vendredi 7 février 2014

A.r.p.c.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques) : Les opérateurs de la téléphonie mobile appelés à améliorer leurs prestations

Photo : Yves Castanou.

La direction générale de l’A.r.c.p.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques), à Brazzaville, a abrité, jeudi 30 janvier 2014, la grande réunion annuelle regroupant les directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile opérant au Congo (M.t.n Congo, Airtel Congo, Warid et Azur) et le directeur général de l’A.r.p.c.e, Yves Castanou. A l’issue de cette réunion, ce dernier a demandé, impérativement, à Airtel et M.t.n, de rétablir la qualité de leurs réseaux dans les meilleurs délais, faute de quoi, des sanctions supplémentaires seront prononcées à leur endroit, dès la fin du premier trimestre 2014, en rappelant que la suspension ou le retrait de la licence sont des sanctions prévues par la loi. 

La séance de travail entre les directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile et le directeur général de l’A.r.p.c.e est l’occasion pour le régulateur, d’aborder, en profondeur, avec les opérateurs économiques, les questions cruciales relatives à la qualité des réseaux qui n’a cessé de se dégrader; à l’identification des abonnés et la lutte contre la fraude sur le réseau téléphonique; le Roaming et la portabilité ou conservation des numéros, un nouveau service qui offre au consommateur la possibilité de changer d’opérateur, tout en gardant son numéro.

S’agissant de la qualité des réseaux, l’autorité de régulation a rappelé que depuis plusieurs mois, l’état des réseaux des opérateurs dominants, à savoir: M.t.n et Airtel, n’a cessé de se dégrader, malgré ses multiples interpellations. La raison invoquée de cette mauvaise qualité des réseaux sur toute l’étendue du territoire national, a toujours été les travaux en cours dans le cadre de l’introduction de la 3G. Force a été de constater qu’au terme des délais sollicités par ces derniers, la qualité des réseaux des deux opérateurs n’est toujours pas revenue à son niveau habituel. Les statistiques de l’A.r.p.c.e, obtenues par le biais de son outil de gestion de la qualité des réseaux des opérateurs ainsi que les rapports du service d’écoute des consommateurs 50/50, confirment cette tendance.

Ainsi, considérant que les travaux ne justifient pas une dégradation des réseaux aussi profonde et que la qualité des réseaux n’est pas une option, mais une obligation légale, le régulateur a informé les directeurs généraux des deux sociétés concernées que des sanctions seront prononcées à leur encontre, si la situation ne s’améliore pas avant la fin de ce premier trimestre.

Concernant la lutte anti-fraude sur le réseau téléphonique, la réunion a noté, avec satisfaction, que la lutte rigoureuse engagée par le régulateur, avec le concours des opérateurs et de la gendarmerie nationale, a permis de réduire, significativement, les cas de fraude, grâce à l’utilisation d’un appareil performant, Sim-locator, qui permet, aujourd’hui, à l’A.r.c.p.e de traquer sur tout le territoire national, les délinquants sur le réseau téléphonique. Cependant, il a été constaté, suite à l’étude menée à Brazzaville et Pointe-Noire, un relâchement dans la procédure d’identification des abonnés de la téléphonie mobile. Les opérateurs Airtel et M.t.n n’ont identifié, respectivement, que 31,58% et 37,93% de leurs abonnés, tandis que Warid en a identifié 83,78% et Azur 77,27%.

Considérant le fait que la non-identification des abonnés a, comme corollaire, une désorganisation progressive du marché et l’apparition des cas de fraudes sur le trafic téléphonique, le régulateur a décidé, après plusieurs avertissements, d’enclencher la procédure de sanction, vu que des mises en demeure avaient été émises sur ce sujet. 

