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lundi 29 juillet 2013

Archidiocèse de Brazzaville : La basilique Sainte-Anne fête bientôt ses 70 ans

Photo : L’historique Basilique Sainte-Anne du Congo.

Sanctuaire souvenir, la basilique Sainte-Anne du Congo s’apprête à souffler sa 70ème bougie, dimanche 28 juillet prochain. Les préparatifs de ce jubilé vont bon train, et occupent de plus en plus l’actualité religieuse de l’archidiocèse. Pour cause, la ville capitale sinon certains hauts lieux de Brazzaville naguère capitale de la France libre, sont depuis jonchés de banderoles annonçant justement cet événement religieux, historique mais aussi de haute portée.

En effet, Sainte-Anne du Congo reste bel et bien l’édifice religieux, qui symbolise le traditionnel rapprochement entre la France et le Congo. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la basilique Sainte-Anne du Congo est à n’en point douter «le symbole de Brazzaville», pour paraphraser le ministre de la culture et des arts: Jean Claude Gakosso. 

Voulues en la fête de Sainte-Anne et Joachim le 26 juillet (tombant un vendredi), les festivités des 70 ans de la basilique Sainte-Anne du Congo auront lieu le dimanche 28 juillet 2013, au cours d’une messe solennelle en la basilique implantée en plein cœur de Poto-Poto, un quartier cosmopolite. Déjà, plusieurs activités sont en cours, pour marquer cet épisode important de l’Eglise du Congo en général, et de l’archidiocèse de Brazzaville, en particulier.

Au menu des activités, un tournoi de football et de nzango, un concert des chorales, les conférences sur les thèmes: «Sain-te-Anne sanctuaire souvenir de la France libre», «Sainte-Anne dans la beauté architecturale de Brazzaville». Toutes ces activités étalées sur la semaine précédant le jour J de l’événement (du 21 au 28 juillet) font dès lors se profiler des moments grandiose, au cœur d’une chrétienté connue pour son caractère on ne peut plus cosmopolite. Car, on peut l’affirmer, le recteur de la basilique Sainte-Anne du Congo, l’abbé Vincent de Paul Malonga et tous les chrétiens tiennent à faire les choses en grand. 

En réalité, le ton des préparatifs de ce méga anniversaire avait été donné le 23 mars dernier, lorsque les chrétiens de Sainte-Anne conduits par leur curé, ont effectué un pèlerinage à Linzolo, localité qui a abrité il y a peu, les festivités des 130 ans de l’évangélisation du Congo. Lors de ce pèlerinage, les chrétiens de Sainte-Anne n’avaient pas manqué de faire acte de charité, en offrant quelques présents à cette paroisse, qui elle aussi préparait son jubilé. Un pèlerinage qui au retour, avait eu pour point de chute la paroisse Saint François d’Assise, fondée en 1937, où avait transité la pierre qui a servi à la construction de l’autel de Sainte-Anne.

Prestigieux édifice, monument architecturalement impressionnant, la basilique Sainte-Anne est l’œuvre de l’architecte français Roger Erell, qui a talentueusement réussi à mettre en musique et concrétiser le projet du père Nicolas Moysan, missionnaire spiritain. L’édifice est érigé en 1943, en pleine deuxième guerre mondiale, une période où le Congo était encore compté parmi les pays de l’A.e.f (Afrique équatoriale française), actuellement Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale). Le projet résulte de la décision des représentants de l’Etat français, de l’Eglise, des Français et des chrétiens congolais, de construire une maison de prière, devant accueillir et rassembler des personnes éprises de paix et de foi.

Détruit lors des conflits armés ayant durement ensanglanté le pays, l’édifice a fait peau neuve et s’est enfin vu achevé, en 2011, avec entre autres, la pose de son clocher, jamais élevé depuis 1950. Son achèvement s’est en grande partie réalisé grâce à l’implication personnelle du couple présidentiel dont l’épouse Mme Antoinette Sassou Nguesso n’est ni plus ni moins, la marraine du projet.La construction de la basilique Sainte-Anne du Congo a aussi connu un précieux apport du roi Mohamed V du Maroc et l’empereur d’Ethiopie, qui ont tenu à honorer cette coopération bilatérale entre le Congo et la France à travers ce légendaire lieu de culte et de ressourcement. Du haut de son fascinant décor enjolivé par ses ogives ou ses «mains jointes», cette basilique est certainement un modèle unique de son temps.

A tout le moins, nous ne pouvons que souhaiter la réussite de cette fête qui s’annonce belle, priante et mémorable, en communion avec une chrétienté plus que jamais dans l’allégresse.

Par Jrang An@go.

jeudi 25 juillet 2013

Karaté : Les ligues de Pointe-Noire et du Kouilou dotées d'un siège

Photo : Des budokas devant le siège des ligues de Pointe-Noire et du Kouilou.

Pointe-Noire et le Kouilou sont deux bastions importants du karaté congolais. Mais, leurs ligues respectives n’avaient pas de siège digne de ce  nom. Elles en sont dotées, désormais, grâce aux efforts du président de la Ligue du Kouilou, Daniel Mikanou, qui a équipé un local situé dans l’enceinte du Stade Municipal de Pointe-Noire, à côté de l’entée Est.

L’inauguration dudit siège, commun aux deux ligues jumelles, a eu lieu, dimanche 14 juillet 2013, au cours d’une cérémonie patronnée par Serge Claver Boukoumou, chef de service des activités sportives au Kouilou, représentant les deux directeurs départementaux empêchés. Plus de trois cents karatekas et praticiens des arts martiaux affinitaires, tout grade confondu, les invités et sympathisants ont pris part à cette cérémonie solennelle. 

Heureux d’avoir relevé le défi, Daniel Mikanou, homme de terrain, s’est exprimé en ces termes  aux budokas: «Je suis heureux de vous retrouver, aujourd’hui, dans l’enceinte du Stade Municipal de Pointe-Noire. Il n’a pas été facile de réfectionner ce lieu, souvent victime d’actes de vandalisme. Pour l’amour du karaté, il a fallu investir 760000 francs Cfa, pour installer les grilles de sécurité, refaire les baies vitrées, les portes, la peinture, équiper le siège en meubles et outil informatique, pour s’arrimer à la modernité. Nous avons rétabli le circuit électrique. C’est d’Albert Camus, écrivain et philosophe contemporain, que j’ai appris que: la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent (…) Ceci est un don que je fais à tous les karatékas congolais. Le faisant, je voudrais restituer l’amour que m’ont enseigné mes maîtres».

Daniel Mikanou a informé l’assistance de la prochaine descente de la Fédération congolaise de karaté et arts martiaux affinitaires dans les départements, pour restructurer les ligues. Et de la tenue, à Bilala, dans le district de Mvouti, de la deuxième édition du tournoi de la fraternité dénommé «Chalenge Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou». 

Pour boucler la cérémonie, il y a eu des démonstrations de kata supérieurs, des shiwari (épreuve de casse) et des combats d’exhibition. Par les karatékas de haut niveau, conduits par Kioshi Simon Moungondo, champion du monde des vétérans. Bref, les karatékas des deux départements ont, maintenant, un lieu où ils pourront consulter les archives, faire les recherches et s’informer sur l’actualité de leur discipline sportive.

Par Jrang An@go.

mercredi 24 juillet 2013

Crise à l’Est de la RDC : Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila Kabangé se sont concertés à Brazzaville

Photo : Le président Joseph Kabila saluant les membres du gouvernement à son arrivée.

Joseph Kabila Kabangé, président de la République Démocratique du Congo, a effectué, le vendredi 19 juillet 2013, une visite de travail à Brazzaville, à l’invitation de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Accompagné d’une importante délégation comprenant, entre autres, le président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, le ministre des affaires étrangères, coopération internationale et francophonie, Raymond Tshibanda, l’ambassadeur de la RDC au Rwanda, Norbert Nkulu Kilombo, le président Kabila a eu un large échange de vues, avec son hôte, sur la situation politique et sécuritaire dans la région des Grands-Lacs, plus particulièrement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

La semaine dernière avait vu les affrontements reprendre entre les F.a.r.d.c (Forces armées de la République Démocratique du Congo) et les rebelles du M.23. Dans «ses efforts en vue du rétablissement d’une paix durable à l’Est de la République Démocratique du Congo», ainsi que le signale communiqué final de la visite de travail du président Kabila à Brazzaville, le président Sassou Nguesso a organisé une rencontre bilatérale avec son homologue de la RDC, pour contribuer «de manière utile, à l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix sur la RDC. Les deux chefs d’Etat ont réaffirmé que l’accord-cadre constitue une base essentielle, pour la résolution du conflit dans l’Est de la RDC». Les deux chefs d’Etat «se sont engagés, fermement, à favoriser l’application de ses dispositions dans le cadre des mécanismes prévus à cet effet». 

A Brazzaville, le président Kabila a indiqué que durant «le tête-à-tête avec le président Sassou, on a abordé les questions qui intéressent les deux pays, principalement la situation à l’Est de la République Démocratique du Congo, les relations entre les deux pays. Finalement,  c’est la suite de la réunion que nous avons eue à Oyo, au mois de mars de cette année. J’ai briefé le président Sassou Nguesso sur ce qui se passe en République Démocratique du Congo, que ce soit sur le plan militaire, sur le plan politique.

