mercredi 6 juin 2012

Université Marien-Ngouabi : les étudiants sensibilisés aux critères de sélection des candidats au diplôme de Master

Photo : Les étudiants suivant les explications.

Cette campagne de sensibilisation à l'endroit des étudiants, a été lancée le 4 juin par les membres du bureau exécutif du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (Meec)
Bernadet Hoswold Ndinga, vice-président aux questions administratives et juridiques, et Régis Privat Banguid-Amongo, secrétaire général permanent du bureau exécutif du Meec, ont échangé avec l'ensemble des étudiants de la faculté de droit de l'université Marien-Ngouabi (UMNG), sur les décisions 114 et 115/ UMNG-VR-DAAC, signées le 11 avril 2012 par le recteur de l'université, le professeur Armand Moyikoua. Ces décisions fixant respectivement les critères de sélection des candidats au diplôme de Master, et celles fixant les conditions d'ouverture d'un Master à l'UMNG.
Les différentes décisions que les responsables syndicaux des étudiants de l'université ont expliqué à leurs collègues tirent leurs sources de la directive communautaire n°02/06-UEAC-CM-14 du 11 mars 2006 portant organisation des études universitaires dans l'espace Cémac dans le cadre du système Licence-Maîtrise-Doctorat. En effet, l'article 18 alinéa 3 de ladite directive dispose que « l'admission ultérieure dans un parcours type de formation débouchant sur le Master professionnel est prononcée par l'autorité académique compétente (le chef d'établissement, le chef de l'institution) sur proposition du responsable de la formation, compte tenu du dossier de l'étudiant et des capacités d'accueil ».
L'article 21 de la même directive, stipule que « sont autorisés à s'inscrire à la préparation du doctorat, les candidats titulaires d'un Master recherche ou d'un diplôme d'études approfondies ou de tout autre titre reconnu équivalent et correspondant à la filière et à l'option envisagées ». L'autorisation d'inscription est prononcée par l'autorité académique compétente sur proposition du responsable de la formation. 
Les responsables syndicaux ont aussi expliqué : le décret n°2009-117 du 18 juin 2009 portant application du système LMD à l'UMNG, et l'arrêté n°1134/MES-CAB du 1er mars 2010 portant organisation des études à l'UMNG dans le cadre du système LMD. À propos, l'article 26 dudit arrêté dispose que « l'entrée en Master est sélective, elle relève de la compétence du chef d'établissement, sur proposition du responsable pédagogique du parcours type de formation ».
Le compte-rendu de la session ordinaire du conseil technique du 23 mars 2012, a fait également l'objet d'explications, puisque c'est sur la base de ce compte-rendu que le recteur de l'université a pris la décision fixant les critères de sélection des dossiers des candidats pour une inscription en Master, en application des articles 26 et 27 de l'arrêté n°1134 du MES-CAB du 1er mars 2010.
Parmi les critères de sélection établis, il est demandé à tout postulant d'avoir validé les six semestres du cycle Licence en trois ans. Cependant, en fonction du quota fixé, seuls les candidats classés dans l'ordre décroissant de la moyenne des six semestres sont retenus. Toutefois, si le nombre de candidats ayant validé ce cycle dans le délai prescrit, est inférieur au quota fixé, la sélection des candidats peut s'opérer comme décrit aux points b et c respectivement.
Il faut également avoir validé les six semestres du cycle licence en quatre ans. Sont retenus en vue de compléter, la liste des étudiants devant s'inscrire en Master, au prorata du quota, les candidats classés dans l'ordre décroissant de la moyenne des six semestres. Il faut enfin avoir validé les six semestres du cycle Licence en cinq ans. La liste des étudiants devant s'inscrire en Master est complétée éventuellement, au prorata du quota, par les candidats classés dans l'ordre décroissant de la moyenne des six semestres.
Le nombre total d'étudiants sélectionnés en Master doit tenir compte à la fois de la capacité d'accueil et de la capacité d'encadrement. Par ailleurs, le nombre d'étudiants étrangers ne devra pas dépasser 10% du quota. Le comité de sélection comprend : le chef d'établissement, le secrétaire académique, le chef de département des Masters, le chef de département des formations doctorales, les enseignants de rang A et les maîtres-assistants Cames, membres de l'équipe pédagogique du parcours propre au Master.
Quant à la décision rectorale n°115 fixant les conditions d'ouverture d'un Master à l'université Marien-Ngouabi, elle découle également du compte-rendu de la session ordinaire du conseil technique du 23 mars 2012. Elle fixe les conditions d'ouverture d'un Master, en application de l'arrêté 1134/ MES-CAB du 1er mars 2010. Elle est claire, l'ouverture d'un Master doit être justifiée par les besoins de la société. Cependant, dans le cadre de son fonctionnement, un Master doit comprendre une équipe pédagogique constituée d'au moins un enseignant de rang magistral, de maîtres-assistants Cames et, le cas échéant, de personnes qualifiées du monde professionnel, et des structures de stage. Un parcours type Master ne peut compter moins de cinq étudiants, ni dépasser trente étudiants.
Par Jrang An@go.

