dimanche 8 septembre 2013

Troisième rapport national de suivi des progrès vers l’atteinte des O.m.d : Faire sauter les derniers goulots d’étranglement, pour atteindre les O.m.d en 2015

Photo : Les officiels à l’ouverture de l’atelier.

En partenariat avec le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), le Ministère de l’économie, des finances, du plan, du  portefeuille public et de l’intégration a organisé, mardi 3 septembre dernier, au palais des congrès, à Brazzaville, un atelier de validation du troisième rapport national de suivi des progrès vers l’atteinte des O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement) en République du Congo.

Ouvert par Jean-Christophe Okandza, directeur général du plan et du développement, en présence d’Eloi Kouadio IV, représentant-résident par intérim du Pnud, des représentants de la société civile, des universitaires et d’autres invités, ledit atelier a permis de valider le troisième rapport national qui comporte d’importantes recommandations.

L’élaboration du troisième rapport sur le processus de réalisation des O.m.d au Congo a permis, non seulement de faire le point sur les progrès accomplis par le pays, mais aussi, d’identifier les principaux goulots d’étranglement à surmonter, afin de permettre au pays de respecter ses engagements en faveur de l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres, en 2015. 

Dans son mot de circonstance, Eloi Kouadio IV a déclaré que le Congo a fait des progrès notables dans la réalisation de certaines cibles des O.m.d, notamment ceux relatifs à l’éducation et à la santé. Ces progrès ont placé le Congo dans une bonne trajectoire pour l’atteinte des O.m.d, même si les défis restent encore importants pour améliorer les conditions de certains Congolais dans ces domaines et dans d’autres encore. 

Il a, cependant, déploré la persistance de grandes difficultés qui empêchent notamment, une partie non négligeable des Congolais d’échapper au cercle vicieux de la pauvreté. En effet, même si la pauvreté a baissé, notamment depuis 2005, le taux de pauvreté reste préoccupant, d’autant plus qu’il devient très où il a atteint 74%.

Par ailleurs, le représentant par intérim du Pnud a invité les participants à mettre à profit leurs expériences, pour affiner l’analyse des facteurs de blocage ainsi que de succès vers la réalisation des O.m.d et qui peuvent alimenter une feuille de route pour le gouvernement et servir d’orientation pour la formulation des priorités de l’agenda international post 2015. En outre, il a réitéré la disponibilité de leur organisation ainsi que celle de toutes les agences du système des Nations Unies  en République du Congo à accompagner le Congo dans ses initiatives de développement et, surtout, ses efforts dans la réalisation des O.m.d, d’ici à 2015.

De son côté, Jean-Christophe Okandza a annoncé la tenue, courant septembre, à New York, d’un sommet de très haut niveau sur les O.m.d, en même temps que la session annuelle de l’assemblée générale des Nations unies, pour évaluer, pays par pays, le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir, pour que l’échéance de 2015 soit tenue. Comme dans le cas des précédents rapports, «le rapport 2013 a surtout permis de cibler les principaux goulots d’étranglement à vaincre et les actions prioritaires à mettre en œuvre, afin de permettre au Congo d’être au rendez-vous de 2013», a-t-il déclaré.

Signalons que le troisième rapport national indique, en particulier, que l’incidence de la pauvreté reste élevée (46,5 en 2005, selon l’Ecom (Enquête congolaise des ménages 2011), malgré la baisse observée entre 2005 et 2001 (50,7 en 2005, selon l’Ecom 2005). L’incidence de la pauvreté est beaucoup plus importante en milieu rural. Dans la conclusion de ce rapport, des recommandations sur les actions prioritaires à mener dans les deux ans à venir pour chaque catégorie d’O.m.d ont été formulées.

Par ailleurs, le rapport identifie, également, sur la base de l’expérience de la mise en œuvre des O.m.d au Congo, les objectifs qu’il sera nécessaire de reconduire ou d’ajouter à l’agenda international de développement post 2015. Les constats faits  dans ce rapport devront, également, permettre de contribuer, utilement, à l’examen des O.m.d de 2013, au cours de la réunion sur les O.m.d qui se tiendra parallèlement à la session de l’assemblée générale de l’Onu.Rappel que la République du Congo a élaboré son premier rapport national sur les O.m.d, en 2004.