La réunion annuelle a été aussi, l’occasion, pour l’A.r.p.c.e, d’annoncer les résultats de l’audit effectué chaque année, pour déterminer le meilleur réseau. Il en ressort ce qui suit, pour l’année 2013: meilleur réseau 2G Brazzaville: Azur Congo; meilleur réseau 2G Pointe-Noire: Airtel Congo; meilleur réseau 3G: M.t.n Congo.En outre, le régulateur a annoncé aux opérateurs qu’une consultation du marché sera engagée, très prochainement, pour évaluer le besoin de portabilité, un service qui offre au consommateur la possibilité de changer de réseau, tout en conservant son numéro. 

Sur la question du roaming, une circulaire enjoignait les opérateurs d’informer, désormais, les clients par messagerie (S.m.s), dès qu’ils sont en roaming, sur le coût d’appel vers le réseau visité ainsi que le coût de la réception d’un appel. De même, sur l’itinérance nationale, l’A.r.c.p.e a informé les opérateurs qu’un projet de décision est en cours d’élaboration, pour encadrer cette activité.

Au terme de la réunion, le régulateur a souligné la nécessité de maintenir et de renforcer les acquis, corriger, impérativement, les points faibles et respecter le cahier des charges que chaque opérateur a signé, pour s’installer au Congo. Rappelons que la réunion annuelle avec les opérateurs de la téléphonie mobile s’inscrit dans le cadre de la mission essentielle de l’autorité de régulation qui vise à garantir, à la fois, les intérêts de l’Etat, ceux des opérateurs et, bien sûr, des consommateurs dans le secteur des télécommunications. Elle contribue, également, à développer un esprit de coopération et d’échange cordial très efficace entre le régulateur et les différents opérateurs.

Répondant aux questions des journalistes, les responsables de M.t.n Congo et d’Airtel Congo ont expliqué les raisons des difficultés rencontrées dans leurs réseaux et ont promis d’améliorer leurs services, d’ici peu.

Par Jrang An@go.

Aéroport international Maya-Maya (Brazzaville) : Le président Denis Sassou Nguesso a inauguré le deuxième module de l’aérogare

Photo : Denis Sassou Nguesso coupant le ruban symbolique...

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a procédé, mercredi 5 février 2014, à l’inauguration du deuxième module de l’aérogare de l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville, lors d’une cérémonie grandiose, le mercredi 5 février 2014, sur le parking de l’aéroport, en présence d’André Obami Itou, président du sénat, Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, des membres du gouvernement, des chefs des missions diplomatiques et consulaires accrédités au Congo, des parlementaires, de l’ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, etc. 

La plateforme modernisée de Maya-Maya est le fruit du partenariat stratégique entre le Congo et la Chine signé le 21 septembre 2007. Construite pour un coût total de 86 milliards 68 millions 302 mille 139 francs Cfa, par la société chinoise Weitec, la nouvelle aérogare dont le premier module avait été inauguré le 11 août 2011, est un édifice ultra moderne avec 44 500 mètres carrés de surface bâtie sur deux niveaux, dont les façades sont le fruit d’une architecture néo-futuriste, qui fait la fierté des Congolais. «La silhouette de cette aérogare évoque les brises d’aire sur les eaux du fleuve Congo qui caressent, sur les rives, les villes-capitales, apportant sa douceur légendaire. En même temps, elle nous rappelle l’action ondoyante des ailes déployées d’une colombe, oiseau symbolisant  la paix et la quiétude, gage d’un vol sans turbulence sur le Chemin d’avenir», a dit Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence chargé de l’aménagement du territoire et à la délégation général aux grands travaux, dans son allocution présentant l’ouvrage. 

De sa présentation, on peut retenir que plusieurs compartiments consacrent la grandeur et la beauté de cette aérogare: le sous-sol abritant des groupes du système de climatisation centrale et autres équipements techniques, le rez-de-chaussée consacré au traitement des passagers à l’arrivée avec séparation des flux notamment nationaux et internationaux, qui comporte: 4 tapis bagages, un restaurant, 9 boutiques, 2 salons V.i.p, une salle de conférences, 27 bureaux, 28 locaux techniques, 2 bars, des ascenseurs, des escalators pour la mobilité et des toilettes; la mezzanine qui comporte un restaurant, une salle de conférences, une salle de crise, 39 bureaux pour l’administration et les compagnies aériennes, 2 restaurants, 8 boutiques, 7 locaux techniques et des toilettes.

