mardi 17 février 2015

Ministère des hydrocarbures : Un accord de partage de production signé avec le groupe contracteur

Photo de famille, après la signature de l'accord.
Le gouvernement, par le bais du ministre des hydrocarbures, André-Raphaël Loemba, et quatre sociétés de groupe contracteur (Société nationale des pétroles du Congo, Perenco, C.m.s Nomeco et Pétro-Congo), ont procédé, mercredi 11 février dernier, au siège du Ministère des hydrocarbures, à Brazzaville, à la signature d’un protocole d’accord pour le passage du régime de concession au régime de contrat de partage de production, dans le permis d’exploitation pétrolière, Yombo-Masseko.
«Nous avons signé des accords dans lesquels il y aura un partage équitable où tout le monde est gagnant», a déclaré le ministre des hydrocarbures.
Dans le régime de concession, en effet, la compagnie d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures est propriétaire des installations, sur une zone donnée. Elle exploite et vend le produit. L’Etat ne bénéficie que des taxes et de la redevance estimée entre 10 et 15%. Une autre partie était suspendue au bénéfice réalisé. Sous ce régime, en réalité, l’Etat ne profitait pas de son patrimoine. 

Mais, avec le contrat de partage de production, la Compagnie exécute le développement des champs, déclare les coûts (dépenses) et le tout est rémunéré en termes de part de pétrole. Ainsi, les accords qui ont été signés vont permettre le prolongement de la vie du permis marine 1, encore appelé Yombo-Masseko, qui était exploité, depuis 1979, sous le régime de concession. «Vous savez, le permis marine 1 a une longue histoire. C’est un permis qui a été attribué, depuis 1979, sous le régime de concession. 

Pour respecter la feuille de route du président de la République, nous avons dû passer du régime de concession au régime de partage de production», a signifié André-Raphaël Loemba. Ce passage, selon le ministre des hydrocarbures, a nécessité un certain nombre de travaux qui ont abouti à la signature d’un protocole d’accord. «Nous respectons, là, les instructions du chef de l’Etat qui veut qu’il n’existe plus de concessions dans notre domaine minier, mais que nous travaillions en régime de partage de production», a-t-il poursuivi.

Notons que dans ce nouveau régime, le partage se fera suivant les accords obtenus, c’est-à-dire il y a, désormais, les parts qui seront réparties suivant un certain pourcentage. En d’autres termes, il y a une part qui revient à l’Etat, d’abord, la redevance minière que le groupe contracteur reverse à l’Etat, ensuite, le reste est reconverti en 100%. Et,  dans ces 100%, «vous retrouvez une part de production qui est affectée au groupe contracteur, pour rembourser l’investissement, et une autre part qui est affectée à l’Etat comme rente. 

Donc, tout cela se discute, pour que le partage se fasse de façon équitable», a conclu le ministre des hydrocarbures.

Par Jr LesCloches.

vendredi 13 février 2015

C.n.c (Commissariat national aux comptes) : Vers la création de l’Ordre national des experts comptables du Congo

Photo : De g à dr : Antonin Moulamou, Aimé Michel Ewolo et M. Tepka.
A l’occasion de la cérémonie de vœux au commissariat national aux comptes, jeudi 5 février 2015, dans la salle de conférences de son siège, à Brazzaville, sous le patronage du commissaire général Aimé Michel Ewolo, le représentant de la commission de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), M. Tepka, a annoncé la création prochaine de l’Ordre national des experts comptables du Congo.
Parmi les invités, il y avait le sénateur Nyck Filla Saint-Eudes, président de la commission finances du sénat, Antonin Moulamou, conseiller technique du chef de l’Etat.
Dans son discours-bilan, Moïse Loubassou, chef du personnel, a rappelé les activités menées en 2014, particulièrement l’actualisation des statuts du C.n.c, avec l’appui d’une mission de l’Union européenne, dans le cadre de l’harmonisation des champs d’action des différents corps de contrôle au Congo. «Au cours de cette mission d’évaluation, une classification a été faite sur les missions des uns et des autres corps de contrôle; une actualisation a été faite des textes et statuts régissant le C.n.c, car les statuts datent de 1984, alors que nous sommes dans la nouvelle République, depuis l’ère démocratique au Congo, qui a vu son jour en 1992. Il valait la peine de redimensionner les statuts du C.n.c à la nouvelle donne», a-t-il déclaré.