Le deuxième, formulé en 2010, a permis de mesurer les progrès que le pays a accomplis, depuis dix ans, pour l’atteinte des O.m.d, et d’identifier les contraintes majeures qui ont entraîné le recul ou l’arrêt de certains indicateurs.

Par Jrang An@go.

Majorité présidentielle : Vers un grand meeting, pour dénoncer la manipulation dans l’affaire des disparus du beach

Photo : Pierre Ngolo.

Les partis de la majorité présidentielle étaient en assemblée générale, mardi 3 août 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, sous le patronage de Pierre Ngolo, président par intérim de la majorité présidentielle et secrétaire général du P.c.t (Parti congolais du travail). Après cette assemblée générale, qui a réuni les représentants de 27 partis de cette famille politique, les dirigeants de la majorité présidentielle ont décidé d’organiser un grand meeting, à Brazzaville, dans les prochains jours, pour élever leur protestation à la poursuite, en France, de la procédure judiciaire sur «l’affaire des disparus du beach», alors que cette affaire a été jugée par la justice congolaise.

A l’exception de quelque trois ou quatre partis absents, l’on peut dire que la mobilisation était générale, lors de l’assemblée générale de la majorité présidentielle dont l’objet était d’examiner les questions liées à la vie nationale, avec pour ordre du jour, entre autres points: les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux, le recensement administratif spécial et l’affaire des «disparus du beach». 

Après les débats qui se sont déroulés à huis-clos, le président par intérim de la majorité présidentielle, Pierre Ngolo, a, dans son allocution de clôture, donné les grandes lignes qui ressortent de cette assemblée générale.

«Nous saluons le gouvernement, comme nous saluons les partenaires sociaux et nous avons estimé pour que chaque partie tienne ses engagements. Nous avons décidé de mettre en place un comité de suivi qui, pour le compte de la majorité, veillera à la mise en œuvre des conclusions des négociations gouvernement-partenaires sociaux», a-t-il affirmé.

Parlant du recensement administratif spécial, il a appelé à la mobilisation des responsables des partis. «Nous avons résolu de nous mobiliser, tous sur le terrain, pour que le recensement administratif spécial tienne le pari. Et au terme de cette opération, le Congo disposera d’un fichier électoral qui ne suscite aucun doute, aucune interrogation», a-t-il dit. 

S’agissant de l’affaire des «disparus du beach», le président par intérim de la majorité présidentielle a annoncé la tenue d’un grand meeting. «Nous avons examiné cette question des disparus du beach, avec toutes les manipulations que nous constatons, et nous avons résolu, par rapport à cette affaire, de donner la réponse qui est celle de la majorité présidentielle, à l’occasion d’un grand meeting dont le jour et le lieu vont être fixés, sous peu. Et nous saisissons l’occasion de cette rencontre de la majorité, pour dire non à l’acharnement que nous constatons.

Ce meeting de la majorité sera un grand rendez-vous. Tous les partis de la majorité sont priés de faire le travail qui convient, de sensibilisation, de mobilisation, pour que ce soit, effectivement, le grand rendez-vous. La majorité n’entend pas subir la manipulation des milieux qui nourrissent d’autres ambitions, que de voir la démocratie congolaise se consolider; la paix et la stabilité s’instaurer au Congo, d’une façon durable», a-t-il déclaré.

Par Jrang An@go.

samedi 7 septembre 2013

63ème session du Comité régional de l’O.m.s-Afro : «Investir dans la santé, pour un développement durable»

Photo de famille.

Brazzaville, capitale de la République du Congo, a abrité, du 2 au 6 septembre 2013, la 63ème session du Comité régional de l’O.m.s-Afro, sous le thème: «Investir dans la santé, pour un développement durable». Au cours de ces assises, les ministres de la santé des 47 pays africains membres ont passé en revue les activités de l’O.m.s dans la région africaine et fixé les orientations sur les actions proposées, en vue d’améliorer la situation sanitaire sur le continent.

