vendredi 27 juin 2014

3ème forum culturel mondial de Taihu (Chine) : Le président Sassou-Nguesso a relevé l’importance de la dimension culturelle dans la gouvernance publique

Photo : Denis Sassou Nguesso et Mme Liu Yandong.

Lors de sa visite d’Etat en République Populaire de Chine, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, était l’invité d’honneur, le 18 juin 2014, à Shanghaï, du 3ème forum culturel mondial de Taihu, placé sous le thème: «Renforcer l’interaction culturelle, pour promouvoir la paix et le développement dans le monde», sous le patronage de la vice-première ministre de Chine, Mme Liu Yandong. Dans le cadre de ce forum, s’est tenue une conférence annuelle qui, cette année, a eu pour thème: «Promouvoir la paix et consolider le soft power culturel».

L’ancien premier ministre français, Dominique de Villepin, était parmi les communicateurs de cette conférence, qui a réuni quelque 500 délégués de 20 pays et régions du monde à Shanghai. Le président Sassou Nguesso, qui s’est exprimé à cette occasion, a mis l’accent sur la dimension culturelle, dans la gouvernance des Etats.

A l’avenir, la Chine prêtera davantage attention au développement culturel, qu’elle a, d’ores et déjà, inscrit sur la liste des stratégies nationales, afin d’accroître son «soft power» et de multiplier les échanges culturels et de personne à personne avec l’étranger, pour accorder plus de place à la coopération mutuelle gagnant-gagnant dans le monde, a fait savoir la vice-première ministre chinoise, Mme Liu Yandong, dans son discours, à la cérémonie d’ouverture.

Dans son mot de circonstance, Denis Sassou Nguesso a souligné l’influence de la culture chinoise, qui vise un monde meilleur et a relevé la grandeur de la culture congolaise. «Le Congo est un pays de culture, héritier de l’une des plus grandes cultures du monde», a-t-il dit, en se référant au Nigeria et à l’Afrique du Sud, en passant par le Soudan. «Véritable réservoir culturel, le Congo est une terre de promesses, d’ambitions et d’avenir», a-t-il poursuivi. Le président congolais a, par ailleurs, présenté son pays comme «terre de grandes opportunités économiques», en évoquant les investissements chinois. C’est là, aussi, une expression du dialogue des cultures qu’il a qualifié de nécessaire. Pour lui, «la gouvernance des Etats modernes n’est plus possible sans la dimension culturelle». 

La déclaration universelle des droits de l’homme est la source d’inspiration de la convention adoptée par l’Onu, en 2005, sur la diversité culturelle et qui «évoque, sans équivoque, le concept de dialogue des cultures», a dit le président Sassou Nguesso. Cette convention affirme: «La diversité culturelle est une caractéristique inhérente à l’humanité. Elle crée un monde riche et varié, qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines, et qu’elle est, donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nations», a-t-il conclu.

Pour sa part, la vice-présidente du C.c.p.p (Comité consultatif et politique du peuple chinois), Mme Zhang Meiying, l’une des oratrices au forum, a mis l’accent sur la culture chinoise, en rappelant ce qu’elle a appelé «le pilier de la culture chinoise », qui voudrait que l’on «n’offre pas à autrui ce qu’on ne voudrait pas que l’on t’offre», parce qu’aucune culture n’est ni au-dessus, ni en dessous des autres. Elle a suggéré que dans le cadre du dialogue des cultures, personne n’impose sa volonté aux autres.

Dominique de Villepin a fait savoir que l’humanité s’engage dans une dangereuse voie: «Depuis 20 ans, nous avons vécu dans un monde avec une seule puissance, dans l’avenir, nous aurons un monde sans puissance». Il a fait observer: «Les différences culturelles nourrissent les conflits aux quatre coins du monde, des activités telles que le Forum culturel mondial de Taihu permettent de construire des ponts et de promouvoir le dialogue entre les différentes cultures», a-t-il avancé.

Signalons que les organisateurs du forum ont attribué au président Sassou Nguesso, le rôle d’aplanir les divergences et de construire la paix dans le monde, comme une aspiration partagée par toute l’humanité. Créé en 2008, le Forum culturel mondial de Taihu est une Organisation non gouvernementale, qui a pour but de promouvoir le développement de la culture chinoise et des communications interculturelles entre la Chine et le reste du monde.