mardi 5 juin 2012

Élections législatives : une session de formation en faveur des candidatures féminines

Le séminaire ouvert le 4 juin à Brazzaville, vise à doter les femmes postulantes d'un certain nombre d'aptitudes, notamment le savoir-faire et le savoir-être en vue de mieux affronter ce scrutin
Les femmes candidates aux élections législatives du 15 juillet prochain vont, pendant trois jours, débattre du rôle du député et des autres institutions de la République, du contentieux électoral, de la négociation, de la mobilisation et de la gestion des ressources humaines.
Patronnant la cérémonie d'ouverture, la présidente du Centre de promotion de la femme en politique (CPFP), Émilienne Raoul, a rappelé que sa structure s'était engagée, entre novembre 2011 et février 2012, à mener une campagne de sensibilisation pour inciter les femmes à se présenter aux élections législatives de 2012. Cette campagne dont l'objectif était d'augmenter le nombre de candidatures féminines, s'est déroulée dans les localités de Brazzaville, Dolisie, Kinkala, Djambala, Pointe-Noire et Owando.
« Selon les listes des candidates publiées, le parti politique qui présenterait le plus grand nombre de femmes a atteint le pourcentage de 13,66%. Nous sommes en dessous de la barre des 15%. Certains partis politiques n'auront aucune femme sur leur liste. Lorsque l'on cherche à en connaître les raisons, il nous est répondu que les femmes n'expriment pas la volonté de se porter candidate. On ne peut pas les obliger », a regretté la ministre des Affaires sociales.
Cette session de formation a été organisée en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Le représentant résident de cette institution, Lamin Manneh, a rappelé que la session s'inscrivait dans le cadre du « Projet d'appui aux acteurs étatiques et non étatiques du processus électoral en République du Congo » que le Pnud a mis en œuvre en collaboration avec l'USAID, l'ambassade de France et l'Union européenne.
Pour conclure, Lamin Manneh a invité les participantes à faire preuve de rigueur et de motivation pendant la formation.
Par Jrang An@go.