Par ailleurs, ils ont examiné le rapport d’activités de l’organisation pour la période 2012-2013, ainsi que le rapport de la commission sur la santé de la femme en Afrique. C’est le ministre d’Etat Florent Ntsiba, ministre congolais du travail et de la sécurité sociale, représentant le président de la République, qui a ouvert cette session, en présence de: Mme Margaret Chan, directrice générale de l’O.m.s, Dr Luis Gomez Sambo, directeur régional de l’O.m.s pour l’Afrique, François Ibovi, ministre de la santé et de la population, etc.

Plusieurs autres points ont été examinés par les ministres africains de la santé, lors de la  63ème session de l’O.m.s-Afro. Il s’agit, entre autres: des défis en matière de la santé de la femme; le renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé; le vieillissement en bonne santé dans la région africaine; la réglementation des produits médicaux; le renforcement de la capacité de réglementation des produits médicaux dans la région africaine; le rapport sur les progrès dans la mise en œuvre du plan stratégique régional sur la vaccination; l’exploitation des solutions en matière de cyber-santé, pour améliorer, les systèmes nationaux de santé; le renforcement des capacités nationales de règlementation des produits médicaux; les lignes directrices consolidées sur l’usage des médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention des infections à V.i.h; la mise en œuvre, sur le continent, du plan stratégique 2009-2013 sur la vaccination; la stratégie régionale visant l’élimination des maladies tropicales négligées d’ici à 2020. 

Le budget programme de l’O.m.s 2014-2015, la réforme en cours au sein de l’institution, les changements proposés sur le règlement et les procédures du Comité régional ont été également passés en revue.

Prenant la parole, à l’ouverture de cette session, le Dr Luis Gomes Sambo a donné quelques pistes des actions futures, afin de parvenir à une couverture sanitaire universelle adaptée. Au nombre de ces pistes, figurent l’accélération des efforts pour l’atteinte des O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement) en lien avec la santé, ainsi que l’intensification des actions visant à réduire la magnitude des maladies non-transmissibles et des maladies tropicales négligées.

Le ministre François Ibovi a, quant à lui, souligné la nécessité, pour les gouvernements africains, de mutualiser leurs efforts et les énergies, pour relever le défi de la santé. «La nécessité, pour tous les pays membres de l’O.m.s Afrique, de se mettre ensemble pour changer, radicalement, les choses, faire en sorte que les services de santé répondent, effectivement, de façon durable, aux besoins des populations, d’accéder à des médicaments et services de santé de meilleure qualité, demeure une exigence de développement, une exigence de l’émergence de l’Afrique», a-t-il déclaré. 

Pour Margaret Chan, il faut que les solutions aux problèmes de santé des Africains soient élaborées en Afrique. «Les politiques doivent être mises en place pour réduire la pauvreté, créer des emplois et permettre un accès équitable des populations aux services sociaux de base et aux soins de santé de qualité», a-t-elle souligné. Selon elle, l’accès équitable aux soins médicaux de qualité est un des meilleurs moyens, pour s’assurer de la bonne redistribution des bénéfices de la croissance économique. Pour cela, Margaret Chan a estimé qu’il est important que les Etats africains introduisent des politiques de dépenses publiques au sein de leurs programmes de gouvernements, afin de rendre équitables des objectifs explicites. Car, «l’Afrique est en train de changer, elle émerge et est sur une trajectoire unique de l’histoire».

Toutefois, elle a indiqué que la croissance du P.i.b n’est pas une mesure réelle du progrès. «Ce qui compte le plus, c’est le taux auquel la nouvelle richesse est convertie à moins de pauvreté, en plus d’opportunité et à la bonne santé», a-t-elle  signifié.