On a décidé, finalement, de continuer à travailler ensemble, pour un règlement de la question, que ce soit à l’Est ou la situation politique, en général, en République Démocratique du Congo. Toutes les options sont sur la table, la pacification à l’Est, principalement le Nord-Kivu, il y a, déjà, comme vous le savez, les discussions, négociations, dialogue en cours à Kampala, sur le plan  diplomatique, mais en concertation avec tous nos partenaires. Le Congo, ce n’est pas seulement un partenaire, le voisin, c’est un pays ami».

Le président Denis Sassou Nguesso s’est, quant à lui, félicité de la fréquence des concertations. Il a réaffirmé sa totale disponibilité à suivre, à offrir son concours à la recherche de solutions aux problèmes qui se posent, en précisant que les problèmes de la RDC «nous concernent, directement».

«S’agissant de la crise en République Centrafricaine, les deux chefs d’Etat  encouragent les autorités centrafricaines à respecter la feuille de route de la transition. Ils ont lancé un appel à la communauté internationale, en vue d’un soutien multiforme à la RCA, particulièrement dans les domaines de la sécurité, de l’assistance économique, financière et humanitaire», précise le communiqué final.

Signalons que le président guinéen, Alpha Condé, est également arrivé à Brazzaville, vendredi 19 juillet, dans l’après-midi et a eu un entretien avec son homologue congolais. A son retour, le samedi 20 juillet, il a indiqué à la presse qu’il est venu encourager le président Sassou Nguesso dans la recherche de solutions aux crises qui secouent la sous-région, notamment dans l’Est de la RDC et en République Centrafricaine.

Par Jrang An@go.

Club 2002 Parti pour l'unité et la République : Wilfrid Nguesso appelle à une mobilisation massive, pour le recensement administratif spécial

Photo : Wilfrid Nguesso au centre

Dans le cadre de l’évaluation des applications du dialogue politique d’Ewo, et dans la perspective de prochaines élections locales, les participants à la concertation de Dolisie avaient réaffirmé le principe d’un recensement administratif spécial. Le gouvernement de la République a validé ce consensus politique auquel sont parvenues la classe politique congolaise, la société civile et les confessions religieuses.

A quelques jours du lancement de l’opération du recensement administratif spécial, le président du Club 2002 P.u.r, Guy Wilfrid César Nguesso, a fait une déclaration, le 17 juillet 2013, à la mairie centrale. A cette occasion, il a appelé l’ensemble des militants de son parti, de la majorité présidentielle et, au-delà, la population congolaise, à se mobiliser pour «cet acte civique et patriotique, étape importante pour le renforcement de notre arsenal électoral et pour le triomphe de la démocratie dans notre pays». Voici l’intégralité de sa déclaration.

Mesdames et Messieurs les membres du secrétariat permanent;Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique;Mesdames et Messieurs les présidents des structures intermédiaires et de base;Militantes et militants du parti,

Passionnante est l’histoire de notre pays, depuis son accession à l’indépendance, au travers de toutes les étapes de son évolution démocratique; étapes qui ont conduit le Congo, jusque dans les fonds abyssaux, à cause de la manipulation ethnique, de la surexploitation des soucis réels des populations par les hommes politiques, et du chantage comme offre politique.

A une phase de ce long processus démocratique, un homme d’exception a su placer les intérêts des populations au-dessus des intérêts partisans, contre l’avis de certains de ses collaborateurs d’hier, devenus plus tard et aujourd’hui encore, selon eux, des fervents démocrates en quête d’une nouvelle grande messe nationale qu’ils nomment «États généraux», comme si ces assises que l’Hexagone a connu dans sa période trouble, devraient être un exemple à suivre.

Cet homme d’exception a assumé, a réussi à préserver l’unité nationale, a rassuré tous les cadres et autres compatriotes, jusqu’à ses plus farouches adversaires qui ont, désormais, regagné le Congo, pour participer à sa reconstruction et à l’édification d’une véritable Nation moderne, démocratique unie et indivisible, qui a tracé son chemin vers l’émergence à l’horizon 2025.

Cet homme nous a dit: «Plus Jamais ça» et nous a conduits sur les chantiers de «La Nouvelle Espérance», puis, aujour-d’hui, sur ceux du «Chemin d’Avenir». Cet homme qui a connu, tenions-nous à le rappeler, la solitude du désert, comme les tumultes de la vie démocratique du Congo, est, en réalité, le Père du Congo moderne, démocratique où cohabitent, dans la paix, la sécurité et l’harmonie, Congolaises et Congolais, dans toute la richesse de la diversité, mais aussi les autres peuples venus d’ailleurs, pour participer à la construction de notre Nation.

Cet homme a fait du renforcement de la démocratie en République du Congo, l’un de ses défis et, en tout temps, comme en toutes circonstances, il pose les jalons nécessaires pour une installation durable de la culture démocratique dans notre pays. 

C’est dans cet esprit qu’il a, tour à tour, permis la tenue de la Conférence nationale souveraine, et organisé le Dialogue national sans exclusive, le Forum national pour la démocratie, la Concertation politique d’Ewo, et, tout dernièrement, la Concertation politique de Dolisie.

Chacune de ces occasions, faut-il le rappeler, furent des paliers franchis pour la consolidation de notre jeune démocratie. Cet homme d’exception, vous aurez compris, c’est Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat., Chef du Gouvernement.

Dans le cadre de l’évaluation des applications du Dialogue politique d’Ewo, et dans la perspective de prochaines élections libres et transparentes, les participants à la Concertation de Dolisie avaient réaffirmé le principe d’un recensement administratif spécial. Sous la très haute autorité du Président Denis Sassou-Nguesso, le Gouvernement de la’ République a validé ce consensus politique auquel sont parvenus l’ensemble de la classe politique congolaise et la société civile, à Dolisie, et a réuni toutes les conditions pour le déroulement de ce recensement.

Aussi, j’en appelle l’ensemble des militantes et militants du Club 2002 Parti pour l’Unité et la République, l’ensemble des militants de la Majorité présidentielle et, au-delà, pourquoi pas, l’ensemble de la population congolaise, à se mobiliser pour cet acte civique et patriotique, étape importante pour le renforcement de notre arsenal électoral et pour le triomphe de la démocratie dans notre pays.Tous ceux qui se reconnaissent démocrates doivent réfuter toute attitude rétrograde, la manipulation des populations, les appels au boycott, qui cachent, en fait, la peur des enjeux électoraux au profit des aventures insurrectionnelles d’une époque douloureuse et révolue.

Aux partisans de cette logique, nous prédisons d’avance leur échec, car la population congolaise est politiquement mature et sait reconnaître les loups, même vêtus en peau d’agneau, les vendeurs d’illusions qui ont, parfois, eu à charge la destinée des affaires de la République et qui, aujourd’hui, veulent apparaître avec une nouvelle virginité, comme ce fut le cas à la Conférence nationale souveraine. 

Militantes et militants, chers compatriotes, 
Consolidons les acquis de l’espérance et de la prospérité et contribuons à la modernisation et à l’industrialisation de notre pays, tel que nous le prescrit «Le Chemin d’Avenir», pour un Congo émergent d’ici à 2025.Participons alors, tous et massivement, au recensement administratif spécial, pour que vive à jamais et dans la paix très chère à Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, notre démocratie.

Que Dieu bénisse le Congo
Je vous remercie»

Première session du bureau exécutif national du R.d.d : Jacques Joachim Yhomby-Opango s’est expliqué sur la situation qui a prévalu au sein de son Parti

Photo : Jacques Joachim Yhomby-Opango.

La première session du bureau exécutif national du R.d.d (Rassemblement pour la démocratie et le développement), parti membre de la majorité présidentielle, s’est tenue, mercredi 17 juillet 2013, à l’hôtel Saphir, à Brazzaville, sous la direction de Jacques Joachim Yhomby-Opango, président-fondateur du R.d.d, de retour au pays, depuis un mois, après un long séjour en France, pour raison de santé.

Ce dernier a saisi cette opportunité pour édifier l’opinion nationale sur la situation qui a prévalu au sein de son parti. Après cela, il a appelé les militants à l’unité, pour affronter, avec succès, les échéances électorales qui pointent à l’horizon, notamment les élections locales.

C’est la toute première session du bureau exécutif national que Jacques Joachim Yhomby-Opango a présidée, depuis son retour dans la capitale. Ils étaient tous là, les membres du bureau exécutif national du R.d.d. Trois points figuraient à l’ordre du jour: le programme du deuxième semestre 2013; la note d’orientation sur les élections locales de 2013; le point sur les relations avec le P.c.t.

Cette session a été, surtout, marquée par l’éclairage fait par le président du R.d.d, sur la situation qui a prévalu au sein de son parti, durant son absence. Il n’y a pas eu d’allocution d’ouverture, comme cela se fait, habituellement. Jacques-Joachim Yhomby-Opango voulait aller droit au fond des choses. «Mon intention était de faire, comme c’est la règle, une allocution d’ouverture. Mais, j’ai réfléchi toute cette nuit: l’idée m’est venue de ne pas faire d’allocution d’ouverture, parce qu’il apparaît qu’il y a certains camarades ou appelons ça de nos amis d’hier, qui continuent de s’agiter, comme si la raison appartient à ceux qui parlent. C’est pour ça que, brutalement, j’ai décidé, ce matin, de ne pas ouvrir cette session par une allocution», a-t-il dit, d’entrée de jeu.