Formation : les élèves du CESD et du Sefa livrent une prestation de qualité

Photo de circonstance
Les pensionnaires du Centre d'études et sport la Djiri (CESD) ont été évalués sur les techniques de base du football le 2 juin au stade annexe Alphonse-Massamba-Débat, en affrontant ceux de Samuel Eto'o football association (Sefa)
La compétition, qui n'avait certes pas d'enjeu, avait pour objectif de jauger la manière dont les enfants s'exprimaient sur l'aire de jeu. Sur le terrain, les jeunes duCESD n'ont pas déçu loin s'en faut. Ils ont mis en pratique les enseignements dispensés par les Italiens de l'Individual Football Coaching (IFC) concernant les techniques de base du football, condition sine qua non pour accéder au niveau supérieur.
« Cette évaluation est liée beaucoup plus sur les aspects de l'organisation du jeu et pour voir comment les enfants s'expriment lorsqu'ils sont en face d'un adversaire. Voir s'ils ont la maîtrise technique ou s'ils ont des appuis qui sont les éléments fondamentaux pour le développement du football », a expliqué le coach Mellon Léonard Mayanith. Il a salué le bon comportement des élèves qui ont respecté la consigne qui leur a été donnée pour mettre en valeur la tactique développée par les instructeurs de l'IFC.
« Nous nous sommes appesantis sur l'organisation de jeu et la transmission qui est l'élément fondamental pour la détermination des actions offensives ou défensives. Sur cet aspect nous avons demandé aux enfants de placer toujours le ballon au sol », a-t-il commencé. En face d'eux, les pensionnaires de Sefa ont livré une bonne opposition à la hauteur de l'ambition de ce centre qui a pour seul objectif de montrer aux enfants les notions de bases de football en vue d'un avenir meilleur. À la différence du CESD, le Sefa ne vit que grâce à la contribution des parents d'élèves qui paient 2 000 FCFA le mois, l'inscription au CESD s'élevant à hauteur de 5 000 FCFA.
« Le Sefa est une référence africaine et depuis que le football a excellé au niveau africain, nous avons constaté qu'il est parmi les meilleurs centres », a expliqué le coach Guizon, son promoteur.
Les résultats
De 11 à 13 ans : CESD- Sefa 1-0
14 ans : CESD- Sefa 1-1
15 ans : CESD- Sefa 2-2
16 ans : CESD- Sefa 0-3
17 ans : CESD- Sefa 2-1
18 ans : CESD- Sefa 2-3
Sélection CESD- Sefa 0-0
James Golden Éloué
Par Jrang An@go.

lundi 4 juin 2012

Compte rendu du conseil des ministres du 1er juin 2012

Il s'est tenu au Palais du peuple, ce vendredi 1er juin 2012, une réunion du conseil des ministres, sous l'autorité du président de la République, chef de l'État, Son Excellence M. Denis Sassou N'Guesso.
Au total, 21 affaires ont été inscrites à l'ordre du jour de ce conseil des ministres, comprenant trois projets de loi, dix-sept projets de décrets et l'examen d'un rapport.
Le premier projet de loi, émanant du ministre d'État, chargé du Développement industriel et de la promotion du secteur privé, M. Rodolphe Adada, porte création de l'Agence pour la promotion des investissements, qui devrait être administrée par un comité de direction et un directeur général.
La création de cette agence se justifie par la nécessité d'améliorer significativement le climat des affaires, dans le cadre d'un plan global d'action qui prévoit la mise en place d'un dispositif d'appui au développement du secteur privé. L'Agence pour la promotion des investissements, qui est l'un des principaux éléments de ce dispositif, aura pour missions :

- de mettre en œuvre la politique d'investissement du gouvernement à travers les activités de promotion et de facilitation des investissements dans tous les secteurs de la vie économique ;
- de servir d'interlocuteur à tous les opérateurs économiques à travers diverses prestations.
Le deuxième projet de loi, présenté par le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, M. Gilbert Ondongo, porte création d'un établissement public dénommé hôtel Alima Palace. La construction de l'hôtel Alima Palace trouve sa justification dans la politique de municipalisation accélérée impulsée par le président de la République et visant à doter le pays de biens d'infrastructures modernes.
Le projet de loi soumis à cet égard au conseil des ministres met en place le cadre juridique qui consacre sa création et son fonctionnement. Ce projet de loi ouvrira la voie aux activités de tourisme et de loisirs assignées à l'hôtel Alima Palace.
Le dernier projet de loi, examiné au cours de cette réunion du conseil des ministres, concerne la ratification de l'avenant n°1 du 16 mars 2012 au protocole d'accord sur l'unitization des prospects 14 K et A-IMI signé le 10 septembre 2001 entre la République d'Angola et la République du Congo.