Par Jrang An@go.

jeudi 15 août 2013

Message du chef de l’Etat sur l’état de la nation : Denis Sassou Nguesso réaffirme la bonne marche de l’économie et de la démocratie congolaises

Photo : Le président de la République, Denis Sassou Nguesso

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a prononcé, lundi 12 août 2013, le traditionnel discours sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès, présidé par  Justin Koumba, président de l’assemblée nationale. C’était au palais des congrès, en présence d’André Obami-Itou, président du sénat, des membres du gouvernement, des corps constitués nationaux et internationaux et des parlementaires des deux chambres. A cette occasion, le chef de l’Etat a réaffirmé la bonne marche de l’économie nationale et de la démocratie au Congo.

Par ailleurs, il a lancé un appel aux acteurs politiques, aux membres de la société civile et à l’ensemble du peuple, afin de rester tous attachés, quoi qu’il arrive, au «dialogue constructif, au compromis et à la compréhension, dans le traitement des questions qui nous engagent tous», a-t-il dit. 

Le rendez-vous du message sur l’état de la nation a permis au chef de l’Etat de faire une revue des efforts entrepris par l’Etat, sous sa direction, dans le domainre économique. «La conséquence logique de la densification en cours de notre économie est la réduction sensible du chômage et le recul de la pauvreté», a déclaré Denis Sassou Nguesso qui s’est appuyé sur les résultats des études de l’enquête de consommation auprès des ménages réalisées en 2005 et 2011 et qui relèvent un faible taux de chômage au Congo de 19,4% à 6,9%. «La pauvreté, appréciée à l’aune de la détention monétaire, a reculé, en passant de 50,7% de la population, en 2005, à 46,5%, en 2011», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président de la République a laissé entendre que la gestion des finances publiques, depuis 2006, se solde, année après année, par un excédent budgétaire. «Il a été de plus de cinq cent milliards de francs Cfa, en 2012», a-t-il fait savoir, tout en précisant qu’avec plus de 10% de croissance, en 2012, la branche des bâtiments et travaux publics demeure la plus dynamique de notre économie, dans le secteur hors-pétrole.

Outre ces deux secteurs, le chef de l’Etat estime que l’agriculture et l’élevage ont affiché, en 2012, un taux de croissance de plus de 8%. Face à la bonne marche de l’économie nationale, Denis Sassou Nguesso a demandé aux Congolais de ne pas relâcher l’effort. «Conti-nuons d’asseoir un cadre macroéconomique stable, d’assainir, fondamentalement et durablement, les finances publiques, d’observer la rigueur et l’orthodoxie dans l’exécution du budget de l’Etat. Continuons de diversifier l’économie et de construire les infrastructures de base. L’émergence du pays à l’horizon 2025 ne pourra qu’être certaine dans ces conditions», a-t-il affirmé.

Abordant la question du social, le président de la République a, tout d’abord, la sommation des efforts entrepris pour relever le pouvoir d’achat des fonctionnaires, améliorer la situation des retraités, et ceux réalisés dans le domaine de la santé et de l’éducation. Dans ce même élan, Denis Sassou Nguesso a évoqué la gestion des conséquences de la tragédie du 4 mars 2012. Il a pris, au nom du gouvernement, l’engagement de reloger les anciens propriétaires des maisons détruites, dans des habitations sociales en construction à Mpila, dans la zone du sinistre qui sera urbanisée et modernisé et de dédommager les opérateurs économiques ayant perdu leurs biens à usage commercial du fait de la catastrophe.

Toutefois, le chef de l’Etat a reconnu que ce qui a été fait dans le domaine social n’est ni parfait, ni suffisant. «Le calendrier du gouvernement en faveur des populations n’a toujours pas obéi aux délais et aux impatiences légitimes des uns et des autres. Le plus important reste que les promesses se réalisent. Le plus rassurant, c’est que le gouvernement s’efforce, toujours, de garantir la distribution équitable des fruits de la croissance, chaque fois que la conjoncture économique et financière le permet», a-t-il indiqué.

Dans cette optique, Denis Sassou Nguesso a fait savoir qu’il a instruit les ministres en charge du travail, des finances et de la fonction publique d’examiner les modalités de relèvement de la rémunération des agents de l’Etat, de sorte qu’ils aient un pouvoir d’achat plus important qu’ils en ont aujourd’hui.