Répondant à ceux qui critiquent les mesures prises pour juguler la crise au R.d.d, il a, clairement, indexé l’ancien secrétaire permanent du parti, l’ancien ministre Mathieu Martial Kani. «Je voudrais parler de celui que vous connaissez, hier encore, il était le permanent de notre parti. Je ne sais pas s’il est bon de l’appeler encore compagnon, Mathieu Martial Kani, qui a passé tout son temps, ces derniers mois, à parler de nous et agiter certains milieux, parce que, croit-il, il suffit de parler beaucoup, pour faire un responsable politique», a-t-il indiqué. 

Mais, quelle est cette vérité? Pour le président du R.d.d, la vérité, c’est «que le compagnon était l’un des premiers responsables de notre parti. Et à la faveur de mon départ en France, il a géré le parti, bien ou mal, je ne voudrais pas porter un jugement de valeurs. Disons qu’il a géré le parti. Et il s’est créé, au sein de notre parti, une autre aile. Ayant appris qu’il y avait des ailes dans le parti, j’ai décidé d’enlever les deux principaux responsables de ces ailes, à savoir: Mathieu Martial Kani, d’un côté, et Anaclet Tsomambé, de l’autre», a-t-il indiqué.

Il a relevé qu’après avoir décidé d’enlever ces deux principaux responsables, il fallait réunir le parti, en essayant de faire en sorte que ceux qui auront la charge de le diriger, soient «ceux de nos camarades qui étaient sur place, pour mieux dire, ceux des compagnons qui pouvaient faire en sorte que le mieux à faire, c’était non pas de jouer sur un combat d’hommes, mais sur la possibilité qu’il y a de faire en sorte que les objectifs que poursuivait notre parti soient réellement atteints.

C’est la raison pour laquelle, j’ai, personnellement, appuyé et soutenu la nomination du camarade Emile Opangault, comme secrétaire général du R.d.d. Même si le nom paraît répondre, quelque part, à celui que je porte, mais qui n’a rien à voir avec moi, sinon le fait que nous soyons des compagnons au sein du parti», a-t-il expliqué.

«Kani n’ayant pas accepté cette manière de procéder, a décidé d’utiliser les moyens plutôt modernes de la presse, pour s’expliquer. Je ne sais pas si cela s’appelle s’expliquer, il a décidé, peut-être malheureux d’avoir quitté le gouvernement, de créer quelque chose, une agitation. Mais, l’agitation, ce n’est pas tout. Le parti n’a que faire de l’agitation. La preuve, c’est que les compagnons fidèles sont restés, ils ont pris sur eux de redynamiser le parti, de faire en sorte que le parti soit digne des objectifs que nous avions fixés et que nous puissions être à même de faire en sorte que les objectifs qu’il y avait à atteindre, soient atteints», a-t-il poursuivi.

Cela étant dit, pour Jacques Joachim Yhomby-Opango, il apparait nécessaire que son parti «continue sa route, continue de semer pour, enfin, récolter». «Parce que, croyez-moi, le R.d.d, pour moi qui suis son fondateur, est un parti d’avenir et le restera. Je dis encore une fois, que l’attitude adoptée par le compagnon Kani, et, certainement, il a dû ramasser quelques mauvais pions quelque part, et que ces mauvais pions et Kani regarderont derrière, et nous défilerons devant.

Cela étant dit, que vous sachiez que ce qui est important, ce qui est nécessaire, c’est de faire en sorte que nous continuons à cultiver notre jardin, parce que le plus important reste à faire. Ce qui est important, c’est que nous soyons capables d’atteindre certains de nos objectifs», a-t-il déclaré. Enfin, pour terminer, le président du R.d.d a rappelé qu’un parti politique, si grand soit-il, n’appartient ni aux individus, ni aux clans, encore moins aux groupuscules.

Par Jrang An@go.

samedi 20 juillet 2013

Conférence des ministres de l’U.a en charge de la jeunesse : Promouvoir l’auto-emploi, à travers un fonds d’appui à l’entrepreneuriat juvénile

Photo : D g à d Collinet Makosso, Firmin Ayessa et Martial-De-Paul Ikounga.

La capitale congolaise a abrité, du 9 au 11 juillet dernier, la première session du bureau de la 4ème Comy (Conférence des ministres de l’Union africaine en charge de la jeunesse). Ces assises ont été ouvertes par le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur du cabinet  du président de la République, en présence de Martial De Paul Ikounga, commissaire chargé des ressources humaines, des sciences et technologies de la commission de l’U.a, du député-maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, de quelques membres du gouvernement, des ministres et représentants des ministres, membres du bureau de la Comy IV, de nombreux jeunes venus de quelques pays africains et bien d’autres invités. A cet effet, une série de recommandations a été adoptée par les participants, à l’issue de leurs assises.

Durant les travaux, le bureau de la Comy IV a examiné un rapport d’étape sur la mise en œuvre du programme de la division en charge de la jeunesse de la commission de l’Union africaine; le rapport du bureau et celui de l’U.p.g (Union panafricaine de la jeunesse), plateforme commune pour s’assurer que l’Afrique parle d’une seule voix, concernant la planification et le financement de l’agenda de la jeunesse, le cadre institutionnel, les mécanismes de promotion et de développement des jeunes, les données statistiques ainsi que les processus de suivi et d’évaluation.

A l’issue de leurs assises, les participants ont recommandé, entre autres, la création d’un observatoire et d’un index d’évaluation régulière de l’état de la jeunesse, au plan national et continental, les modalités de création et de gestion d’un fonds d’appui à l’entrepreneuriat juvénile, pour promouvoir l’auto-emploi des jeunes et l’organisation d’un forum Inde-Afrique sur l’entrepreneuriat juvénile, en marge du dixième conclave Inde-Afrique prévu en mars 2014.

S’exprimant au nom de l’U.p.g, son vice-président, Andy Roland Nziengui Nziengui, a déclaré que la jeunesse ne veut plus de beaux discours, elle refuse les préambules incantatoires et les effets d’annonces. Il a exprimé la nécessité d’avoir un siège permanent à Addis-Abeba et, plus précisément, dans les locaux de l’Union africaine.De son côté, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’éducation civique et de la jeunesse, également président de la Comy IV, a signalé que cette réunion se tient à moment où l’humanité entière ne cache plus ses vives inquiétudes au sujet d’une population juvénile de plus en plus nombreuse, de plus en plus ambitieuse, de plus en plus impatiente et exigeante.

Le ministre d’Etat Firmin Ayessa a prévenu que toute société qui néglige et marginalise sa jeunesse, est une société condamnée. «Aujourd’hui, plus que hier, la problématique de la jeunesse africaine a pris d’importantes proportions. L’illustration a été donnée par le fait qu’une partie d’elle affiche encore à vouloir sans cesse quitter pour d’autres horizons où elle croit avoir trouvé le bonheur, alors que les difficultés dans les pays d’accueil sont, souvent, au-delà des illusions, plus importantes et plus asphyxiantes», a-t-il dit, invitant ainsi les pays africains à capitaliser au mieux la ressource jeunesse, afin d’en tirer les meilleures dividendes possibles.

Après que les ministres ont revisité les programmes et politiques déjà formulés en faveur de la jeunesse, il ne reste plus qu’à celle-ci, actrice privilégiée du développement de l’Afrique, de proposer des approches crédibles de création d’emplois et de promotion de l’entrepreneuriat juvénile.

Signalons que la prochaine réunion du  bureau de la Comy IV aura lieu en mars prochain, dans un pays membre du bureau.

Par Jrang An@go.

vendredi 19 juillet 2013

Sport : Formation des candidats arbitres internationaux

Photo : Les officiels (assis) et les candidats (debout) après la cérémonie d’ouverture du cours.

Sous l’égide de la F.i.v.b (Fédération internationale de volley-ball), la Fécovo (Fédération congolaise de volley-ball) organise, depuis samedi 13 juillet dernier, à Brazzaville, un cours des candidats arbitres internationaux africains. Cette formation prendra fin, le 22 juillet.

Les participants sont venus du Maroc (1), du Kenya(2), de l’Egypte (2), du Gabon (2), d’Afrique du Sud (1), de la République Démocratique du Congo (1), du Rwanda (1), de Djibouti (1), de la R.C.A (1). Le Congo, pays hôte, avait présenté six candidats, mais trois seulement y prennent part, finalement, les trois autres s’etant désistés, parce que ne pigeant pas la langue de Shakespeare, la langue d’usage dans cette formation.

Ce cours s’inscrit dans l’optique du développement de la pratique du volley-ball sur le continent africain. Un objectif fondamental pour la Fédération internationale et la Confédération africaine de volley-ball. L’Afrique a un manque cruel d’arbitres internationaux, comparativement aux autres continents.