En effet, la République d'Angola et la République du Congo ont conclu le 10 Septembre 2001, un protocole d'accord sur l'unitization des prospects 14 K en Angola et A-IMI en République du Congo ; l'objet de l'accord ainsi conclu était de fixer les règles générales d'unitization à partir desquelles découleraient les différents textes fixant les modalités d'exploitation commune du ou des gisements constitués par les deux prospects 14 K et A-IMI, devenu désormais « la zone de développement de Lianzi ».
L'avenant soumis à l'appréciation du conseil des ministres vient amender le protocole d'accord du 10 septembre 2001 en mettant en place un régime juridique et fiscal unique, ceci sur la base du contrat de partage de production prévu par l'accord du 22 décembre 2002 et ses avenants 1,2,3 et 4.
Le conseil des ministres a délibéré en faveur de l'adoption de ces trois projets de loi.
Par ailleurs, le conseil des ministres a eu à examiner les projets de décrets suivants :
Le ministre des Mines et de la géologie, le général Pierre Oba, a ainsi présenté quinze projets de décrets :
1- Le premier porte approbation des statuts du Centre de recherches géologiques et minières : la création de ce centre permettra à l'État congolais de s'assurer la maîtrise et le contrôle de la collecte, du traitement et de la diffusion de l'information relative à la géologie du Congo et des réserves nationales en ressources minérales, hydrauliques et énergétiques. Il s'agit de la sorte pour l'État de se concentrer sur la constitution et la gestion de l'information géologique, la production de cartes géologiques, topographiques, thématiques et

métallogéniques ainsi que sur la recherche et la prospection minière. Ce centre devra, par ailleurs, assurer le contrôle technique des métaux, l'expertise dans tous les secteurs de l'économie pour ce qui concerne la qualité des installations industrielles, équipements et systèmes...
Ceci à la lumière des normes internationales en vigueur.
2- Les quatorze autres projets de décrets ont porté sur l'attribution de permis de recherches minières ; il s'agit de :
- Attribution à la société Nyive Congo s.a d'un permis de recherches minières pour le fer dit « permis Kéka 2 », dans le département de la Cuvette-Ouest ;

- Attribution à la société Oky service internationale d'un permis de recherches minières pour l'or dit « permis Kingoué », dans le département de la Bouenza ;

- Attribution à la Société africaine pour le développement minier, d'un permis de recherches minières pour la colombo-tantalite dit « permis Marala-Lebiha », dans le département du Niari ;
- Attribution à la Société africaine pour le développement minier d'un permis de recherches minières pour la colombo-tantalite dit « permis doumani-Mounguelé », dans le département du Niari ;
- Attribution à la Société africaine pour le développement minier d'un permis de recherches minières pour la colombo-tantalite dit « permis Matsanga-Moukilingom», dans le département du Niari ;

- Attribution à la Société africaine pour le développement minier d'un permis de recherches minières pour la colombo-tantalite dit « permis Moupoupa », dans le département du Niari ;

- Attribution à la Société des mines aurifères et carrières du Congo d'un permis de recherches minières pour l'or et les substances connexes dit « permis Elogo-Jub », dans le département de la Sangha ;

- Attribution à la Société des mines aurifères et carrières du Congo d'un permis de recherches minières pour l'or et les substances connexes dit « permis Elogo-Alangong », dans le département de la Sangha ;