Parlant de la démocratie, le chef de l’Etat a précisé que celle-ci est en marche, dans notre pays. «Garant de la cohésion nationale, j’ai l’obligation d’apporter mon appui à toute démarche qui, plutôt que d’opposer les Congolais aux Congolais, les rapproche; plutôt que de promouvoir les extrémismes, apporte la tempérance et la tolérance au sein de la nation, renforçant  ainsi notre désir légitime de vivre ensemble. En la matière, le mbongui, le Kandza, attributs fondateurs et fédérateurs de notre société, doivent demeurer nos référentiels».

Pour le chef de l’Etat, la démocratie ne signifie pas s’opposer, systématiquement, à tout. «La démocratie ne consiste pas en un refus permanent du dialogue et du compromis. La démocratie, ce n’est pas de voir d’infâmes collusions, de coupables compromissions, de viles trahisons, toutes les fois qu’un certain rapprochement semble s’opérer entre les points de vue contraires, au nom de l’intérêt général», a déclaré le président de la République, qui a lancé un appel aux acteurs politiques, aux membres de la société civile et à l’ensemble du peuple, afin que «nous restions tous attachés, quoi qu’il arrive, au dialogue constructif, au compromis et à la compréhension, dans le traitement des questions qui nous engagent tous».

Aussi, les a-t-il invités à faire preuve d’un sens élevé de civisme, à l’occasion des opérations du recensement administratif spécial, fruit de la concertation politique de Dolisie, tenue en mars 2013.

Par Jrang An@go.

vendredi 9 août 2013

Assemblée nationale : Des députés édifiés sur l’importance des énergies renouvelables

Photo : Sylvestre Ossiala, pendant la visite des expositions.

En partenariat avec le P.n.u.d (Programme des Nations unies pour le développement), le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a organisé, à l’initiative du parlement climat, du 1er au 2 août 2013, au palais du parlement, à Brazzaville, un atelier de renforcement des capacités des députés membres de la Commission plan, aménagement du territoire, environnement, urbanisme et habitat sur les énergies renouvelables.

L’objectif est de leur permettre de garantir la promotion des énergies renouvelables, pour un meilleur plaidoyer auprès des acteurs de développement et des bailleurs. C’est Sylvestre Ossiala, deuxième vice-président de l’assemblée nationale, qui a patronné l’ouverture de cet atelier, en présence d’Abdouharamane Diallo, représentant de l’Unesco au Congo, assurant l’intérim du représentant résident du P.n.u.d.

L’objectif spécifique de l’atelier sur les énergies renouvelables est de donner aux députés, l’occasion d’échanger des idées et des expériences sur la problématique des énergies renouvelables, afin de mieux structurer leurs débats pour des actions futures. Quatre thèmes ont été développés, au cours de cet atelier, par des experts venus du Sénégal, de la R.D. du Congo et ceux du Congo: «Energies renouvelables: défis et opportunités»; «Technologies sur les énergies renouvelables»; «Situation des énergies renouvelables au Congo» et «Politiques de promotion des énergies renouvelables».

 L’accès aux énergies renouvelables et durables est un facteur important dans la réalisation des O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement). Le Congo dispose d’un fort potentiel de production hydraulique estimé à environ14 gigawatts. Malheureusement, ce potentiel est, encore, insuffisamment exploité (à peine 194 mégawatts). Cette faible valorisation des potentialités énergétiques fait que l’électricité ne représente que 0,1% à 5% de l’offre globale d’énergie, contre 80% à 85% de pétrole brut et de gaz; puis 4 à 10% de biomasse. 

Selon le rapport 2008 du P.n.u.d, les combustibles traditionnels demeurent la source d’énergie la plus consommée dans le pays: «Plus de 90% des populations n’ont que le bois ou le charbon de bois pour la satisfaction de leurs besoins d’énergie domestique».Conscient d’importantes ressources en énergies renouvelables de l’Afrique, Abdouharamane Diallo a fait savoir que l’avenir des énergies renouvelables se jouera dans le continent. Dans les pays en développement, a-t-il ajouté, «plus de trois milliards de personnes sont tributaires de la biomasse traditionnelle, pour cuisiner et se chauffer, un milliard et demi n’ont pas l’électricité et, même lorsque des services énergétiques sont disponibles, ils sont trop coûteux pour des millions de pauvres».

