lundi 29 juillet 2013

Archidiocèse de Brazzaville : La basilique Sainte-Anne fête bientôt ses 70 ans

Photo : L’historique Basilique Sainte-Anne du Congo.

Sanctuaire souvenir, la basilique Sainte-Anne du Congo s’apprête à souffler sa 70ème bougie, dimanche 28 juillet prochain. Les préparatifs de ce jubilé vont bon train, et occupent de plus en plus l’actualité religieuse de l’archidiocèse. Pour cause, la ville capitale sinon certains hauts lieux de Brazzaville naguère capitale de la France libre, sont depuis jonchés de banderoles annonçant justement cet événement religieux, historique mais aussi de haute portée.

En effet, Sainte-Anne du Congo reste bel et bien l’édifice religieux, qui symbolise le traditionnel rapprochement entre la France et le Congo. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la basilique Sainte-Anne du Congo est à n’en point douter «le symbole de Brazzaville», pour paraphraser le ministre de la culture et des arts: Jean Claude Gakosso. 

Voulues en la fête de Sainte-Anne et Joachim le 26 juillet (tombant un vendredi), les festivités des 70 ans de la basilique Sainte-Anne du Congo auront lieu le dimanche 28 juillet 2013, au cours d’une messe solennelle en la basilique implantée en plein cœur de Poto-Poto, un quartier cosmopolite. Déjà, plusieurs activités sont en cours, pour marquer cet épisode important de l’Eglise du Congo en général, et de l’archidiocèse de Brazzaville, en particulier.

Au menu des activités, un tournoi de football et de nzango, un concert des chorales, les conférences sur les thèmes: «Sain-te-Anne sanctuaire souvenir de la France libre», «Sainte-Anne dans la beauté architecturale de Brazzaville». Toutes ces activités étalées sur la semaine précédant le jour J de l’événement (du 21 au 28 juillet) font dès lors se profiler des moments grandiose, au cœur d’une chrétienté connue pour son caractère on ne peut plus cosmopolite. Car, on peut l’affirmer, le recteur de la basilique Sainte-Anne du Congo, l’abbé Vincent de Paul Malonga et tous les chrétiens tiennent à faire les choses en grand. 

En réalité, le ton des préparatifs de ce méga anniversaire avait été donné le 23 mars dernier, lorsque les chrétiens de Sainte-Anne conduits par leur curé, ont effectué un pèlerinage à Linzolo, localité qui a abrité il y a peu, les festivités des 130 ans de l’évangélisation du Congo. Lors de ce pèlerinage, les chrétiens de Sainte-Anne n’avaient pas manqué de faire acte de charité, en offrant quelques présents à cette paroisse, qui elle aussi préparait son jubilé. Un pèlerinage qui au retour, avait eu pour point de chute la paroisse Saint François d’Assise, fondée en 1937, où avait transité la pierre qui a servi à la construction de l’autel de Sainte-Anne.

Prestigieux édifice, monument architecturalement impressionnant, la basilique Sainte-Anne est l’œuvre de l’architecte français Roger Erell, qui a talentueusement réussi à mettre en musique et concrétiser le projet du père Nicolas Moysan, missionnaire spiritain. L’édifice est érigé en 1943, en pleine deuxième guerre mondiale, une période où le Congo était encore compté parmi les pays de l’A.e.f (Afrique équatoriale française), actuellement Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale). Le projet résulte de la décision des représentants de l’Etat français, de l’Eglise, des Français et des chrétiens congolais, de construire une maison de prière, devant accueillir et rassembler des personnes éprises de paix et de foi.

Détruit lors des conflits armés ayant durement ensanglanté le pays, l’édifice a fait peau neuve et s’est enfin vu achevé, en 2011, avec entre autres, la pose de son clocher, jamais élevé depuis 1950. Son achèvement s’est en grande partie réalisé grâce à l’implication personnelle du couple présidentiel dont l’épouse Mme Antoinette Sassou Nguesso n’est ni plus ni moins, la marraine du projet.La construction de la basilique Sainte-Anne du Congo a aussi connu un précieux apport du roi Mohamed V du Maroc et l’empereur d’Ethiopie, qui ont tenu à honorer cette coopération bilatérale entre le Congo et la France à travers ce légendaire lieu de culte et de ressourcement. Du haut de son fascinant décor enjolivé par ses ogives ou ses «mains jointes», cette basilique est certainement un modèle unique de son temps.

