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lundi 26 décembre 2011

Douane : remise de 50% des pénalités infligées aux commerçants

Photo 1 : Les responsables des syndicats des transitaires et des commerçants.   Photo 2 : Une vue des commerçants.


Le Syndicat des transitaires et prestataires du Congo et le Syndicat des commerçants du Congo ont, après de difficiles négociations avec le gouvernement, obtenu une remise de 50% des pénalités infligées aux contrevenants pendant l'inspection des marchandises à l'embarquement en sus des droits de douane

Maixent Elenga, président du Syndicat des transitaires, prestataires et porteurs du Congo, Alexandre Ossebi et Anguillet Diarra Alhassane du Syndicat des commerçants du Congo ont annoncé cette nouvelle à leurs syndiqués et partenaires le 26 décembre à la chambre consulaire de Pointe-Noire au cours d'une réunion à laquelle ont participé les opérateurs économiques (transitaires, syndicats de commerçants, importateurs).

Une note circulaire du ministère des Finances, du budget et du portefeuille public publiée il y a un mois stipulait : « Toute marchandise n'ayant pas fait l'objet d'inspection à l'embarquement devra subir une amende de principe de 60% de la valeur imposable. »



Estimant cette note injuste et prise dans une période peu propice, Maixent Elenga a initié à Pointe-Noire des réunions de travail avec les syndiqués, la direction départementale des douanes et droits indirects de Pointe-Noire et adressé des correspondances aux différentes institutions du pays. Ces réunions se sont poursuivies à Brazzaville avec l'apport de leurs collègues de la capitale, il y a deux semaines. Les cadres des ministères de l'Économie, du plan, de l'aménagement du territoire et ceux des Finances, du budget et du portefeuille public ont été les principaux interlocuteurs.

Après d'âpres négociations, le conseiller fiscalo-douanier du ministre des Finances, du budget et du portefeuille public a présenté la note de service du ministre des Finances, du budget et du portefeuille public adressée au directeur général des douanes et droits indirects. Elle est ainsi libellée : « Suite aux différentes réunions de travail entre mon cabinet et les opérateurs économiques (transitaires, syndicats de commerçants, importateurs, etc....) et ayant réaffirmé le rôle régalien du service des douanes et l'obligation de respecter les lois en vigueur au Congo, je vous instruis à titre exceptionnel d'accorder une remise de pénalités de 50% aux contrevenants pendant l'inspection des marchandises à l'embarquement en sus des droits de douane dus. »
Selon Maixent Elenga, cette disposition ne s'applique que sur les droits de douane : « Nous devrons régler plusieurs problèmes, dont celui du magasinage, car durant les négociations nos containers ont dû subir cette pénalité. Cela n'aboutira que si nous sommes organisés. Aussi, il a été instruit au service de douanes de liquider toutes ces déclarations. Il est donc de bon aloi qu'on se retrouve en commission pour regarder les déclarations en souffrance. Cette commission doit donc traiter au cas par cas tous ces problèmes. En 2012, il va falloir régler le problème de la représentativité géographique de Cotecna dans les pays où sont effectuées nos importations. »
« À partir de ce jour, commence une nouvelle vie pour nous, car l'administration est revenue à de meilleurs sentiments en nous appelant à la table de négociations. C'est une grâce, et cela prouve bien que quand une cause est juste, il faut aller jusqu'au bout. Nous ne sommes pas contre la République, bien au contraire » a-t-il conclu.

                                           Par Jrang An@go.

Œuvres sociales : la Communauté Sant'Egidio fête Noël en compagnie de prisonniers brazzavillois

Un repas de solidarité a été organisé le 25 décembre à Brazzaville par la représentation de la Communauté Sant'Egidio en faveur de plus de deux cents prisonniers de la maison d'arrêt pour améliorer leur alimentation

Dans ce cadre correctionnel, ces prisonniers ont assisté à l'homélie de la messe et dégusté poulet, poisson, haricots et riz ainsi que du saka-saka, un plat de feuilles de manioc très prisé des Congolais.

Ces prisonniers, hommes et femmes, qui purgent une peine pour violation des lois et règlements de la République, bénéficient d'une assistance sociale et psychologique de la représentation de la Communauté Sant'Egidio de Brazzaville. « Nous leur avons parlé du salut et de l'amour divin afin qu'ils gardent espoir, car ces hommes incarcérés sont aussi des créatures de Dieu. Quant nous leur parlons, ils sont joyeux », indique le révérend père Vianney Kiabiya, prête de l'ordre de la très Sainte-Trinité et aumônier de la maison d'arrêt de Brazzaville.

La joie des prisonniers s'est traduite par des chants d'allégresses et un esprit de convivialité qui a prévalu pendant le repas. « Le temps de la maison d'arrêt est un temps de Dieu. Nous leur disons qu'ils sont capables de fuir le mal et de retrouver leur place dans la société » explique le père Ken, diacre trinitaire de la communauté des frères de Sant'Egidio.
 
Les pauvres forment une classe sociale élue par les frères de la communauté Sant'Egidio. Conscient des enjeux de la socialisation, Willy Mabouba, responsable de la communauté Sant'Egidio à la cathédrale du Sacré-Cœur de Brazzaville précise : « Parfois les prisonniers sont abandonnés par leur famille, et nous tentons de les rapprocher. Nous sommes heureux d'avoir pu apporter un peu de joie à ces prisonniers, qui sont plus de cinq cents actuellement. Hélas, nous sommes limités par l'insuffisance de nos moyens financiers. »

La Communauté de Sant'Egidio est une organisation catholique fondée en 1968 à Rome dans le quartier du Trastevere. Le nom de cette communauté provient de son implantation, au début des années 1970, dans les locaux de l'église Sant'Egidio. Sant'Egidio est la traduction en italien de saint Gilles, ou saint Gilles l'Ermite du viie siècle.

En 1986, la Communauté de Sant'Egidio a été reconnue officiellement association internationale de laïques par l'Église catholique. L'un des responsables de cette communauté, Mario Giro, est lauréat 2010 du prix de la Fondation Chirac. La Communauté de Sant'Egidio est présente sur les cinq continents. En France, elle est présente à Paris et se réunit à l'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux. En Suisse, il existe une Communauté de Sant'Egidio à Lausanne. 

                                          Par Jrang An@go.

dimanche 25 décembre 2011

Infrastructures : construction du deuxième module de l'aérogare de Pointe-Noire

Photo 1 : Le président de la République posant la première pierre du deuxième module de l'aérogare de Pointe-Noire.   Photo 2 : La maquette du deuxième module de l'aérogare de Pointe-Noire.


La première pierre de ce deuxième module a été posée le 24 décembre à l'aéroport Antonio-Agostinho-Neto de la capitale économique par Denis Sassou N'Guesso, président de la République

La construction de ce deuxième module, qui entre dans le cadre de la modernisation du pays, va permettre de faire face à l'augmentation du trafic, passé de 400 000 passagers en 2003 à 800 000 en 2011, et il apportera plus de confort, de sécurité et de sûreté aux passagers. Les travaux seront exécutés par la société chinoise China Jiangsu sur deux ans, pour un peu plus de 35 milliards FCFA.

D'après Jean-Jacques Bouya, ministre délégué aux Grands Travaux, il s'agit d'un bâtiment d'une longueur de 135 mètres pour une largeur de 62 mètres. « Une touche particulière est mise sur sa toiture, qui tente de restituer les ondulations simultanées des vagues de l'océan, lesquelles se brisent sur la côte historique de la ville portuaire. Il s'agit d'un agrégat de béton, de fer, de verre et de pierre », a précisé le ministre.


L'aérogare offre un espace d'environ 18 000 mètres carrés de surface utile avec un bâtiment de trois niveaux. Il sera constitué entre autres des services de police et de douanes, de salons d'attente VIP, de locaux techniques, de salles de conférence, de bureaux pour l'administration de l'aérogare, d'un parking auto, d'un réseau de télésurveillance, d'ascenseurs et d'escaliers mécaniques. Le bâtiment aura des façades avant et arrière, en mur-rideau de verre en vitrage et pare-soleil.

Satisfait de l'honneur fait à Pointe-Noire de recevoir le deuxième module de son aérogare, Roland Bouiti Viaudo, maire de la ville, a exprimé la fierté de ses concitoyens et concitoyennes « de voir l'édifice imposant et superbe qui se dressera et qui augmentera en proportion la notoriété de la ville en la confortant dans sa position de métropole et de porte ouverte sur le monde ». Ce dernier a remercié le président de la République « d'avoir fait de Pointe-Noire l'une des places les plus fortes économiquement et financièrement de la sous-région de l'Afrique centrale ».