- Attribution à la société Soneca s.a d'un permis de recherches minières pour l'or dit « permis Ngonaka », dans le département du Niari ;
- Attribution à la société Soneco s.a d'un permis de recherches minières pour le fer dit « permis Bikélélé », dans le département du Niari ;
- Attribution à la société Soneco s.a d'un permis de recherches minières pour le fer dit « permis Mandoro », dans le département du Niari ;
- Attribution à la société Distribution Internationale d'un permis de recherches minières pour l'or dit « permis Pandama », dans le département de la Sangha ;
- Attribution à la société Distribution Internationale s.a.r.l d'un permis de recherches minières pour les diamants bruts dit « permis Bétoukoumba », dans le département de la Likouala ;
- Attribution à la société Distribution Internationale S.A.R.L. d'un permis de recherches minières pour les diamants bruts dit «permis Lokoumbé », dans le département de la Likouala.
Ces quinze projets de décrets ont été adoptés par le conseil des ministres.
Le ministre des Sports et de l'éducation physique, M. Léon Alfred Opimbat, a soumis à l'attention du conseil des ministres deux projets de décret :
1- Un projet fixant la catégorisation et la gestion des équipements sportifs. Ce texte tend à harmoniser la gestion des équipements sportifs entre l'État et les collectivités locales. Il émerge de ce texte bien entendu la responsabilité du ministre des Sports pour ce qui concerne les équipements sportifs des catégories "A" et "B" à statut national et international construits par l'État et celles des collectivités locales pour ce qui concerne les équipements sportifs de proximité, classés dans la catégorie "C", à ceci près que les équipements sportifs des catégories "A" et "B", à statut national, construits sur fonds propres des collectivités locales relèvent aussi de l'autorité de ces mêmes collectivités locales ;
2- Un projet portant modification du décret N° 64-119 du 9 avril 1964 déterminant les modalités d'attribution et de contrôle des subventions accordées par l'État au titre du ministère des Sports et de l'éducation physique.
On relèvera que les subventions accordées sont subordonnées à la signature de contrats de programmes. Les bénéficiaires seront soumis à un contrôle a postériori du ministre en charge des Sports. On notera enfin que toutes les associations et groupements d'associations qui ne respecteront pas les orientations et objectifs de la politique sportive nationale définie par le ministère des Sports et de l'éducation physique ne pourront bénéficier des subventions de l'État.
Ces deux projets de décrets ont été adoptés par le conseil des ministres.
L'attention des membres du conseil des ministres a enfin été sollicitée par le ministre d'État, coordonnateur du Pôle de la Souveraineté, garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits humains, Me Aimé Emmanuel Yoka, qui a livré son rapport au sujet de la tragédie du 4 mars 2012. À la clôture de l'enquête préliminaire, 26 personnes, dont 23 militaires et trois civiles, ont été déférées devant le procureur de la République qui a immédiatement ouvert l'information devant le cabinet du doyen des juges d'instruction sous les chefs d'inculpation suivants :
1- Atteinte à la sécurité intérieure de l'État ;
2- Incendie volontaire ;
3- Assassinat ;
4- Blessures involontaires ;
5- Dommages à la propriété d'autrui ;
6- Détournement et complicité de détournement de deniers publics ;
7- Détention de la fausse monnaie ;
8- Détention illégale d'armes de guerre.
La suite de l'instruction obligera le magistrat instructeur à attendre en qualité de témoin certains membres du gouvernement. En cette matière, l'article 577 du code de procédure pénal fait obligation au conseil des ministres, statuant sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits humains, de se prononcer sur la demande d'autorisation à comparaître d'un membre du gouvernement.
Tenant compte du principe de l'égalité de tous les citoyens devant la loi d'une part, et étant donné que les comparutions des membres du gouvernement seraient de nature à concourir à l'établissement de la vérité d'autre part, le conseil des ministres, avec à sa tête son Excellence M. Denis Sassou N'Guesso, a donné son autorisation à toute audition des membres du gouvernement sur cette tragédie du 4 mars 2012.
Cette décision est conforme à l'idéal de justice qui postule que la qualité de ministre n'est en rien un critère d'exonération de la responsabilité, tel que le stipule, par ailleurs, la Constitution du 20 janvier 2002.
Pour terminer, des nominations ont été prononcées par le conseil des ministres, selon la teneur suivante :
Ministère des Affaires étrangères et de la coopération- Secrétaire général: Cyprien Sylvestre Mamina ;