A tout le moins, nous ne pouvons que souhaiter la réussite de cette fête qui s’annonce belle, priante et mémorable, en communion avec une chrétienté plus que jamais dans l’allégresse.

Par Jrang An@go.

jeudi 25 juillet 2013

Karaté : Les ligues de Pointe-Noire et du Kouilou dotées d'un siège

Photo : Des budokas devant le siège des ligues de Pointe-Noire et du Kouilou.

Pointe-Noire et le Kouilou sont deux bastions importants du karaté congolais. Mais, leurs ligues respectives n’avaient pas de siège digne de ce  nom. Elles en sont dotées, désormais, grâce aux efforts du président de la Ligue du Kouilou, Daniel Mikanou, qui a équipé un local situé dans l’enceinte du Stade Municipal de Pointe-Noire, à côté de l’entée Est.

L’inauguration dudit siège, commun aux deux ligues jumelles, a eu lieu, dimanche 14 juillet 2013, au cours d’une cérémonie patronnée par Serge Claver Boukoumou, chef de service des activités sportives au Kouilou, représentant les deux directeurs départementaux empêchés. Plus de trois cents karatekas et praticiens des arts martiaux affinitaires, tout grade confondu, les invités et sympathisants ont pris part à cette cérémonie solennelle. 

Heureux d’avoir relevé le défi, Daniel Mikanou, homme de terrain, s’est exprimé en ces termes  aux budokas: «Je suis heureux de vous retrouver, aujourd’hui, dans l’enceinte du Stade Municipal de Pointe-Noire. Il n’a pas été facile de réfectionner ce lieu, souvent victime d’actes de vandalisme. Pour l’amour du karaté, il a fallu investir 760000 francs Cfa, pour installer les grilles de sécurité, refaire les baies vitrées, les portes, la peinture, équiper le siège en meubles et outil informatique, pour s’arrimer à la modernité. Nous avons rétabli le circuit électrique. C’est d’Albert Camus, écrivain et philosophe contemporain, que j’ai appris que: la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent (…) Ceci est un don que je fais à tous les karatékas congolais. Le faisant, je voudrais restituer l’amour que m’ont enseigné mes maîtres».

Daniel Mikanou a informé l’assistance de la prochaine descente de la Fédération congolaise de karaté et arts martiaux affinitaires dans les départements, pour restructurer les ligues. Et de la tenue, à Bilala, dans le district de Mvouti, de la deuxième édition du tournoi de la fraternité dénommé «Chalenge Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou». 

Pour boucler la cérémonie, il y a eu des démonstrations de kata supérieurs, des shiwari (épreuve de casse) et des combats d’exhibition. Par les karatékas de haut niveau, conduits par Kioshi Simon Moungondo, champion du monde des vétérans. Bref, les karatékas des deux départements ont, maintenant, un lieu où ils pourront consulter les archives, faire les recherches et s’informer sur l’actualité de leur discipline sportive.

Par Jrang An@go.

mercredi 24 juillet 2013

Crise à l’Est de la RDC : Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila Kabangé se sont concertés à Brazzaville

Photo : Le président Joseph Kabila saluant les membres du gouvernement à son arrivée.

Joseph Kabila Kabangé, président de la République Démocratique du Congo, a effectué, le vendredi 19 juillet 2013, une visite de travail à Brazzaville, à l’invitation de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Accompagné d’une importante délégation comprenant, entre autres, le président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, le ministre des affaires étrangères, coopération internationale et francophonie, Raymond Tshibanda, l’ambassadeur de la RDC au Rwanda, Norbert Nkulu Kilombo, le président Kabila a eu un large échange de vues, avec son hôte, sur la situation politique et sécuritaire dans la région des Grands-Lacs, plus particulièrement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

