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Economie

COMMERCE : la sortie du port de Pointe-Noire des marchandises importées pose problème
  Photo : Maixent Elenga, au centre, en compagnie des 
               commerçants  lors de l'assemblée générale.                    Retrouvez-nous sur Google+


Les importateurs se plaignent des nouvelles mesures de dédouanement des marchandises venant de l'étranger
La loi votée en décembre 2010 par le Parlement congolais oblige tous les importateurs à faire inspecter leurs marchandises à l'embarquement ou par la société nationale d'inspection douanière Cotecna, société congolaise de nouvelles technologies d'imagerie par scanneur intégré dans les procédures douanières. La même loi stipule également : « Toutes les marchandises qui n'ont pas fait l'objet d'une inspection à l'embarquement devront être frappées d'une amende de principe de 60% sur la valeur imposable. »
Cliquez pour plus d'informations!Sur instruction du ministère des Finances et du Portefeuille public, le directeur général des Douanes avait émis une note de service le 24 janvier 2011 pour rendre effective cette loi qui n'était cependant jamais entrée en application. Depuis que les services des douanes appliquent ladite mesure du gouvernement, des marchandises seraient confisquées au port de Pointe-Noire depuis le 2 décembre pour de nombreuses irrégularités. Les commerçants disent ne pas avoir été prévenus de l'entrée en vigueur de la loi et sollicitent par conséquent des mesures d'atténuation, surtout en cette période de fête de fin d'année. Les commerçants déplorent également le fait que la société d'inspection des douanes congolaises ne soit pas représentée dans tous les pays, surtout en Asie, et relèvent que, curieusement, ils se voient frappés d'amende à l'arrivée à Pointe-Noire pour faute d'inspection au départ.
« Nous reprochons au gouvernement la manière dont cette loi a été mise en application. Au stade où nous en sommes, il y a des conteneurs pour lesquels nos clients ont déjà signé un engagement avec nous avec des factures pro forma déjà validées. Il nous est difficile de revenir vers eux pour leur dire que la marchandise pour lesquelles nous avons déjà conclu l'accord de dédouanement est frappée d'une amende de 60% » a déploré Maixent Elenga, président des transitaires de Pointe-Noire, au terme de l'assemblée générale du Syndicat des commerçants du Congo, tenue le 13 décembre à Brazzaville.

Selon lui, ces nouvelles mesures de dédouanement des marchandises au port de Pointe-Noire pourraient avoir des incidences graves sur le panier de la ménagère au cas où un terrain d'entente ne serait pas trouvé entre les deux parties. « Nous implorons le président de République de laisser aux importateurs une période de grâce afin de passer les fêtes de fin d'année en beauté et que la loi s'applique à partir de janvier 2012 », a suggéré le président des transitaires de Pointe-Noire.

Le vice-président du Syndicat des commerçants du Congo a également déploré la manière de faire des services des douanes du port autonome de Pointe-Noire. Il a, lui aussi, sollicité une faveur allant jusqu'en janvier 2012. « L'État demande à ce que la marchandise soit nécessairement inspectée par Cotecna à l'embarquement alors qu'il s'avère que cette société n'est pas présente dans tous les ports du monde. Rien qu'à ce niveau il y a déjà un problème puisque quand bien même votre marchandise vient de pays où Cotecna n'existe pas, la loi vous frappe d'office d'une amende de 60% sur le taux imposable », a expliqué Alexandre Ossebi. 
              Par Jrang An@go.                                                                                   Mes Quiz Cliquez ici
 
AGRICULTURE : vers l'élaboration d'un plan directeur du secteur

Un atelier national de restitution de l'étude du secteur s'est ouvert le 13 décembre à Brazzaville. Il prévoit notamment d'élaborer un plan directeur de développement du secteur agricole (PDSA) sur la base des résultats d'analyse de la 1ère phase.
Le lancement officiel de l'étude s'était fait le 16 septembre 2009, par une équipe de la Banque africaine de développement (BAD) qui avait séjourné à Brazzaville du 14 au 16 décembre 2009.  Cette deuxième phase d'une durée de quatre mois, dont l'atelier national qui s'est ouvert aujourd'hui, précisera les orientations stratégiques pour le développement du secteur agricole et rural. Le PDSA comprend les axes stratégiques spécifiques pour le développement des différents sous-secteurs ainsi qu'un plan d'actions à court, moyen et long termes avec propositions d'actions prioritaires de développement par département.

La troisième phase, dont la durée sera de cinq mois, suivra. Elle permettra de réaliser des études de faisabilité techniques, économiques et financières d'un Programme national de réhabilitation et de relance du secteur agricole (PNRSA). En effet, le PNRSA comprend les actions prioritaires identifiées par sous-secteur et par département dans le PDSA. Ces études seront désagrégées par département et par sous-secteur, et intégreront les préoccupations en matière de genre, de pauvreté, de VIH/sida, d'infrastructures de base d'environnement et de financement rural.


« L'atelier national qui s'ouvre, marque aussi une phase décisive parce que le Plan de développement du secteur agricole (PDSA) pose les bases de la planification nationale en matière agricole. De ce fait une mauvaise appréciation de ce travail aura de fortes répercussions sur les projets et programmes futurs », a précisé dans son mot introductif le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, Jean Fulgence Mouangou. « C'est pourquoi, a-t-il relevé, nous interpellons toutes les intelligences ici présentes pour apporter toutes les contributions nécessaires allant dans le sens de l'amélioration du PDSA soumis à votre approbation car, après validation, il sera de portée internationale », a poursuivi le ministre.