La République du Congo fournit, de façon graduelle, les efforts visant à sortir de la boucle de l’exploitation pratiquement dominante du pétrole et du bois et, dans une moindre mesure, du gaz naturel, comme principales sources d’énergie consommées par les populations, malgré son énorme potentiel hydraulique, solaire, éolien et en biomasse.

Cependant, «aucune de ces ressources n’est exploitée de la même manière», a regretté Abdouharamane Diallo, qui a estimé qu’il ne faut pas se focaliser sur une seule technologie, mais, bien au contraire, développer tout un éventail de solutions adaptées aux conditions locales. 

Fort du leadership du président congolais pour ses efforts dans la bonne gestion des écosystèmes forestiers et la promotion du développement durable pour laquelle les énergies renouvelables constituent un pilier majeur, le représentant de l’Unesco a interpellé les parlementaires à jouer un rôle déterminant dans le renforcement des tendances actuelles qui confirment la volonté du gouvernement à placer le Congo au cœur du boulevard énergétique de l’Afrique centrale. 

Ouvrant les travaux, Sylvestre Ossiala a appelé les parlementaires à saisir cette opportunité que leur offre cet atelier, pour partager avec les organisateurs, «les connaissances et les savoirs sur la problématique des énergies renouvelables, pour que, demain, nous puissions légiférer davantage en connaissance de cause». Signalons qu’à l’extérieur de la salle, une exposition sur les énergies renouvelables avait été organisée. Ainsi, le jeune Vital Nzaka, jeune Congolais à la recherche d’un promoteur, a développé son projet sur la pile manioc pour produire l’électricité et l’allumette fabriquée à l’aide des yeux du poisson.

Par Jrang An@go.

mardi 6 août 2013

Université Marien Ngouabi : 34 enseignants-chercheurs promus à la 35ème session du Cames

Photo de famille des promus avec le recteur.

Il s’est tenu, du 15 au 23 juillet 2013, à N’Djamena, au Tchad, la 35ème session des C.c.i (Comités consultatifs interafricains) du Cames (Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur). A cet effet, 34 enseignants-chercheurs de l’Université Marien Ngouabi ont été promus aux grades supérieurs. La cérémonie relative à la présentation et congratulation des heureux promus s’est déroulée, mercredi 31 juillet dernier, dans les jardins du rectorat de ladite université, à Brazzaville, sous l’égide du recteur, le Pr Armand Moyikoua.

En somme, l’Université Marien Ngouabi a enregistré, cette année, parmi son personnel enseignant, 4 nouveaux professeurs titulaires, 13 maîtres de conférences, et 17 maîtres-assistants. Ainsi, 81% d’inscrits dans les différents grades sont en légère hausse par rapport à l’année dernière, 78%. Selon le Pr Moyikoua, globalement,  le nombre de dossiers soumis n’était que de 42, contre 52, précédemment.

Mais au-delà, le recteur de l’Université Marien Ngouabi s’est dit satisfait de l’adhésion totale des enseignants-chercheurs aux programmes du Cames, qui leur procurent, personnellement, des avantages indéniables, tant dans leurs carrières que dans leurs rémunérations. «J’encourage les enseignants à déployer encore plus d’efforts dans leurs travaux de recherche, pour assurer leur promotion scientifique. Celle-ci doit s’effectuer selon les règles académiques», a-t-il déclaré.

En raison du nombre d’échecs élevés, notamment au concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, une des recommandations du dernier Comité consultatif général du Cames a été que tous les dossiers d’inscription sur les différentes listes d’aptitudes aux C.c.i du Cames, ainsi que ceux des concours d’agrégation, soient validés par une commission, qu’elle soit d’établissement ou d’université. «Dorénavant, aucun dossier ne sera  transmis au recteur, s’il n’a pas reçu l’avis favorable du conseil scientifique de l’établissement»,  a-t-il rappelé, comme il l’avait annoncé lors de la cérémonie de 2012 et le recteur a exhorté les chefs d’établissements à s’impliquer davantage dans la promotion de leurs enseignants, afin de toujours améliorer et diversifier les offres de formation.