La semaine dernière avait vu les affrontements reprendre entre les F.a.r.d.c (Forces armées de la République Démocratique du Congo) et les rebelles du M.23. Dans «ses efforts en vue du rétablissement d’une paix durable à l’Est de la République Démocratique du Congo», ainsi que le signale communiqué final de la visite de travail du président Kabila à Brazzaville, le président Sassou Nguesso a organisé une rencontre bilatérale avec son homologue de la RDC, pour contribuer «de manière utile, à l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix sur la RDC. Les deux chefs d’Etat ont réaffirmé que l’accord-cadre constitue une base essentielle, pour la résolution du conflit dans l’Est de la RDC». Les deux chefs d’Etat «se sont engagés, fermement, à favoriser l’application de ses dispositions dans le cadre des mécanismes prévus à cet effet». 

A Brazzaville, le président Kabila a indiqué que durant «le tête-à-tête avec le président Sassou, on a abordé les questions qui intéressent les deux pays, principalement la situation à l’Est de la République Démocratique du Congo, les relations entre les deux pays. Finalement,  c’est la suite de la réunion que nous avons eue à Oyo, au mois de mars de cette année. J’ai briefé le président Sassou Nguesso sur ce qui se passe en République Démocratique du Congo, que ce soit sur le plan militaire, sur le plan politique.

On a décidé, finalement, de continuer à travailler ensemble, pour un règlement de la question, que ce soit à l’Est ou la situation politique, en général, en République Démocratique du Congo. Toutes les options sont sur la table, la pacification à l’Est, principalement le Nord-Kivu, il y a, déjà, comme vous le savez, les discussions, négociations, dialogue en cours à Kampala, sur le plan  diplomatique, mais en concertation avec tous nos partenaires. Le Congo, ce n’est pas seulement un partenaire, le voisin, c’est un pays ami».

Le président Denis Sassou Nguesso s’est, quant à lui, félicité de la fréquence des concertations. Il a réaffirmé sa totale disponibilité à suivre, à offrir son concours à la recherche de solutions aux problèmes qui se posent, en précisant que les problèmes de la RDC «nous concernent, directement».

«S’agissant de la crise en République Centrafricaine, les deux chefs d’Etat  encouragent les autorités centrafricaines à respecter la feuille de route de la transition. Ils ont lancé un appel à la communauté internationale, en vue d’un soutien multiforme à la RCA, particulièrement dans les domaines de la sécurité, de l’assistance économique, financière et humanitaire», précise le communiqué final.

Signalons que le président guinéen, Alpha Condé, est également arrivé à Brazzaville, vendredi 19 juillet, dans l’après-midi et a eu un entretien avec son homologue congolais. A son retour, le samedi 20 juillet, il a indiqué à la presse qu’il est venu encourager le président Sassou Nguesso dans la recherche de solutions aux crises qui secouent la sous-région, notamment dans l’Est de la RDC et en République Centrafricaine.

Par Jrang An@go.

Club 2002 Parti pour l'unité et la République : Wilfrid Nguesso appelle à une mobilisation massive, pour le recensement administratif spécial

Photo : Wilfrid Nguesso au centre

Dans le cadre de l’évaluation des applications du dialogue politique d’Ewo, et dans la perspective de prochaines élections locales, les participants à la concertation de Dolisie avaient réaffirmé le principe d’un recensement administratif spécial. Le gouvernement de la République a validé ce consensus politique auquel sont parvenues la classe politique congolaise, la société civile et les confessions religieuses.

A quelques jours du lancement de l’opération du recensement administratif spécial, le président du Club 2002 P.u.r, Guy Wilfrid César Nguesso, a fait une déclaration, le 17 juillet 2013, à la mairie centrale. A cette occasion, il a appelé l’ensemble des militants de son parti, de la majorité présidentielle et, au-delà, la population congolaise, à se mobiliser pour «cet acte civique et patriotique, étape importante pour le renforcement de notre arsenal électoral et pour le triomphe de la démocratie dans notre pays». Voici l’intégralité de sa déclaration.