Deux experts de grande expérience animent ce cours, notamment le Thaïlandais Somgsak Charonpana, directeur du stage, et l’Ecossais Sandy Steel, président de la commission des règles de jeu de la Fivb. Ils axent leur formation sur le code d’arbitrage, les règles et lois de jeu, qui sont en perpétuelle mutation.

A la fin du cours, les experts feront une évaluation objective des performances de chaque candidat. Mais, pour obtenir le grade d’arbitre international, les candidats admis au cours de Brazzaville devront, ensuite, officier au moins trois rencontres internationales, sous l’œil critique d’un délégué de la FIVB.

Pour la Fécovo, représentée à la cérémonie d’ouverture par son 1er vice-président, Jean-Marie Ompebé, ce cours «constitue le lancement d’une série d’activités préparatoires aux 11èmes Jeux africains, de 2015, qu’abritera notre pays».

Par Jrang An@go.

Assistance humanitaire : Le bateau-hôpital de «Mercy ships» bientôt à Pointe-Noire, pour une mission d’un an

Photo : Mme Traicy Swops.

«Africa mercy», le plus grand navire-hôpital non-gouvernemental du monde, appartenant à l’O.n.g «Mercy ships» (en français: «Navires de l’espoir»), une œuvre humanitaire chrétienne internationale, va accoster, le 9 août prochain, pendant un an, au Port autonome de Pointe-Noire, pour prodiguer des soins médicaux à la population congolaise. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe, lundi 8 juillet 2013, à l’hôtel Ledger Plaza, à Brazzaville, entre Alain Akouala-Atipault, ministre à la présidence, chargé des zones économiques spéciales (représentant le gouvernement), Mme Julienne Johnson, présidente de la Felbo (Fondation Edith Lucie Bongo Ondimba), et Mme Traicy Swops, chef de mission de l’O.n.g Mercy ships «Navires de l’espoir».

«Mercy Shyps» est une organisation humanitaire internationale et non gouvernementale, dont la mission première est d’augmenter l’accès aux soins médicaux des populations, en particulier les plus démunies. Elle dispose de navires-hôpitaux et des équipages internationaux, pour apporter à certains des pays les plus pauvres du monde, une aide médicale de première qualité et des projets de développement pour le long terme.

Le bateau-hôpital qui va être amarré au Port de Pointe-Noire, l’«Africa mercy», est équipé de cinq blocs opératoires, pour traiter, gratuitement, les populations congolaises. L’équipe de «Navires de l’espoir» prendra en charge les malades victimes des pathologies telles que les tumeurs faciales, les fentes labiales et labio-palatisées, le noma, la cécité, la cataracte, le ptérygion, les fistules vésico-vaginales, les hernies et goitres, les caries, les infections et lésions buccales.

En somme, la mission de «Navires de l’espoir» va prodiguer des soins dentaires, corriger le strabisme, réaliser des opérations ophtalmologiques, maxillo-faciales, de chirurgie plastique et générale, le traitement chirurgical orthopédique des enfants de moins de 15 ans, faciliter la convalescence et la réintégration dans la société, par le biais de conseils et autres services offerts aux patients et à leurs familles, offrir des services d’orthophonie, si nécessaire, présenter des stratégies en médecine préventive, etc.

Après les opérations, les patients seront hébergés dans le bateau-hôpital, jusqu’à leur guérison. Les soins et le transport seront à la charge du gouvernement congolais. Avant les soins aux malades, l’équipe de «Navires de l’espoir» (Mercy ships) organisera, à partir du 29 août, des formations aux professionnels locaux de santé (chirurgiens, infirmiers, techniciens, employés en santé publique). A leur tour, les professionnels de santé vont traiter les patients sélectionnés dans différentes localités du Congo.

A Pointe-Noire, la sélection des malades va se faire, le 28 août 2013, au lycée Victor Augagneur. A Brazzaville, ce sera le 6 novembre 2013, dans les deux paroisses évangéliques du centenaire (derrière le service des grandes endémies), et du Plateau centre-ville (à côté du Cfrad). D’autres localités retenues sont Oyo (le 2 décembre 2013, à l’hôpital de base), Ouesso (le 5 décembre 2013, à l’hôpital de base), Impfondo (le 10 décembre 2013, à l’hôpital de base), Dolisie (janvier 2014).

Les malades sélectionnés, grâce à l’appui du partenaire, notamment la Felbo (Fondation Edith Bongo Ondimba), vont être pris en charge par le gouvernement, pour se rendre à Pointe-Noire et recevoir les soins dans le bateau-hôpital de l’O.n.g «Mercy ships».Pendant la conférence de presse, Mme Julienne Johnson a souligné qu’une ligne téléphonique est disponible aux populations, de 7h à 21h, pour avoir accès à tous les renseignements.

Signalons que l’O.n.g «Mercy Ships» (Navires de l’espoir) mène ses activités humanitaires dans le monde, depuis 34 ans. Elle est présente en Afrique, particulièrement dans la partie occidentale, depuis 27 ans.

Par Jrang An@go.

9ème édition du Festival panafricain de musique : Les artistes musiciens exhortés par le chef de l’Etat à exceller dans leur art

Photo de famille avec le président de la République.

Les manifestations relatives à la 9ème édition du Fespam (Festival panafricain de musique) se déroulent normalement, dans les différents sites retenus, à Brazzaville, où des spectacles sont donnés. Suivant le programme du Fespam, il y a eu le symposium international, l’élection de Miss Fespam, l’ouverture du Musaf et la réception des artistes musiciens, par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, qui les a exhortés à exceller dans leur art.

Ouvert lundi 15 juillet, le symposium international de la 9ème édition du Fespam s’est tenu sur le thème: «Les musiques africaines, vecteur d’authenticité et facteur d’émergence». La conférence inaugurale a été donnée au palais des congrès, par le professeur Mukala Kadima-Nzuji, précédée de la présentation des actes du symposium de la 8ème édition, par le professeur Paul Nzété. Représentant la directrice générale de l’Unesco, Abdourahmane Diallo, représentant de l’Unesco Congo, a confirmé que les musiques africaines sont bien des vecteurs d’authenticité.  

Le symposium a réuni des experts en culture et en musique venus non seulement des pays africains, mais aussi, des Etats-Unis et d’Europe. Il y a, également, les ministres en charge de la culture des pays comme le Sénégal, la République Centrafricaine, le Tchad, la RD Congo, et les représentants des organisations internationales comme le Ciciba (Centre international des civilisations bantoues), l’Union africaine, Africom (Centre international des musées africains), etc. Le symposium s’est poursuivi avec deux autres panels sur «les musiques africaines comme levier d’émergence culturelle et économique de l’Afrique» (Mardi 16 Juillet) et «les rapports entre les expressions identitaires et le développement intégral de l’Afrique» (Mercredi 17 juillet). La clôture est intervenue, jeudi 18 juillet, en séance plénière, avec l’adoption des actes de ce symposium.

Ouvert le mardi 16 juillet, par le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, l’exposition des instruments traditionnels de musique se tient à la mairie centrale de Brazzaville.  Le Musaf (Marché de la musique africaine) se tient à l’Ecole de peinture de Poto-Poto où est organisée une exposition-vente d’instruments traditionnels de musique, de supports phonographiques, vidéographiques et d’instruments modernes de musique, tandis que des rencontres professionnelles et d’affaires offrent des opportunités aux festivaliers, de nouer des contacts utiles.

L’autre activité phare du Fespam, c’est la 7ème édition de l’élection de miss Fespam, qui a eu lieu dans la soirée du mercredi 17 juillet, dans la salle de banquet du palais des congrès, sous le patronage du ministre Gakosso et ses collègues ministres de la culture venu des autres pays africains. C’est une étudiante rwandaise de 21 ans, Mlle Aurore Kayibanda Umutesi, qui a été élue Miss Fespam, par un jury panafricain. La première dauphine est Malienne, Mlle Maïga Zalia, et la seconde Congolaise, Bénédicte Ngui-ambila.

Enfin, les artistes-musiciens et les festivaliers (plus de deux cents personnes),  ont été gratifiés d’une réception à la résidence officielle du chef de l’Etat, au Plateau centre-ville, le mercredi 17 juillet, en fin de matinée. Le rappeur Passi, du groupe Biso-Na-Biso, en France, a, au nom des artistes-musiciens, remercié le chef de l’Etat pour l’invitation faite aux différents artistes de se produire au Fespam. En réponse, le président Sassou Nguesso les a rassurés, en disant qu’ils sont au Congo, comme chez eux, en Afrique.

«Nous devons vous remercier, parce qu’à travers vous, les artistes, nous nous sommes battus pour rester nous-mêmes, parce qu’il faut que nous restions nous-mêmes. Notre continent a connu, à travers l’histoire, des épreuves redoutables, mais nous constatons que, chaque fois que vous vous produisez, nous constatons que nous sommes restés toujours les mêmes. Sachez que nous continuerons à vous soutenir, pour ce que vous faites. Ne vous découragez pas. C’est un bond important pour le développement de l’Afrique. Tous les dirigeants africains, à travers moi, disent qu’ils vous soutiennent et vous accompagneront toujours», leur a-t-il dit, avant qu’ils ne soient conviés, par le modérateur de la cérémonie, Médard Milandou, à un cocktail offert à leur honneur. 