Outre la pose de la première pierre du deuxième de l'aérogare de Pointe-Noire, le président de la République, en compagnie de son épouse, Antoinette Sassou N'Guesso, a procédé à l'inauguration de la Centrale électrique du Congo et du réseau de transport très haute tension de Pointe-Noire à Brazaville, à la pose de la première pierre du nouveau siège du port de Pointe-Noire le 23 décembre. Avant Pointe-Noire, Denis Sassou N'Guesso a séjourné à Dolisie, où il a procédé le 22 décembre à l'inauguration du tronçon Pointe-Noire-Dolisie et à la pose de la première pierre du tronçon Dolisie-Brazzaville. 

                                           Par Jrang An@go.

Sécurité publique : la DGSC lance l'opération Proximité et le numéro d'appel d'urgence

Photo 1 : Des véhicules opérationnls.  Photo 2 : Le papillon indiquant le numéro d'appel d'urgence.


C'est ce 24 décembre 2011 que le colonel Jacques Banongo, directeur général de la sécurité civile (DGSC) a lancé cette opération 
Dans le but de sécuriser la période des fêtes de fin d'année, la DGSC vient d'élaborer l'opération Proximité. Cet ordre opérationnel, qui s'inscrit dans le cadre de la réforme des services de la sécurité civile, consiste à déployer trois groupes de travail dans les arrondissements de Brazzaville pour informer les populations sur les missions de la sécurité civile et surtout les sensibiliser à certains risques auxquels elles sont exposées dans leurs milieux domestiques.

La réussite d'une telle opération nécessite une logistique importante et disponible. C'est dans ce contexte que le colonel Jacques Banongo a entrepris la réparation de tous les véhicules assignés à ses services, mais longtemps restés en panne. « Aujourd'hui, nous avons une capacité opérationnelle assez importante pour couvrir ces activités. Nous disposons de 18 véhicules d'intervention permettant aux équipes de se déployer dans les arrondissements. »



Avant d'ajouter qu'ils allaient s'atteler également à une tâche jamais accomplie au Congo : « Nous avons des arbres qui pour la plupart datent de l'époque coloniale. Lorsqu'il y a de l'orage, ces arbres tombent, obstruent les avenues et certaines branches s'écrasent sur les véhicules, mettant en péril des vies humaines. Voilà pourquoi nous avons décidé d'organiser une opération de nettoyage de ces arbres et des branches empiétant sur les avenues pour protéger les personnes, les biens et l'environnement, ce qui est d'ailleurs notre mission régalienne. » Les équipes de la DGSC fonctionnent 24 heures sur 24 à compter de ce 24 décembre 2011 pour sécuriser les lieux où sont organisées des activités festives.

La DGSC saisit l'occasion pour lancer la campagne de propagation du nouveau numéro d'urgence, le 118. Cette campagne couvrira toute la ville et toutes les administrations. Les services de la sécurité civile inscriront sur des papillons à distribuer dans les administrations et aux populations, non seulement ce numéro, mais également des indications sur la conduite à tenir face à un sinistre.

Rappelons que les appels vers le numéro de la sécurité civile seront gratuits sur tous les réseaux de télécommunication du Congo. Par ailleurs, les auteurs d'appels malveillants qui s'amuseraient à déplacer inutilement les services de sécurité civile feront l'objet de poursuites judiciaires.
 
La tâche est certes immense, a reconnu le colonel Jacques Banongo, et nos services s'emploient à améliorer les qualités professionnelles de nos personnels. Dans cet esprit, la DGSC a rendu obligatoire le port de l'uniforme et la pratique du sport tant à Brazzaville qu'à Pointe-Noire : football, volley-ball, basket-ball, nzango (pour les femmes), footing et marche, le but étant de contribuer à la préparation des hommes destinés à sauver des vies humaines.

                                          Par Jrang An@go.

vendredi 23 décembre 2011

Fête de Noël : une journée de partage et d'amour pour les orphelins de Pointe-Noire

Photo 1 : Sisto Obondonko et Dreid Nzikou-Mbenzé posant avec les enfants.    Photo 2 : Les enfants dégustant leur repas.
L'Association de soutien aux orphelins du Congo (Assoc) a organisé le 22 décembre au foyer de charité de Liambou l'arbre de Noël des orphelinats et centres d'accueil d'enfants de Pointe-Noire

Près de cent cinquante enfants accompagnés de leurs moniteurs venus notamment de l'orphelinat Amour-de-dieu de Ngoyo, du centre social Jean-Baba de Mvou Mvou, de l'Espace enfants du Samu social de Pointe-Noire, du centre Don-Bosco, de l'association SIMCS ont reçu des jouets et eu droit à un repas.

La fête, qui a eu lieu à Liambou, à environ vingt-quatre kilomètres de Pointe-Noire, a permis aux enfants, tous issus de milieux défavorisés, de découvrir le foyer de charité de Liambou et de faire connaissance.
Sisto Caryl Obondoko Ellangui, président d'Assoc, a d'emblée rappelé que cette journée de partage leur permettait de passer les fêtes de Noel dans la joie comme tout enfant du monde. Il leur a demandé de suivre l'exemple de Jésus en prônant l'amour et le partage. Un chant d'adoration repris en chœur par les enfants a été entonné par Sisto Caryl Obondoko.


« Les enfants qui viennent dans les centres ont compris que leur vie doit changer. On ne veut plus voir d'enfants qui repartent dans la rue. Celui qui le fait n'est pas ami de Jésus, ni d'Assoc » a-t-il dit.

Diverses animations, récitals et sketches joués par les enfants des orphelinats et centres d'accueil ont ponctué la journée. La distribution des jouets (ballons de football, jeux électroniques, poupées, voiturettes, etc.) a clôturé cette journée qui, aux yeux de tous, a été une réussite. Dreid Emerson Nzikou-Mbenzé, secrétaire général de l'Assoc, a conclu la manifestation en rappelant aux enfants l'importance d'aimer son prochain peu après le partage du gâteau d'amitié préparé pour la circonstance.

L'Assoc a fait sa sortie officielle le 29 janvier 2011. Elle compte près de quatre-vingts membres.

                                         Par Jrang An@go.

Département du Pool : ouverture officielle du siège de la Mutuelle des travailleurs de la Fetrasseic

L'inauguration de l'édifice a eu lieu le 22 décembre, à Kinkala, chef-lieu du département du Pool


Le coût global de la réalisation s'élève à 14 197 300 FCFA. À usage administratif, il offrira de meilleures conditions de travail aux personnels de la Mutuelle générale des travailleurs de la Fetrasseic (Mugef).
 
Le bâtiment, de 16 mètres de long et de 6 mètres de large, est composé de 7 bureaux, dont celui de la Mutuelle d'épargne et de crédit des fonctionnaires, de la Fédération des travailleurs des sports, des sciences, de l'éducation, de l'information et de la communication (Fetrasseic), une salle de conférence et des toilettes modernes.
 
L'inauguration a été faite par le secrétaire général de la préfecture de Kinkala, Edgard Philippe Diafouka Bambela, en présence du président de la mutuelle, Sylvain Nzassi-Ibouanga. Elle marquait l'ouverture des sièges de la Mugef en construction dans tous les chefs-lieux des départements du pays : Djambala, Impfondo, Sibiti, Dolisie, Madingou, Owando, Ewo ainsi qu'à Ouesso.
 
En outre, la Mugef a acquis deux villas d'une valeur de 26,500 millions et 5 millions FCFA, respectivement à usage administratif et locatif à Pointe-Noire et d'auberge à Djambala (département des Plateaux).

Le secrétaire général de la Fetrasseic Pool, Albert Nzalabantou, n'a pas caché sa satisfaction : « C'est un grand plaisir pour Kinkala d'abriter la cérémonie d'inauguration de tous les sièges de la Mugef. Il s'agit de la concrétisation de l'une des multiples initiatives du conseil d'administration pour le développement de la mutuelle », a-t-il souligné, ajoutant : « Ce siège nous est utile dans la mesure où il vient mettre fin aux tracasseries de transfert de nos dossiers et cotisations vers Brazzaville. »

Notons que la Mugef existe depuis 24 ans. Elle a connu des perturbations d'ordre financier entre 1998 et 2003. Elle gère trois milliards de FCFA par an et compte dix-huit mille adhérents.

                                          Par Jrang An@go.

Médiation de la République : un budget jugé satisfaisant

Photo : Hilaire Monthault et Vincent Nganga.