L’étage, réservé au traitement des passagers au départ, avec séparation des flux nationaux et internationaux, comporte 12 banques d’enregistrement dotés de tous les dispositifs de sûreté, 4 salons V.i.p, 6 salons privés, 2 boutiques free shop, 2 cafétérias, une salle de crise, 44 bureaux, 12 locaux techniques et des toilettes. On y accède par un viaduc qui se raccorde à la voie d’accès sur le parking autos, d’une capacité d’environ 700 voitures.

Deux bâches à eau de 500 m3 alimentées par 3 forages desservent l’aérogare pour l’usage quotidien. L’interface avec les chaussées aéronautiques est assurée par 6 passerelles télescopiques dont 2 compatibles aux avions de référence Boeing 747 et Airbus 380. L’aérogare est alimentée par une centrale électrique composée de 4 groupes électrogènes de 1500 Kva chacun, en renforcement du poste de l’aéroport alimenté par deux lignes de haute tension. Le contrôle de qualité des ouvrages et équipements de ce chantier a été assuré par l’ingénieur conseil Socotec-international. Selon le ministre  Bouya, le grand défi de ce type d’ouvrage reste, sans nul doute, la gestion et la capacité de maintien de son éclat d’origine. D’où la nécessité, pour lui, d’imaginer des modes novateurs tels que le partenariat public-privé qui lie le Congo au groupe Egis.

Le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, a, quant à lui, présenté cet aéroport comme étant en phase de devenir un véritable hub de l’Afrique centrale. «L’aéroport de Brazzaville, déjà desservi par les compagnies nationales et internationales, a vu son trafic augmenter du point de vue du nombre de vols, de passagers et de frets», a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il exhorté  l’Anac (Agence nationale de l’aviation civile), agent technique spécialisé en la matière, à jouer pleinement son rôle régalien. Ce qui passe, bien sûr, par l’acquisition d’équipements modernes et surtout par la modernisation des esprits par la formation de ces cadres et agents.

Démarrés en août 2008, les travaux de construction de la nouvelle aérogare de l’aéroport international Maya-Maya ont permis de livrer le premier module en 2010, inauguré à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance. L’inauguration du deuxième module par le chef de l’Etat fait entrer en service, toute l’aérogare. «On peut, enfin, dire que le Congo se soustrait du complexe, dans le giron des pays respectueux des normes», a fait savoir Jean-Jacques Bouya.

Par Jrang An@go.

dimanche 2 février 2014

Ambassade de France : Jean-François Valette a fait le bilan 2013 de la coopération française au Congo

Photo : L’ambassadeur de France entouré de ses collaborateurs, pendant la conférence de presse.

Dans une conférence de presse, mardi 21 janvier 2014, à l’I.f.c (Institut français du Congo), à Brazzaville, l’ambassadeur de France, Jean-François Valette, entouré de ses principaux collaborateurs, a dressé le bilan des actions de coopération en République du Congo, menées par son pays, au titre de l’année 2013, tant dans le secteur public que privé, à travers notamment l’organe technique du gouvernement français, l’A.f.d (Agence française de développement). Ainsi, dans le cadre de la coopération bilatérale et l’assistance technique, par exemple, la France a appuyé le gouvernement congolais à hauteur de 6,2 milliards de francs Cfa, en 2013.

Le bilan des actions de coopération française au Congo, en 2013, a porté sur divers axes, à savoir: le Contrat de désendettement et de développement (C2d); le renforcement des infrastructures; la coopération en matière de santé; la gestion durable des forêts; l’appui à la refondation de l’éducation et de la formation; l’aide aux secteurs privé et public; l’appui à la société civile; la coopération culturelle; la mobilité, formation et attractivité; la coopération de sécurité et de défense et, bien entendu, la coopération économique.