Pour sa part, le commissaire général Aimé Michel Ewolo, qui s’est réjoui de la nécessité de former les cadres de la structure qu’il dirige, a rappelé les dispositions de la loi 13/81 du 14 mars 1981 et du décret 84/726 du 27 juillet 1984 portant statut, organisation et fonctionnement du C.n.c, en son article 95, les missions dévolues au C.n.c par le gouvernement. Il en a énuméré trois: les inventaires (Caisse, stocks, immobilisations corporelles qui consistent en l’évaluation du patrimoine des entreprises; le contrôle interne, le contrôle et l’évaluation des procédures d’organisation mises en place en vue de la sauvegarde du patrimoine; l’audit des états financiers ou le contrôle des comptes qui aboutit à la certification des comptes, à l’opinion avec réserve ou refus de certification après une analyse détaillée et approfondie de ces comptes. 

Dans ce cadre, le C.n.c a effectué des missions spécifiques à la C.n.s.s, la S.n.e, la Soprim (Société de promotion immobilière, ex-Soprogi) et au C.f.c.o. Concernant la formation, il a rappelé que le personnel technique a bénéficié d’un séminaire animé par les experts d’un cabinet comptable camerounais. Au titre de la formation spécialisée diplômante, trois agents du C.n.c, admis au concours Cesag, préparent les diplômes d’audit et contre-audit, à Dakar (Sénégal). Au titre de l’agrément comme experts comptables Cemac, le C.n.c a présenté 13 candidats, dont 11 ont été reçus, soit un taux de réussite de 85%.

Prodiguant les conseils aux cadres et travailleurs du C.n.c, le représentant de la commission Cemac a indiqué: «La comptabilité, c’est une arme. Mais, il ne faudrait pas qu’elle devienne une arme pour la destruction de nos économies. Je voudrais vous dire par là, quand vous allez faire votre travail sur le terrain d’audit de comptes, faites-le en âme et conscience. N’allez pas traficoter les comptes, pour que les résultats qui sont donnés à nos autorités ne soient pas des résultats voilés ou des résultats qui ne reflètent pas la réalité».  Il a, en outre, rappelé que sous d’autres cieux, il a vu des experts comptables aller en prison. «Je ne le souhaite pas pour vous. 

Faisons le travail avec abnégation et conscience. Je me réjouis également, puisque la prochaine étape qui va suivre, c’est la mise en place de l’Ordre national des experts comptables du Congo. Le gouvernement a déjà pris un texte dans ce sens-là, une loi a été votée, ici au Congo. Maintenant, c’est vous qui allez constituer l’ossature de cet ordre-là», a-t-il indiqué.

Par Jr LesCloches
                                                            
  

mardi 10 février 2015

Ministère de la santé et de la population : Des correctifs, dans la construction des hôpitaux généraux

Photo de circonstance 

Dans le cadre du suivi des chantiers relavant de son département ministériel en cours d’exécution à Brazzaville, François Ibovi, ministre de la santé et de la population, a visité, jeudi 22 janvier 2015, les travaux de construction de l’hôpital général, à Nkombo, dans le 9ème arrondissement, Djiri. Sur l’ensemble du chantier, le ministre s’est dit satisfait de l’avancement des travaux. «Avec vos suggestions, on va revoir notre plan.

