jeudi 19 janvier 2012

Postes et télécommunications : l'année 2012 placée sous le signe de la poursuite des chantiers et politiques structurants

Photo : Échange de vœux entre le ministre et l'administrateur général de Congo Télécom.


Maillage du territoire national en infrastructures de télécommunications, création imminente d'une Banque postale, réforme et développement de la poste, restructuration de Congo Télécom, voilà quelques projets essentiels annoncés pour l'année

L'information a été donnée le 17 janvier à Brazzaville par le ministre des Postes, des Télécommunications et des nouvelles Technologies de la communication, Thierry Moungalla, au cours de la traditionnelle cérémonie d'échange de vœux avec son personnel.

Évoquant la nécessité pour tous de cultiver, pour la réussite finale des projets, un esprit « de continuité, de constance et d'effort », le ministre a entamé son panorama par le projet Wacs (Western African Submarin Cable System), dont le câble sous-marin à fibre optique longe, depuis janvier 2011, les côtes de Pointe-Noire. Outre la finalisation de la station terminale appelée à recevoir les équipements, 2012 verra la poursuite de la pose, et donc d'arrivée, de la fibre optique terrestre à Brazzaville, en provenance de Pointe-Noire. Une mise en route technique pour cette année est à espérer, a dit Thierry Moungalla.

Le projet de création d'une Banque postale connaîtra cette année une avancée majeure, car, a précisé le ministre, « les actes préparatoires ultimes sont en effet en cours de réalisation ».

« Le secteur va donc se doter, et doter ipso facto notre pays, d'un outil bancaire de proximité, susceptible d'accélérer la bancarisation de nos compatriotes sur l'ensemble du territoire national, grâce à une utilisation optimale du réseau postal congolais », a-t-il souligné. Il a par ailleurs relevé l'accélération des réformes du secteur postal avec l'adoption, en 2012, du projet de réforme et de développement postal par le gouvernement.

Des évolutions importantes chez Congo Télécom

À la fois pour ses problématiques propres et l'arrivée de la fibre optique, l'opérateur public des télécommunications connaîtra une restructuration. Cette réforme, qui relève de la responsabilité du gouvernement, se fera en 2012 après une concertation de l'ensemble des acteurs concernés, engagée depuis décembre 2011. Elle est rendue nécessaire par un environnement de plus en plus concurrentiel.

Thierry Moungalla a souligné que cette restructuration répondait « aux instructions fermes » du président contenues dans la lettre de cadrage budgétaire de 2009 qui traduit en programme sa vision du Chemin d'avenir. Selon lui, cette réforme n'implique ni licenciements ni ajustement d'effectifs. « Restructurer veut dire, dans l'acception du Chef de l'Etat et donc du gouvernement, réorganiser Congo Télécom dans ses structures de commandement et de gestion, afin d'en améliorer le fonctionnement », a-t-il précisé.

Le ministre a enfin énoncé un certain nombre de projets destinés à parfaire l'environnement juridique, institutionnel et technologique de la société de l'information qui est en train de naître au Congo. Au nombre de ceux-ci, Télé-services, qui entre dans sa phase décisive et implique la communication diplomatique, l'éducation et la santé.

L'adoption de textes « cyberjuridiques » permettra, par ailleurs, de parfaire l'organisation institutionnelle, après l'adoption des lois importantes de 2009 réorganisant le secteur. Il s'agira également de les harmoniser avec les textes et engagements internationaux souscrits par le Congo avec la Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale et la Communauté économique des États d'Afrique centrale, ainsi qu'avec les standards internationaux établis par les organismes pertinents en la matière, à l'instar de l'Union internationale des télécommunications et l'Union postale universelle.

                                 Par Jrang An@go.

Rencontres citoyennes : les populations de Lumumba 3 échangent avec Maurice Mavoungou

Moments d'échanges et de partage, ces rencontres citoyennes, qui se sont déroulées du 14 au 15 janvier, ont permis à Maurice Mavoungou, député de la circonscription de l'arrondissement 1, Emery-Patrice-Lumumba (département de Pointe-Noire), d'exhorter les populations au maintien du climat de paix dans la ville

À six mois des élections législatives, Maurice Mavoungou, que ses mandants appellent affectueusement « Ya Momo », ne veut pas que sa circonscription replonge dans les troubles qui ont divisé les familles pendant les législatives de 2007. Il a tenu à les conscientiser sur le comportement responsable à adopter pendant la campagne électorale à venir.

