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dimanche 18 décembre 2011
samedi 17 décembre 2011
Vie des partis : le troisième congrès ordinaire du CADD-MJ convoqué pour l'année prochaine
Photo1 : Les membres du bureau du CADD-MJ. Photo2 : Les participants aux IVe universités du CADD-MJ.
La résolution a été prise au terme de la troisième
session ordinaire du Conseil central du mouvement, tenue le 15 décembre au siège
communal du Parti congolais du travail (PCT)
Le troisième congrès ordinaire du Comité d'action pour la
défense de la démocratie-Mouvement de jeunesse (CADD-MJ) se tiendra en juillet
2012. Les assises statueront, entre autres, sur l'avenir de cette association
affiliée au PCT. Selon son président coordonnateur du comité central, André
Okombi Salissa, le congrès est le seul organe compétent pour décider de l'avenir
de cette organisation.
Il a aussi rappelé aux militants du CADD-MJ que les conclusions
du sixième congrès du PCT ne faisaient aucunement état de la dissolution de leur
association. Les participants à cette session ont ensuite réitéré leur
engagement et leur fidélité au président fondateur du CADD-MJ, le chef de
l'État, Denis Sassou N'Guesso.
« Nous sommes et resterons toujours dans la réserve
stratégique de son excellence Monsieur le président de la République. Notre
pacte avec lui est clair. Il avait voulu défendre la démocratie quand elle était
menacée, et nous l'avions accompagné dans ce combat. Le président a restauré la
démocratie, il l'a sorti des abîmes où on commençait à l'enfouir », a
rappelé André Okombi Salissa.
Les partis politiques doivent être
démocratiques
La troisième session ordinaire du CADD-MJ a été organisée dans
le cadre des activités marquant le 18e anniversaire de cette
association créée le 28 août 1993. Ouvrant les travaux des quatrièmes
universités du mouvement organisées pour la circonstance, André Okombi Salissa a
rappelé les objectifs de son association consistant, entre autres, à la défense
de la démocratie. Selon lui, en tant que défenseur acharné de la démocratie, le
CADD-MJ s'opposera à tous ceux qui iront à l'encontre de cette valeur.
« Nous avons consacré dix-huit ans de nos vies respectives à défendre la
démocratie. Dix-huit ans, c'est l'âge légal de la maturité civile au Congo. Le
CADD-MJ a dix-huit ans, il est adulte, il pense et agi par lui-même ».
Il a, par ailleurs, rappelé que les partis politiques qu'ils
soient de la majorité présidentielle ou de l'opposition devraient être le
premier lieu de la démocratie locale. Il ne s'agit pas, a-t-il dit, de la
démocratie des mots, des incantations et de la propagande, mais d'une pratique
matérielle et quotidienne de la démocratie.
« Je parle de la démocratie qui fait la place à l'autre. Je
parle de la démocratie qui ne confond pas l'unité et l'uniformité. Celle qui ne
confond pas l'unité et l'unicité, parce que unis ne veut pas dire unique. Tout
ce qui est unique, est souvent dangereux. La pensée unique n'est jamais saine.
Le discours unique cache toujours quelque chose. C'est pour cela qu'il élève
l'intolérance face à la différence et à la divergence en vertu publique »,
a précisé André Okombi Salissa, ajoutant qu'un parti qui ne pratiquait
pas le débat comme moyen de décision pluraliste et de choix rationnel peut très
vite devenir un danger pour la collectivité nationale.
« La démocratie est, ou elle n'est pas. Elle ne peut être
les deux à la fois. Il n'y a pas de demi-mesures. Je suis intimement persuadé
qu'on ne peut assumer que les décisions dans lesquelles on se reconnaît »,
a conclu, le président coordonnateur du CADD-MJ, expliquant que c'était une
façon d'éviter que les décisions soient contestées en dehors des instances
habilitées.
Par Jrang An@go.
Libellés :
Le troisième congrès ordinaire du CADD-MJ
Pays/territoire :
Brazzaville, Congo
Les Sud-Africains investissent des milliards pour l'agriculture au Congo
Quelques fermiers blancs sud-africains, venus pour
d'importants investissements agropastoraux, ont été installés le 15 décembre au
village de Malolo II, situé à cinquante-six kilomètres de Dolisie, préfecture du
département du Niari
La première tranche de l'investissement de ces agriculteurs et
éleveurs sud-africains s'élève à un montant de 100 milliards de francs CFA. Ils
vont s'installer à Malolo II, dans les anciennes habitations qui abritaient les
employés de la Société des fibres du Congo (Sofico).