Nous allons faire une proposition que nous allons soumettre à votre approbation», a rétorqué Mario Lopes, directeur des opérations du site, en présence de Joao Lavigne, chef de chantier.
Implanté derrière le C.n.r.t.v (Centre national de radio et télévision), l’hôpital général en construction dans cette partie Nord de la ville, précisément au quartier Kombo, est un chantier exécuté par l’entreprise brésilienne Asperbras. A l’heure actuelle, les dalles et l’élévation des murs sont finies, les structures hydro-électriques presque installées. D’où la satisfaction du ministre François Ibovi.

Néanmoins, il a exprimé quelques corrections, afin de la ramener aux normes et standards arrêtées par son département. «Nous avons mis en place au Ministère de la santé et de la population, une direction générale des infrastructures, de l’équipement et de la maintenance qui a la responsabilité d’établir les normes en infrastructures, équipements et en personnel. Ce travail étant très avancé, des normes sont établies. Dans un cadre prévisionnel, en attendant l’adoption du texte, nous sommes venus corriger certaines erreurs pour éviter demain de venir casser. C’est un  réaménagement technique qui est nécessaire et qui devrait permettre que les hôpitaux généraux soient, dès le départ, totalement en norme», a précisé le ministre de la santé. Celui-ci a laissé entendre que ce correctif se fera dans tous les hôpitaux généraux en construction dans les 12 départements du pays, d’autant plus qu’il s’agit d’un même type de plan.

Il sied de noter que ces modifications portent sur le déplacement de la morgue, la construction d’une salle de conférence et des bureaux du directeur et des chefs de service. «On ne va pas voir la morgue côtoyer en permanence les malades et les accompagnants. C’est quand même un lieu triste. Ça devrait être un peu plus en retrait», a fait savoir le ministre.

François Ibovi a estimé que ce sont des problèmes techniques qui ne peuvent pas être réglés verbalement. «Ce que nous voulons, c’est l’accord de principe, c’est-à-dire l’opportunité de rattraper un certain nombre de choses, pour ne pas avoir à recommencer. Toute construction sanitaire que l’on devra réaliser sur le territoire congolais devra obéir à ces normes».

Il a fait part de sa volonté d’augmenter le nombre des logements des médecins de 10 à plus de 200. «En vertu de l’accord que nous avons avec le gouvernement cubain, il sera envoyé 192 personnels de santé au Congo. Nous ne pouvons pas les loger dans les 10 logements. Nous souhaitons que ça soit revue à la hausse, parce qu’il y a le personnel congolais qu’il faudra aussi loger. Il faut amener ce chiffre à plus de 200 logements. Cela a une incidence financière, mais ça vaut le prix», a expliqué François Ibovi. 

Au sujet de la radiation de l’antenne du centre émetteur située non loin de l’hôpital en construction, il a rassuré la population: «S’il avait été établi une quelconque radiation, on n’aurait pas autorisé la population à occuper les lieux. Il faudrait que cette spéculation cesse», a-t-il dit. 

Par Jr LesCloches 

Maison militaire de la présidence de la République : La sécurité des Onzièmes Jeux africains à Brazzaville au cœur de l’action


Photo : Vice-amiral Pierre Gombé
Répondant aux instructions du président de la République, lors du réveillon d’armes, le 31 décembre 2014, la maison militaire de la présidence de la République a mis au cœur de ses préoccupations, pour l’année 2015, entre autres, la sécurisation des Onzièmes jeux africains prévus à Brazzaville, en septembre prochain. C’est ce qui ressort de l’allocution du colonel Ignace Ibara, directeur de cabinet du vice-amiral Gombé, chef de la maison militaire de la présidence de la République, lors de la cérémonie de vœux et de repas de corps, jeudi 29 janvier 2015, à Brazzaville.