Dans son discours, le député a invité la population à ne pas céder à la pression de certaines personnes qui inciteraient à des troubles : « Nous ne sommes pas encore en période de campagne. D'ailleurs, je ne sais pas si je serai candidat à la députation, car je n'ai pas encore eu l'investiture de la majorité présidentielle. Mais, je tiens à ce que ce climat de paix continue à régner dans notre circonscription pour que nous ne nous déchirions plus », a-t-il déclaré, rappelant que les mandants devaient librement choisir leurs candidats et avaient le devoir de faire de sorte que les élections prochaines se passent dans un climat serein.

« La paix n'est pas une chose facile à avoir. De grands efforts ont été fournis pour l'acquérir dans le pays et il a fallu reconstruire tout le tissu social [...]. Il est normal de faire de la politique et d'avoir des ambitions, mais on ne doit pas le faire au détriment des populations. Nous ne devons pas suivre les schémas d'hier pour assouvir nos ambitions politiques. Le temps où on instrumentalisait les gens ou les ethnies est révolu », a martelé « Ya Momo ». Insistant sur le rôle de la femme, le député a cité le rapprochement des deux premières dames, Antoinette Sassou Nguesso et Jocelyne Lissouba, qui a joué un rôle dans le processus de réunification en cours de l'Upads. Ces exemples, pour Maurice Mavoungou, doivent servir de leçon aux autres femmes.
 
Les populations, quant à elles, ont fait état de problèmes liés à la non-effectivité de la gratuité des inscriptions aux examens dans certaines écoles, à l'emploi, l'incivisme, l'insalubrité et au manque d'eau. Elles ont dénoncé les travaux dirigés obligatoires et payants pour les enfants ainsi que d'autres frais, qui s'élèvent dans certaines écoles à 7 500 FCFA. Pour le député, des solutions seront progressivement trouvées et il a appelé les populations à faire connaître les auteurs de ces comportements.

                                 Par Jrang An@go.

Salubrité : lancement d'une opération coup de poing pour l'assainissement de la ville d'Owando


Cette initiative de l'administrateur-maire Martin Laurent Élénga consiste à la fois à sensibiliser la population sur la propreté et à recenser les parcelles abandonnées. Son but, assainir la ville
Outre l'aspect de salubrité, le recensement des terrains non habités et gagnés par les mauvaises herbes vise à en identifier les propriétaires. « Nous demandons aux propriétaires de procéder sans attendre au nettoyage de leurs parcelles. S'ils ne le font pas, la mairie le fera à leur place en leur infligeant une amende. Une fois que le montant des amendes aura atteint 3 000 CFCA, les propriétaires insolvables encourront une procédure du retour au domaine », précise Martin Laurent Élénga. Laisser à l'abandon le territoire de cette localité, qui a fait peau neuve depuis la municipalisation de la Cuvette en 2007, ne sera plus toléré. Ainsi, les amendes varieront de 6 000 à 24 000 FCFA pour les cas flagrants.
La connexion d'Owando au réseau électrique d'Imboulou il y a quelques jours conforte dans sa volonté l'administrateur-maire de garder la ville dans un état de salubrité permanente.
Nommé à la tête de la communauté urbaine d'Owando depuis bientôt dix mois, Martin Laurent Élénga a salué de l'appui de l'ensemble de la population à son action. « Nous sommes en train de nous battre pour qu'Owando soit l'une des villes les plus propres du Congo. Le but est d'en faire la ville la plus propre du pays du point de vue de l'assainissement. La population, à l'instar des jeunes du quartier Mozart, l'un des plus connus de la localité, ont assaini les rues de leur propre initiative », s'est-il félicité.
L'opération a consisté à nettoyer les avenues et les rues obstruées par les herbes. « Aujourd'hui, cet état de choses a disparu suite à l'opération coup de poing que nous avons engagée, laquelle a permis la réouverture de l'ensemble de rues à la grande satisfaction des populations », a- t-il poursuivi.
En dépit du manque de budget pour mener une tâche de telle envergure, le maire d'Owando a mis en application un principe : celui de faire ce que l'on peut avec rien. Car, dit-il, ce que les populations attendent des autorités, ce ne sont pas des rapports, mais, entre autres priorités, c'est l'assainissement. En bref, Martin Laurent Élénga souhaite que l'administration locale soit plus proche de la population et qu'elle se reconnaisse dans son action.
D'autres sujets préoccupent le maire, comme la conservation des dépouilles à l'hôpital 31-Juillet. Avec l'accroissement de la population, la ville d'Owando a besoin d'être équipée d'une morgue, les structures existantes étant défectueuses.
« À cela s'ajoute le problème des moyens de transport en commun pour permettre aux populations de se déplacer d'un point à l'autre », a souligné Martin Laurent Élénga, qui a encore du pain sur la planche...
Jean Dany Ébouélé 
                                   Par Jrang An@go.