La coopération multisectorielle entre la France et le Congo est dans une large mesure basée dans les domaines social et économique. C’est ainsi que les interventions françaises en 2013, concernant la ville de Brazzaville, se sont focalisées, prioritairement, sur le projet de construction de la route de la corniche qui, selon Patrick Dal Bello, directeur de l’A.f.d, se chiffre à 26,2 milliards de francs Cfa, le projet de drainage des eaux pluviales qui prend en compte, entre autres, le dragage du collecteur Madukutsekelé, pour un financement de 15 à 16 milliards, dont les appels d’offres organisés conjointement avec la D.g.g.t (Direction générale des grands travaux) seront lancés, probablement, courant février 2014. Alors que l’appui au C.h.u, réorienté en avril 2014, a pris du retard, à cause du changement intervenu à la tête de la structure, a précisé Patrick Dal Bello, l’un des principaux orateurs. 

Le directeur de l’A.f.d a parlé, également, de la création d’un institut des travailleurs sociaux. L’extension de l’école spéciale de Moungali, dans le 4ème arrondissement de Brazzaville, figure, elle aussi, en bonne place, dans l’appui de la France à l’éducation et à la formation des jeunes.

Le P.a.p.n (Port autonome de Pointe-Noire) est l’un des principaux projets qui illustrent fort bien les domaines d’intervention française au Congo, avec notamment l’agrandissement de son accès. Selon les experts, sur la côte africaine, ce port constitue un avantage considérable, du point de vue de sa profondeur. En témoigne le déploiement du groupe français Bolloré, à travers la société Congo Terminal. Mais, là aussi, le projet n’est pas terminé, d’après Patrick Dal Bello, en raison de quelques contradictions avec les autorités locales. Car, la gestion de ce port passe aussi par un partenariat public-privé. Il a la capacité de recevoir 50 mille conteneurs par an, soit une augmentation d’environ 15%, chaque année.

Dans le domaine de la santé, le docteur Jean-Pierre Lamarque, conseiller régional santé, a brièvement, dressé le tableau des investissements de la France dans ce secteur qui, à coup sûr, contribuent à l’amélioration du système sanitaire au Congo. Tandis que dans la gestion durable des forêts, la France appuie le Congo pour parvenir à la révision du code forestier en vigueur. 

Quant à l’appui à la société civile, il faut citer, par exemple le soutien apporté à deux O.n.gs locales: l’Aslav (Association de l’amour vivant) en faveur des populations de la Likouala et Azur développement. La coopération culturelle se justifie, principalement, par des actions menées au niveau de l’I.f.c (Institut français du Congo), tant à Brazzaville, qui abrite, en moyenne, 297 manifestations par an, qu’à Pointe-Noire, qui en abrite 172. Cette structure qui entend redorer son blason, pour la célébration, cette année, de ses vingt ans d’existence, héberge, désormais, le CampusFrance.

Pour Jean-François Valette, «cette démarche vise des actions significatives et signifiantes dans la vie quotidienne des gens et un impact social. Elle consiste à améliorer la gouvernance et le service des populations». Le diplomate français a, par ailleurs, fait savoir que la gestion des ordures est beaucoup plus compliquée à Brazzaville, tant les ordures sont, souvent, jetées dans le fleuve Congo, ce qui est nuisible à la santé publique et à l’hygiène.