Signalons que la clôture de la 9ème édition du Fespam, entièrement financée par l’Etat congolais, intervient vendredi  19 juillet, par une grande cérémonie au Stade Félix Eboué, à Poto-Poto.

Par Jrang An@go.

Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture : Les enfants en rupture ont droit à l’assistance sociale et médicale

Photo : Joseph Likibi et Anne Thiriet.

Pour le Reiper (Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture), dont le coordonnateur national est Joseph Likibi, les enfants en rupture présents au Congo, doivent accéder aux soins les plus adéquats pour une vie meilleure de cette couche. C’est pourquoi, cette plate-forme d’O.n.gs multiplie des plaidoyers auprès des pouvoirs publics congolais et des organismes internationaux, pour que les enfants vulnérables aient droit à l’assistance sociale et médicale.

Bien que des statistiques précises ne soient pas disponibles, des enfants en rupture abusivement appelés «enfants de la rue» continuent d’errer dans les principales grandes villes de la République du Congo. Déconnectés de leurs familles, ces enfants sont confrontés à plusieurs difficultés d’ordre social, rendant ainsi leur existence difficile. Parmi ces difficultés, il y a, en bonne place, leur accès aux soins. Une question tellement préoccupante qu’elle est, aujourd’hui, au cœur des principales préoccupations de la société civile congolaise, qui multiplie actuellement des plaidoyers auprès des pouvoirs publics congolais et des institutions internationales, pour que soit apportée une solution durable à la problématique de l’accès aux soins des enfants en rupture. D’où la mise en place du Reiper, un réseau constitué d’O.n.gs congolaises.

Cette année, ce réseau s’est déjà réuni deux fois. La première réunion a eu lieu en mars dernier à Pointe-Noire. Elle a regroupé les autorités administratives et sanitaires locales. Durant ces assises qui se sont déroulées dans la salle de mariage de la mairie de Pointe-Noire, des réflexions ont été menées sur la facilitation de l’accès aux soins des enfants en rupture. Des questions avaient ainsi été posées aux différentes institutions. Pour Anne Thiriet, responsable du Samu Social de Pointe-Noire, et Joseph Likibi, coordinateur national du Reiper, l’objectif principal du plaidoyer est de favoriser la création des partenariats avec les pouvoirs publics.

C’est alors que le 28 mai, le Reiper s’est, de nouveau, retrouvé avec les responsables des circonscriptions d’action sociale, les directeurs départementaux de l’action sociale, de l’action humanitaire, les directeurs départementaux de la santé, les responsables des hôpitaux de Pointe-Noire, et les représentants des associations et organismes internationaux concernés, sous la direction de Joseph Likibi, coordonnateur national du Reiper. Les représentants des institutions internationales comme l’Unicef ont, également, pris part à cette réunion. Deux groupes de travail, «santé» et «actions sociales», ont été formés. Il s’agissait, pour les participants, de réfléchir aux solutions pouvant permettre aux structures de santé (hôpitaux, Centres de santé intégrés) de faciliter les démarches des circonscriptions d’action sociale, pour qu’elles obtiennent une gratuité des soins pour les enfants en rupture identifiés par le Reiper, et voir comment ces enfants peuvent aussi bénéficier des soins gratuits au sein des structures de santé.

Au terme d’une séance de travail de près d’une heure, chaque groupe a fait part des réponses aux différentes préoccupations du Reiper. Les directions départementales de la santé et des affaires sociales ont, chacune, révélé ce qui peut être faisable à leurs niveaux, les autres aspects relevant purement de leurs ministères respectifs. Des suggestions ont alors été faites. Il s’agit, par exemple, de la planification et de la formalisation des accords de partenariat entre le Reiper et les directions départementales de la santé et de l’action sociale. L’autre proposition a porté sur l’identification des enfants en rupture, réalisée par le Reiper, pour permettre des coûts réduits, voire une gratuité de la prise en charge sanitaire pour les enfants bénéficiaires des structures membres du Reiper. Les participants ont, également, souhaité que des assistantes et monitrices sociales ainsi que d’autres personnes en charge des enfants en rupture soient formées aux fins de l’efficience des actions à mener.

Cette réflexion est soutenue par la loi Potignon du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo. L’article 6 de cette loi stipule: «Ne constitue pas une atteinte au principe de la non-discrimination, le fait d’accorder une attention plus spécifique à l’enfant, particulièrement vulnérable notamment, l’enfant avec handicap, l’enfant soldat, réfugié, orphelin, pygmée et albinos». Et l’article 26 de préciser: «L’enfant a droit à la préservation de sa santé et à des soins de qualité en toutes circonstances. Dès sa naissance, il a droit à un dossier médical et aux vaccins conformes aux exigences de la réglementation sanitaire. Il est interdit de priver un enfant des soins de santé en raison de considérations financières pour les hôpitaux subventionnés».

Par Jrang An@go.

mercredi 17 juillet 2013

Programme d’appui aux structures de santé : Séminaire de formation pour le perfectionnement des agents de santé de Pointe-Noire

Photo : Les participants.

L’I.e.c.d (Institut européen de coopération et développement) a organisé, du 17au 28 juin 2013, en collaboration avec l’entreprise Congorep, dans le cadre du Pass (Programme d’appui aux structures de santé), un séminaire de formation en vue de renforcer les compétences des agents de santé tant du secteur public que du secteur privé de la ville de Pointe-Noire. Le séminaire, qui a eu lieu à l’hôpital de base de Tié-Tié, dans le troisième arrondissement, a regroupé une cinquantaine de participants venus de différents centres de santé partenaires, à savoir: l’œuvre médico-sociale de Caritas, la clinique évangélique de Mpaka, l’œuvre médico-sociale Anne-Marie Javouhey, l’hôpital général de Loandjili, l’hôpital de base de Tié-Tié et le Samu Social de Pointe-Noire. 

C’est Jean-Pierre Michel Ndzondault, directeur départemental de la santé de Pointe-Noire, qui a ouvert les travaux du séminaire organisé dans le cadre du Pass (Programme d’appui aux structures de santé), en présence d’Adrien Peyre, chef de projet Pass et Jean-Robert Ippet-Letembet, directeur administratif de Congorep.Dans son allocution d’ouverture, Jean-Pierre Ndzondault a édifié l’assistance sur la nécessité de respecter la ponctualité et d’assurer un bon accueil dans les centres hospitaliers et de santé. L’accueil est le premier maillon de la chaîne des soins; il est la première impression qui facilite, par la suite, la relation entre le patient et l’équipe médicale. L’accueil donne l’image du professionnalisme nécessaire à un patient qui se retrouve dans un milieu sans repère.

Pendant le séminaire, les participants ont eu trois jours de formation en salle, avec des ateliers, et deux jours de travaux pratiques confrontés à la réalité hospitalière sur  quatre thèmes précis: l’accueil des patients et de leurs familles; la prise de signes vitaux (la respiration, la tension artérielle, la température et la pulsation), et les techniques de prélèvements veineux ainsi que la thérapie intraveineuse.Interrogé sur ses attentes par rapport à ce séminaire, Jules Koundoula, infirmier à la clinique évangélique de Mpaka, a reconnu que l’accueil est une phase importante en matière de soins: «Ce que nous aimerions, lorsque que nous arriverons dans une structure, c’est que ce soit une structure bien organisée du point de vue de l’accueil, car c’est le point de départ des soins qui seront apportés. Nous sommes, désormais, conscients que la qualité de l’accueil réduit d’au moins 25% la maladie d’une personne, parce que mis à l’aise, dès son admission, le malade se sent en confiance et cela impacte naturellement la qualité des soins». 

Sylvie Ombet, infirmière d’Etat au Samu Social, a précisé: «Cette formation nous a fortement édifiés sur certaines techniques. Au départ, nous avons revu quelques erreurs de pratique. On ne sombrera plus dans la routine, puisque, désormais, on appliquera, dans nos centres hospitaliers, ce que nous venons d’apprendre durant ce séminaire».

Pour sa part, Adrien Peyre, chef du projet, a donné des précisions sur le programme: «C’est une très bonne expérience. Il va falloir suivre ces acquis sur le terrain et c’est ça qui représente le prochain défi du Pass. La force de notre programme, qui est mis en place par l’I.e.c.d (Institut européen de coopération et de développement), en collaboration avec l’entreprise Congorep (Groupe Perenco), c’est d’être présent sur le terrain et cela pour une période relativement longue. Notre objectif est de suivre une dizaine de centres de santé dans la région de Pointe-Noire, pendant au moins cinq ans. L’alternance bien pensée de la formation et de l’accompagnement permettra, j’en suis convaincu, d’enregistrer de réels progrès dans les différents centres de santé partenaires».

Signalons que le Pass s’engage à promouvoir quatre volets pour renforcer le système de santé: le renforcement des compétences techniques du personnel médical et paramédical; le renforcement des capacités de gestion; la dynamisation communautaire par l’appui à l’intégration du centre de santé dans son milieu et la réhabilitation et l’équipement des structures de santé en matériel adapté.En rappel, la convention entre l’I.e.c.d et le Ministère de la santé et de la population, signée le 6 mai 2013, établit des relations de coopération technique entre les deux partenaires et définit les modalités de collaboration. Ces relations de coopération se fondent sur les axes stratégiques du P.n.d.s (Programme national de développement sanitaire) et visent à apporter un appui technique, méthodologique et pédagogique aux différentes structures ciblées dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou.