mercredi 18 janvier 2012

Enseignement : les ministres de l'enseignement visitent les établissements scolaires de la périphérie nord de Brazzaville

La visite effectuée le 17 janvier au lycée d'enseignement général Thomas Sankara et au collège de la Liberté à Talangaï par les ministres Rosalie Kama Niamayoua et son homologue André Okombi Salissa, fait suite aux agitations menées par les élèves du lycée dans les écoles privées et par ceux de l'établissement Antonio Agostino au collège de la Liberté 

Selon les élèves du lycée, les agitations au sein des établissements privés s'expliquent du fait que les enseignants ont obéi à l'appel de grève lancé par la plate-forme syndicale dénommée la Concertation pour la revalorisation de la profession d'enseignant (CRPE) le 9 janvier dernier. « Les élèves n'ont pas cours depuis le 9 janvier et nous avons mené les agitations dans les écoles privées Thalès de Milet et Pépinière, parce que nous sommes en classe de terminale et nous n'admettons pas de devoir préparer l'examen à la maison au moment où nos enseignants désertent les établissements au profit des écoles privées », ont-ils expliqué. Par ailleurs, les élèves de l'école de la Liberté demandent à l'État de prendre en compte les doléances des enseignants afin qu'ils ne connaissent plus de perturbations de la part des autres élèves dans leur établissement.

Dans ces établissements, les élèves étaient effectivement présents, en dépit de l'absence des enseignants, à l'instar de deux professeurs au collège de la Liberté dont l'un dispensait le cours de Sciences de la vie et de la terre (SVT). Le proviseur du lycée Thomas Sankara, David Boké, a fait savoir quant à lui, que dans son établissement, onze enseignants étaient présents depuis l'appel à la grève, sur les dix-neuf attendus. Tandis que son collègue du collège de la Liberté expliquait que l'absence des enseignants au sein de son établissement ne s'expliquait pas par la grève car ils ne détiennent ni leur récépissé ni la carte de membre au CRPE.

Du côté des ministres, Rosalie Kama Niamayoua a indiqué : « Les perturbateurs doivent être identifiés parce qu'il n'est pas permis d'arrêter les cours. »

Et à André Okombi Salissa d'ajouter : « Nous avons demandé aux chefs d'établissement de tenir les listes de présence et d'absence pour constater ceux qui ne reprennent pas les cours dès demain car ils sont dans l'illégalité et aucune loi ne pourra les protéger. À partir du 21 janvier, le comité national du dialogue social est convoqué. » 

                                 Par Jrang An@go.

Développement agricole : le gouvernement invité à aider le Centre national des semences améliorées

Photo : Amadou Ba.

L'appel a été lancé par Amadou Ba, chargé du Projet développement agricole et réhabilitation des pistes rurales (PDARP) à la Banque mondiale

C'est au cours d'une mission conjointe entre le gouvernement congolais et la Banque mondiale (BM), effectuée la semaine dernière à Etsouali dans le département des Plateaux, qu'Amadou Ba a demandé au gouvernement congolais et ses partenaires d'aider le Centre national des semences améliorées (CNSA) à pérenniser ses activités. « Ce que je veux c'est que le gouvernement et ses différents partenaires aident le CNSA à se doter des moyens pour assurer sa pérennisation. Je crois que le gouvernement a les moyens de l'aider », a-t-il déclaré.