Par Jrang An@go.

jeudi 26 juin 2014

53ème anniversaire des Forces armées congolaises et de la gendarmerie nationale : Charles-Richard Mondjo a rendu hommage aux soldats congolais morts et blessés en Centrafrique

Photo : Les ministres Mondjo et Mboulou (au milieu) avec les généraux Okoï, Moigny et Ndengué.

Les F.ac (Forces armées congolaises) et la gendarmerie nationale ont célébré, avec faste, dimanche 22 juin 2014, le 53ème anniversaire de leur création, sous le thème: «La discipline, la morale et l’éthique, pour une défense au service de la nation». De nombreuses activités ont été organisées, à Brazzaville, en présence du ministre Charles-Richard Mondjo, du général de division Guy-Blanchard Okoï, chef d’Etat-major général des F.a.c, du général de brigade Paul Victor Moigny, commandant de la gendarmerie nationale, des membres du conseil de commandement de la police, des membres du commandement militaire, des attachés de défense accrédités au Congo, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires…  

Le clou des activités du 53ème anniversaire a été la parade qui a réuni les militaires de la garnison de Brazzaville et les policiers, à l’esplanade du Stade Président Alphonse Massamba-Débat, devant le ministre à la présidence, chargé de la défense nationale, Charles Richard Mondjo, et le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, le commandement militaire et celui de la police. Dans l’assistance, il y avait des officiers généraux et supérieurs en fonction et à la retraite.

L’autre fait marquant de cet anniversaire, c’est le message prononcé, la veille, par le ministre Charles Richard Mondjo, dans lequel il a rappelé le sens de l’événement et salué le travail abattu par «nos vaillants soldats déployés sur l’étendue du territoire national», et qui «assurent, avec détermination, la défense du pays, veillant à préserver, jour et nuit, l’intégrité de notre territoire».

Par ailleurs, il a rendu hommage aux treize soldats congolais morts en mission commandée en Centrafrique et aux blessés. De même, il a salué l’action positive qu’entreprend le contingent congolais dans ce pays frère, aux côtés d’autres forces: «Au-delà de cette posture qui consiste à veiller à la souveraineté de notre pays et à son intégrité territoriale, vos missions s’élargissent, de nos jours, à la participation de notre pays aux opérations de maintien de la paix et de défense de la légalité internationale. Cette action, combinée à celle des contingents européens, vise à mettre fin à la guerre fratricide dans ce pays, donnant ainsi une parfaite illustration de la solidarité africaine et internationale agissantes.

La commémoration de ce 22 juin est donc, pour nous, le moment indiqué pour rendre hommage à nos soldats. Cette année encore, ils sont allés au bout de leur engagement. Treize d’entre eux ont consenti le sacrifice suprême en service commandé sur un théâtre d’opération. M’inclinant, une fois de plus, devant leurs mémoires, j’exprime tout à la fois l’émotion, l’admiration et la gratitude de la nation envers ces hommes qui ont fait don de leur vie aussi bien à la nation congolaise qu’à l’Afrique prise globalement. Leur sacrifice nous rappelle le sens de l’engagement militaire, la grandeur du choix de servir la patrie, d’accomplir la mission au péril de sa vie. Je n’oublie pas les blessés qui, malgré tout, portent, chaque jour qui passe, un témoignage d’espérance pour le retour à une vie normale», a-t-il affirmé.

De nombreuses activités ont aussi été organisées, pour donner un cachet particulier à l’événement: une messe d’action de grâces a été célébrée, à la Cathédrale Sacré-Cœur; les ministres Mondjo et Mboulou ont déposé, le 21 juin, journée du souvenir, des gerbes de fleurs au monument aux morts de la force publique, des journées portes ouvertes ont été organisées à l’Ecole de génie travaux, à la marine nationale et dans d’autres structures militaires, des actions de santé, à l’hôpital de campagne des F.a.c déployé au Stade D’Ornano, etc. A cela, il faut ajouter, des activités sportives (parcours d’obstacles, marche commando et tir, cross de 10 km en version féminine et masculine et ballon militaire).