Signalons que l'étude du secteur agricole en République du Congo est le fruit d'un don de la BAD de 680 millions de FCFA suite à un protocole d'accord signé le 16 avril 2009. Elle bénéficie également d'un financement du gouvernement de la République du Congo de 180,7 millions FCFA, soit un coût total de 861,7 FCFA. En outre, cette étude est exécutée par le bureau SOFRECO/ CERAPE dont le contrat avait été signé le 4 janvier 2011. 

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Par Jrang An@go.
TÉLÉCOMMUNICATIONS : le projet d'interconnexion des réseaux de communication à haut débit opérationnel au Congo
Le projet Central Africa Backbone (CAB) cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale (BM) s'intègre entièrement dans la stratégie nationale en matière d'infrastructures et contribue à confirmer la position du Congo en tant que hub sous-régional.

Cliquez pour plus d'informations!Le ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de la communication, Thierry Lezin Moungalla, a lancé ce projet officiellement pour le Congo, le 13 décembre, à l'ouverture des travaux des ateliers sous-régionaux des experts en télécommunications de l'Afrique centrale.

Ce projet intègre le projet régional d'interconnexion des réseaux de télécommunications haut débit à fibre optique. Il vise à mettre en place une infrastructure dorsale terrestre en fibre optique pour relier numériquement les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) au reste du monde, à travers l'accès aux câbles sous-marins longeant la côte occidentale de l'Afrique.

S'agissant du Congo, les premiers signes de concrétisation du projet ont démarré en mai dernier, avec l'approbation par le conseil d'administration de la BM du prêt pour le programme de télécommunications de très haut débit en Afrique au Congo de 15 milliards de FCFA. À côté des activités institutionnelles du projet, l'unité de coordination chapeautée par Luc Missidimbazi a également rempli quelques conditions, dont l'obtention des fonds de la contrepartie gouvernementale.

Selon le ministre Thierry Lezin Moungalla, le CAB coïncide avec l'ambition du gouvernement congolais de faire des technologies de l'information le moteur de la croissance du pays dans les années à venir. Depuis le 25 janvier de l'année en cours, il s'est connecté au réseau à haut débit en accueillant le câble marin du projet WACS. Ce premier module s'accompagne d'un ouvrage terrestre, la station terminale. Le projet dans son deuxième module, le déploiement terrestre de la fibre optique, est très avancé dans son implémentation.

Tandis que le troisième module consistera à la mise en œuvre d'une cyber-stratégie impliquant l'ensemble des couches sociales du pays. « Ce projet s'inscrit dans le cadre plus large des initiatives que le gouvernement a mises en chantier depuis quelques années aux fins de doter le Congo d'un environnement technologique et juridique propice à l'investissement et la croissance économique et de répondre ainsi à l'ambition de la République en matière de TIC, qui va transformer la société congolaise actuelle en société de l'information inclusive », a expliqué le directeur des opérations de la BM des deux Congo, Eustache Ouayoro.

En outre, ce dernier a relevé qu'en 2010, le continent africain souffrait encore du fossé numérique : 21% dans un pays en développement contre seulement 9,1% en Afrique ; moins de 1% de pénétration haut débit en Afrique et uniquement 120 connexions ADSL au Congo. « Le coût actuel d'une connexion satellite à 1Mbps/mois est entre 4000-5000 dollars contre un coût de connexion par câble sous-marin de 600 dollars en Afrique de l'Est », a renchéri Eustache Ouayoro.

Ainsi, le projet a pour objectifs : de diviser par quatre le prix de l'Internet pour être revu à moins de 80 dollars ; de multiplier par trois le nombre d'usagers Internet de 6 à 18 abonnés pour 100 habitants ; et aussi par dix le volume de trafic Internet par usager, de 51 à plus de 500 bits par seconde par personne.

Un projet d'intégration régionale

Par ailleurs, avec quatre opérateurs, le secteur de la téléphonie mobile est devenu l'un des plus actifs de la sous-région, avec plus de 3,9 millions d'abonnés déclarés, pour un taux de pénétration de plus de 95% au troisième trimestre 2011.
Néanmoins selon le directeur des opérations de la BM, si le Congo a l'ambition de confirmer sa position de hub sous-régional, il a de nombreux défis à relever, tels le manque d'infrastructure terrestre de nouvelle génération, la marginalisation des services d'Internet à haut débit et une mauvaise qualité de service ainsi que des prix excessifs.
 
Le projet CAB s'inscrit dans une stratégie nationale, d'interconnexion des initiatives publiques comme la station d'atterrage WACS et les réseaux de collecte nationaux. En même temps, du point de vue de l'intégration sous-régionale, il permettra la mise en place de liens de maillage inter régionaux (Tchad, Centrafrique, Cameroun, Gabon et République Démocratique du Congo). « Nous espérons que le projet CAB au Congo se positionne rapidement comme une référence et une bonne pratique internationale pour la promotion et le développement des TIC, et pour favoriser l'intégration économique régionale », a conclu Eustache Ouayoro.
                               Par Jrang An@go.                                                  Retrouvez-nous sur Google+                                                    

2 commentaires:

  1. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles à faire qu'on ne les fait pas,c'est parce qu'on ne les fait pas qu'elles sont difficiles".

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  2. "Et je me suis écrié : " O fortune, le soleil est levé et tu dors encore ! " Et la fortune m'a répondu : " Malgré tout, ne désespère pas ! " - Hâfiz

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