Le représentant de la BM a par ailleurs informé les responsables du CNSA d'Etsouali qu'il y avait un programme du gouvernement avec la FAO qui est en train de démarrer pour assurer la multiplication des semences. C'est d'ailleurs pourquoi il est important que le CNSA fasse partie intégrante comme membre de ce groupe de réflexion. Cela permettra à cette structure de continuer à se pérenniser. En effet, le CNSA qui a signé il y a quelque temps une convention de collaboration et de service avec le PDARP, est arrivé à sa deuxième phase d'exécution. La première convention de 21 hectares de semences a été signée entre les deux parties et les champs semenciers ont été distribués aux différents bénéficiaires. La deuxième, d'une valeur de 67 millions, permettra au CNSA de s'acquitter du matériel de laboratoire pour certifier les semences, car une semence n'est dite améliorée que si elle est certifiée.

Amadou Ba, très satisfait du travail abattu, n'a pas caché sa joie : « Je suis animé par un sentiment de satisfaction, et je me permets de féliciter l'équipe du CNSA et l'équipe du PDARP pour avoir pu conclure l'interconvention et avoir pu la mettre en œuvre dans les délais impartis. Ce que nous voyons ici aujourd'hui, c'est une réalisation concrète de ce qui a été prévu en termes de soutien au CNSA pour la multiplication des semences de culture vivrière qui est l'un des objectifs du PDARP, notamment d'aider à produire des semences de qualité pour des cultures essentielles, à savoir le manioc, le maïs et l'arachide. Ceci, en voulant contribuer à l'amélioration de la production agricole, donc à la sécurité agricole. »


Tout en encourageant le CNSA à persévérer dans cette voie, le délégué de la Banque mondiale a tout de même rappelé qu'une filière semencière se bâtissait sur la durée et que si on voulait la pérenniser, il est très important qu'elle soit orientée vers le commercial. Elle ne peut pas continuer à vivre de la manière dont elle a fonctionné jusqu'à présent. Il va falloir que ces semences productrices, aussi bien les semences de base du CNSA que les semences commerciales, soient commercialisées pour que les résultats puissent se pérenniser.

Une fin de projet regrettable pour le CNSA

Dans 12 mois précisément, le PDARP va arriver au terme de son contrat. Le directeur du CNSA, qui pense qu'avec le PDARP, la filière semencière a commencé à revivre au Congo, s'est montré inquiet. Car, cette collaboration leur a permis de pallier les manquements qui étaient les leurs. « Voir le PDARP partir est un regret pour nous, car il est notre collaborateur de tous les jours. Avec lui, nous avons eu à faire beaucoup de choses. En 2 ans la filière semencière a commencé à revivre au Congo. C'est pourquoi nous prions pour que le prochain projet s'inscrive dans le même sens pour ne pas que nous perdions cette opportunité. Parce que le CNSA ne pourra jamais faire chemin seul dans un domaine aussi lourd que la filière semencière », a déclaré Simon Atsiou, directeur du CNSA.


Il a également déploré le fait que le financement ne vient pas toujours en temps voulu. « Certes le gouvernement finance le CNSA, mais les modalités de décaissement ne nous permettent pas de faire ce que nous aurions pu faire à temps, parce que l'agriculture, c'est une science de lieu et de temps. Le décaissement dans notre pays obéit à une logique financière qui est quelque peu incompatible avec l'activité agricole », a précisé le directeur du CNSA.
 
Bien auparavant, la délégation avait visité le Centre d'appui technique d'ovins (Cato) d'Inoni-falaise. « Nous allons l'appuyer et l'aider à améliorer ses infrastructures et aussi à accueillir des ovins de qualité pour lui permettre de lever ses ovins et de les reproduire, afin de servir de bénéficiaires intéressés qui pourront se lancer dans cet élevage », a déclaré Amadou Ba.