Toutes ces activités ont eu pour point de chute l’Ecole de la gendarmerie nationale et les vainqueurs ainsi que leurs poursuivants ont reçu des prix divers.

Par Jrang An@go

mardi 17 juin 2014

Valery Alksandrovich Mikhaylov, ambassadeur de Russie : «La Russie demeure un allié fiable du peuple congolais»

Photo : François Ibovi et Valery Alksandrovich Mikhaylov (à g.)

Le 12 juin 2014, le peuple russe a célébré sa fête nationale appelée Jour de la Russie, instaurée depuis 1994, le jour de l’adoption de la Déclaration de souveraineté de la Russie par le parlement. Au Congo, notamment à Brazzaville, cet événement a fait l’objet d’une réception organisée par l’ambassade de la Fédération de Russie, à laquelle étaient conviés le corps diplomatique, les membres du gouvernement, les parlementaires, les hauts cadres de l’Etat, etc.

C’est le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, qui y a représenté le président de la République. Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, l’ambassadeur de la fédération de la Russie au Congo, Valery Alksandrovich Mikhaylov, a mis un accent particulier sur l’excellente relation entre la Russie et le Congo, pour lui, la Russie demeure un allié fiable du peuple congolais. 

La réception organisée par l’ambassade de Russie à l’occasion de la fête nationale russe était agrémentée d’une projection vidéo sur les grands moments de cet événement à Moscou et diverses images du peuple russe. Après l’exécution des hymnes nationaux, le diplomate russe, Valery Alksandrovich Mikhaylov, arrivé à Brazzaville il y a à peine un mois, a prononcé son allocution dans laquelle il a déclaré que dans sa politique étrangère, «la Russie défend, avec l’esprit de suite, les principes de pré-éminence du droit international, des normes démocratiques et des approches communes dans les relations internationales, le rôle primordial de l’Onu, la responsabilité de son conseil de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité universelle. L’approfondissement de la coopération dans tels formats dynamiques, comme l’union eurasiatique économique créée il y a deux semaines sur la base de l’Union douanière de la Russie, Biélorussie et Kazakhstan, les B.r.i.c.s et l’organisation de coopération de Shanghai, reste l’un des grands axes de la Russie». 

Pour M. Mikhaylov, la Russie attache une grande importance au développement de la coopération «gagnant-gagnant» avec les pays africains. C’est pourquoi, parlant des relations avec le Congo, il s’est réjoui de leur développement progressif. «Le 16 mars 2014, nous avons célébré les 50 ans des relations diplomatiques entre nos deux pays. On peut constater que ce demi-siècle a uni nos Etats par des liens d’amitié solides. A titre d’exemple, on peut citer le dialogue politique et diplomatique actif, notamment entre les parlements des deux pays.

Nos positions sur les questions principales de la vie internationale sont proches ou coïncident, ce qui crée une base solide pour la collaboration fructueuse dans le cadre de l’Onu et des autres organisations internationales. Nous voyons de grandes perspectives dans le domaine commercial et économique. La session de la commission mixte Congo-Russie tenue à Moscou a confirmé l’intérêt mutuel à la réalisation des projets ambitieux sur le sol congolais et a donné les repères pour le futur», a dit le diplomate Russe. 

Enfin, l’ambassadeur de la Fédération de Russie a estimé que le caractère actuel des relations russo-congolaises démontre qu’ensemble «nous pouvons utiliser toutes les opportunités qui s’ouvrent devant nous». Et, exprimant son optimisme, il a conclu: «Le monde change, mais la Russie était et sera toujours un vrai ami et un allié fiable du peuple congolais».

Par Jrang An@go.

vendredi 30 mai 2014

Déclaration du gouvernement de la République du Congo

Le gouvernement de la République du Congo a entrepris, depuis le 4 avril 2014, une opération de lutte contre la criminalité et le grand banditisme dans certains quartiers périphériques de Brazzaville. Cette opération, dénommée: «Mbata ya bakolo», a conduit à l’interpellation et au rapatriement de près de deux mille ressortissants de la République Démocratique du Congo, en situation irrégulière.