Sur les quatre-vingt mille hectares de terre, ces agriculteurs
cultiveront en quantité industrielle maïs, riz, soja, pommes de terre, tomates
et d'autres produits encore.
Danses et rituels ancestraux ont été organisés par les
habitants du village en témoignage de leur hospitalité. «Nous scellons ce
rituel pour remettre symboliquement et physiquement cette partie de terre du
département du Niari et plus précisément du village de Malolo II à la société
Congo Agriculture dont l'autre partie est dans la Bouenza, mais ce rituel
concerne les deux départements ? À vous d'en faire un bon usage», a indiqué
le ministre Pierre Mabiala.
Outre l'installation d'une firme agropastorale, ces fermiers
vont investir dans l'infrastructure socio-sanitaire en construisant des
dispensaires et des écoles publiques, à la grande satisfaction des habitants du
village.
Rappelons que cette délégation sud-africaine, conduite par le
vice-président de la société Congo Agriculture Du Toit Wynand, rencontrera le
président de la République très prochainement.
Par Jrang An@go.
Libellés :
L'Investissement des sud-africains au Congo
Pays/territoire :
Brazzaville, Congo
« Je désire adopter un enfant. Comment faire ? »
L'adoption est le lien de filiation qui se crée entre
un enfant et au plus deux adultes qui ne sont pas ses parents biologiques. C'est
prendre légalement cet enfant pour fille ou fils
Adopter un enfant comble le vide laissé par l'absence d'enfant
biologique. De nombreuses personnes ont eu et continuent à avoir recours à
l'adoption après un tel échec. Un couple qui souhaite adopter doit prendre en
compte divers éléments. La décision prise conjointement d'adopter peut être le
résultat d'un long parcours. Par ailleurs, les enfants destinés à l'adoption ont
souvent vécu beaucoup de choses durant leur courte vie. Ils auront besoin de
s'habituer.
En général, plus un enfant est adopté jeune, plus il sera
facile pour lui de s'adapter et les futurs parents doivent savoir que l'enfant
voudra rechercher ses parents biologiques. Si vous envisagez d'adopter,
assurez-vous d'être informés des différents aspects que cela comporte, car les
lois relatives au processus d'adoption doivent être également prises en compte,
et celles-ci peuvent varier d'un pays à un autre. Que dit la loi congolaise sur
la question ?
L'adoption au Congo
L'adoption résulte d'une décision de justice. Elle est dite
« plénière » lorsqu'il n'existe plus de lien entre l'enfant adopté avec sa
famille d'origine, et « simple » lorsque l'enfant conserve des liens avec sa
famille d'origine. Au Congo, seuls peuvent être adoptés les enfants pour
lesquels les parents ou le conseil de famille ont autorisé l'adoption, les
enfants abandonnés, les enfants trouvés et les enfants dont les parents ont été
déclarés démissionnaires. La loi congolaise permet qu'un enfant soit adopté par
un étranger ou qu'un Congolais adopte un enfant étranger.
L'adoption peut être demandée par un couple après cinq années
de mariage, mais l'un des conjoints doit être âgé de trente ans. Un époux seul
peut adopter les enfants de son conjoint, nés d'une relation antérieure. Enfin,
toute personne célibataire, à condition qu'elle soit âgée de trente-cinq ans, a
également le droit d'adopter. La loi met néanmoins en garde contre les
différences d'âge entre l'enfant et ses nouveaux parents. Ces derniers doivent
avoir vingt années de plus que l'enfant qu'ils souhaitent adopter. La différence
d'âge est réduite à dix ans, si cet enfant est celui du conjoint. Il est
souhaitable de savoir qu'au Congo, un mineur ne peut être adopté que par deux
personnes de sexes opposés et pas par plusieurs personnes à la fois. Toutefois,
en cas de décès de l'un ou des deux adoptants, une nouvelle procédure d'adoption
peut être engagée.
L'enfant et la famille d'origine doivent consentir à l'adoption
L'enfant et la famille d'origine doivent consentir à l'adoption
L'enfant à adopter, lorsqu'il est âgé de plus de quinze ans,
doit personnellement consentir à son adoption, sauf s'il est hors d'état de le
manifester. Dans ce cas, le tribunal se charge d'autoriser la procédure. Les
parents biologiques autorisent tous deux l'adoption de leur enfant. Si l'un
d'eux décède ou est dans l'impossibilité de manifester sa volonté, le
consentement de l'autre parent suffit. S'il n'existe qu'un seul parent
biologique, ce dernier autorise seul la procédure. Lorsque les deux parents
biologiques de l'enfant sont décédés, le conseil de famille donne le
consentement à l'adoption, après avis de la personne qui prend effectivement
soin de l'enfant. Les parents et le conseil de famille peuvent choisir de faire
adopter l'enfant par un service public d'adoption qui, provisoirement, le
recueillerait.
