci se structure à partir des résultats scolaires, mais aussi des activités culturelles, telles que le Festil, les olympiades de la langue russe et les olympiades de mathématiques.

Avant d'émettre le vœu de pérenniser le partenariat entre le CCR et son inspection, il a encouragé les élèves à ne pas céder au découragement, surtout quand le succès n'est pas au rendez-vous. Il faut plutôt persévérer face à l'adversité en redoublant d'efforts, afin de ne pas laisser passer ces d'opportunités qui peuvent changer le cours d'un cursus scolaire et aussi de toute une vie.

                             Par Jrang An@go.