La prochaine étape du programme sera, bien sûr, de suivre sur le terrain, les acquis de la formation dispensée, afin d’être certain que les personnels de santé des différentes structures ayant participé à la formation prodigueront, désormais, des soins de meilleure qualité à leurs patients. Les agents formés ont mission de former leurs collègues dans leurs structures respectives. 

Par Jrang An@go.

Paul Aurélien Madzou, conseiller municipal de Brazzaville : La restructuration des instances démontre que le P.c.t reste un grand parti

Photo : Paul Aurélien Madzou.

Conseiller municipal de Brazzaville, Paul Aurélien Madzou est membre du P.c.t (Parti congolais du travail), au niveau de l’arrondissement 4 Moungali. Après la restructuration des instances du P.c.t au sein de la fédération de Brazzaville, il a bien voulu donner son point de vue sur ce qui a été fait et également sur d’autres sujets de débat national, comme la constitution et les élections locales. Voici l’interview qu’il a accordée à la Semaine Africaine à ce propos. 

* Monsieur le conseiller, quel regard avez-vous sur la restructuration des instances de votre parti, au niveau de la fédération de Brazzaville?
** Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez de m’exprimer, en tant que conseiller municipal membre du P.c.t, à travers les colonnes de votre journal que j’apprécie beaucoup. C’est pour moi, une manière de participer à la démocratie interne à notre parti et aux débats sur la scène politique nationale.La restructuration des instances de notre parti à Brazzaville est un moment intense de notre vie politique. Je voudrais présenter mes félicitations aux camarades qui ont été élus dans les cellules et au bureau du comité d’arrondissement de Moungali.Moment intense j’ai dit, car cette restructuration démontre que le P.c.t reste un grand parti. Cependant, la volonté d’aller de l’avant, qui anime la base, me pousse à constater qu’il y a des choses à améliorer, pour arrimer notre parti à l’ambition de son chef, le président Denis Sassou Nguesso, de moderniser la vie politique nationale.Pour moi, cette modernisation passe par la promotion des jeunes cadres compétents et politiquement bien formés dans le parti. C’est ce à quoi le parti doit s’atteler. Pour l’instant, la restructuration m’a laissé sur ma soif, concernant ce point.

* Vous êtes conseiller local, est-ce qu’il faut s’attendre à ce que vous soyez tête de liste aux prochaines élections locales?
** C’est le parti qui choisit, de manière démocratique, les candidats qu’il entend aligner, pour mettre toutes les chances de gagner, de son côté. Personnellement, je suis animé par l’ambition de servir mon parti, en mettant en avant les atouts récoltés durant notre mandat en tant que conseiller. Moungali est mon arrondissement. J’y suis bien connu. Je pense que, si le parti souhaite conserver son leadership et le consolider, je suis à même d’être parmi ceux sur qui il peut miser.

* Le débat sur la constitution est déjà lancé, que pensez-vous de la révision, disons, du changement ou non de la constitution actuelle?
** Avec ce débat, l’on peut constater que la démocratie est une réalité dans notre pays et on peut s’en féliciter. En tant que cadre militant du P.c.t, je me réjouis de ce que le président de la République ait permis au Congo, de retrouver sa vitalité démocratique, après les pages sombres des tristes événements de la fin de la décennie 90.Pour répondre directement à votre question, mon point de vue personnel est simple. Il faut que les Congolais se rappellent qu’après la guerre de 1997, il a fallu rassembler les énergies, pour reconstruire un pays qui était par terre. Le régime présidentiel était le mieux indiqué, pour avoir un exécutif fort, capable de relever ce défi, tout en garantissant la vie démocratique, durant la période post-conflit. Le président Denis Sassou Nguesso est celui-là qui a relevé ce défi historique. Au départ, on ne lui donnait pas de chance de réussir. Aujourd’hui, non seulement il y a la paix et la sécurité, mais encore, les indicateurs de notre économie attirent les investisseurs, sans compter que les Congolais eux-mêmes profitent de cette embellie.A mon avis, le moment est arrivé de mettre en place une constitution démocratiquement équilibrée, avec un parlement jouant pleinement son rôle. C’est une occasion à ne pas manquer, pour asseoir notre démocratie sur des bases institutionnelles bien équilibrées.

* Donc, vous êtes pour la thèse du troisième mandat?
** Poser le problème de cette manière, c’est faire un procès d’intention. Le chef de l’Etat ne s’est jamais prononcé, jusqu’à présent, dans ce débat. C’est un grand homme d’Etat doté d’une grande expérience. Il sait lui-même, en conscience, ce qu’il va décider pour lui-même et pour son pays. En tant que Congolais, je dis simplement que l’aventure n’est pas souhaitée, quand on voit le niveau atteint par le Congo aujourd’hui.

Par Jrang An@go.

Conseil départemental du Kouilou : Le président Jean-Richard Bongo n’est plus

Photo : Jean-Richard Bongo (au milieu, en lunettes), durant l’une de ses multiples activités à la tête du conseil départemental du Kouilou.

Evacué à Paris (France), en juin dernier, pour cause de maladie, Jean-Richard Bongo, président du conseil départemental du Kouilou, s’est éteint, vendredi 5 juillet 2013, à l’âge de 73 ans.

Enseignant de formation, Jean-Richard Bongo a fait de la politique où il est rentré dans les années 70, sa carrière. Militant du P.c.t (Parti congolais du travail), il était au bureau politique et au comité central dudit parti, pendant plusieurs années.

Jean-Richard Bongo a occupé plusieurs fonctions politiques. Il a passé vingt-deux ans à la tête de la commission de contrôle et de vérification. Par deux fois, il était élu député dans la première circonscription électorale de Mvouti, en 2002 et en 2007.

Battu aux dernières élections législatives, à Mvouti, en 2012, il était réélu président du conseil départemental du Kouilou, poste qu’il a occupé pendant deux mandats.

Par Jrang An@go.

Ministère à la présidence, chargé de la défense nationale : Première session du stage du brevet technique n°2 sur l’administration

Photo : Le commissaire général de brigade Ambroise Mopendza, directeur général de l’administration et des finances au Ministère en charge de la défense nationale

La première session du stage du B.t-2 (Brevet technique n°2) «Administration», ouverte samedi 6 juillet 2013, au mess des officiers, à Brazzaville, par le commissaire général de brigade Ambroise Mopendza, directeur général de l’administration et des finances, du Ministère en charge de la défense nationale. L’objectif poursuivi par ce stage de dix mois, qui regroupe une soixantaine de sous-officiers et dont le directeur est le commissaire-capitaine Armel Ebia-Ondonda, est de former des personnels ayant un profil aptes à accomplir avec efficience les tâches administratives, en vue d’améliorer la gouvernance en milieu militaire, particulièrement au niveau des corps de troupe. 

Le stage du brevet technique n°2 est composé de quatre modules. Le premier module a concerné la partie militaire, avec une formation à dominante infanterie qui a duré cinq mois au centre d’entraînement de Bilolo (Nord de Brazzaville). Le deuxième module est consacré à la gestion des ressources humaines (techniques de gestion). Le troisième module est la gestion comptable et financière. Il s’agit de leur apprendre les principes et les techniques de gestion pour la bonne gouvernance, et le quatrième module va concerner l’administration générale. Les trois derniers modules durent aussi cinq mois. Les stagiaires qui auront terminé, avec succès, l’ensemble du programme, se verront décerner le brevet technique n°2, accédant ainsi au grande de sergent-chef. 

Ouvrant les travaux, le commissaire général de brigade Ambroise Mopendza a rappelé l’importance de la réhabilitation et la relance de l’administration militaire. «La réhabilitation et la relance de l’administration militaire doit être considérée à juste titre comme son socle de base, conduite courageusement et méthodiquement à travers le projet Gestion administrative et financière, participe bien de cette dynamique globale et s’est déjà traduite par des résultats concrets, validés par la hiérarchie, mais qui doivent cependant être consolidés dans notre pratique quotidienne», a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, attiré l’attention des stagiaires quant à l’obligation des résultats, à travers un travail régulier, assidu et l’observation stricte des règles et principes de la discipline militaire. «J’engage par conséquent dans cette direction, le personnel d’encadrement, la direction du stage et les intervenants, à œuvrer avec toutes leurs énergies et intelligences pour que cet objectif soit véritablement atteint et, pouvoir, par là même, surmonter toute difficulté éventuelle qui pourrait porter préjudice au bon déroulement de cette formation», a-t-il prévenu.

Par Jrang An@go.

mardi 16 juillet 2013

La Commission nationale de désarmement et réinsertion poursuit la mise en œuvre du programme

Photo : les membres de la Conader.

La Conader (Commission nationale de désarmement et réinsertion) a tenu, jeudi 11 juillet 2013, au siège du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville, sa première session ordinaire de l’année en cours sous le patronage de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet du chef de l’Etat, président de la Conader.