Le budget alloué à la médiation de la République a connu une légère augmentation dans la loi de finances de l'État de 2012

Le président de l'institution, Hilaire Monthault, a donné l'information à l'issue de l'audience que lui avait accordée le 22 décembre, au Palais des congrès, le premier vice-président du Sénat, Vincent Nganga.

« Je ne peux pas dire que je suis pleinement satisfait. Néanmoins, je remercie les parlementaires et le ministre des Finances qui ont estimé que le budget alloué à la médiation devait être augmenté. Mon institution est confrontée à beaucoup de difficultés financières. Je suis membre des institutions internationales des médiateurs, et je ne prends pas part aux nombreuses rencontres internationales faute de moyens financiers », a déclaré Hilaire Monthault à l'issue de l'audience.

Les deux personnalités ont rappelé au cours de leur entretien la mission principale de la médiation de la République, qui se résume à humaniser les rapports entre l'administration publique et les citoyens congolais. Il a précisé que cette rencontre était officielle dans la mesure où le règlement intérieur de la chambre haute du Parlement lui donnait mandat d'avoir des relations directes avec les autres institutions constitutionnelles.

                                          Par Jrang An@go.

Intégration : les Nations unies renforcent la coopération entre l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale

À Dakar (Sénégal), les représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, Said Djinnit, et pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, ont insisté sur la nécessité d'une collaboration renforcée pour faire face à la régionalisation des menaces à la paix et la stabilité, au cours de leur première réunion de concertation

Cette réunion a permis de définir les termes de leur collaboration en faveur de la paix et la sécurité dans les deux sous-régions. Ils ont insisté sur la nécessité de promouvoir la dimension régionale en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix en renforçant les capacités des institutions sous-régionales, indique un communiqué.

Ils ont indiqué qu'à travers la collaboration entre le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest (Unowa) et le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca) et les soutiens respectifs aux efforts des organisations sous-régionales, notamment ceux de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao) et la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Cééac), ils favoriseront les synergies interrégionales.

Ils se sont appesantis sur les menaces transfrontalières communes, notamment l'insécurité au Sahel suite à la crise libyenne et la piraterie dans le golfe de Guinée. Abou Moussa s'est étendu quant à lui sur les efforts menés pour enrayer la menace que constitue l'Armée de résistance du seigneur (LRA) en Afrique centrale.

Said Djinnit, qui assure la présidence de la Commission mixte Cameroun-Nigeria, a informé son homologue d'Afrique centrale sur les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de la décision de la Cour internationale de justice relative à la délimitation pacifique de la frontière commune des deux États.

Ils ont convenu de rencontres périodiques et d'échanges d'information. Les mandats de l'Unowa et l'Unoca visent à harmoniser l'approche des Nations unies en faveur de la paix et de la sécurité des deux sous-régions.   

                                         Par Jrang An@go.

VIH-sida : les femmes en uniformes sensibilisées à la transmission du virus de la mère à l'enfant

Plus d'une cinquantaine de femmes militaires et policières ont pris part le 22 décembre à Brazzaville à une séance de communication


L'activité a été organisée par la section congolaise de l'Organisation des premières dames d'Afrique (Opdas) en collaboration avec les agences du système des Nations unies.

La communication a été faite par le docteur Ben Atipo. Il a répondu à plusieurs questions des participants sur les risques de passage du VIH de la mère à l'enfant. D'après lui, lorsqu'une femme est atteinte par le VIH, la grossesse, l'accouchement et l'allaitement sont des situations qui comportent des risques de transmission du virus à l'enfant. Le suivi médical et les traitements utilisés actuellement ont cependant réduit considérablement ce risque.

« Les risques de transmission du virus d'une femme enceinte sous traitement à l'enfant sont aujourd'hui moindres. Un test de dépistage du virus du sida est systématiquement proposé à toute femme enceinte. Quand une mère est atteinte par le VIH, l'allaitement est tout à fait déconseillé. En effet, le virus peut aussi se transmettre de la mère à l'enfant par l'intermédiaire du lait maternel », a-t-il précisé.
Dans son discours lu par la secrétaire générale de la Fondation Congo assistance, Valérie Ossié, la secrétaire exécutive de l'organisation, Antoinette Sassou N'Guesso a indiqué : « L'Opdas Congo réaffirme son engagement de tendre à l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et l'amélioration de la santé maternelle et infantile d'ici 2015. »

Elle a en outre lancé un appel à la mobilisation collective, à la solidarité nationale, au renforcement de la collaboration avec les gouvernements, les organisations de la société civile et les ONG des personnes vivant avec le VIH en vue d'unir leurs efforts dans l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici trois ans.

« Conscientes du fait que la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant possède un effort potentiel dans l'atteinte des OMD 4, 5 et 6, nous voulons marquer ici notre engagement solennel à œuvrer pour son élimination conformément aux recommandations de l'assemblée générale de l'Opdas organisée à Malabo en juillet 2011 », a-t-elle déclaré.

Le Programme national de réduction de la transmission du VIH de la mère à l'enfant a été mis en place en 2002 par l'épouse du chef de l'État en application du décret pris par le président de la République le 11 avril 2001.

                                          Par Jrang An@go.

jeudi 22 décembre 2011

Pointe-Noire : une nouvelle plateforme pour les associations humanitaires et de solidarité voit le jour

Photo : la directrice générale de la Solidarité, A.Ossangatsama (au centre), et Bernadette Nzougani visitant l'exposition.


Les activités du Réseau des associations pour la solidarité de l'action humanitaire et sociale (REASAHS) ont été lancées officiellement le 21 décembre à Pointe-Noire en présence d'Anasthasie Ossangatsama, directrice générale de la Solidarité, à la faveur de la célébration de la Journée internationale de la solidarité humaine

Tous ensemble pour un travail en synergie, pour une société civile solidaire et dynamique, tel est le credo de ce réseau naissant qui veut rompre avec l'individualisme et le manque de coordination entre associations agissant dans les mêmes domaines. Il est dirigé par Bernadette Nzougani Bephangayahou, présidente de l'association Solidarité, disponibilité des œuvres sociales, aide et entraide (Sodios), qui est à la tête d'un bureau exécutif de huit membres. « L'existence d'un réseau associatif favorisera l'échange, le partage, l'orientation, l'information et la formation des membres. Ce qui permettra aux associations d'agir en synergie tout en tenant compte de leur spécificité », a-t-elle indiqué.

Au nombre de tâches assignées au REASAHS figure la mise en œuvre d'un plan d'action sur les informations, séminaires ou études ainsi que la création et l'animation des réseaux thématiques sans oublier la gestion d'une banque de données sur tout sujet d'intérêt commun.
 
Pour Anasthasie Ossangatsama, le réseau sera aussi d'un grand apport pour la lutte contre l'exclusion et la marginalisation. « On ne peut accepter qu'à côté des gens en joie, il y ait des malheureux. C'est pour cela que la protection sociale devrait s'étendre à toutes les couches sociales », a-t-elle souligné. Une vision partagée par Sylvie Tchignoumba, présidente de l'Association des femmes juristes du Congo et première vice-présidente du réseau, qui a souhaité que les valeurs de justice et d'harmonie soient partagées dans le réseau.
 
L'idée de la création du réseau a été concrétisée lors du premier festival des associations organisé du 4 au 6 septembre 2011 à Pointe-Noire sur le thème « Tous ensemble pour une société civile solidaire et dynamique ». À terme, le réseau veut s'ouvrir à toutes les associations du Congo œuvrant dans ce domaine avec une extension en Afrique centrale et occidentale.
 
Une exposition présentant différents produits, notamment agricoles, des associations membres du réseau a eu lieu dans le jardin de la chambre de commerce à l'occasion du lancement des activités.

Composition du bureau exécutif du Réseau des associations pour la solidarité de l'action humanitaire et sociale :

Présidente : Bernadette Nzoungani Bephangayahou
Première vice-présidente : Sylvie Tchignoumba
Deuxième vice-président : Jean-Claude Bilombo
Troisième vice-présidente : Félicité Brigitte Meno Diop
Secrétaire général : Jean Ubalde Kibongui
Secrétaire général adjoint : Ebrani Moukani
Trésorière : Edwige Ingrid Makiona
Trésorière adjointe : Rachel Mienahata

                                           Par Jrang An@go. 