                                  Par Jrang An@go.

mardi 17 janvier 2012

Développement agricole : le gouvernement et les experts de la Banque mondiale visitent les pistes rurales du nord Congo

Photo 1 : La piste rurale Massa- Maty- Binokina.     Photo 2 : Une niveleuse aménageant la piste.
Photo 3 : Un dalot sur la piste Ngouéné- Ngania- Okassa. 


Cette visite dans la partie septentrionale du pays s'est effectuée du 11 au 13 janvier 2012

« La route est un vivant facteur du développement », s'est exclamé un habitant du village Ngania dans le district d'Ollombo, département des Plateaux. C'est parce que la route est vitale que le Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales (PDARP), financé à parts égales par le gouvernement congolais et la Banque mondiale (BM), a lancé l'an dernier des appels d'offres relatifs à la construction et à la réhabilitation des pistes rurales dans les départements du Pool, des Plateaux et de la Cuvette.

Afin de s'imprégner de l'avancement des travaux, le gouvernement congolais représenté par le ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, Rigobert Maboundou, et la délégation de la BM conduite par Amadou Ba, chargé du projet PDARP à la banque, ont effectué une visite de terrain dans les départements précités.
 
La première piste visitée a été celle de Massa- Maty- Binokina, longue de 60 kilomètres. Construite par la société MHB pendant 8 mois, cette piste qui présentait un handicap juste à l'entrée sur 300 mètres, à cause d'un bourbier très gênant qui surprenait plus d'une personne, alors que les travaux étaient déjà très avancés à plus de 25km, a connu fort heureusement un traitement satisfaisant. Les experts de la BM ont manifesté toute leur satisfaction suite à cette amélioration ; tout comme ils applaudissent la réalisation des travaux de la piste rurale Odziba- Impoh, Dzion-Dzion- Makemba- Ingolo- Ingah, longue de 55km et construite par la même entreprise MHB.


Sur cette piste, deux dalots ont été construits et l'entreprise a déjà mobilisé ses équipes pour commencer les terrassements, mais en partant de Dzion-Dzion pour sortir vers le goudron, tout simplement parce qu'elle préfère travailler dans le secret et se livrer uniquement lorsqu'elle aura achevé les travaux. Ces travaux s'achèveront au plus tard début avril 2012.

Francis Ndzassa-Ekassa est le responsable de la composante n°2 (Pool- Plateaux- Cuvette- Sangha) de la réhabilitation des pistes rurales et construction des infrastructures de marchés. « Les responsables de la Banque mondiale étaient heureux, et nous ont surpris en décidant de visiter la piste Ingah- Ingolo, jusqu'à l'endroit où le dalot a été construit, pour se faire une idée de l'avant travaux. Ils nous ont déclaré ne pas trop aimer regarder toujours les choses après qu'elles aient été exécutées. Ils ont donc voulu s'imprégner de la réalité avant les travaux pour qu'au moment où ceux-ci seront réalisés, ils mesurent l'ampleur des travaux exécutés », a-t-il avancé.
 
Quant aux travaux de réhabilitation de la piste rurale Ngouéné- Ngania- Okassa, longue d'environ 30km, ils sont exécutés par l'entreprise Delta construction pour une durée de 6 mois, pour un coût global de 120 millions FCFA. Leur fin est prévue à la mi-mars. Ces travaux concernent : la construction de trois dalots, la rehausse de remblai d'Epengué, l'ouverture et l'aménagement de la section Okassa-Nguelé sur 1,3km, le traitement des bourbiers et le reprofilage général. Les trois dalots sont déjà construits et l'ouverture de la section Nguelé- Okassa est en cours.

Cependant, si les deux premières pistes ont reçu l'assentiment des deux délégations, à savoir celles du gouvernement congolais et de la BM, et même celle du PDARP, la piste Ngouéné- Ngania- Okassa a, en revanche, suscité l'indignation du ministre de l'Agriculture qui n'a pas caché son mécontentement. « Les travaux ne m'ont pas plu. Le contrôleur est là, il m'entend. Nous allons tenir une réunion avec l'opérateur et le contrôleur », a prévenu Rigobert Maboundou. Et d'ajouter : « La piste rurale traite les points critiques et non pas toute la route dans sa longueur. Ce travail est celui des travaux publics, mais cela ne doit pas être une excuse pour l'opérateur. »