C’était sous le patronage du vice-amiral Pierre Gombé, qui, à cette occasion, a invité les personnels évoluant dans les 22 structures de la Maison militaire, à «plus d’ardeur au travail et de discipline».
Dans son allocution, en effet, le vice-amiral Pierre Gombé a rappelé, à chaque agent, qu’il a un rôle important à jouer dans la structure.  «J’apprécie, à juste titre d’ail-leurs, votre collaboration, votre esprit de coopération, votre disponibilité à servir. Cela facilite notre action commune au service de la République. Oui, je veux rappeler à chacun que, dans cette structure, il est absolument utile. Du plus petit au plus grand, du plus jeune au plus âgé, du plus sachant à celui qui arrive aujourd’hui, nous avons un rôle à jouer, chacun en ce qui le concerne. C’est pourquoi nous devons resserrer nos rangs, travailler la main dans la main, reconnaître, avant tout, que, peu importe sa place, son rang ou autres considérations, le rôle joué par chacun est d’une grande importance et qu’il faille le considérer comme tel. C’est à ce prix que nous réussirons, ensemble, l’accomplissement de nos missions, combien délicates», a-t-il déclaré. 
Le vice-amiral Gombé a aussi congratulé ses collaborateurs, pour l’initiative du repas de corps et de vœux, qui permet de consolider les liens de fraternité au sein de la Maison militaire, tout en rendant hommage au chef de l’Etat: «Vous avez donné le meilleur de vous-même, pour organiser cette cérémonie qui me touche au plus profond de moi-même. Cet honneur ne revient pas à moi seul, mais à toute la Maison militaire et, surtout, au chef de l’Etat qui m’a fait confiance, celle d’être à la tête de cette grande structure. Je dois surtout dire merci au président de la République, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, chef de l’Etat, chef suprême des armées, pour la confiance renouvelée, depuis près de dix-huit années que nous sommes à la tête de la Maison militaire. La confiance ne s’arrache pas, la confiance ne se négocie pas; elle se mérite. Pour cela, je voudrais, au nom de tout le personnel de la Maison militaire, lui témoigner toute ma gratitude et ma reconnaissance». Il a annoncé qu’au mois de novembre 2015, la Maison militaire va célébrer le 18ème anniversaire de son commandement.
Dressant le bilan des actions menées, l’an dernier, le colonel Ignace Ibara, directeur de cabinet du chef de la Maison militaire, a réaffirmé l’engagement des personnels à traduire dans les faits les orientations du président de la République, chef suprême des armées, lors du réveillon d’armes du 31 décembre 2014. Ces orientations consistent notamment à poursuivre le travail de modernisation, d’organisation et d’équipement de la Force publique; accentuer le travail d’éducation, de formation et, surtout, de formation morale de la Force publique; assurer la montée en puissance de la Force publique par le recrutement des jeunes gens; protéger le Congo, le peuple et lui assurer la paix, la sécurité et la stabilité, face aux menaces de tous genres; assurer la sécurité des Onzièmes Jeux africains prévus en septembre 2015, à Brazzaville. Il a  précisé que les efforts consentis par tous les personnels, en 2014, ont été couronnés de succès.

Alain Patrick MASSAMBA  

mercredi 10 décembre 2014

C.f.e (Centre de formalités administratives des entreprises) : Elargi à d’autres partenaires, le nouveau guichet unique est désormais opérationne

Photo de circonstance

Si le projet de construction de la M.e.c (Maison de l’entreprise du Congo) est imminent et que son comité de pilotage est désormais fonctionnel, il est nécessaire que le nouveau guichet unique du C.f.e (Centre de formalités administratives des entreprises) élargi à d’autres partenaires, soit aussi opérationnel, pour contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

C’est ce qui est fait. En effet, lundi 24 novembre 2014, Mme Yvonne Adélaïde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, a procédé au lancement officiel des activités du nouveau guichet unique, qui réunit désormais 29 partenaires, tant du secteur public que du secteur privé. La cérémonie de lancement de ce nouveau guichet unique a eu lieu à l’hôtel Ledger Plaza Maya-Maya, à Brazzaville.