- Secrétaire général adjoint, chef de Département Afrique : Maurice Malanda;


- Secrétaire général adjoint, chef de Département Amérique-Asie et Océanie : Bruno Zinga ;

- Secrétaire général adjoint, chef de Département Affaires multilatérales : Chantal Maryse Itoua- Apoyolo.
Commencée à 10h 00, la session du conseil des ministres a pris fin à 13h 05 minutes.
Bienvenu Okiemy

LE FAIT DU JOUR - Parlement congolais: statistiques antérieures

L'Assemblée nationale actuelle achèvera son mandat dans quelques semaines au terme du processus électoral en cours. Elle compte 137 députés, dont 47 pour le Parti congolais du travail (PCT), 37 personnalités indépendantes, 11 pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), le même nombre pour le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI). Cette première fourchette raflait l'essentiel des sièges avec un total général de 106 élus.
L'autre tranche, composée de partis « moyens », se partageait la trentaine de sièges restants. Citons, par ordre d'importance, le Mouvement action et renouveau, cinq députés ; le Mouvement pour la solidarité et le développement, le Club 2002-PUR, les Forces démocratiques nouvelles, Agir pour le Congo trois députés chacun ; l'Union pour le progrès, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, l'Union pour la République, deux sièges à chacun. La queue étant tenue par une demi-douzaine de petites formations politiques avec un député chacune. Au nombre de celles-ci et par respect pour leur âge, l'UDR-Mwinda et l'Union des forces démocratiques.

Tout compte fait, la majorité présidentielle dominait largement l'hémicycle, puisque la presque totalité des 37 députés déclarés « indépendants » en faisait partie. D'autres élus issus de certains partis ici listés en étaient de fidèles partenaires.
À l'évidence les enjeux de la bataille qui se déroulera dans les urnes à partir du 15 juillet, date du premier tour des élections législatives, sont d'avance dessinés entre le pouvoir et l'opposition représentée principalement par l'Upads.
Pour le PCT, il s'agira de prendre date étant donné le préjugé « favorable » de l'arrivée vers lui des effectifs récoltés auprès de partis proches dissous durant son sixième congrès tenu l'année dernière. Le PCT a mis la barre très haut en positionnant ses candidats dans les 139 circonscriptions électorales de la future Assemblée.
Une démonstration de force certaine mais aussi une façon adroite de prendre autrui de court. Si, en effet, dans les discussions ouvertes avec ses alliés, il lui arrive de céder à certains quelques circonscriptions même sans avoir la certitude de les gagner, ce sera sa façon de leur témoigner sa solidarité. À quel ami ayant bénéficié d'une attention particulière ne demandera-t-on pas service le moment venu ? En son propre sein, on l'a vu, le PCT a établi des « combinazioni » inattendues dans plusieurs circonscriptions.
Comme pour dire que dans la période actuelle, le seul engagement qui vaille est celui de la cohésion. Celle-ci passe nécessairement par l'élimination de contractions secondaires entre dirigeants pour ne pas qu'elles deviennent principales.
À chacun son tour, l'Upads doit avoir en tête, sans doute, de préserver au moins ses onze circonscriptions de départ mais aussi d'en gagner d'autres, non seulement dans le sud-ouest du pays, considéré comme son fief, mais sur l'ensemble du territoire national. Ne s'étant pas attiré la sympathie d'une partie de l'opposition qui l'accuse de « trahison » pour avoir participé à la concertation politique organisée par le gouvernement à Ewo, le principal représentant de l'opposition parlementaire ne pourrait pour le moment compter que sur ses propres forces.
Dans cette optique, il peut être intéressant de suivre les duels Upads-PCT, notamment à Nkayi, entre Jean Mouyabi et Émile Mabondzo ; à Loudima, entre Pascal Tsaty-Mabiala et Denise Ngoma ; à Sibiti 1 et 2, entre les candidats Upads Joseph Kignoumbi-Kia Mboungou, Martial de Paul Ikounga et leurs concurrents du PCT, Jean-Marie Nzinga Ondemba et Thierry Lézin Moungalla ; à Kingoué, entre Victor Tamba-Tamba et Jean Sibaly ; à Komono, entre Jean Itadi et Dieudonné Missié, à Louvakou entre Auguste Boussoukou et Pierre Michel Nguimbi, à Makabana, entre Dominique Nimi Madingou et Pierre Mabiala, enfin à Mabombo, entre Christophe Moukoueké et Marcel Kalla. C'est en premier lieu dans son fief que l'Upads gagnera ou perdra ces législatives.