Sur la sécurité, en lieu et place du colonel Bruno Malet, attaché de défense, l’ambassadeur de France, a félicité l’engagement du Congo en R.c.a, à travers la Misca. A ce secteur, il faut ajouter également le projet Sankoré, développé en collaboration avec les Forces armées congolaises. Michel Dhé, chef du service économique de l’ambassade de France s’est exprimé sur la coopération économique qui, selon lui, a connu une courbe ascendante, en 2013. Concernant les d’importations, les orateurs ont fait savoir que le Congo est le 7ème client de la France, en dépit de sa faible démographie.Signalons que Richard Mouthy, conseiller de coopération et d’action culturelle et le commissaire Michel Cassagne, attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France au Congo, figuraient parmi les orateurs.

Par Jrang An@go.

samedi 25 janvier 2014

Transition en Centrafrique : Elue par le C.n.t, la présidente Catherine Samba-Panza a prêté serment à Bangui

Photo : Catherine Samba-Panza

La nouvelle présidente de la transition centrafricaine, Mme Catherine Samba-Panza, 59 ans, élue, lundi 20 janvier 2014, par le C.n.t (Conseil national de transition) avec 75 voix au second tour du scrutin, contre 53 voix pour son adversaire, Désiré Kolingba,  a prêté serment, jeudi 23 janvier 2014, devant la Cour constitutionnelle, en présence des délégations étrangères dont le président gabonais Ali Bongo-Ondimba et le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius. C’est le ministre d’Etat Firmin Ayessa qui a représenté le président de la République, Denis Sassou Nguesso.

Il était en compagnie des ministres Basile Ikouebé, des affaires étrangères et de la coopération, et de Charles Richard Mondjo, ministre à la présidence, chargé de la défense nationale.

Elle était, jusque-là, maire de Bangui et les Banguissois l’avaient surnommée «maire courage». Née au Tchad d’un père camerounais et d’une mère centrafricaine, Catherine Samba-Panza a fait ses études supérieures en France où elle a obtenu une licence en science de l’information et de la communication et un D.e.s.s (Diplôme d’études supérieures spécialisées) en droit des assurances. Rentrée à Bangui, elle travaille à l’agence de la société d’assurance Allianz. Mais, elle finit par prendre son indépendance, en créant sa propre société de courtage, devenant ainsi une femme d’affaires. Militante engagée des droits humains, elle a été formatrice à Amnesty international, avant de devenir vice-présidente de l’Association des femmes juristes de Centrafrique et représentante du réseau des O.n.gs centrafricaines des droits de l’homme au sein de plusieurs instances internationales.

C’est à partir de 2003, avec l’arrivée au pouvoir de François Bozizé, qu’elle commence à se distinguer réellement en politique, avec sa nomination comme présidente du comité de suivi du dialogue national. Elle brille par son indépendance d’esprit, sa neutralité et son dynamisme. Il faut dire qu’avant cette nomination, elle avait déjà réalisé un grand travail de dialogue dans son pays, en réussissant l’exploit de réconcilier l’ancien président David Dako et l’ancien premier ministre Abel Goumba, au début des années 2000.

En mai 2013, le régime de Michel Djotodia la nomme comme maire de Bangui, une ville qu’elle trouve «en état de délabrement total, avec des besoins importants en termes d’eau, d’assainissement, de santé, d’éducation». Elle va essayer de se battre pour faire face à ces problèmes, mais l’éclatement de la crise armée ne lui permet pas de travailler comme elle était décidée de le faire.

Après la démission de Michel Djotodia, lors du 6ème sommet extraordinaire de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), à Ndjamena (Tchad), le C.n.t avait le devoir d’élire un nouveau président de la transition. Sur 24 candidatures déposées, seules 8 étaient validées, suivant des critères rigoureux excluant les responsables politiques sous Michel Djotodia, les chefs de partis, les militaires d’active et ceux ayant appartenu à une milice ou à une rébellion ces vingt dernières années. Est-ce parce qu’elle est née à Fort-Lamy (Ndjamena) où son prédécesseur a démissionné? En tout cas, c’est à elle que la chance a souri. Mme Catherine Samba-Panza est devenue ainsi la première femme en Afrique centrale à la tête d’un Etat, depuis les indépendances en 1960.