C’est depuis 1994 que le principe du guichet unique, pour la déclaration d’entreprise, est opérationnel au Congo, avec la création, par décret n°94-568 du 10 octobre 1994, modifié par le décret 95-183 du 18 octobre 1995, du C.f.e (Centre de formalités administratives des entreprises), comme service public. Mais, le nombre des administrations publiques qu’il regroupait était limité.Le nouveau guichet unique est élargi aux services comme les cadastres, les impôts, les hydrocarbures ainsi que les syndicats patronaux (U.n.o.c (Union nationale des opérateurs économiques du Congo), Uni-Congo, Cogepaco. A cela s’ajoutent des partenaires comme le Forum des jeunes entreprises du Congo, la B.a.d (Banque africaine de développement), la Banque mondiale, le P.n.u.d et l’Union européenne. 

Dans son mot de circonstance, Daniel Mikia Deba, chef du C.f.e, a précisé que grâce à la volonté et à l’action des pouvoirs publics visant à améliorer l’environnement des affaires au Congo, il est créé une structure qui se chargera de toutes les formalités liées à la création d’entreprise, à la modification et à la cessation de ses activités commerciales qui doivent, désormais, se faire en un seul endroit qui est le guichet unique, pour le paiement et la délivrance des documents nécessaires, en 48 heures, après le dépôt du dossier. «Tout ceci, rentre dans le cadre des réformes amorcées par le C.f.e et qui joue un rôle important dans la création des entreprises, élargi à 29 partenaires tant publics que privés pour sa nouvelle configuration. En effet, le C.f.e fut créé par décret présidentiel du 18 octobre 1995, avec pour objectif, de permettre aux entrepreneurs de souscrire, en un lieu unique et sur un même document leurs formalités. Aujourd’hui, la donne a changé, de nouveaux défis se sont présentés et il faut diversifier la base économique de notre pays, assainir l’environnement des affaires, pour mieux attirer et sécuriser les investisseurs», a fait savoir Daniel Mikia Deba. 

Pour sa part, la ministre Yvonne Adélaïde Mougany a souligné que le nouveau guichet unique, qui regroupe près d’une trentaine d’acteurs, dont quinze d’entre eux sont impliqués dans l’accomplissement des formalités, est une structure avantageuse pour les créateurs d’entreprises, une occasion propice pour les opérateurs économiques tant nationaux qu’étrangers, dans le cadre de l’amélioration  du climat des affaires: «Ce regroupement qui engendre forcément la nécessité d’apprendre à jouer en équipe pour converger vers un objectif qui est la seconde caractéristique a deux principales missions à savoir: la délivrance des actes administratives attestant la création d’entreprise dans un délai maximum de 48 heures; la modification, la cessation ou la radiation de l’entreprise».

En outre, elle a fait savoir qu’à travers la loi du 3 novembre 2014 portant mesures de promotion et de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, le gouvernement entend systématiser l’actualisation et la mise en cohérence de l’ensemble des dispositifs en faveur de l’entreprise, au gré des évolutions internes et externes, nationales et internationales. Signalons qu’un programme de travail a été élaboré et adopté par tous les partenaires impliqués dans ce nouveau guichet unique.

Par Jr LesCloches.

samedi 15 novembre 2014

Ministère de la pêche et de l’aquaculture : Les Etats-Unis entendent appuyer le Congo à promouvoir la consommation du poisson

Photo : Bernard Tchimbambélela et Stephanie Sullivan.

Le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Bernard Tchibambelela, a reçu en audience, mercredi 5 novembre 2014, à son cabinet de travail, situé au 15ème étage de la Tour Nabemba, à Brazzaville, Mme Stephanie Sullivan, ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique au Congo. Vu les risques qui entourent la consommation de la viande de brousse et de certaines chauves-souris sur la transmission du virus à fièvre hémorragique Ebola, les deux parties entendent mutualiser leurs efforts pour faire valoir les bienfaits de la consommation du poisson. 