Redoutant une interpellation, bien d’autres citoyens de la République Démocratique du Congo ont décidé de quitter, volontairement, le territoire congolais. Ainsi, près de 130.000 personnes ont traversé le Pool Malebo, en direction de leur pays d’origine. Il en demeure encore plus de 400.000 au Congo-Brazzaville. Ces retours massifs et volontaires ont généré une situation humanitaire dont les autorités des deux Etats s’activent à soulager au mieux les conséquences. 

A la suite d’une visite qu’il a effectuée, le 23 mai 2014, au site de Maloukou, site abritant les ressortissants de la République Démocratique du Congo rapatriés de Brazzaville, Monsieur Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en République Démocratique du Congo et chef de la Monusco, a déclaré avoir «reçu des informations sur des violences physiques, des mauvais traitements, des violences sexuelles infligés aux ressortissants de la République Démocratique du Congo». Il a affirmé, en outre, que des enfants étaient poussés à la noyade et des femmes accouchaient sur la plage. Monsieur Martin Kobler a conclu, en faisant une injonction à la République du Congo que «cessent, immédiatement, les expulsions des ressortissants de la République Démocratique du Congo vivant au Congo».

La République du Congo est surprise par ces déclarations grossières et outrageuses. Le gouvernement congolais voudrait rappeler que la République du Congo est membre actif de l’Organisation des nations unies et qu’en cette qualité, il abrite, sur son territoire, toutes les institutions du système des Nations unies. Monsieur Martin Kobler, qui n’est ni coordonnateur de ces institutions, ni proconsul du Congo, aurait été bien inspiré de vérifier ses allégations auprès de ses collègues accrédités à Brazzaville, lesquels ont été associés aux opérations d’assistance humanitaire organisées à Brazzaville. 

Le gouvernement de la République du Congo demande à ce que la retenue soit davantage observée et que la raison l’emporte sur la passion dans la gestion d’une question aussi sensible et qui implique la préservation de l’entente et de la concorde entre les deux peuples de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo. Le gouvernement de la République du Congo rappelle que les résultats de l’opération sont disponibles. 

Il rappelle, en outre, que les deux pays sont dotés de mécanismes bilatéraux de gestion et de règlement des crises qui ont fait la preuve de leur efficacité tout au long de leur histoire commune. 

Dans ce sens, une session de la Commission spéciale de défense et de sécurité entre les deux pays se tiendra dans les prochains jours à Kinshasa et nous sommes convaincus que dans ce cadre seront trouvées les solutions les plus appropriées pour le rétablissement urgent de la confiance, et le renforcement de l’amitié et de la fraternité entre les deux peuples et les deux Etats. 

Fait à Brazzaville, le 27 mai 2014 

Le Gouvernement

mardi 27 mai 2014

22ème assemblée régionale Afrique de l’A.p.f : Les constitutions post-transitions et la gouvernance démocratique en débat

Photo : Justin Koumba.

Brazzaville abrite, du 26 au 27 mai 2014, la 22ème assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. Espace d’échanges et de concertation, cette rencontre, qui réunit les présidents des assemblées nationales et sections de la région Afrique de l’A.p.f permet de réfléchir non seulement sur la bonne marche de la région, mais aussi, sur les questions d’intérêt commun, dont celui portant sur les «constitutions post-transitions et la «gouvernance démocratique en Afrique francophone».

Les travaux, qui se déroulent à l’hôtel Ledger Plaza Maya-Maya, ont été ouverts par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, en présence d’Aubin Minaku, président de l’assemblée nationale de la R.d.c et vice-président de l’A.p.f, Hugues Ngouélondelé, maire de la ville de Brazzaville, des chefs de missions diplomatiques.

La 22ème session de l’assemblée régionale Afrique de l’A.p.f (Assemblée parlementaire de la francophonie) se tient à la veille de la 40ème session de l’A.p.f qui aura lieu à Ottawa, au Canada, en juillet prochain et à cinq mois du sommet de Dakar, au Sénégal. En prévision des deux rencontres internationales, la région Afrique de l’A.p.f est appelée à se concerter, afin de donner ses avis et considérations.