Mesdames et Messieurs les membres du secrétariat permanent;Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique;Mesdames et Messieurs les présidents des structures intermédiaires et de base;Militantes et militants du parti,

Passionnante est l’histoire de notre pays, depuis son accession à l’indépendance, au travers de toutes les étapes de son évolution démocratique; étapes qui ont conduit le Congo, jusque dans les fonds abyssaux, à cause de la manipulation ethnique, de la surexploitation des soucis réels des populations par les hommes politiques, et du chantage comme offre politique.

A une phase de ce long processus démocratique, un homme d’exception a su placer les intérêts des populations au-dessus des intérêts partisans, contre l’avis de certains de ses collaborateurs d’hier, devenus plus tard et aujourd’hui encore, selon eux, des fervents démocrates en quête d’une nouvelle grande messe nationale qu’ils nomment «États généraux», comme si ces assises que l’Hexagone a connu dans sa période trouble, devraient être un exemple à suivre.

Cet homme d’exception a assumé, a réussi à préserver l’unité nationale, a rassuré tous les cadres et autres compatriotes, jusqu’à ses plus farouches adversaires qui ont, désormais, regagné le Congo, pour participer à sa reconstruction et à l’édification d’une véritable Nation moderne, démocratique unie et indivisible, qui a tracé son chemin vers l’émergence à l’horizon 2025.

Cet homme nous a dit: «Plus Jamais ça» et nous a conduits sur les chantiers de «La Nouvelle Espérance», puis, aujour-d’hui, sur ceux du «Chemin d’Avenir». Cet homme qui a connu, tenions-nous à le rappeler, la solitude du désert, comme les tumultes de la vie démocratique du Congo, est, en réalité, le Père du Congo moderne, démocratique où cohabitent, dans la paix, la sécurité et l’harmonie, Congolaises et Congolais, dans toute la richesse de la diversité, mais aussi les autres peuples venus d’ailleurs, pour participer à la construction de notre Nation.

Cet homme a fait du renforcement de la démocratie en République du Congo, l’un de ses défis et, en tout temps, comme en toutes circonstances, il pose les jalons nécessaires pour une installation durable de la culture démocratique dans notre pays. 

C’est dans cet esprit qu’il a, tour à tour, permis la tenue de la Conférence nationale souveraine, et organisé le Dialogue national sans exclusive, le Forum national pour la démocratie, la Concertation politique d’Ewo, et, tout dernièrement, la Concertation politique de Dolisie.

Chacune de ces occasions, faut-il le rappeler, furent des paliers franchis pour la consolidation de notre jeune démocratie. Cet homme d’exception, vous aurez compris, c’est Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat., Chef du Gouvernement.

Dans le cadre de l’évaluation des applications du Dialogue politique d’Ewo, et dans la perspective de prochaines élections libres et transparentes, les participants à la Concertation de Dolisie avaient réaffirmé le principe d’un recensement administratif spécial. Sous la très haute autorité du Président Denis Sassou-Nguesso, le Gouvernement de la’ République a validé ce consensus politique auquel sont parvenus l’ensemble de la classe politique congolaise et la société civile, à Dolisie, et a réuni toutes les conditions pour le déroulement de ce recensement.

Aussi, j’en appelle l’ensemble des militantes et militants du Club 2002 Parti pour l’Unité et la République, l’ensemble des militants de la Majorité présidentielle et, au-delà, pourquoi pas, l’ensemble de la population congolaise, à se mobiliser pour cet acte civique et patriotique, étape importante pour le renforcement de notre arsenal électoral et pour le triomphe de la démocratie dans notre pays.Tous ceux qui se reconnaissent démocrates doivent réfuter toute attitude rétrograde, la manipulation des populations, les appels au boycott, qui cachent, en fait, la peur des enjeux électoraux au profit des aventures insurrectionnelles d’une époque douloureuse et révolue.

Aux partisans de cette logique, nous prédisons d’avance leur échec, car la population congolaise est politiquement mature et sait reconnaître les loups, même vêtus en peau d’agneau, les vendeurs d’illusions qui ont, parfois, eu à charge la destinée des affaires de la République et qui, aujourd’hui, veulent apparaître avec une nouvelle virginité, comme ce fut le cas à la Conférence nationale souveraine. 