Darfour : le chef de la Minuad appelle les rebelles à rejoindre le processus de paix

Le chef de la mission internationale Union africaine/Nations unies au Darfour (Minuad), Ibrahim Gambari, a appelé les derniers rebelles à rejoindre le processus de paix, les avertissant lors d'un entretien avec la presse qu'il leur restait peu de temps, alors que certains s'allient contre le régime de Khartoum

« Nous sommes toujours prêts à recevoir les mouvements qui veulent rejoindre le processus de paix. La porte n'est pas complètement close, mais elle est en train de se refermer », a déclaré Ibrahim Gambari, ajoutant que le gouvernement soudanais tentait de mettre en place l'accord de Doha pour la paix au Darfour signé en juillet au Qatar avec une coalition de petites factions darfouries rebelles, le Mouvement de libération pour la justice (LJM).
 
Ibrahim Gambari s'exprimait en marge de la première rencontre de la Commission conjointe, institution en charge de la surveillance du cessez-le-feu et de la résolution des conflits conformément à l'accord de Doha.
L'ONU a fait état de 1,9 million de déplacés vivant toujours dans des camps au Darfour, dont 80 000 qui ont fui cette année les combats.

Selon la Minuad, plus de trente soldats des forces de maintien de la paix ont été tués depuis 2007 au Darfour, dont six au cours de quatre attaques menées depuis juillet.

Bahar Idriss Abou Garda, que le parquet de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye souhaite inculper pour crimes de guerre au Darfour, a été nommé ministre de la Santé, a rapporté l'agence officielle Suna. Il est soupçonné d'avoir fait exécuter douze soldats de l'Union africaine chargés de maintenir la paix, alors qu'il dirigeait un groupe rebelle en 2007. La CPI a estimé en février 2010 les charges insuffisantes pour instruire un dossier.

Six personnes, dont le président Omar el-Béchir, sont actuellement poursuivies dans le cadre de l'enquête de la CPI sur le génocide au Darfour. 

                                          Par Jrang An@go.

Office national de l'emploi et de la main-d'œuvre : le budget de l'exercice 2012 s'élève à 3,8 milliards FCFA

La somme arrêtée pour le programme d'activité de l'année 2012 est identique à celle de 2010-2011


Les objectifs de l'année dernière n'ont pas été atteints, a constaté le 20 décembre le conseil d'administration de l'Office national de l'emploi et de la main-d'œuvre (Onemo), présidé par la conseillère à l'emploi, au travail et à la réinsertion des jeunes du président de la République, Véronique Okoumou.

L'année 2012 sera consacrée à l'application de la comptabilité publique et à la mise en œuvre des conclusions des différentes commissions mises en place par le conseil d'administration. « L'application de la comptabilité publique requiert la signature préalable du ministre des Finances des textes suivants : l'instruction relative à l'organisation et au fonctionnement des régimes de l'Onemo, le règlement financier ainsi que l'instruction budgétaire et comptable de l'office », a rappelé le directeur général de l'Onemo, Elenga Nyanga.

L'ordre du jour a notamment porté sur l'adoption du procès-verbal de la session extraordinaire du 11 novembre 2011 ainsi que sur l'adoption du document concernant la comptabilité publique, du rapport d'activité 2011, du programme d'activité 2012, du budget d'exercice 2012. Après examen de ces différents points, l'administrateur, Germain Dimi, a défini l'Onemo comme un établissement public à caractère administratif et social qui ne doit pas appliquer les règles de la comptabilité privée. 

La présidente du conseil, Véronique Okoumou, a souligné dans son allocution que cette session budgétaire était le prolongement des missions du conseil d'administration, organe de conception, d'orientation, de délibération et d'administration de l'Onemo conformément au décret du 7 février 2007.

De juillet 2009 jusqu'en 2011, l'Onemo s'est efforcé de mettre en place les procédures permettant d'accroître ses performances en matière de promotion et de qualification des demandeurs de l'emploi.
 
L'office envisage également la réalisation d'entretiens avec le personnel, un plan de formation, un audit interne et l'élaboration de procédures de contrôle, le passage de la comptabilité privée à la comptabilité publique, l'adoption des délibérations afin de permettre à la direction générale de maîtriser la gestion de ces actions prioritaires.

                                           Par Jrang An@go.

mercredi 21 décembre 2011

Éducation : inauguration de trois Maisons de la jeunesse et de la citoyenneté

Les trois structures situées à Ouenzé, à Makélékélé et en centre-ville sont dotées chacune d'un cyberespace, d'une bibliothèque et d'espaces pour des conseils juridiques


Elles serviront de lieux de rencontres pour les jeunes de moins de 35 ans. Les édifices ont été inaugurés le 19 décembre, par le ministre de l'Éducation civique et de la jeunesse, Anatole Collinet Makosso, en présence de son homologue de la Promotion de la femme, Madeleine Yila Boumpouto, des représentants du conseil national de la jeunesse et du coordonnateur du projet « Maisons de la jeunesse et de la citoyenneté », le Dr Talanse Malonga. L'adhésion est fixée à 500 FCFA et donne accès à tous les services proposés aux jeunes sans distinction de catégorie ni de sexe.

Selon le programme du ministère de tutelle, 137 Maisons de la jeunesse et de la citoyenneté sont en voie de construction sur toute l'étendue du territoire national. Elles seront également des centres d'accueil, d'écoute, d'information, de documentation, d'encadrement et d'orientation des jeunes. Les différents centres seront dirigés par des cadres du ministère de l'Éducation et par des jeunes qui seront formés pour mieux faire fonctionner les structures.

La Nouvelle jeunesse congolaise (NJECO), programme du ministère, est une association qui vise à sortir certains jeunes de l'ornière en leur insufflant des comportements civiques et patriotiques. Elle consiste aussi à développer en eux les capacités à débattre sur des thèmes d'actualité.

Pendant la cérémonie d'inauguration, les débatteurs de la NJECO se sont exprimés sur le thème : « Les conflits advenus pendant l'année 2011 à l'exemple du cas de la Lybie ». Prenant la parole en tant que débatteur, le ministre Anatole Collinet Makosso a soutenu : « Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le fait que l'Occident nous forme en démocratie, nous incite à promouvoir les droits de l'homme et à restaurer les libertés. L'usage de la force est la loi du plus faible ; les actes d'incivisme, de soulèvement de la part des jeunes sont à condamner. La parole, voilà l'arme par laquelle les jeunes doivent se battre, cela dans un cadre approprié et dans le respect des autorités. »

Au terme de la cérémonie, René Blaise s'est réjoui de cette initiative. « Il est rare que l'État s'intéresse aux questions des jeunes, maintenant le gouvernement pourra de manière efficace développer le travail avec la jeunesse et obtenir ainsi de meilleurs résultats », a-t-il précisé.

                                           Par Jrang An@go.

Démographie : l'Italie vieillissante de plus en plus dépendante de l'immigration

Un rapport de l'Institut des statistiques (Istat) révèle qu'un Italien sur 100 a plus de 80 ans. Les naissances seraient en chute libre totale s'il n'y avait pas l'immigration

De temps en temps, la question de l'immigration en Italie resurgit par le côté de son incidence économique. Partisans et opposants à la régularisation du statut des clandestins avancent leurs arguments. Les uns estiment que les immigrés sont le seul atout de la péninsule pour équilibrer ses comptes de sécurité sociale à terme. Les autres soutiennent qu'en attendant, un étranger « coûte » à l'Italie avant de lui « rapporter » : il lui faut une maison, se soigner, de la place à l'école pour ses enfants, des postes de travail aussi. Les arguments des uns et des autres sont poussés à l'avant-scène au gré de l'actualité, ou ravalés dans l'arrière-cour de ces temps de crise.

L'Institut italien de la statistique vient, par un récent rapport, départager tout le monde. Le tableau qu'il donne à voir de la situation démographique montre en effet que les Italiens vivent de plus en plus vieux : 1 sur 6 est aujourd'hui âgé de 80 ans et plus. C'est un signe indéniable de bonne santé. Mais le nombre de mariages diminue et, consécutivement, celui des naissances. Large proportion de divorces aussi dans un pays où l'on continue pourtant de s'imposer le passage devant Monsieur le curé comme premier acte de formalisation d'une union. Avec plus de 60 millions d'habitants la population italienne donne des signes d'essoufflement. Le solde naissances-décès se tasse à + 286 000 par année.

Et encore ce solde n'est-il positif que parce qu'il repose sur les naissances dans la communauté des étrangers, avertit l'Istat. Le flux migratoire neutralise le solde négatif, mais il n'est pas dit qu'il en sera toujours ainsi, notent les experts. Aujourd'hui, 6 Italiens sur 100 sont vieux, mais 6 Italiens sur 100 sont également des ressortissants étrangers déjà à l'âge de la soixantaine. Ce constat est tempéré par des disparités. La tendance au vieillissement et au ralentissement des naissances semble davantage toucher les régions du sud de l'Italie, pourtant longtemps présentées comme les plus prolifiques. Et puis, sur une échelle européenne, l'Italie n'est pas le pays le plus vieillissant du continent puisqu'elle ne vient qu'après l'Allemagne et qu'elle est talonnée par la Grèce, autre pays du Sud.