Quelle est la procédure ?
Quelle est la procédure ?
Il faut déposer une demande d'adoption au tribunal, à laquelle
le demandeur doit joindre un extrait de l'acte de naissance de l'enfant que l'on
souhaite adopter, la copie de l'acte qui contient les consentements des parents
ou du conseil de famille. La demande est étudiée par le tribunal qui fait
procéder à une enquête. La décision positive du tribunal contient les noms
anciens et nouveaux de l'adopté ainsi que toutes mentions devant être
transcrites sur les registres d'état civil.
L'adoption fait entrer l'adopté dans une nouvelle famille, à
titre d'enfant né dans le mariage. L'adopté exerce alors tous les droits et
obligations relatives à cette qualité et cesse d'appartenir à sa famille
biologique. Toutefois, l'adoption de l'enfant du conjoint laisse subsister la
filiation antérieure.
Démarches lors de l'arrivée de l'enfant
L'adoption demande du temps. Même après avoir rempli les
formulaires et passé la phase d'enquête, vous devez encore attendre qu'un enfant
soit prêt pour l'adoption. Personne ne peut prévoir ou garantir le temps que
cela prendra. Dans certains cas, l'attente peut durer plus longtemps que prévu
en raison d'imprévus comme, par exemple, une mère biologique qui changerait
d'avis. Par ailleurs, l'adoption est associée à des frais considérables, qui
parfois constituent un frein pour les candidats à l'adoption, sans oublier le
fait que l'adoptant doit disposer des ressources matérielles suffisantes pour
assumer les obligations relatives à l'entretien de l'enfant adopté.
Pour en savoir
plus : cfeviliye@yahoo.fr
Par Jrang An@go.
Libellés :
L'Adoption d'un enfant
Pays/territoire :
Brazzaville, Congo
Les ministres adoptent le texte final de la déclaration d'Addis-Abeba
La deuxième conférence de l'Union africaine des ministres en
charge de la mise en valeur des ressources minières s'est achevée, vendredi, à
Addis-Abeba, en Ethiopie, par l'adoption d'une déclaration réaffirmant la
volonté des Etats africains de faire en sorte que le secteur minier contribue, à
coté d'autres, à l'éradication de la pauvreté sur le continent.
Appelée Déclaration d'Addis-Abeba sur l'édification d'un
avenir durable pour l'industrie extractive en Afrique : de la vision à l'action,
ce texte est un condensé de recommandations et d'engagements dont la mise en
œuvre appellera, dans une grande mesure, la concertation régulière entre pays
signataires. Tout au long des débats, sur l'adoption de cette déclaration, le
lien a été fait sur les ressources minières et la souveraineté des Etats. Ce qui
explique qu'à côté de la volonté commune exprimée par les délégations de voir
les Etats « protéger et sauvegarder leurs ressources naturelles contre le
pillage de toute sorte », le chemin consacrant une meilleure gouvernance de
ce secteur d'activités reste long.
S'agissant, par exemple, du règlement des litiges qui
pourraient survenir de l'exploitation des ressources minières dans un pays
tiers, les participants n'ont pas pu s'accorder sur la désignation d'un organe
continental susceptible d'arbitrer ce genre de conflits. Il est apparu difficile
de situer la nature de ces litiges qui peuvent soient, opposer des Etats entre
eux, des communautés vis-à-vis des entreprises ou alors les entreprises
vis-à-vis des Etats.
La déclaration relaye néanmoins un appel en direction des Etats
membres, afin qu' « ils mettent en place un secteur d'exploitation minière
qui préserve durablement l'environnement et qui est socialement responsable
grâce au renforcement des évaluations de l'impact environnemental et social, à
l'élaboration et à l'adoption des normes environnementales, sanitaires et de
sécurité commune ».
Le besoin de maximiser les avantages tirés de l'exploitation
des ressources minières du continent est à la base d'un second appel invitant
dans la même déclaration les Etats africains à intégrer « les meilleures
pratiques de gouvernance telles que l'Initiative pour la transparence dans les
industries extractives (ITIE) » de même qu'à « protéger et sauvegarder
leurs ressources naturelles contre le pillage sous toutes ses formes ».
Il a été également proposé la création d'un centre africain de
recherche en politique minière, dont l'une des missions serait de fournir les
capacités stratégiques en matière d'appui techniques aux Etats et aux
communautés économiques régionales. En direction des compagnies minières opérant
en Afrique, la déclaration les invite à adhérer à la charte de développement
durable du Conseil international des mines et métaux et de la Global Reporting
Initiative, des mécanismes qui ont le bénéfice, peut-on comprendre, d'aider à la
bonne gouvernance entrepreneuriale.