Dans son mot de circonstance après son élection fortement applaudie dans la salle et qui a suscité une grande joie à Bangui, la nouvelle présidente a lancé «un appel vibrant à mes enfants anti-Balaka qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination, en lançant un signal fort de dépôt des armes. A mes enfants ex-Seleka, qui m’écoutent également, déposez vos armes. Aux forces de défense et de sécurité, regagnez vos corps respectifs pour apporter l’appui nécessaire aux troupes de la Misca et de Sangaris pour ramener la sécurité et l’ordre public». Le premier défi est d’obtenir au moins la cessation des hostilités et autres actes de violence. 

Dans une conférence de presse, avant sa prestation de serment, elle a indiqué qu’elle fera un gouvernement équilibré en hommes et en femmes. Comme quoi, pourtant affectée par une crise armée, la Centrafrique vient d’infliger une leçon du genre à la sous-région, enterrant ainsi le mythe des hommes forts.

Par Jrang An@go.

jeudi 9 janvier 2014

Rapport Annuel "Angongaj2011's Blog" WordPress.com : 2013 en Révision

Les Statisticiens de WordPress.com ont préparé le Rapport annuel 2013 de mon Blog titré : Angongaj2011's Blog

En voici un extrait :
Le Concert Hall de l'Opéra de Sydney peut contenir 2700 personnes. Ce Blog a été vu 8300 fois en 2013. S'il était un Concert à l'Opéra de Sydney, il faudrait environ trois (3) spectacles pour accueillir tout le monde. Cliquez sur le lien ci-après pour visualiser ledit Rapport : http://angongaj2011.wordpress.com/2013/annual-report/
Et s'il ne s'affiche pas, prière de le copier naturellement puis le coller sur votre Moteur de recherche.

Les Statisticiens
de WordPress.com

mardi 7 janvier 2014

Message de vœux du nouvel an 2014 du chef de l’Etat au peuple congolais : Priorité au système éducatif, en termes d’investissements publics

Photo : Le président Denis Sassou Nguesso prononçant le message de voeux.

Mardi 31 décembre 2013, à la veille du nouvel an, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a prononcé, le traditionnel message de vœux à la nation. Dans ce message, le chef de l’Etat a abordé quelques aspects de la vie nationale et a donné comme priorité, pour cette année 2014, en termes d’investissements publics, au système éducatif (enseignements primaire, secondaire, professionnel et universitaire). Voici l’intégralité de ce message. 

Mes chers compatriotes, 
Voici venu le moment d’offrir à la nation, au peuple congolais dans sa diversité la plus accomplie, mes vœux les plus ardents de santé et de prospérité pour la nouvelle année 2014. Ces mêmes vœux, je les adresse à tous les étrangers qui résident au Congo et qui partagent nos joies et nos peines. 

Je ne saurais poursuivre cette adresse sans exprimer mon grand chagrin et ma profonde tristesse suite à la mort en République Centrafricaine de six de nos jeunes soldats. Je présente à leurs familles respectives mes condoléances les plus émues. J’invite la nation à s’incliner, avec respect, devant leur mémoire. Aux soldats blessés, qui sont actuellement en soins, j’adresse mes souhaits de prompt rétablissement. Aux valeureux officiers et hommes de troupes du contingent congolais, je forme des vœux de santé et de succès. A tous, je dis la reconnaissance éternelle de la République. A la communauté nationale, je voudrais ici dire que le sacrifice de nos enfants n’est pas vain. Ils étaient en Centrafrique en mission de sécurité collective. Ils y étaient en mission de paix. 

Nous ne pouvions pas ne pas nous engager, aux côtés d’autres Etats, à travers la Cemac, la C.e.e.a.c, l’Union africaine et l’Onu, pour prendre les rôles évidents que le Congo devait y jouer. Et puis, il s’agit de la République Centrafricaine. Un pays dont l’histoire et la géographie nous lient si intimement. Un pays dont l’implosion pourrait avoir sur l’ensemble de notre sous-région, des conséquences tragiques et fatales. Nous devons impérativement conjurer un sort si funeste. 