La démographie de demain passe par l'immigration, notamment africaine. Près de 4,5 millions d'étrangers représentent bien 7% de la population italienne. La première communauté étrangère est marocaine, mais bien vite suivent les Nigérians et les ressortissants de la République démocratique du Congo. Les femmes africaines intégrées présentent un taux de fécondité de l'ordre de +1,9 enfant par femme (contre une moyenne générale de +1,4). Demain, donc, l'Italie sera de plus en plus multiculturelle, multiraciale et multi-religieuse. C'est sur les enfants étrangers nés en 2011 que reposera le financement du régime des retraites en 2020. Droite et gauche, souvent jouant de démagogie, s'opposent sur l'intégration ou non des enfants immigrés. L'Istat vient rappeler que le choix est bien limité : la population vieillissant dans ce pays qui ne compte qu'un seul député d'origine étrangère (l'Italo-Congolais Jean-Léonard Touadi), le futur ne sera pas idéologique mais de simple réalisme économique.
Lucien Mpama


                                          Par Jrang An@go.

Afrique centrale : plus de 59 milliards FCFA pour le fonctionnement normal de la Cémac en 2012

Le montant qui s'inscrit dans le cadre du budget de fonctionnement exercice 2012 de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) a été adopté à l'issue des travaux du 22e Conseil des ministres de l'Union économique de l'Afrique centrale (UEAC), tenus le 19 décembre au Congo Brazzaville


Ce montant qui a subi une diminution de 8% par rapport à celui de 2011, compte tenu du redimensionnement des découverts obtenus au titre de l'année 2012 et de la rationalisation des charges de fonctionnement, permettra de fixer les conditions qui influenceront positivement le travail futur et l'évolution de l'organisation communautaire en 2012. Étant donné que cette année constitue le point de départ de la mise en œuvre véritable des projets du plan opérationnel 2011-2015 du programme économique régionale de la Cémac.

Outre ce point, les ministres ont examiné onze dossiers qui leur ont été soumis pour examen et adoption par les experts du comité inter État des pays membres de l'institution. Parmi ces dossiers : les problèmes du manque de communication constaté en zone Cémac ; l'inscription dans les priorités de l'année 2012 des procédures d'audit sur l'ensemble des organes et institutions spécialisées ; la programmation des départs des premiers dirigeants des institutions de la communauté pour réaffirmer le principe de rotation par ordre alphabétique des États ; le retard dans l'application du principe de libre circulation des biens et des personnes ; la définition d'une politique efficace de diversification des partenaires au développement pour lutter contre les effets de la crise ; le rapprochement des deux places boursières notamment, celles du Gabon et du Cameroun ; le démarrage effectif de la compagnie Air Cémac ; la mise en place de l'agence de sécurité aérienne ; l'organisation d'une coupe de football Cémac ; la construction de deux postes de contrôles entre Douala-Ndjamena et Bangui-Douala pour faciliter les transports étrangers. Ces projets seront financés par la Banque africaine de développement (BAD) et par l'Union européenne (UE).

Notons que cette rencontre qui a connu la participation active des délégations venues du Gabon, du Tchad, du Cameroun, de la République centrafricaine et de la Guinée Équatoriale, a été présidée par le ministre d'État congolais, coordonnateur du pôle économique, ministre de l'Économie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l'Intégration, Pierre Moussa.

                                           Par Jrang An@go.

Travail : les établissements publics sursoient leur grève

Les travailleurs des établissements publics de Brazzaville devraient encore attendre pour la régularité dans le versement de leurs salaires 


Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Florent Ntsiba, a, le 19 décembre, apaisé le collège des syndicalistes des structures étatiques qui menacent de faire grève. Le syndicat, présidé par Guy Nzilakada, a informé le ministre de cette décision qui devrait être annoncée en assemblée générale. Les travailleurs des établissements publics de Brazzaville réclament en effet le retard constaté dans le versement de leurs salaires. Pour certains cela fait déjà plusieurs mois que cette situation d'irrégularité persiste.
 
Florent Ntsiba a pris l'engagement de rencontrer son homologue des Finances pour remédier à cette situation. Seulement le moment est mal choisi car les travailleurs passeront les fêtes sans argent. Le syndicat a été invité à calmer les ardeurs des travailleurs en dépit des pressions qu'ils subissent actuellement. « Je suis persuadé qu'il y aura une solution. Je sais que c'est dur mais c'est une mission que nous assumons », a rassuré le ministre.
« Nous sommes votre porte-parole. La mission est certes difficile. Nous allons passer le message à notre base. Nous prenons vos paroles pour argent comptant », a rétorqué Guy Nzilakada.

Rappelons que cette revendication n'est pas d'actualité car en avril dernier, le même collectif avait rencontré le ministre à ce sujet ainsi qu'à celui du non reversement des cotisations sociales prélevées sur les salaires. Sur ce point, il a obtenu gain de cause tandis que le sujet du jour persiste et s'aggrave.

Parmi les établissements publics concernés, citons en particulier l'Agence nationale de l'artisanat, le Centre congolais du commerce extérieur, le laboratoire national et la Radio rurale.
Nancy France Loutoumba 

                                             Par Jrang An@go.

mardi 20 décembre 2011

Dévaluation du franc CFA : Joe Washington Ebina interpelle le gouvernement


S'exprimant le 17 décembre à Brazzaville devant un parterre de journalistes, le président de la Fondation Ebina s'insurge contre l'hypothétique dévaluation du franc CFA 

« Nous ne pouvons pas continuer à subir cette réalité. Il n'y a pas de fumée sans feu », a-t-il déclaré. Depuis près de trois mois en effet, une rumeur circule sur une éventuelle dévaluation du franc CFA d'ici janvier 2012. Or les gouvernements de la zone CFA ne sont pas inquiétés et continuent à laisser planer le doute dans les esprits de la population.

Selon certains observateurs, la dévaluation ne peut servir aux pays de l'espace francophone que s'ils exportent beaucoup. En réalité, ceux-ci importent presque tout, même la nourriture. La parité fixe qui jusque là était de 1 euro pour 655,59 FCFA passera à 1 000 FCFA. Pour Joe W. Ebina, la réalité congolaise est catastrophique au regard d'une subsistance alimentaire de la population dépendante des importations. Il invite les gouvernants à mettre en pratique toutes les mesures d'accompagnement nécessaire.
 
« L'éventuelle dévaluation considérée comme étant imposée par la France et l'Union européenne, au cas où elle surviendrait, ces derniers devraient donner l'accès à des crédits moins chers, des taxes moins élevées, favorisant puis accordant des tarifs préférentiels sur toutes les importations », a indiqué l'orateur. 


                                            Par Jrang An@go.

Confédération syndicale des travailleurs du Congo : présentation du bureau au ministre Florent Nstiba


Le nouveau bureau de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC), présidé par Elo Bello Bellard, a rencontré le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Florent Ntsiba

Les 13 membres, ainsi que les cinq de la commission évaluation et vérification, investis au congrès de la centrale syndicale du 14 décembre ont été présentés au ministre. Pour le président de la CSTC, au sortir de ces assises, il était bien séant de montrer les nouvelles instances issues de ce congrès au ministre d'État, le partenaire social le plus immédiat. 

« Pour l'instant, la seule préoccupation que nous avons au niveau du syndicat c'est d'aller aux élections professionnelles. C'est au sortir de ces élections que nous allons retenir les priorités au sein de notre centrale syndicale », a déclaré Elo Bello Bellard, ajoutant que le nouveau bureau accentuera les rapports existants avec le ministère de tutelle.
 
Ces élections, qui pointent dans quelques jours, donneront l'opportunité aux prochains représentants syndicaux de participer au dialogue social dans le cadre d'un comité national bientôt élargi aux organes de base et intermédiaires.
 
Selon Florent Ntsiba, leur visite témoigne de l'importance que ce syndicat accorde aux relations privilégiées qu'elle poursuivra avec ses partenaires. Il leur a rappelé leur responsabilité sociale spécifique. « L'existence des syndicats est une nécessité. Elle s'impose d'ailleurs comme une exigence non seulement par respect pour les prescriptions du code du travail, mais également en raison de leur rôle irremplaçable dans le fonctionnement de la démocratie sociale », a-t-il expliqué.
 