Vingt-huit pays au total, sur les cinquante-quatre que compte
d'Union africaine ont pris part à cette conférence qui a connu la participation
des communautés économiques régionales, de plusieurs organisations
internationales et de pays non-africains, comme la France, à travers l'Agence
française de développement ou encore le Canada, représenté par l'Agence
canadienne de développement international.
Avant le choix du Mali comme pays hôte de la prochaine
conférence dans deux ans, le ministre congolais des Mines et de la géologie a
prononcé, au nom de ses pairs, le mot de remerciement de la conférence aux
autorités éthiopiennes pour la tenue de ces assises. Dans celui-ci, Pierre Oba a
réitéré l'engagement des gouvernements signataires de la Déclaration
d'Addis-Abeba à traduire dans les faits les recommandions contenues dans
celle-ci.
Par Jrang An@go.
Le ministre Pierre Mabiala explique les décrets relatifs à la gestion foncière
Le ministre des Affaires foncières et du Domaine
public, Pierre Mabiala, a effectué du 13 au 16 décembre une tournée dans les
départements du Niari et du Kouilou, dans le cadre de la vulgarisation des
quatre décrets relatif à la gestion du domaine foncier
Le premier décret, n°548, fixe les modalités de contrôle de la
gestion foncière, le second, le n°549, est relatif aux modalités d'occupation
des emprises des autoroutes, routes nationales et départementales; le troisième,
le n°550, précise les procédures d'attribution des réserves foncières de l'État
attenant aux emprises des autoroutes, des routes nationales et départementales.
Le dernier décret, le n° 551, fournit les détails de classement des terrains
ruraux attenant aux emprises des autoroutes, des routes nationales et
départementales.
Aux propriétaires terriens et fonciers des préfectures de
Loango (au sud-ouest de Pointe Noire) et à Dolisie (préfecture du Niari), le
ministre a expliqué l'application de ces textes permettant de lutter contre la
spéculation, la spoliation et l'accaparement en matière foncière et immobilière.
Cet arsenal juridique aide à « entretenir un environnement
propice aux investissements, améliore l'offre des terres et diversifie les
ressources de l'État, enfin de changer d'une part le processus d'achat et de
vente des parcelles et d'autre part de savoir que les terres rurales qui logent
les routes construites par l'État constituent sa propriété exclusive »,
indique le ministre Pierre Mabiala.
Comme le précise Sakala Tchika, propriétaire terrien de la
famille Tchikongo de Djeno, dans le département du Kouilou au sud du Congo,
beaucoup de problèmes se posent en ce qui concerne la gestion foncière,
notamment la vente illégale des terrains, les doubles ou triples vente de
parcelles et la superposition de terrains ou parcelles.
« La mise en œuvre effective de cette réforme foncière
exige donc qu'un certain nombre d'outils soient affinés et complétés sinon
créés. Le décret qui définit le mode d'administration des terres donne lieu à la
perception des loyers et redevances au profit de l'État. Par ce décret, le
gouvernement entend accompagner les propriétaires fonciers à la bonne gestion
des espaces pour réguler ce secteur », a expliqué le ministre Pierre
Mabiala.
Vers une traçabilité foncière et domaniale
Désormais, une fiche d'enquête préalable peut faire l'objet
d'une transaction, alors qu'un livret de contrôle de la gestion foncière permet
le contrôle de la propriété foncière et détermine la superficie restante ; ainsi
une attestation d'identification cadastrale confirme le droit de propriété et
permet à un citoyen d'accéder à l'obtention d'un titre foncier. Cette façon de
faire aide à sécuriser les acquisitions foncières, les droits immobiliers des
particuliers, à assurer la garantie et la sécurité des propriétés foncières
immobilières des particuliers.
Profitant de l'occasion, le ministre a convié les propriétaires
terriens à se faire identifier auprès des services cadastraux, car il est prévu
la publication avant mi-avril d'un répertoire national des propriétaires.
Par ailleurs, sur les emprises des routes et autoroutes, une
distance trois cents mètres est prélevée de part et d'autre par le ministère des
Affaires foncières et du Domaine public. Les premiers cent mètres sont consacrés
à la protection et à la sécurisation de la route et les deux cents autres
constitueront des réserves foncières destinées aux investissements publics ou
privés.