C’était l’occasion pour le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Norbert Dabira, de fixer les grandes lignes de sa vision de penser la réinsertion des ex-combattants. Aussi, a-t-il émis l’idée de la création prochaine des centres d’apprentissage des métiers, compatibles avec les besoins des entreprises et de la société.

La première session de la Conader a dégagé la nécessité de poursuivre, douze ans, après la fin des hostilités armées au Congo, la mise en œuvre du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion. «Bâtir l’avenir», tel est l’esprit qui a animé, au cours de cette session, les membres de la Conader, instance supérieur chargée d’orienter la politique du haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants, d’adopter les programmes d’activités, ainsi que toute mesure propre à faciliter la réinsertion des ex-combattants, de contrôler et de valider l’exécution du programme d’activités.

Pour le haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants, cette session est l’occasion d’obtenir des membres de la commission le quitus de ses activités passées et la validation de celles à venir, afin de mener à bien ses missions. Après une décennie de mise en œuvre de la politique de démobilisation, désarmement et réinsertion, le haut-commissariat, avec l’appui du système des Nations unies, a travers la Banque mondiale, avait initié deux programmes, qui se sont achevés en 2009 et qui ont permis la prise en charge de plus de 30.000 ex-combattants. Il s’agit du D.d.r (Démobilisation, désarmement et réinsertion) et du P.n.d.d.r (Programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion).

Douze ans après la fin des hostilités au Congo, il y a lieu de s’interroger s’il faut continuer à poursuivre la réinsertion des ex-combattants. A cette préoccupation, Norbert Dabira a répondu, simplement, par l’affirmative. Car, selon lui, la prise en charge psychologique de certaines couches de la population et l’aménagement environnemental des zones où se sont déroulées les hostilités armées dans notre pays posent encore problème. «La situation non encore résolue entièrement dans le département du Pool qui, selon l’index de classement établi par les Nations unies, demeure une zone rouge. Ce qui signifie que c’est une zone où il n’y a ni guerre, ni paix; et l’existence des groupes résiduels des ex-combattants n’ayant pas bénéficié, jusque-là, de la réinsertion socio-économique, sans oublier la grogne des ex-combattants mal réinsérés, constituent à suffisance, des preuves de la nécessité de la poursuite du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion dans notre pays», a-t-il fait savoir.

Fort de cela, le haut-commissaire a estimé que ce constat reste une réalité à ne pas  ignorer, d’autant plus que, tant dans le Pool que dans les autres départements du pays, «ces ex-combattants constituent une réserve d’individus facilement mobilisables par des personnes susceptibles de trouver des prétextes pour perturber la paix», a-t-il poursuivi.

A ce titre, Norbert Dabira pense qu’il faut finaliser le projet de réinsertion des 5000 ex-combattants autour du pasteur Ntumi. Car, «ces ex-combattants, pour des raisons que les membres de la Conader maîtrisent suffisamment, n’ont pas pu bénéficier de la réinsertion dans le cadre de la réalisation du P.n.d.d.r».Toutefois, il a fait part du désengagement du P.n.u.d de financer, comme prévu, à hauteur de 3 milliards sur les 4 milliards de francs Cfa arrêtés pour la réinsertion de ces 5000 ex-combattants. «Le P.n.u.d est revenu sur son engagement et a utilisé les fonds, naguère prévus pour ce projet dans d’autres programmes, notamment le programme conjoint des Nations unies pour la consolidation de la paix, la prévention des conflits et la sécurité humaine en République du Congo», a expliqué le haut commissaire. 

Malgré ce désengagement, Norbert Dabira reste confiant et a précisé que ce projet doit être mené à bon port. Parallèlement à cette activité, «il nous faut aussi prendre en considération les groupes résiduels des ex-combattants auto démobilisés, démobilisés et qui malheureusement pour des multiples raisons, n’ont pas été réinsérés socialement et économiquement dans les précédentes programmes». Conscient de ce désidérata, le haut commissaire a indiqué que l’ensemble de ces groupes résiduels des ex-combattants doivent être pris en compte pour éviter de créer des tensions inutiles. «Sans distinction, toutes les fractions des ex-combattants et dans tous les départements devront être recensés, identifiées et réinsérées», a-t-il expliqué.

En outre, Norbert Dabira a signifié qu’il faut, pour sa structure, aller jusqu’au bout de la réinsertion de ces ex-combattants, afin de les aider à sortir de la psychose, dans laquelle ils sont restés murés depuis des années. Aussi, soucieux du fait que 80% de ces ex-combattants réinsérés n’avaient pas de formation professionnelle avant leur enrôlement dans les milices, le haut-commissaire a suggéré la création, en partenariat avec le Ministère en charge de la formation professionnelle et qualifiante, des centres d’apprentissage des métiers, compatibles avec les besoins des entreprises et de la société.

L’objectif étant de développer l’employabilité des ex-combattants, de faciliter leur réinsertion professionnelle dans les secteurs formels et informels de la vie économique. Avec ces résultats, on peut dire que le ministre d’Etat Firmin Ayessa avait bien vue de considérer cette session comme un haut moment de responsabilité. «Elle devra déboucher sur les préconisations, dont la pertinence permettra à notre future opérationnalisation, le haut-commissaire de la réinsertion des ex-combattants, d’optimiser son action sur le terrain et de contribuer ainsi efficacement à l’œuvre permanente de pacification du Congo», a-t-il souligné.

Par Jrang An@go.

9ème édition du Festival panafricain de musique à Brazzaville

Photo : le président Denis Sassou Nguesso (à l’extrême droite), Mme Irina Bokova (à sa droite) et Jean-Claude Gakosso (à l’extrême gauche).

Brazzaville, la capitale congolaise, est depuis le samedi 13 juillet 2013, le point focal des sonorités des rythmes traditionnels et modernes d’Afrique et de la diaspora, à l’occasion de la 9ème édition du Fespam (Festival panafricain de musique), organisée sous le thème: «Les musiques africaines, vecteur d’authenticité et facteur d’émergence».

La cérémonie d’ouverture officielle de cette grande fête panafricaine de la musique s’est déroulée au Stade Félix Eboué, à Poto-Poto, sous les auspices du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, en présence de Mme Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, Jean-Claude Gakosso, ministre de la culture et des arts, Hugues Ngouelondélé, député-maire de Brazzaville. 

La cérémonie d’ouverture a débuté aux environs de 18h30 par l’observation d’une minute de silence en mémoire de sept de nos compatriotes qui avaient perdu la vie dans une bousculade de triste mémoire, le 9 juillet 2011, qui avait entraîné l’annulation de la 8ème édition du Fespam par le chef de l’Etat. Le public, encore timide au début, avait à peine envahi la pelouse du Stade Félix Eboué où le comité directeur du Fespam a pris l’habitude d’organiser la plupart des grandes manifestations liées à cette grande fête de la musique africaine. Pour la 9ème édition, on a noté une forte mobilisation des agents de sécurité et de la force publique, pour canaliser la foule qui, au fil du temps, s’agrandissait, afin d’éviter ainsi de retomber dans les travers ayant conduit au drame accidentel de l’édition précédente. 

Après le mot de bienvenue du député-maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondélé, Mme Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, a précisé que ce festival est le pouvoir de la culture à pouvoir rassembler. «La musique est beaucoup plus qu’une série de notes. La musique porte notre identité et la dignité des peuples d’Afrique, la fierté d’être Africains», a-t-elle déclaré. Toute en souhaitant longue vie au Fespam, elle a rassuré le président de la République que l’Unesco est et sera toujours aux côtés du Fespam, pour «libérer toute l’énergie de la culture, de la musique et de la jeunesse africaine».

Le ministre Jean-Claude Gakosso, en poète chevronné et dans un style qui le caractérise, a fait savoir qu’à travers le Fespam, Brazzaville célèbre la plus palpitante des rencontres fusionnelles de la jeunesse africaine autour de la musique. Il a saisi cette occasion pour rendre un vibrant hommage à Nelson Mandela. «Au moment où s’allument les feux de la rampe pour éclairer, d’une myriade de rayons lumineux, nos plus belles expressions artistiques; au moment où va se répandre, dans le ciel de Brazzaville, cité culturelle et sanctuaire des arts, s’il en est un, ici au cœur de l’Afrique, au moment où va se répandre la clameur de ces voix gorgées de soleil et où va se propager, à la manière d’une onde de choc,

l’écho de ces instruments de musique divers et variés que vont manier les plus talentueux de nos artistes, je vous suggère, humblement, d’ élever une pensée pieuse pour accompagner, dans son ultime combat, un homme arrivé au crépuscule de sa vie, un homme qui aurait pu, peut-être, être des nôtres, ce soir, s’il n’était cloué au lit par la maladie, un homme dont l’existence résume, à elle seule, les rêves de liberté et d’accomplissement de l’humanité toute entière. J’ai cité, bien-sûr, Nelson Mandela», a-t-il dit.En reconnaissance à ce héros de la lutte anti-apartheid, Jean-Claude Gakosso a signifié que le Fespam 2013 est dédié à l’Afrique du Sud. Parallèlement, la chanteuse Yvonne Chaka Chaka est élue la marraine de cette 9ème édition, «une artiste qui aura la charge et l’honneur de porter, pendant deux ans, les couleurs de notre festival».