Par ailleurs, il a attiré l'attention des dirigeants de la CSTC nouvellement promus à la vigilance collective pour les intérêts des travailleurs comme de l'ensemble de la population. Les félicitant, il les a assurés de sa disponibilité.

Interrogé sur l'application des mesures sociales des travailleurs, le ministre Florent Ntsiba a précisé certains aspects. Il a indiqué que ces mesures étaient étagées, l'accord signé couvrant trois ans, une première phase en 2011 et une seconde en 2012, et cela jusqu'en 2013.

Enfin, il a reconnu que le guichet unique avait eu quelques difficultés financières et a promis que cette situation serait améliorée. « Le travail est énorme, car il s'agit de traiter les dossiers individuellement, et quand on a 20 000 dossiers à traiter pour le salaire de janvier 2012, c'est un gros travail. Les prévisions budgétaires ont été préparées », a-t-il assuré.

Le ministre du Travail a certifié que le passage de l'ancienne grille à la nouvelle était effectif. Certes tout le monde n'est pas concerné, mais en 2012 la masse des travailleurs concernée sera plus large. L'une des difficultés de 2011 a été le manque de textes d'avancements, car les Capa ne se sont pas réunies pour produire les textes et faire bénéficier les travailleurs des effets de leurs avancements.

Conscient de ce handicap, qui paralyse le système, Florent Nstiba a lancé un appel aux départements concernés à faire diligence.

                                         Par Jrang An@go.

lundi 19 décembre 2011

Diplomatie : la présidence italienne appelle le monde à s'unir face aux épreuves


Photo : Le président Napolitano (à gauche) saluant un diplomate devant l'ambassadeur Mamadou Dékamo Kamara.


Le corps diplomatique a présenté ses vœux au président italien Giorgio Napolitano. L'ambassadeur Mamadou Dékamo Kamara du Congo représentait l'Afrique

C'est au Palais des Cuirassiers, l'une des salles mythiques du palais de la présidence italienne, le Quirinal, que s'est déroulée lundi la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du corps diplomatique au président Giorgio Napolitano. Événement protocolaire, il est l'occasion de présenter au président de la République italienne les vœux que les ambassadeurs plénipotentiaires des différents États accrédités forment à l'endroit de l'Italie et de ses institutions. Le vice-doyen du corps diplomatique, Giulio di Lorenzo Badia, a souhaité dans son discours que l'année 2012 soit celle de plus de réussites pour l'Italie et de courage pour son chef de l'État, notamment dans la manière d'affronter les effets de la crise à l'intérieur de la nation italienne et à l'extérieur.

En réponse, le président italien a passé en revue les défis du moment dans le monde, soulignant que son pays souhaitait voir la communauté des nations plus unie pour les aborder. Il a ainsi souhaité que dans le pourtour méditerranéen, zone de départ du Printemps arabe, l'année 2012 soit celle de la paix. « Que l'islam y joue un rôle plus fédérateur et plus positif. Le vent de révolte dans les pays arabes a certes pris tout le monde de surprise. Mais nous avons quand même tout de suite perçu l'impulsion au renouveau et au progrès démocratique qu'il annonçait. D'où la sympathie, l'encouragement et le soutien actif de l'Italie, de l'Europe et de nombreux pays », a dit M. Napolitano.

Mais le président italien ne souhaite pas que le vent de ce renouveau débouche « sur une confrontation et des tensions se traduisant par des replis isolationnistes ou protectionnistes. Tous les acteurs internationaux, bien représentés ici aujourd'hui, devraient trouver un terrain d'entente sur les questions d'ensemble comme les changements climatiques, la régulation des marchés, le développement durable, le terrorisme ou la prolifération » des armes incontrôlées dans le monde. Pour le président italien, la caractéristique des aspirations visibles dans le monde aujourd'hui appelle à plus d'union, et non pas au chacun-pour-soi.
 
Au cours de la cérémonie, l'ambassadeur de la République du Congo, Mamadou Dékamo Kamara, représentait l'Afrique en sa qualité de doyen du corps diplomatique africain à Rome. Il était entouré de beaucoup de ses pairs. Une absence notoire toutefois, celle de l'ambassadeur de la République démocratique du Congo. Le climat de tensions qui agite fortement la diaspora congolaise, en prolongement des soubresauts provoqués au pays et dans d'autres grandes villes du monde par la réélection du président Joseph Kabila, commence à installer une atmosphère peu propice au travail ordinaire dans les consulats.

                                          Par Jrang An@go.

Conel : les autorités administratives retirées de la présidence des commissions départementales et locales

Photo : Le présidium des travaux.



Les préfets, sous-préfets, administrateurs-maires et maires ne peuvent plus assurer la fonction de président au niveau des commissions départementales et locales d'organisation des élections

La décision a été prise le 17 décembre à Ewo, dans la Cuvette-Ouest, à l'issue de la concertation politique qui a regroupé les membres du gouvernement, les membres des partis de la majorité, ceux des partis de l'opposition, ceux des partis du centre, ainsi que les représentants de la société civile et ceux du corps diplomatique accrédités au Congo. La présidence des commissions départementales et locales est désormais confiée aux fonctionnaires ou personnalités jouissant d'une bonne moralité et nommés par l'administration.
 
Les participants ont également recommandé la création de deux nouvelles circonscriptions électorales au niveau des circonscriptions administratives dont le ressort territorial ne correspond pas aux circonscriptions électorales existantes ; l'introduction progressive dans la législation nationale de l'usage du bulletin unique ; la prise d'une disposition précisant les pouvoirs des délégués nationaux de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), qui devraient cosigner les documents sanctionnant le scrutin pour marquer son autorité sur les commissions locales ; l'amendement de certaines dispositions de la loi électorale et les décrets subséquents pour donner une base juridique aux améliorations proposées lors de la concertation ; la nécessité d'opérer une réorganisation administrative, susceptible de permettre un redécoupage électoral global, afin de rapprocher l'administration publique des populations, et de mieux organiser les élections ; enfin, la diligence de la procédure d'adoption et de promulgation de la loi sur le financement des campagnes électorales.

Le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a assuré la présidence des travaux pendant trois jours, a appelé les participants, lors de la clôture des travaux, à maintenir la dynamique du dialogue enclenché par le gouvernement. Il a invité les représentants des partis politiques, toutes tendances confondues, ceux de la société civile et des confessions religieuses, à faire parvenir au plus vite les listes de leurs représentants auprès du ministère pour la réorganisation de la Conel.
 
L'ambassadrice de la République centrafricaine au Congo, Marie Charlotte Fayanga, a loué la maturité politique des participants à la concertation, « au regard de la qualité des débats », a-t-elle déclaré. Elle a reconnu la capacité des hommes politiques congolais à trouver des solutions à leurs incompréhensions ou divergences sans le concours d'une médiation étrangère. La diplomate a exhorté les acteurs politiques congolais à capitaliser les acquis de la réunion d'Ewo.

De son côté, le président de l'Union pour la république et la démocratie (UDR-Mwinda), Guy Romain Kinfoussia, qui a lu le mot des partis politiques, toutes tendances confondues, a salué la tranquillité qui a caractérisé le déroulement des travaux. L'orateur a recommandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour la mise en pratique des résolutions issues de cette réunion, dans la perspective de consultations transparentes, apaisées et crédibles.

Pour sa part, Germain Loubota, qui a lu le discours des représentants de la société civile, a marqué la disponibilité de sa structure à accompagner le processus électoral au Congo. Il a invité les acteurs politiques et le gouvernement à veiller à la traduction dans les faits des recommandations de la concertation politique d'Ewo.

Abordé par la presse à la fin de la réunion, le secrétaire général de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Pascal Tsaty Mabiala, a déclaré : « Lorsque l'on vient à une rencontre de cette nature, on ne peut pas tout gagner et tout perdre. Nous avons constaté des avancées significatives par rapport à la concertation de 2009. » À la question de savoir pourquoi les autres membres du Front des partis de l'opposition congolaise ne sont pas venus à la concertation, le secrétaire général de l'UPADS a répondu que l'échantillon représentatif de l'opposition, présent aux assises, était déjà important.

L'ancien ministre Aimé Mambou Gnali, membre de l'opposition, estime que le travail va maintenant commencer avec la mise en œuvre des recommandations issues de la réunion d'Ewo. « Nous souhaitons que le gouvernement continue sur la voie du dialogue permanent qui épargnera le Congo de toutes les dérives nées des consultations électorales », a-t-il conclu.
 