« Sur ces emprises, réserves foncières de l'État, peuvent
se développer une coopération publique-privée néanmoins, elles sont destinées
aux projets industriels agricoles, commerciaux, touristiques, ainsi qu'aux zones
économiques spéciales de l'État. Car l'État est maître et propriétaire des
terrains situés en dehors des périmètres urbains », précise Pierre
Mabiala.
En outre, sur les abords des mers et fleuves, il est désormais
prévu de faire respecter par les citoyens des emprises. L'emprise de la mer,
encore appelée les cent mètres du roi, se compte à partir de la dernière vague
et mesure cent mètres. Par ailleurs, aux abords des fleuves, il est désormais
prévu de respecter les cinquante mètres du prince.
Par Jrang An@go.
Douanes : la direction générale des douanes interpelle la coalition des syndicats des transitaires commerçants et consommateurs du Congo
Lors d'une mise au point organisée le 16 décembre à
Brazzaville, la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) a
tenu à marquer son indignation face à la réaction d'un groupement économique
informel, sans agrément Cemac, qui semble contester certaines décisions prises
au Parlement au sujet une pénalité
Cette communication avait pour objet principal d'apporter des
éclaircissements, afin d'une part d'éclairer l'opinion sur cette pénalité de
60 % qui serait infligée à tout importateur de marchandises qui n'aurait pas
solliciter l'inspection de Cotecna avant l'embarquement des marchandises à
l'étranger, et d'autre part de mettre un terme aux accusations à la fois graves
et séditieuses lancées contre cette loi, selon laquelle son application pourrait
avoir une répercussion sur les denrées alimentaires, et enfin de rétablir la
vérité sur les accusations ubuesques non fondées faite à l'égard de la Direction
générale des douanes, mais aussi sur une note qui rappelle les orientations
reçues au service et aux usagers, et l'obligation faite à tout importateur de
marchandises au Congo de les soumettre à une inspection avant embarquement. Note
dont la coalition demande le retrait.
Ce qu'il faut savoir pour éviter la
pénalité
Pour être conforme, quand une marchandise est importée, avant
qu'elle ne soit embarquée dans le bateau ou par avion, elle doit être inspectée
par la société Cotecna. Une fois cette vérification réalisée, lorsque la
marchandise arrive à Pointe-Noire, lors du dédouanement, les douaniers doivent
constater que l'Attestation de vérification (AV) est jointe à cette marchandise.
Elle prouve que l'inspection a été faite. En revanche, si elle n'a pas été
faite, l'importateur doit payer une pénalité de 60 % de la valeur en douane
reconnue des marchandises en cause et cela en plus des frais de douane habituels
de dédouanement de marchandise.
La direction des douanes a tenu à préciser que la société
Cotecna était représentée partout dans le monde. Là où elle ne l'est pas, elle a
des contacts avec d'autres filiales qui effectuent ce travail.
Un manque à gagner considérable pour l'État
congolais
Au départ, cette pénalité se limitait à 20 % de la valeur
retenue des marchandises. Mai il a été constaté que malgré les 20 %, certains
importateurs préféraient payer les 20 % au lieu de déclarer leurs marchandises à
l'étranger. De ce fait, le gouvernement a proposé cette loi au Parlement pour
dissuader et décourager tous les importateurs qui avaient pris goût à ce jeu. La
raison est qu'on n'avait pas une idée réelle de ce que contenaient ces
conteneurs. Pour l'année 2011, cette pénalité a été relevée à 60 %, l'objectif
étant de les décourager, car cela constituait un manque à gagner considérable
pour l'État congolais.
À ce propos, une circulaire avait été émise pour montrer aux
importateurs comment exécuter cette loi. Dans le cadre de la mise en œuvre de
cette loi, plusieurs descentes avaient été organisées par la Direction générale
des douanes, elles avaient pour fondement de sensibiliser les douaniers et les
partenaires pour mieux se l'approprier. C'est ainsi que deux séances avaient été
organisées à Pointe-Noire, la première avec les douaniers et la deuxième avec
les opérateurs économiques. Le directeur général des douanes et des droits
indirects a éclairé ces deux groupes sur la pénalité à 60 % qui sera désormais
appliquée.
« Par rapport aux exigences de la loi, le gouvernement en
le faisant a voulu aider les douanes congolaises à réaliser des recettes et à
protéger la population, l'inspection permettant à la douane de savoir exactement
le contenu des conteneurs avant l'arrivée de la marchandise », a expliqué
un cadre des douanes en réponse à ses accusations. Et d'ajouter : « La
raison avancée par la coalition n'est que du faux-fuyant. On peut éviter de
payer la pénalité de 60 % en faisant son dossier à Cotecna pour l'inspection
avant l'embarquement. »
Par Jrang An@go.
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