Répondant aux questions de la presse, à l’issue de l’audience, la diplomate américaine a expliqué qu’il est question de faire la promotion de la consommation du poisson, pour des raisons de santé. «Nous avons parlé poisson, comment on peut encourager les populations à consommer du poisson. Nous sommes certains qu’il n’y a pas d’Ebola dans le poisson. Nous savons aussi que la consommation du poisson réduit les risques de contracter l’hypertension artérielle et permet d’éviter les accidents vasculaires cérébrales», a déclaré Mme Stephanie Sullivan. 

Au regard des avantages liés à la consommation du poisson, le ministre Bernard Tchibambelela et son hôte ont étudié la possibilité d’intéresser des investisseurs américains au secteur piscicole, notamment la production et la conservation, à l’échelle industrielle, des ressources halieutiques. Seulement, Mme Stephanie Sullivan juge utile  de sensibiliser, d’abord, les populations congolaises sur les bienfaits  qu’elles peuvent tirer, sur le plan sanitaire, de la consommation de poissons, avant d’amorcer le chantier.  

A entendre le ministre Bernard Tchibambelela, le tour d’horizon de la pêche et de l’aquaculture au Congo fait par les deux interlocuteurs relève de la bonne volonté du président de la République à mettre à la disposition des populations, en quantité et en qualité, une nourriture saine et équilibrée. «La lettre de cadrage adressée par le président de la République au ministère dont j’ai la charge, lettre qui m’a été adressée, le 26 juillet 2013, portant sur la politique générale de la pêche et de l’aquaculture», a-t-il fait savoir, en substance. Entre autres sujets de conversation: «La place qu’occupe le poisson dans l’alimentation, en tant qu’antidote sur beaucoup de maladies et même sur l’épidémie qui est en train de sévir, actuellement, en l’occurrence la fièvre hémorragique à virus Ebola. Manger le poisson, c’est se soigner. Evitez ainsi de manger le gibier qui constitue un poison pour l’homme». 

Dans le même ordre d’idées, le ministre Tchibambelela a fait comprendre que «le poisson pourrait être, pour le jeune, un vecteur pour l’emploi. C’est pourquoi, nous avons étudié la possibilité de pouvoir former les jeunes pour les encourager à s’investir dans la pisciculture commerciale, source d’emploi, certes, mais aussi, source de revenu», avant de conclure qu’«un projet, à titre privé, pourrait être encouragé, au niveau des Américains: la conservation du poisson.

Cela a intéressé Mme l’ambassadrice, mais, pour l’instant, nous sommes dans la phase d’idées. Il fallait commencer par les idées pour formaliser après, les projets, et, bien sûr, envisager une coopération bien plus étendue et bien plus bénéfique, pour nos deux pays».

Par Jr LesCloches.

mercredi 12 novembre 2014

28ème journée nationale de l’arbre : Le chef de l’Etat invite les Congolais à intérioriser l’intérêt du reboisement

Photo : Le président de la République

Planter un arbre est devenu un rituel pour le président de la République, Denis Sassou-Nguesso. Chaque année, depuis 1985, il a toujours fait ce geste destiné à contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Le 6 novembre 2014, après avoir planté son arbre au village Olenga, à environ 15 km d’Oyo, le chef de l’Etat a livré à la presse nationale son constat sur l’application de la loi instituant la journée nationale de l’arbre au Congo. Voici l’intégralité de son interview. 