Mes Chers Compatriotes, 
Au gré du temps qui passe, le Congo, notre cher pays, avance. Il avance, uni, libre et souverain, vers les buts de sa destinée. D’année en année, malgré les difficultés et les écueils, notre pays progresse. Il progresse, avec assurance, porté par de grandes ambitions qu’il s’est données à travers le chemin d’avenir, notre pacte de développement et de solidarité. 

Qu’il nous souvienne ! Par ce pacte auquel sont liés tant d’espoirs et attachés tant de défis, nous avons refusé l’immobilisme pour nous engager avec conviction dans le seul combat qui nous est essentiel: le combat du développement, le combat pour la vie. Ce combat, nous le savons, ne connaît ni trêve, ni répit. Il est de tous les temps, il est de toutes les années. Il est de toutes les saisons. C’est ainsi qu’au cours de l’année qui s’achève ce soir, nous ne nous sommes pas dispensés de l’effort nécessaire à la modernisation et au progrès de notre pays. 

Mes chers compatriotes, 
Pour 2014, je prends l’engagement, au nom du gouvernement, que cette œuvre importante et exaltante de la marche du Congo vers l’émergence sera poursuivie avec davantage d’ardeur et de détermination. Il s’agira, puisque l’école est le berceau de la République, de redonner, au cours de cette année, en termes d’investissements publics, la priorité à ce secteur, en prenant en compte, cette fois-ci, l’ensemble du système éducatif: enseignement fondamental, enseignement technique, formation qualifiante et enseignement supérieur. Il s’agira de continuer d’encourager l’industrialisation du pays, pour espérer résorber le chômage du présent, demeurer en capacité de créer de nombreux emplois et rendre irréversibles les progrès socio-économiques accomplis. 

Il s’agira de poursuivre, en amplifiant l’équipement du pays en infrastructures de base. Il s’agira de continuer d’accorder au dialogue son rôle, son utilité et sa crédibilité. Afin que: - au plan social, les recommandations du Comité national du dialogue social soient mises en œuvre, progressivement, dès 2014, comme convenu;- au plan politique, les prochaines élections locales et sénatoriales se déroulent dans la paix, la liberté et la transparence. 

Un tel succès que j’appelle de tous mes vœux confirmera le caractère irréversible de notre choix démocratique. J’invite tous les acteurs politiques de notre pays à faire preuve de responsabilité, de dignité et d’honneur, pour que ce rendez-vous politique soit la victoire du Congo et de sa démocratie. Il s’agira de continuer à assurer à notre pays et à notre peuple la paix. La paix pour tous et pour chacun. Nous savons ce que c’est que d’en manquer. Notre peuple a beaucoup souffert d’en avoir été privé. 

Voilà pourquoi, quiconque s’avisera à remettre en cause la paix que notre pays a si chèrement recouvrée, rencontrera l’autorité inflexible de l’Etat qui doit s’exercer sur tous, à tous les niveaux, avec rigueur. Il s’agira, enfin, au cours des douze prochains mois, d’affermir notre diplomatie pour que notre pays fasse toujours entendre sa voix et continue de prendre toute sa place sur l’échiquier africain et international. Voilà, mes chers compatriotes, ce que sera 2014! 

Je suis fondé à croire que cette nouvelle année sera heureuse. Par-delà les soubresauts de l’histoire, par-delà nos prétendues différences, 2014 devra renforcer la volonté générale qui nous anime tous et demeure notre passion commune et sublime: celle de vivre ensemble pour toujours. Donnons-nous donc la main; mutualisons nos énergies et mettons notre génie créateur au service d’une seule et même cause: la sauvegarde d’une République digne ayant pour socle une nation indivisible et prospère. 