La concertation politique s'est tenue dans des conditions de sécurité garantie et dans une ambiance détendue, étant donné que les congressistes travaillaient jusque tard dans la nuit. Chose qu'ils n'auraient peut-être pas pu faire à Brazzaville, sous le prétexte d'une éventuelle insécurité.

Les groupements et partis politiques ayant pris part à la concertation politique d'Ewo :

Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP) ; Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) ; Parti congolais du travail (PCT) ; Union des partis du centre (UPC) ; Rassemblement des acteurs de la démocratie (RAD) ; Front républicain des rénovateurs (F2R) ; Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) ; Conseil national des républicains (CNR) ; Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda) ; Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda authentique) ; Jeunesse unie pour la République (JUR) ; Rassemblement des forces pour la démocratie (RFD) ; Union patriotique pour la démocratie et le progrès (UPDP) ; Union pour la République (UR) ; Congrès pour la démocratie et la République (CDR) ; Parti pour l'alternance démocratique (PAD) ; Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) ; Mouvement action et renouveau (MAR), Union des forces démocratiques (UFD) ; Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP) ; Rassemblement citoyen (RC) ; Convergence citoyenne (CC) ; Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail (MUST) ; Mouvement pour les intérêts congolais et le salut (MIS) ; Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) : Parti républicain et libéral (PRL).
Roger Ngombé

                                           Par Jrang An@go.

Syndicats : une nouvelle organisation voit le jour

Photo : Les membres du bureau de la CSF-FTC.


L'acte de naissance de la Centrale syndicale des fonctionnaires-Force des travailleurs du Congo (CSF-FTC) a été signé le 17 décembre par les responsables de cinq syndicats

Elle s'est fixée pour objectif principal la défense des droits et intérêts moraux, physiques et matériels des fonctionnaires et contractuels de tous les départements ministériels. La CSF-FTC regroupe le Syndicat panafricain des éducateurs, le Syndicat des douanes du Congo, le Syndicat des amis de la santé, la Confédération syndicale des personnes vivant avec un handicap du Congo, et le Syndicat panafricain des enseignants de la jeunesse et des sports.
 
À l'issue de l'assemblée générale constitutive, un bureau exécutif national de quinze membres, présidé par Julien Samba, a été mis en place ainsi qu'une commission de contrôle et d'évaluation de sept personnes chapeautée par Marcel Mboundzou Ndongo. Après son élection, Julien Samba a rappelé que l'une des missions assignées à la CSF-FTC était de jouer un rôle de partenaire sûr et responsable auprès du gouvernement de la République du Congo.
 
« Nous venons de marquer l'histoire dans le monde du travail et de la vie syndicale. Les engagements que nous venons de prendre aujourd'hui nous amènent à travailler davantage, main dans la main, pour l'amélioration des conditions de la vie sociale des travailleurs en général, et ceux du secteur public en particulier. Nous venons de changer l'histoire et la vision du parcours syndical. Il est donc demandé à tout syndicaliste de se joindre à nous pour une lutte commune et des intérêts communs », a exhorté Julien Samba.

Il a enfin invité tous les fonctionnaires à conjuguer ensemble leurs efforts afin de mener à bon escient leur lutte syndicale. Ceci dans la paix et la sérénité, et dans le strict respect des lois du Bureau international du travail, ainsi que de l'Organisation internationale du travail.
Parfait Wilfried Douniama 

                                          Par Jrang An@go.

Coopération : la journée économique et commerciale maroco-congolaise a connu un vif succès

Photo : Les participants à cette journée économique et commerciale.



Organisée le 16 décembre à Pointe-Noire, cette journée a permis aux opérateurs économiques congolais de présenter leurs activités et de nouer des partenariats avec les entreprises marocaines

La ville océane était donc la dernière étape de la tournée africaine des hommes d'affaires marocains. Une tournée qui a démarré à Dakar au Sénégal, avant de se poursuivre en Guinée Conakry puis en Côte d'Ivoire.

Rigobert Maboundou, ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, qui a présidé le lancement officiel de cette journée, a rappelé l'objectif de cette rencontre, à savoir booster les relations maroco-congolaises, dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant. « Cette rencontre doit permettre la création d'actions porteuses d'emplois et de fructueux échanges dans un espace économique plus large profitable aux populations des deux pays », a-t-il déclaré.

Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la chambre de commerce de Pointe-Noire, après une brève présentation économique et commerciale de son pays, a tenu à informer les Marocains que le Congo était un petit pays mais avec beaucoup de potentiels, citant en exemple ses atouts agricoles. « Sur les 8,2 millions d'hectares de superficie cultivable au Congo, moins de 10% sont exploités », a-t-il rappelé. Parmi les autres atouts présentés, Sylvestre Didier Mavouenzela a évoqué le secteur minier avec une importante réserve de gaz, de potasse, de fer, d'or et de poly-métaux. Ainsi a-t-il proposé quelques solutions pour permettre aux deux parties de profiter de ces atouts.

Au total, près de 130 opérateurs économiques marocains relevant de 13 secteurs d'activités (agroalimentaire, industrie pharmaceutique, textile et cuir, électricité et électronique, BTP, équipement, médias et finances), se sont réunis à la faveur de cette manifestation d'envergure. Les échanges commerciaux entre les deux pays restent timides, mais les experts des deux pays ont malgré tout relevé leur progression depuis 2009. Les principales exportations du Maroc vers le Congo sont constituées de conserves de poissons (25,6%) et de fils et câbles électriques (21,1%). 

                                          Par Jrang An@go.

ONU : l'aide aux réfugiés et aux apatrides s'élèvera à 482 millions de dollars en 2012

Les gouvernements donateurs se sont engagés à verser 482 millions de dollars en 2012 pour les opérations de l'agence des Nations unies pour les réfugiés visant à aider les déracinés et les apatrides dans le monde entier

Pour les deux prochaines années, les crédits nécessaires au Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) s'élèvent respectivement à 3,59 et 3,42 milliards de dollars.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, António Guterres, remerciant les donateurs pour leur soutien, a déclaré : « Ces financements sont essentiels pour notre travail afin d'assurer la protection et le bien-être de millions de réfugiés, demandeurs d'asile, déplacés internes et apatrides. » Compte tenu des pressions auxquelles les donateurs sont confrontés dans le contexte économique actuel, il s'est dit « particulièrement satisfait de constater un tel niveau de soutien ».

Le budget du HCR pour 2012 et 2013 est basé sur une évaluation minutieuse des besoins des personnes relevant de la compétence de l'agence que cette dernière pense être capable de couvrir au cours des deux prochaines années. Comme pour les années précédentes, le programme mondial en faveur des réfugiés demeure l'élément le plus important des exigences budgétaires de l'organisation, soit 2,7 milliards de dollars sur les 3,59 milliards de dollars nécessaires.

Parmi les plus de 43,7 millions de personnes déracinées et les 12 millions d'apatrides dans le monde, près de 34 millions bénéficient de la protection et de l'assistance du HCR.

L'Afrique subsaharienne demeure la principale bénéficiaire de l'aide du HCR, à hauteur de 45,6% des besoins totaux pour l'année prochaine, suivie par le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à hauteur de 15,7% puis par l'Asie et le Pacifique à hauteur de 14%.

Le HCR est quasiment entièrement financé par des contributions volontaires, principalement des gouvernements. C'est par lui que transite l'essentiel des financements internationaux visant à couvrir les besoins des déplacés de force dans le monde. 

                                          Par Jrang An@go.

HUMEUR - Quand le panier de la ménagère prend un coup à la veille des fêtes !

Le constat est fait par tous ces derniers jours : les prix des denrées, articles et autres marchandises ont doublé dans la plupart de nos marchés à la veille des fêtes de Noël et de nouvel an. Une façon de faire qui surprend plus d'un observateur.

Face à ces agissements blâmables, l'on peut se permettre de poser quelques questions : les fêtes sont-elles synonymes d'une certaine anarchie des prix des denrées sur les marchés ? Apportent-elles de la valeur ajoutée aux marchandises ? Et certaines de ces marchandises vendues à la hâte sont-elles vraiment de bonne qualité ?