Militantes et militants, chers compatriotes, 
Consolidons les acquis de l’espérance et de la prospérité et contribuons à la modernisation et à l’industrialisation de notre pays, tel que nous le prescrit «Le Chemin d’Avenir», pour un Congo émergent d’ici à 2025.Participons alors, tous et massivement, au recensement administratif spécial, pour que vive à jamais et dans la paix très chère à Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, notre démocratie.

Que Dieu bénisse le Congo
Je vous remercie»

Première session du bureau exécutif national du R.d.d : Jacques Joachim Yhomby-Opango s’est expliqué sur la situation qui a prévalu au sein de son Parti

Photo : Jacques Joachim Yhomby-Opango.

La première session du bureau exécutif national du R.d.d (Rassemblement pour la démocratie et le développement), parti membre de la majorité présidentielle, s’est tenue, mercredi 17 juillet 2013, à l’hôtel Saphir, à Brazzaville, sous la direction de Jacques Joachim Yhomby-Opango, président-fondateur du R.d.d, de retour au pays, depuis un mois, après un long séjour en France, pour raison de santé.

Ce dernier a saisi cette opportunité pour édifier l’opinion nationale sur la situation qui a prévalu au sein de son parti. Après cela, il a appelé les militants à l’unité, pour affronter, avec succès, les échéances électorales qui pointent à l’horizon, notamment les élections locales.

C’est la toute première session du bureau exécutif national que Jacques Joachim Yhomby-Opango a présidée, depuis son retour dans la capitale. Ils étaient tous là, les membres du bureau exécutif national du R.d.d. Trois points figuraient à l’ordre du jour: le programme du deuxième semestre 2013; la note d’orientation sur les élections locales de 2013; le point sur les relations avec le P.c.t.

Cette session a été, surtout, marquée par l’éclairage fait par le président du R.d.d, sur la situation qui a prévalu au sein de son parti, durant son absence. Il n’y a pas eu d’allocution d’ouverture, comme cela se fait, habituellement. Jacques-Joachim Yhomby-Opango voulait aller droit au fond des choses. «Mon intention était de faire, comme c’est la règle, une allocution d’ouverture. Mais, j’ai réfléchi toute cette nuit: l’idée m’est venue de ne pas faire d’allocution d’ouverture, parce qu’il apparaît qu’il y a certains camarades ou appelons ça de nos amis d’hier, qui continuent de s’agiter, comme si la raison appartient à ceux qui parlent. C’est pour ça que, brutalement, j’ai décidé, ce matin, de ne pas ouvrir cette session par une allocution», a-t-il dit, d’entrée de jeu.

Répondant à ceux qui critiquent les mesures prises pour juguler la crise au R.d.d, il a, clairement, indexé l’ancien secrétaire permanent du parti, l’ancien ministre Mathieu Martial Kani. «Je voudrais parler de celui que vous connaissez, hier encore, il était le permanent de notre parti. Je ne sais pas s’il est bon de l’appeler encore compagnon, Mathieu Martial Kani, qui a passé tout son temps, ces derniers mois, à parler de nous et agiter certains milieux, parce que, croit-il, il suffit de parler beaucoup, pour faire un responsable politique», a-t-il indiqué. 

Mais, quelle est cette vérité? Pour le président du R.d.d, la vérité, c’est «que le compagnon était l’un des premiers responsables de notre parti. Et à la faveur de mon départ en France, il a géré le parti, bien ou mal, je ne voudrais pas porter un jugement de valeurs. Disons qu’il a géré le parti. Et il s’est créé, au sein de notre parti, une autre aile. Ayant appris qu’il y avait des ailes dans le parti, j’ai décidé d’enlever les deux principaux responsables de ces ailes, à savoir: Mathieu Martial Kani, d’un côté, et Anaclet Tsomambé, de l’autre», a-t-il indiqué.

Il a relevé qu’après avoir décidé d’enlever ces deux principaux responsables, il fallait réunir le parti, en essayant de faire en sorte que ceux qui auront la charge de le diriger, soient «ceux de nos camarades qui étaient sur place, pour mieux dire, ceux des compagnons qui pouvaient faire en sorte que le mieux à faire, c’était non pas de jouer sur un combat d’hommes, mais sur la possibilité qu’il y a de faire en sorte que les objectifs que poursuivait notre parti soient réellement atteints.