Bien que le gouvernement de la République et les experts de la BM ne soient pas du tout d'accord sur l'évolution des travaux sur le terrain, les habitants qui sont restés longtemps enclavés ont tout de même manifesté leur joie de bénéficier provisoirement d'une piste rurale et surtout, dans l'espoir que les travaux de cette piste arrivent à terme. Le porte-parole des différents villages de la contrée, Olandzobo Rosabel, l'a affirmé en ces termes : « Grande est notre joie après un long calvaire de voir ce tronçon amélioré. Nous vous serons reconnaissants si vous allez jusqu'au bout des travaux. »

Le conseiller politique du sous-préfet d'Ollombo, Michel Gakosso, a rappelé l'importance de ce tronçon : « De cette route, dépend le sort économique et culturel de ce sentier. Il permettra aux jeunes d'écouler leurs marchandises. »

Rappelons qu'une fois que les pistes seront terminées ou réhabilitées, le PDARP a inséré une clause sur la garantie des travaux, de six mois. Durant cette période l'entreprise reste mobilisée en cas d'erreur à rectifier. Et à la fin de cette période de garantie, elle réalisera un dernier entretien. À l'issue duquel, les pistes seront confiées au ministère de l'Équipement et des Travaux publics pour leur entretien à travers le Fonds routier, conformément aux engagements pris par l'État congolais vis-à-vis de la BM.

                                  Par Jrang An@go.

Enseignement primaire, secondaire : le ministère envisage le respect des textes réglementant le fonctionnement des structures

Le respect de ces textes est l'un des défis que compte relever le ministère en 2012. L'information a été donnée par la ministre de tutelle, Rosalie Kama Niamayoua, le 13 janvier à l'occasion de la cérémonie d'échange de vœux avec son personnel à l'Institut national de recherche et d'action pédagogique

Parmi les défis à relever dans ce secteur, l'on peut noter l'amélioration du fonctionnement du département par le respect de la hiérarchie, et pour l'administration, le respect des textes réglementant le fonctionnement des structures, la rationalisation du pilotage des structures éducatives par la mise en œuvre de la gestion axée sur les résultats à tous les niveaux, et enfin, un nécessaire changement des mentalités.

« Cette amélioration passera par le suivi et l'évaluation dans toutes les structures éducatives, a déclaré la ministre. La gestion axée sur les résultats, qui fournit un cadre logique cohérent de planification et de gestion stratégique, est aussi un critère de bonne gouvernance qui suppose le suivi et l'évaluation des effets et la production régulière », a-t-elle poursuivi.

« Il doit y avoir chaque trimestre et à la fin de chaque année, des rapports sur les produits et les retombées de la mise en œuvre des plans d'action, sur l'évaluation éventuelle des écarts entre les résultats escomptés et les résultats obtenus », a ajouté Rosalie Kama Niamayoua.

Outre ces défis, le ministère envisage d'organiser un séminaire sur la gestion axée sur les résultats, ainsi que des formations et des campagnes de sensibilisation sur la déontologie au profit de son personnel.

À cette occasion, le directeur de cabinet du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'Alphabétisation, Thomas Mackosso, a rappelé que l'année 2011 avait été marquée par la dotation en équipement matériel, par le renforcement des capacités des enseignants et des gestionnaires de l'administration.

Au total en effet en 2011, 220 salles de classe ont été réhabilitées et construites, 6 850 tables bancs et 335 272 manuels scolaires ont été réceptionnés. En ce qui concerne le renforcement des capacités, près de 2 800 enseignants ont été recrutés, 1 772 enseignants formés au niveau communautaire dont 231 femmes ainsi que 983 enseignants des cycles primaire et secondaire, sans oublier les enseignants de sciences et de français ainsi que la prise en charge de 1 423 jeunes déscolarisés.

Quant aux gestionnaires administratifs, une formation a concerné 60 agents en matière de logiciels de statistiques de l'éducation. Notons enfin le développement du matériel de formation pour les gestionnaires du système éducatif ainsi que la sensibilisation des responsables pédagogiques sur la mise en œuvre du plan d'action du programme spécial. 

                                  Par Jrang An@go.