Les conclusions issues de la rencontre de Brazzaville seront donc «déterminantes pour le rayonnement de l’A.p.f en Afrique», a expliqué Aubin Minaku qui a estimé qu’à travers ce type de rencontre, «nous puissions non seulement renforcer la place de la région Afrique au sein de l’A.p.f par la pertinence de nos réflexions et propositions, mais aussi qu’elle nous offre l’opportunité de faire émerger une véritable solidarité entre les peuples de nos pays respectifs dont nous sommes les représentants légitimes et de consolider les liens d’amitié et de fraternité entre nous».

Par ailleurs, Aubin Minaku a fait constater que l’organisation interparlementaire de l’A.p.f et leur région Afrique sont dans une période d’ajustement qui touche, à la fois, les structures et les normes. «Ces ajustements sont dictés par nos règles de fonctionnement, d’une part, et la nécessité d’une meilleure adéquation de notre action aux enjeux de l’heure». D’où la nécessité de modifier certains articles de leur règlement intérieur pour plus d’efficacité, de cohérence et d’harmonie dans l’organisation et le fonctionnement des structures de gestion de la région Afrique de l’A.p.f.

De même, les parlementaires devraient se prononcer sur l’épineuse question de la pertinence des constitutions post-transitions en rapport avec la gouvernance démocratique en Afrique francophone. Pour le vice-président de l’A.p.f, il n’est un secret pour personne que cette problématique fait déjà, sous des formes variées, l’objet de débats et de réflexions dans les milieux politiques et de la société civile, les clubs d’intellectuels, les églises, les médias et autres associations. «Représentants du souverain primaire et législateurs en son nom, y compris sur la matière relative à la loi fondamentale, nous devons prendre une part active à ce débat déterminant pour l’avenir de nos Etats, sans, nécessairement, trancher», a-t-il expliqué.

Les autres thèmes à débattre portent sur «le rôle des parlementaires dans la gouvernance en Afrique francophone»; «la situation politique et sociale en Afrique francophone» et «le cadre stratégique de l’A.p.f pour la période 2013-2017». Comme de coutume, le chargé de mission Afrique de l’A.p.f, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, fera le rapport des activités internes et externes de la région Afrique La 22ème assemblée régionale Afrique de l’assemblée parlementaire de la francophonie sera clôturée, le 17 mai, par André Obami-Itou, président du sénat.

Il sied de signaler que le 28 mai, s’ouvrira la conférence sur les changements climatiques. A cet effet, deux tables rondes seront organisées: «les enjeux de la conférence sur le climat prévue en 2015, à Paris, en France» et «l’émergence économique à l’épreuve du changement climatique».

Par Jrang An@go.

vendredi 16 mai 2014

Présidence de la République : Oyo a abrité le sommet des dix Etats africains sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies

Photo : Le président nigérian, Goodluck Jonathan (à d.) a effectué une visite de travail et d’amitié à Oyo.

Le président de la République Denis Sassou Nguesso séjourne à Oyo, communauté urbaine dans le département de la Cuvette, où s’est tenu, du 15 au 16 mai 2014, un mini-sommet du comité des dix Etats de l’Union africaine sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies. Avant cela, le chef de l’Etat a eu quelques activités diplomatiques, notamment l’audience accordée, le samedi 10 mai, dans l’après-midi, à Léon Kengo Wa Dondo, président du sénat de la République Démocratique du Congo, porteur d’un message du président Joseph Kabila à son homologue du Congo-Brazzaville. «Je suis venu, ici, pour demander l’apaisement, pour permettre aux deux pays d’évoluer ensemble et gérer la situation», a dit Léon Kengo Wa Dondo, à propos de l’opération de police «Mbata ya bakolo».