C’est la raison pour laquelle, j’ai, personnellement, appuyé et soutenu la nomination du camarade Emile Opangault, comme secrétaire général du R.d.d. Même si le nom paraît répondre, quelque part, à celui que je porte, mais qui n’a rien à voir avec moi, sinon le fait que nous soyons des compagnons au sein du parti», a-t-il expliqué.

«Kani n’ayant pas accepté cette manière de procéder, a décidé d’utiliser les moyens plutôt modernes de la presse, pour s’expliquer. Je ne sais pas si cela s’appelle s’expliquer, il a décidé, peut-être malheureux d’avoir quitté le gouvernement, de créer quelque chose, une agitation. Mais, l’agitation, ce n’est pas tout. Le parti n’a que faire de l’agitation. La preuve, c’est que les compagnons fidèles sont restés, ils ont pris sur eux de redynamiser le parti, de faire en sorte que le parti soit digne des objectifs que nous avions fixés et que nous puissions être à même de faire en sorte que les objectifs qu’il y avait à atteindre, soient atteints», a-t-il poursuivi.

Cela étant dit, pour Jacques Joachim Yhomby-Opango, il apparait nécessaire que son parti «continue sa route, continue de semer pour, enfin, récolter». «Parce que, croyez-moi, le R.d.d, pour moi qui suis son fondateur, est un parti d’avenir et le restera. Je dis encore une fois, que l’attitude adoptée par le compagnon Kani, et, certainement, il a dû ramasser quelques mauvais pions quelque part, et que ces mauvais pions et Kani regarderont derrière, et nous défilerons devant.

Cela étant dit, que vous sachiez que ce qui est important, ce qui est nécessaire, c’est de faire en sorte que nous continuons à cultiver notre jardin, parce que le plus important reste à faire. Ce qui est important, c’est que nous soyons capables d’atteindre certains de nos objectifs», a-t-il déclaré. Enfin, pour terminer, le président du R.d.d a rappelé qu’un parti politique, si grand soit-il, n’appartient ni aux individus, ni aux clans, encore moins aux groupuscules.

Par Jrang An@go.

samedi 20 juillet 2013

Conférence des ministres de l’U.a en charge de la jeunesse : Promouvoir l’auto-emploi, à travers un fonds d’appui à l’entrepreneuriat juvénile

Photo : D g à d Collinet Makosso, Firmin Ayessa et Martial-De-Paul Ikounga.

La capitale congolaise a abrité, du 9 au 11 juillet dernier, la première session du bureau de la 4ème Comy (Conférence des ministres de l’Union africaine en charge de la jeunesse). Ces assises ont été ouvertes par le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur du cabinet  du président de la République, en présence de Martial De Paul Ikounga, commissaire chargé des ressources humaines, des sciences et technologies de la commission de l’U.a, du député-maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, de quelques membres du gouvernement, des ministres et représentants des ministres, membres du bureau de la Comy IV, de nombreux jeunes venus de quelques pays africains et bien d’autres invités. A cet effet, une série de recommandations a été adoptée par les participants, à l’issue de leurs assises.

Durant les travaux, le bureau de la Comy IV a examiné un rapport d’étape sur la mise en œuvre du programme de la division en charge de la jeunesse de la commission de l’Union africaine; le rapport du bureau et celui de l’U.p.g (Union panafricaine de la jeunesse), plateforme commune pour s’assurer que l’Afrique parle d’une seule voix, concernant la planification et le financement de l’agenda de la jeunesse, le cadre institutionnel, les mécanismes de promotion et de développement des jeunes, les données statistiques ainsi que les processus de suivi et d’évaluation.

A l’issue de leurs assises, les participants ont recommandé, entre autres, la création d’un observatoire et d’un index d’évaluation régulière de l’état de la jeunesse, au plan national et continental, les modalités de création et de gestion d’un fonds d’appui à l’entrepreneuriat juvénile, pour promouvoir l’auto-emploi des jeunes et l’organisation d’un forum Inde-Afrique sur l’entrepreneuriat juvénile, en marge du dixième conclave Inde-Afrique prévu en mars 2014.