Comment comprendre, par exemple, qu'un paquet de tomates qui était vendu en septembre, octobre et novembre 250 F CFA soit passé brutalement à 500 F CFA, voire 700 F CFA ? Même chose pour les sacs de farine de blé et de riz qui étaient respectivement à 22 000 F CFA et 12 000 F CFA et qui sont vendus présentement à 35 000 F CFA et à 24 000 F CFA sous l'œil impuissant de l'acheteur. La conséquence la plus immédiate est le sérieux problème posé au niveau de la gestion quotidienne de ce que l'on appelle « l'enveloppe de la popote », c'est-à-dire la somme d'argent qu'un ménage programme pour son alimentation.
Pire encore, nombreuses sont les marchandises dont les prix ont été homologués par des services habilités et qui sont pourtant augmentés. Il s'agit là, qu'on le veuille ou non, d'une forme d'incivisme et de la violation d'une règle commerciale. Ce qui ne peut qu'interpeller ceux qui sont chargés de réguler les prix car, si ces agissements ne s'arrêtent pas, dans deux ou trois mois, il en ira de l'alimentation comme du prix de la course de taxi que l'État a fixé à 700 F CFA et que les chauffeurs facturent 1 000 ou 1 500 F C FA.

Si cet état de fait perdure, il sera difficile d'y remédier par la suite comme on l'a vu avec le prix du sac de charbon de bois qui, en 2009-2010, était fixé à 3 000 F CFA et qui est passé à 6 000 F CFA, voire 7 000 F CFA en 2010-2011. Et que dire des pièces de pagne dont les prix doublent ou triplent en fin d'année ?

Chaque fin d'année, dans de nombreuses familles, est marquée par de multiples dépenses, à commencer par celles du 25 décembre, du 31 décembre et du 1er janvier où les repas sortent généralement de l'ordinaire. Le panier de la ménagère, déjà asphyxié par ces dépenses programmées, se trouve ainsi plombé par l'augmentation anarchique des prix sur les marchés.

Les faits dénoncés ici étant bien réels, il revient à chacun d'en tirer les leçons qui s'imposent.
Faustin Akono

                                         Par Jrang An@go.

CHRONIQUE - L'apport des migrants au multiculturalisme

En ces jours où les préparatifs de fêtes de fin d'année vont bon train, où Noël et la Saint Sylvestre pointent leur nez à l'horizon, il est bon d'avoir également une pensée pour le migrant dont on vient de célébrer, le 18 décembre, la journée internationale. Nous souhaitons, sur notre humble palier, nous faire l'écho des Nations unies en rappelant simplement que par notre traçabilité historique, nous sommes tous des migrants et, par conséquent, cette célébration est supposée nous interpeller.

La Journée internationale des migrants est une opportunité qui s'offre pour bannir tous les préjugés en la matière et sensibiliser à leur contribution multiforme, tant dans leur pays d'origine que dans ceux de destination. Il s'agit de valoriser aujourd'hui toutes ces personnes qui changent de pays, de résidence habituelle, se déplacent et traversent au moins une frontière. Contrairement à l'immigré, dont le but est bien souvent de rester, le migrant doit être perçu comme une personne en transit, pour travailler un temps, qui traverse des territoires, des villes et s'en retourne chez lui ou repart ailleurs.

Cette Journée internationale a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies, le 4 décembre 2000 (résolution A/RES/55/93), et nous commémorons ainsi sa onzième année qui coïncide avec l'anniversaire de l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Considérant un certain nombre de préjugés qui ont émaillé le parcours du migrant, il est salutaire que nous fassions également notre cet objectif des Nations unies de lui permettre de jouir des droits de l'homme en appelant nos décideurs à placer cette priorité au cœur des politiques d'immigration. Peut être est-il encore nécessaire de rappeler à l'opinion combien la contribution économique, sociale et culturelle du migrant est positive.

C'est quand même plus de 200 millions de personnes qui vivent aujourd'hui en dehors de leur pays avec des situations extrêmement variées : ingénieurs qualifiés, agriculteurs travaillant au noir, femmes victimes de toutes les maltraitances, réfugiés contraints par la violence ou les catastrophes naturelles à abandonner leurs foyers.
Ils sont effectivement nombreux à participer activement à l'économie des sociétés dans lesquelles ils vivent, tout en soutenant financièrement leur communauté d'origine ; et, malheureusement, ils sont souvent perçus comme une charge et donc sont victimisés. Les Nations unies pointent du doigt, en premier, les médias qu'elles accusent de noircir exagérément l'immigration qui devrait plutôt être perçue comme un phénomène massivement positif.

À ces mobilités impressionnantes et enrichissantes, il faut ajouter également les migrants de l'intérieur, réfugiés et demandeurs d'asile. Cette année, malgré la crise économique sans précédent, les pays de tête qui continuent d'attirer sont les États-Unis, la Russie, l'Allemagne, l'Arabie Saoudite et le Canada. Ces États contribuent à maintenir les migrations à un haut niveau.

Tous ces déplacements sont recensés, suivis, étudiés par l'Organisation internationale pour les migrations et ils révèlent qu'avec près d'un milliard d'humains migrant dans le monde, dont environ 240 millions internationaux sont repérés, ce sont des amalgames qui se propagent et qui tendent à induire les opinions publiques en erreur. Il est plus qu'urgent de persévérer dans le combat contre les trop nombreuses controverses qui tendent à masquer les avantages du multiculturalisme, nécessité vitale pour l'humanité.
Ferréol Constant Patrick Gassackys

                                          Par Jrang An@go.

samedi 17 décembre 2011

Vie des partis : le troisième congrès ordinaire du CADD-MJ convoqué pour l'année prochaine

Photo1 : Les membres du bureau du CADD-MJ.  Photo2 : Les participants aux IVe universités du CADD-MJ.


La résolution a été prise au terme de la troisième session ordinaire du Conseil central du mouvement, tenue le 15 décembre au siège communal du Parti congolais du travail (PCT)

Le troisième congrès ordinaire du Comité d'action pour la défense de la démocratie-Mouvement de jeunesse (CADD-MJ) se tiendra en juillet 2012. Les assises statueront, entre autres, sur l'avenir de cette association affiliée au PCT. Selon son président coordonnateur du comité central, André Okombi Salissa, le congrès est le seul organe compétent pour décider de l'avenir de cette organisation.

Il a aussi rappelé aux militants du CADD-MJ que les conclusions du sixième congrès du PCT ne faisaient aucunement état de la dissolution de leur association. Les participants à cette session ont ensuite réitéré leur engagement et leur fidélité au président fondateur du CADD-MJ, le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso.
« Nous sommes et resterons toujours dans la réserve stratégique de son excellence Monsieur le président de la République. Notre pacte avec lui est clair. Il avait voulu défendre la démocratie quand elle était menacée, et nous l'avions accompagné dans ce combat. Le président a restauré la démocratie, il l'a sorti des abîmes où on commençait à l'enfouir », a rappelé André Okombi Salissa.


Les partis politiques doivent être démocratiques
La troisième session ordinaire du CADD-MJ a été organisée dans le cadre des activités marquant le 18e anniversaire de cette association créée le 28 août 1993. Ouvrant les travaux des quatrièmes universités du mouvement organisées pour la circonstance, André Okombi Salissa a rappelé les objectifs de son association consistant, entre autres, à la défense de la démocratie. Selon lui, en tant que défenseur acharné de la démocratie, le CADD-MJ s'opposera à tous ceux qui iront à l'encontre de cette valeur. « Nous avons consacré dix-huit ans de nos vies respectives à défendre la démocratie. Dix-huit ans, c'est l'âge légal de la maturité civile au Congo. Le CADD-MJ a dix-huit ans, il est adulte, il pense et agi par lui-même ».

Il a, par ailleurs, rappelé que les partis politiques qu'ils soient de la majorité présidentielle ou de l'opposition devraient être le premier lieu de la démocratie locale. Il ne s'agit pas, a-t-il dit, de la démocratie des mots, des incantations et de la propagande, mais d'une pratique matérielle et quotidienne de la démocratie.

« Je parle de la démocratie qui fait la place à l'autre. Je parle de la démocratie qui ne confond pas l'unité et l'uniformité. Celle qui ne confond pas l'unité et l'unicité, parce que unis ne veut pas dire unique. Tout ce qui est unique, est souvent dangereux. La pensée unique n'est jamais saine. Le discours unique cache toujours quelque chose. C'est pour cela qu'il élève l'intolérance face à la différence et à la divergence en vertu publique », a précisé André Okombi Salissa, ajoutant qu'un parti qui ne pratiquait pas le débat comme moyen de décision pluraliste et de choix rationnel peut très vite devenir un danger pour la collectivité nationale.

« La démocratie est, ou elle n'est pas. Elle ne peut être les deux à la fois. Il n'y a pas de demi-mesures. Je suis intimement persuadé qu'on ne peut assumer que les décisions dans lesquelles on se reconnaît », a conclu, le président coordonnateur du CADD-MJ, expliquant que c'était une façon d'éviter que les décisions soient contestées en dehors des instances habilitées. 

                                           Par Jrang An@go.