«Le président de la République a accepté que nous puissions, à partir d’aujourd’hui, surseoir un peu à tout ce qui a été comme surchauffe dans nos relations», a-t-il poursuivi, en expliquant qu’il a plaidé pour l’assouplissement de cette opération qui a déjà renvoyé en RDC plus de quatre-vingt mille sans- papiers du Congo-Brazzaville.Goodluck Ebelé Jonathan, président de la République Fédérale du Nigeria, a, pour sa part, effectué, du 12 au 13 mai, une visite de travail et d’amitié à Oyo, où il a été reçu par son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

Les deux chefs d’Etat, qui «se sont réjouis de l’excellence des relations qu’entretiennent les deux gouvernements et leur peuple», ont décidé de la convocation de la troisième session de la grande commission mixte, courant premier semestre de l’année 2015, pour donner une nouvelle impulsion à la coopération entre leurs deux pays. Ils «ont exprimé leurs vives préoccupations au sujet de l’activisme de la secte islamiste Boko Haram, qui perpétue des actes de violence sans précédent dans le Nord du Nigéria, ainsi qu’en témoigne l’enlèvement de 223 jeunes lycéennes».

Ils «ont, à cet effet, condamné, fermement, cet acte lâche et inqualifiable et demandé la libération de toutes les personnes détenues par Boko Haram. Ils ont salué la mobilisation et la détermination de la communauté internationale qui s’est engagée à aider  le gouvernement du Nigeria à faire face à cette épreuve difficile», précise le communiqué final qui rapporte aussi que le chef dEtat nigerian a invité son homologue congolais à effectuer une visite au Nigeria. 

Oyo a, ensuite, accueilli, du 15 au 16 mai, le mini-sommet du comité des dix Etats africains sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies. Mis en place par l’U.a (Union africaine), ce comité est dirigé par le président sierra-léonais Ernest Bay Koroma, et a pour mission de rechercher la position commune de l’Afrique sur la réforme des Nations unies, avec pour enjeu principal l’affirmation de l’Afrique sur la scène internationale. Il regroupe l’Algérie, le Sénégal, la Libye, l’Ouganda, la Guinée Equatoriale, la Zambie, le Kenya, la Namibie, la Sierra-Léone et le Congo. Trois chefs d’Etat y sont présents: le Congolais Denis Sassou Nguesso, l’hôte du mini-sommet, le Sierra-Léonais Koroma, qui le préside, et l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Les autres pays du comité sont représentés à divers niveaux, dont le président du congrès général national libyen, Nouri Abou Sahmin.

Par Jrang An@go.

mardi 13 mai 2014

Municipalisation accélérée du département de la Lékoumou : Denis Sassou Nguesso a donné le coup de pioche officiel

Photo : Le couple présidentiel devant des notables

Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, était en fête, lundi 5 mai 2014. Et pour cause, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, accompagné de son épouse, Mme Antoinette, marraine de la municipalisation accélérée du département de la Lékoumou, procédait au lancement officiel des travaux de cette municipalisation. Lors d’une cérémonie grandiose et haute en couleurs, qui a eu lieu au complexe sportif de Sibiti, au quartier Moussanda, non loin de la paroisse Notre-Dame de Lourdes.

En présence des officiels nationaux (Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, Dominique Aloka, deuxième questeur du sénat, les membres du gouvernement et du cabinet du chef de l’Etat, etc.) des membres du corps diplomatique, des parlementaires, des officiers du haut-commandement militaire, des autorités administratives locales (André Ovu, préfet de la Lékoumou, François Bita, président du conseil départemental, Charles-Brice Ngono, sous-préfet de Sibiti, Bernard Makita, administrateur-maire), des responsables politiques, des autorités militaires locales, des directeurs départementaux, des chefs traditionnels, des notables, etc. Les habitants de Sibiti et les ressortissants de la diaspora étaient mobilisés pour ce jour exceptionnel qui a consacré l’officialisation du programme de municipalisation accélérée qui va doter leur département d’infrastructures de base (routes, écoles, hôpitaux, adduction d’eau, électrification, édifices administratifs et sportifs, etc).

C’est dans une allégresse générale que les populations de la Lékoumou ont salué le choix porté sur leur département, pour abriter la célébration tournante de la fête nationale de l’indépendance, le 15 août 2014, une célébration couplée à la mise en œuvre du processus de municipalisation accélérée. Visiblement joyeuses, elles ont chanté en chœur des chansons exhortant à la paix, à l’unité et à la concorde nationales. Les filles et fils de la Lékoumou, qui tiennent à la réussite de ce vaste chantier, ont mis de côté leurs clivages politiques, pour ne privilégier que l’essentiel, c’est-à-dire le développement de leur département.

Par Jrang An@go.