Bonne et heureuse année à tous!

mercredi 1 janvier 2014

Quarante-septième Journée mondiale de la paix : Le pape François désigne la fraternité comme route pour la paix

Photo : le Pape François

Mercredi 1er janvier 2014, l’humanité célèbre la 47ème Journée mondiale de la paix. Journée à l’occasion de laquelle chaque année, le Saint-Père donne un message au monde entier, depuis le Siège apostolique. Cette année, le message du pape François, son tout premier comme pasteur suprême de l’Eglise, depuis son accession au trône de Pierre, porte sur la fraternité, avec pour titre: «La fraternité, fondement et route pour la paix». D’une profondeur authentique et d’une substance forte, le message du pape procure soulagement, redonne joie et espérance.

«Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une existence pleine de joie et d’espérance», écrit le pape.

Dans son message, donné le 8 décembre dernier, jour où l’Eglise universelle célébrait l’Immaculée conception de la Vierge Marie, le pape François vise l’homme, dans ses réalités les plus proches et dans son quotidien le plus immédiat. Un style qui le caractérise et pour lequel tous ou presque l’affectionnent. «Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une existence pleine de joie et d’espérance. Dans le cœur de chaque homme et de chaque femme habite en effet le désir d’une vie pleine, à laquelle appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse vers la communion avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à embrasser», précise le pape, dans l’entame de son message.

C’est un message plus touchant et poignant, tant il dépeint la fraternité comme dimension essentielle de l’homme. Un concept qui de nos jours agace les méninges, dans un monde où l’on court, où l’on prête moins ou peu attention à l’autre, où l’on dénigre la solidarité et le vivre-ensemble. Un monde où les plus forts écrasent allègrement les plus faibles et où les plus riches se raillent fièrement des plus pauvres ou démunis. Et le pape de rejoindre son prédécesseur immédiat: «Comme l’a affirmé Benoît XVI, la mondialisation nous rend proches, mais ne nous rend pas frères. En outre, les nombreuses situations d’inégalités, de pauvreté et d’injustice, signalent non seulement une carence profonde de fraternité, mais aussi l’absence d’une culture de la solidarité. Les idéologies nouvelles, caractérisées par un individualisme diffus, un égocentrisme et un consumérisme matérialiste affaiblissent les liens sociaux, en alimentant cette mentalité du «déchet», qui pousse au mépris et à l’abandon des plus faibles, de ceux qui sont considérés comme «inutiles». Ainsi le vivre ensemble humain devient toujours plus semblable à un simple «do ut des» pragmatique et égoïste».  

Comme la plupart des pontifes romains, le pape François ne manque pas d’élan pour communier pleinement à la vision de ses prédécesseurs, afin de rendre plus accessible son propos. Ceci, dans le souci et en vue d’un monde plus solidaire, vivable et humain. «Paul VI affirmait que non seulement les personnes mais aussi les nations doivent se rencontrer dans un esprit de fraternité. Et il explique: «Dans cette compréhension et cette amitié mutuelles, dans cette communion sacrée, nous devons œuvrer ensemble pour édifier l’avenir commun de l’humanité».

Ce devoir concerne en premier lieu les plus favorisés. Leurs obligations sont enracinées dans la fraternité humaine et surnaturelle et se présentent sous un triple aspect: le devoir de solidarité, qui exige que les nations riches aident celles qui sont moins avancées; le devoir de justice sociale qui demande la recomposition en termes plus corrects des relations défectueuses entre peuples forts et peuples faibles; le devoir de charité universelle, qui implique la promotion d’un monde plus humain pour tous, un monde dans lequel tous aient quelque chose à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns constitue un obstacle au développement des autres», poursuit le pape, qui, dans une pleine mesure fait également mention dans son message des bienheureux Jean-Paul II et Jean XXIII, ses deux prédécesseurs qu’il s’apprête à déclarer saints, le 27 avril prochain.

Par Jrang An@go.