Il sera aussi instructif de suivre le score que réalisera le candidat du PCT, Aimé Emmanuel Yoka, à Vindza, dans le Pool. À savoir que de toutes les candidatures dévoilées à ce jour, y compris, d'ailleurs, dans une période lointaine de l'histoire de la jeune démocratie congolaise, celle de l'actuel ministre de la Justice et des droits humains est la plus inédite. Tout originaire de la Cuvette qu'il est, Aimé Emmanuel Yoka est positionné par son parti dans le Pool. Le vieux parti tente de couper l'herbe sous le pied des autres mouvements politiques congolais toujours attablés là où ils ont vu le jour. Gageons que l'exemple du ministre Yoka fera tâche d'huile.      
Par Jrang An@go.

vendredi 1 juin 2012

Médias : le Centre d'information régional des Nations unies entend appuyer le développement de la communication au Congo

La directrice du Centre d'information régional des Nations unies (Cinu) en Afrique du Sud, basée à Pretoria, Petrus Barry, originaire de la Guadeloupe, s'est entretenue le 31 mai à Brazzaville, avec le ministre Bienvenu Okiemy
Au cours de sa rencontre avec le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, en présence de Lamin Manneh, coordonnateur du système des Nations unies au Congo, la directrice régionale du Cinu a annoncé l'appui qu'entendait apporter le Cinu pour la formation des professionnels des médias congolais. 
Cliquez pour plus d'informations!Et Petrus Barry d'expliquer que son institution apportera son aide au département de la communication dans le cadre de la promotion des agendas, en matière du développement de la communication.« Le renforcement des capacités des journalistes consiste à les former, afin qu'ils parviennent à rechercher l'information au quotidien, et à les aider en même temps qu'à promouvoir la diffusion », a expliqué la directrice du Cinu.
L'échange a également porté sur les possibilités d'élargir la couverture audiovisuelle des médias au plan international. « L'élargissement de la couverture audiovisuelle, a-t-elle indiqué, permettra au Congo d'être toujours présent dans l'actualité du monde. » Petrus Barry a insisté sur la volonté du Congo à poursuivre les objectifs du millénaire pour le développement en matière de communication. Pour ce faire, les deux parties ont conclu de se retrouver, afin de formaliser et valider une stratégie liée à la mise en place d'un plan de développement de la communication. Ce plan sera appuyé dans son exécution par le Cinu.
Notons enfin que le bureau du Cinu est chargé : d'élaborer et de mettre en œuvre des stratégies de communication pour l'Organisation des nations unies en Afrique subsaharienne ; de relayer les priorités de communication du Secrétaire général ; et d'appuyer les 17 bureaux du Cinu dans la région Afrique. Le Cinu mène également des campagnes sur les questions prioritaires et les principes de justice, de tolérance et de culture de paix des Nations unies, ainsi que sur les objectifs du millénaire pour le développement, les droits de l'homme, l'environnement, la paix et la sécurité.
Par Jrang An@go.
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Union africaine : une Journée de l'Afrique pour raviver la mémoire de l'unité africaine