Denis Sassou Nguesso : «Ce serait prétentieux et peut être trop tôt, de dire que le peuple a compris l’intérêt de cette journée. Comme je l’avais dit, l’année dernière, il serait important qu’une vraie campagne de vulgarisation soit lancée par les médias. Lorsqu’on a traversé des villages [en arrivant au village Olenga], on a vu d’autres compatriotes qui sont débout dans leurs villages, je ne sais pas s’ils ont planté leurs arbres derrière leurs maisons; c’est ce qui est même permis. Ce n’est pas seulement un planting collectif, chacun peut planter un arbre à n’importe quel endroit de sa parcelle, parce que c’est une loi et nul n’est censé ignorer la loi: chaque Congolais doit planter un arbre d’essence fruitière ou forestière. Je ne suis pas encore sûr que cette orientation ait pris de l’effet sur le peuple, et même sur les cadres.

C’est, donc, un travail d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation du peuple que nous devrons poursuivre. Par exemple, dans les grandes villes, aujourd’hui, (Pointe-Noire et Brazzaville), l’on observe une occupation anarchique des terres, avec de graves phénomènes d’érosion. J’ai suivi, ces derniers jours, des plaintes des populations, à  Brazzaville. 

Nous devrions concevoir un réel programme de reboisement pour stabiliser les terres autour de ces villes. Si vous prenez l’exemple de Brazzaville, les populations, avec le concours, peut-être inconscient, on peut même dire que c’est de l’incivisme de ceux qu’on appelle les propriétaires terriens, des cadres (parce que ces terrains sont occupés par des cadres civils et militaires). Les forêts qui stabilisaient le sol ont été enlevées. Le long de la Tsiemé, il y avait la forêt dans laquelle nous allions, tous, nous promener. Cette forêt  stabilisait le sol. Mais, nous l’avons enlevée et avons installé nos maisons sur des collines de sable. Nous avons provoqué des érosions, de graves érosions. Ces maisons sur des collines de sables seront, nécessairement, emportées par la pluie. Et, à chaque pluie, des maisons sont emportées, parce qu’elles sont placées là où les arbres retenaient l’érosion. Donc, il nous faut lancer un vaste programme de reboisement pour stabiliser les sols. 

Il y a, aussi, la zone qu’on appelait «Nganda Faignond» (qui était au milieu d’une brousse). Aujourd’hui, cette brousse n’existe plus. C’était, pourtant, une montagne de sable. Mais, les maisons qui ont été placées à cet endroit précis, seront emportées par les érosions, si nous ne stabilisons pas ces sols, en plantant des arbres, des bambous, etc.

A Pointe-Noire, la zone de Mont-Kamba, par exemple, était une zone de forêt d’eucalyptus et de pins, plantés comme nous le faisons ici. Des propriétaires fonciers ont fait couper cette forêt et ont distribué, anarchiquement, les sols. Si vous survolez cette zone, les érosions ont commencé. Là où il y avait les forêts, ce sont des maisons qu’on a placées; lesquelles sont menacées par les érosions. Là aussi, il va falloir que nous lancions un programme de reboisement. C’est à travers des opérations de ce genre que nous allons reconquérir ces sols. Non pas pour faire partir ces populations, certaines qui sont dans des ravins seront bien obligées de partir. Là où on peut laisser les populations, on les laissera, mais en plantant des arbres pour consolider les sols. Donc, je ne peux pas dire que le peuple, dans son ensemble, a totalement pris conscience de l’importance de la journée nationale de l’arbre. La presse devrait alors faire des réels programmes d’éducation et de mobilisation des citoyens».

Signalons que le site d’Olenga, où le président de la République et son épouse ont planté des arbres, le 6 novembre dernier, a une superficie de 6 hectares. Selon le directeur du S.n.r (Service national de reboisement), Lambert Imbalo, le S.n.r a prévu d’y planter plus de 4000 plants, dont des sapins et des eucalyptus. Cette dernière espèce est destinée à la production des huiles essentielles. Ce site est le quatrième qui reçoit cette espèce, après Pointe-Noire, Loudima et Ignié (45 km). Rappelons, aussi, qu’en 2013, le président de la République a fait le même geste sur le même site, où il a été planté une espèce locale appelée «Okouélé», en langue locale.

Par Jr LesCloches.