A l’endroit de ceux qui, pour diverses raisons, n’ont pu être récompensés, il les a exhortés à redoubler de courage et de persévérance dans l’effort. «Vous ne devez et  ne pouvez-vous arrêter au milieu du chemin. Je sais compter sur vous pour étoffer le nombre d’enseignants promus par le Cames, notamment de rang A qui contribuent à la crédibilité et à la visibilité internationale des universités».

Par ailleurs, le recteur a invité les enseignants-chercheurs à travailler en équipes, mieux encore en réseaux internationaux, afin de bénéficier des appuis nécessaires et annoncé la signature, depuis quelques jours, par le président de la République, du décret portant réorganisation de l’Université Marien Ngouabi. Ce texte prévoit la création d’un vice-rectorat, chargé de la recherche et de la coopération, qui devrait contribuer à booster ces domaines.

Signalons qu’à la rentrée académique 2013-2014, l’Université Marien Ngouabi aura comme challenge, l’organisation du 16ème concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, du 11 au 20 novembre 2013. Forts des leçons tirées du 15ème concours tenu à Abidjan en 2011, des dispositions particulières sont prises pour la préparation des candidats à ces épreuves et, évidemment, l’organisation du concours.

Par Jrang An@go.

vendredi 2 août 2013

Economie forestière : Vers la validation du nouveau code forestier

Photo : Les participants à l’ouverture posant pour la postérité.

La P.g.d.f (Plateforme pour la gestion durable des forêts), en partenariat avec ClientEarth Fern, a organisé, du 10 au 11 juillet dernier, au siège de la Sil-Congo, à Brazzaville, un atelier sur le thème: «Le rôle de la société civile dans le processus Apv/Fegt (Accord de partenariat volontaire sur l’application des règlements forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux): sa stratégie, et sa position par rapport à la gestion communautaire des forêts».

Objectif de cet atelier: améliorer la performance de la plateforme pour la P.g.d.f et développer une stratégie claire et cohérente, par rapport à son rôle de contribution à la promotion et la mise en œuvre de la gouvernance forestière, en République du Congo.

L’atelier a regroupé une trentaine de participants, provenant des O.s.c (Organisation de la société civile) œuvrant dans le domaine de la gouvernance forestière, en général, et les membres de la P.g.d.f, en particulier. Plusieurs thèmes y ont été développés, parmi lesquels: l’identification des activités prioritaires de la société civile par rapport au plan de travail annuel de l’Apv, la présentation du bilan et des mises à jour sur le processus de réforme du code forestier, l’élaboration d’un arbre à projets exécutés par les membres de la plateforme et l’état des lieux sur le système actuel de gestion communautaire des forêts au Congo.

Le développement de ces thèmes, assortis de fructueux échanges en groupes, a permis aux participants de bien cerner les questions liées à la gestion communautaires des forêts. Ces participants ont, à propos, constaté que la société civile est reconnue, officiellement, comme acteur incontournable dans le processus de mise en œuvre de l’Apv, notamment à travers sa participation aux organes clés de la mise en œuvre de l’Apv. Ils ont, par ailleurs, déploré la faiblesse dans le fonctionnement de certains organes Apv, comme le secrétariat technique.

Aussi ont-ils demandé sa redynamisation. De même, le contenu de l’annexe 10 de l’Apv sur l’information rendue publique, un document clé pour l’accès à l’information et la promotion de la transparence du secteur forestie, est méconnu; il doit donc être vulgarisé et suivi. La révision du code forestier, prévue par l’Apv, avance et offre des opportunités permettant de reconnaître et de renforcer les droits substantiels des communautés locales, ainsi que leurs droits procéduraux.

Mais, sa validation est programmée pour décembre 2013, ce qui laisse, relativement, peu de temps à la P.g.d.f, pour mettre au point son analyse et ses propositions d’amendement, et informer les communautés forestières concernées.

Par Jrang An@go.