Photo 1 : Henri Lopes, doyen des ambassadeurs à la séance du partage du gâteau lors de la Journée de l'Afrique à Paris.    Photo 2 : Henri Lopes lors de son discours.    Photo 3 : Henri Lopes aux côtés de Maïte Nkoana-Mashabane, ministre des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud.
À l'occasion de la célébration de la Journée de l'Afrique, les ambassadeurs du groupe africain, sous l'égide du comité d'organisation des festivités présidé par le Libéria, ont donné une réception en accord avec les attentes de l'Union africaine : resserrer les liens entre les pays membres
Dans une tradition fortement enracinée, le groupe des ambassadeurs africains en France a célébré la Journée de l'Afrique dans la salle du Pavillon d'Armenonville à la lisière du Bois-de-Boulogne de Paris. En présence de Maïte Nkoana-Mashabane, ministre des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud, Adelaïde Mougani, ministre des PME/PMI du Congo, Elisabeth Barbier, directrice Afrique et  Océan Indien représentant la France, et d'illustres invités, l'Afrique, 49 ans après, s'est souvenue du 25 mai 1963, date de la signature des accords de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Addis-Abeba en Ethiopie. Ces visionnaires de l'époque  sont « des hommes courageux et épris des valeurs de liberté, de paix et de justice » tel que l'a rappelé l'ambassadeur du Bénin, Albert Ogossou, dans l'allocution du président en exercice de l'Union africaine (UA), Boni Yayi.
Pour Henri Lopes, doyen des ambassadeurs, c'est un moment de retrouvailles à dimension festive et culturelle. « Nous assurons une présence africaine en France. Cette journée nous offre des moments pour penser à l'Afrique, projeter ce continent dans l'intérêt et la sympathie qu'il mérite sans reproduire les schémas où l'on cherche les coupables de nos malheurs ailleurs. Nous devons tenir notre place dans les enjeux de ce monde en pleine mutation... », a précisé Henri Lopes.
À propos de l'Afrique, Elisabeth Barbier, au nom de la France, a repris les principes définis par le nouveau président français, François Hollande, lors de la réception du président de l'UA. Il s'agit de maintenir, au sein du continent, la bonne gouvernance, œuvrer pour la croissance, assurer un développement économique et veiller à la stabilité et à la sécurité. En trois mots : respect, solidarité et la non-ingérence, a conclu la directrice Afrique et Océanie du ministère des affaires étrangères.
C'était une rencontre où les symboles devaient être respectés. Par exemple, un gâteau géant a été partagé avec les convives. La fête était aussi dans la dégustation des mets différents de toutes les saveurs d'Afrique car, a précisé Henri Lopes, « le spectacle et la cuisine sont une représentation de nos cultures et la valorisation du travail des femmes ».

Extrait de l'allocution de Boni Yayi, président en exercice de l'Union africaine à l'occasion de la Journée de l'Afrique à Paris
« Cette année, la célébration de la Journée de l'Afrique coïncide avec le premier sommet mondial de la diaspora africaine. Aussi, suis-je particulièrement heureux et honoré de m'adresser aux participants de ce Forum pour rappeler l'important rôle attendu de la diaspora africaine dans la construction d'une Afrique unie, épanouie et prospère. Je me dois de rappeler que les Africains de la diaspora ont une place de choix aussi bien dans les cœurs de leurs frères et sœurs que dans la définition de stratégies pour la construction d'une Afrique nouvelle.
Je ne saurai passer sous silence le thème consacré par l'Union africaine cette année 2012, à savoir le commerce intra-africain. À cet égard, les décideurs politiques, économiques, les sociétés civiles africaines et nos frères et sœurs de la diaspora africaine, devront solidairement œuvrer au renforcement et à la consolidation des Communautés économiques régionales (CER) qui constituent à l'évidence, les piliers de la réalisation des objectifs de la communauté économique africaine.
Afin de peser sur l'échiquier international et d'être reconnu comme un partenaire à part entière et crédible, il s'impose à notre cher continent de subir des transformations politiques, structurelles et économiques. Nos appréhensions et nos angoisses pour le futur doivent nous édifier par rapport aux erreurs que nous devons éviter dans la gestion du processus du développement de notre chère Afrique ... »
Par Jrang An@go.
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