S’exprimant au nom de l’U.p.g, son vice-président, Andy Roland Nziengui Nziengui, a déclaré que la jeunesse ne veut plus de beaux discours, elle refuse les préambules incantatoires et les effets d’annonces. Il a exprimé la nécessité d’avoir un siège permanent à Addis-Abeba et, plus précisément, dans les locaux de l’Union africaine.De son côté, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’éducation civique et de la jeunesse, également président de la Comy IV, a signalé que cette réunion se tient à moment où l’humanité entière ne cache plus ses vives inquiétudes au sujet d’une population juvénile de plus en plus nombreuse, de plus en plus ambitieuse, de plus en plus impatiente et exigeante.

Le ministre d’Etat Firmin Ayessa a prévenu que toute société qui néglige et marginalise sa jeunesse, est une société condamnée. «Aujourd’hui, plus que hier, la problématique de la jeunesse africaine a pris d’importantes proportions. L’illustration a été donnée par le fait qu’une partie d’elle affiche encore à vouloir sans cesse quitter pour d’autres horizons où elle croit avoir trouvé le bonheur, alors que les difficultés dans les pays d’accueil sont, souvent, au-delà des illusions, plus importantes et plus asphyxiantes», a-t-il dit, invitant ainsi les pays africains à capitaliser au mieux la ressource jeunesse, afin d’en tirer les meilleures dividendes possibles.

Après que les ministres ont revisité les programmes et politiques déjà formulés en faveur de la jeunesse, il ne reste plus qu’à celle-ci, actrice privilégiée du développement de l’Afrique, de proposer des approches crédibles de création d’emplois et de promotion de l’entrepreneuriat juvénile.

Signalons que la prochaine réunion du  bureau de la Comy IV aura lieu en mars prochain, dans un pays membre du bureau.

Par Jrang An@go.

vendredi 19 juillet 2013

Sport : Formation des candidats arbitres internationaux

Photo : Les officiels (assis) et les candidats (debout) après la cérémonie d’ouverture du cours.

Sous l’égide de la F.i.v.b (Fédération internationale de volley-ball), la Fécovo (Fédération congolaise de volley-ball) organise, depuis samedi 13 juillet dernier, à Brazzaville, un cours des candidats arbitres internationaux africains. Cette formation prendra fin, le 22 juillet.

Les participants sont venus du Maroc (1), du Kenya(2), de l’Egypte (2), du Gabon (2), d’Afrique du Sud (1), de la République Démocratique du Congo (1), du Rwanda (1), de Djibouti (1), de la R.C.A (1). Le Congo, pays hôte, avait présenté six candidats, mais trois seulement y prennent part, finalement, les trois autres s’etant désistés, parce que ne pigeant pas la langue de Shakespeare, la langue d’usage dans cette formation.

Ce cours s’inscrit dans l’optique du développement de la pratique du volley-ball sur le continent africain. Un objectif fondamental pour la Fédération internationale et la Confédération africaine de volley-ball. L’Afrique a un manque cruel d’arbitres internationaux, comparativement aux autres continents.

Deux experts de grande expérience animent ce cours, notamment le Thaïlandais Somgsak Charonpana, directeur du stage, et l’Ecossais Sandy Steel, président de la commission des règles de jeu de la Fivb. Ils axent leur formation sur le code d’arbitrage, les règles et lois de jeu, qui sont en perpétuelle mutation.

A la fin du cours, les experts feront une évaluation objective des performances de chaque candidat. Mais, pour obtenir le grade d’arbitre international, les candidats admis au cours de Brazzaville devront, ensuite, officier au moins trois rencontres internationales, sous l’œil critique d’un délégué de la FIVB.

Pour la Fécovo, représentée à la cérémonie d’ouverture par son 1er vice-président, Jean-Marie Ompebé, ce cours «constitue le lancement d’une série d’activités préparatoires aux 11èmes Jeux africains, de 2015, qu’abritera notre pays».

Par Jrang An@go.