 Inédit, le président de la République a procédé à la décoration d’un échantillon de deux artistes congolaises ayant bénéficié de distinctions honorifiques dans l’Ordre du dévouement congolais, au grade d’officier, dans le cadre du Grand-prix des lettres et des arts. En outre, quelques musiciens africains ont été également distingués de la médaille d’or. Il s’agit de Youlou Mabiala, Tabu Ley, Youssou Ndour, Manu Dibango, Pierre Akendengué, etc. Puis, le président de la République a ouvert, officiellement, le Fespam, en ces termes: «Je déclare ouverte la 9ème édition du Festival panafricain de musique».

Il était près de 19h30, lorsque le spectacle a commencé. Les artistes n’attendaient que ce coup d’envoi pour électriser les milliers des spectateurs, en majorité des jeunes et adolescents qui continuaient d’affluer au Stade Félix Eboué, certainement, attirés par l’impressionnant feu d’artifice qui a suivi la cérémonie d’ouverture. La fête venait de commencer et elle était belle.  Sur le podium géant dressé pour la circonstance, une trentaine de danseurs du groupe Jazz production ouvraient le bal, en mettant en relief, pour ce spectacle inaugural riche en couleurs, les chemins de l’espoir, au travers des sonorités et rythmes traditionnels de l’Afrique. Leur ont succédé, tour à tour, Yvonne Chaka Chaka (Afrique du Sud), Bana C-4  (Congolais de France), Werrason (R.d.c), Lucy Band (Ethiopie), Extra Musica (Congo) et P Square (Nigéria).

Chaque groupe, chaque artiste a apporté son message d’amour et d’espoir, enrichissant ainsi l’âme de l’humanité africaine. Notre confrère animateur de l’émission «Couleurs tropicales» sur R.f.i (Radio France International), Claudy Siar, était le présentateur de ce grand spectacle qui n’a pas laissé indifférents les artistes Mbilia Bel, Tshala Muana et Félix Wazekwa «Monstre d’amour» qui, pendant quelques minutes, sont montés sur scène, pour une exhibition de danse parfois même osée.

C’est très tard dans la nuit que le méga spectacle auquel a assisté le président de la République a pris fin, après le passage du groupe nigérian P Square, très réclamé par le public congolais qui s’est laissé emballer par leur coqueluche. Les policiers en nombre remarquable ont bien eu du mal à contenir la pression de la foule déchaînée. Les spectacles se sont poursuivis le dimanche et lundi, au Stade Félix Eboué et dans les autres sites retenus, à savoir: le centre sportif de Makélékélé et l’esplanade du C.n.r.t.v (Centre national de radio et télévision), à Nkombo.

Signalons qu’à la cérémonie d’ouverture, au Stade Eboué, étaient, également, présents, le président de l’assemblée nationale, les membres du gouvernement, quelques ministres en charge de la culture des pays membres de l’Union africaine, Dieudonné Moyongo, commissaire général du Fespam, les chefs de missions diplomatiques, les représentants des organisations internationales, les présidents des institutions constitutionnelles et de nombreuses délégations. 

Par Jrang An@go.

dimanche 14 juillet 2013

Coopération : le Brésil octroie 524 tonnes de riz au Congo

Photo : les officiels posant devant l'entrepôt au bureau du PAM.

Le don est destiné aux réfugiés de la République
démocratique du Congo (RDC) se trouvant encore dans le département de la Likouala, au Nord-Congo 

L'ambassadeur du Brésil au Congo, Paulo Wolowski, a remis le 12 juillet, dans l'enceinte du bureau du Programme alimentaire mondial (PAM), un échantillon de ce don, composé essentiellement de riz, à la ministre des Affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité, Émilienne Raoul. Le diplomate brésilien a rappelé que la lutte contre la misère et la pauvreté, de même que la promotion de la sécurité alimentaire, étaient des axes fondamentaux de l'action politique de son pays tant au plan national qu'international.

Selon Paulo Wolowski, le projet de coopération mené par le Brésil dans le domaine de l'agriculture et de la santé, en exécution presque partout en Afrique, particulièrement au Congo, est la preuve de l'engagement incontournable de son pays dans le processus de développement du continent africain. « En réponse à l'appel du PAM, le gouvernement brésilien a effectué à travers son ambassade, une contribution de 524 tonnes de riz, ce qui est équivalent à environ 249 000 dollars américains. Cette contribution a été réalisée, cette année, avec l'apport des Pays-Bas qui se sont occupés des frais de transport du Brésil jusqu'à la Likouala et de la distribution de ces vivres aux bénéficiaires », a-t-il précisé.

D'après Nils Grede, représentant et directeur par intérim du PAM au Congo, le gouvernement brésilien est devenu un des partenaires privilégiés des Nations unies et du PAM, particulièrement au Congo. Cela, pour l'intérêt qu'il accorde à la sécurité alimentaire. En effet, depuis 2011, le Brésil n'a pas cessé de répondre à la sollicitation des Nations unies pour le financement des activités mises en œuvre au Congo.

Rappelant l'engagement de la République du Congo qui, depuis des années, accueille des vagues successives de réfugiés sur son territoire, il a indiqué que le PAM avait planifié d'assister environ 70 000 réfugiés cette année. «Au nom du PAM, je tiens à remercier l'ambassadeur du Brésil au Congo qui est le pionnier, l'instigateur dans cette collaboration qui s'installe entre son pays, le PAM et le Congo. Je suis persuadé que cette cérémonie ne sera pas la dernière, car cette collaboration s'affirme progressivement », a conclu Nils Grede, se réjouissant des rapatriements en cours des réfugiés de la RDC.

Environ 6 000 réfugiés centrafricains à Bétou et Enyelle

Réceptionnant le don, la ministre des Affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité s'est félicitée du nouveau geste du Brésil en faveur du Congo. Émilienne Raoul a également rappelé que sur les 125 000 réfugiés de la RDC arrivés depuis 2009 en provenance de la province de l'Équateur, 83 000 ont été rapatriés volontairement.

« Il en reste environ 40 000 qui vont aller dans les centres de départ, et c'est dans ces endroits que nous allons leur donner le riz que vous venez d'offrir. Nous avons aussi 6 000 réfugiés qui arrivent de la République centrafricaine. Ils sont principalement localisés dans les districts de Bétou et Enyelle. Vous allez autoriser que nous leur donnions du riz puisqu'ils sont là pendant encore quelques mois », a souhaité la ministre.

La ministre congolaise a enfin plaidé pour qu'une attention particulière soit accordée aux populations de la Likouala qui accueillent régulièrement des réfugiés venus des pays voisins. « Nous avons aidé ces populations, scolarisé leurs enfants, les avons soignés. En retour, nous voulons qu'une assistance soit apportée aux personnes qui les ont accueillies, mais aussi dans le cadre de la protection de l'environnement », a souligné Émilienne Raoul.

Par Jrang An@go.

Nouvelles technologies : les étudiants formés à de nouveaux logiciels

Photo : Les jeunes lors du lancement de Java EE7.

La nouvelle édition de Java édition entreprise (EE7) a été dévoilée aux étudiants congolais le 12 juillet à Brazzaville. Lancée par JCertif, cette version est une plateforme de programmation de logiciels utiles aux sociétés de téléphonie mobile

Avec Java EE7, les développeurs, programmeurs, concepteurs et architectes en informatique vont découvrir de nouveaux outils de gestion leur permettant de créer des programmes adaptés aux besoins actuels des entreprises. « Chaque fois qu'une nouvelle technologie sort, JCertif s'organise pour pouvoir l'apporter à Brazzaville afin que les jeunes informaticiens s'imprègnent des dernières nouveautés », a déclaré le président de JCertif International, Max Bonbhel. Selon lui, l'économie numérique dynamise le monde d'aujourd'hui, car aucun pays, pour son émergence, ne pourrait se passer des nouvelles technologies. Le secteur exige de ce fait des utilisateurs compétents et compétitifs.

Pour accompagner les jeunes, JCertif, en partenariat avec la société de téléphonie mobile Warid Congo, a mis en place un projet dénommé Warid Lab. Pendant six mois, les jeunes seront formés en entrepreneuriat. Pour participer au challenge, les jeunes ayant des profils différents doivent se constituer en groupes de quatre. L'inscription se fait sur le site Jcertif.com. La date limite du dépôt des dossiers est fixée au 20 juillet. « Nous nous intéressons aux programmeurs et développeurs. Le meilleur projet proposé intégrera le Lab où toutes les conditions sont réunies pour permettre à ces jeunes de réaliser leur rêve », a rassuré le responsable du projet Warid Lab, Clid Yoka Awa.

Affilié à Oracle, créateur de la plate-forme Java, JCertif est une organisation indépendante dont l'objectif est de promouvoir l'innovation à travers les technologies de l'information et de la communication, notamment dans les pays émergents. Après le Congo, le tour viendra aux jeunes du Cameroun et de la RDC de recevoir ces formations.

Par Jrang An@go.

jeudi 11 juillet 2013

Fespam : le ministre de la Culture rend hommage à tous ceux qui ont porté haut ce festival 


Photo : L'ancien secrétaire général adjoint de l'OUA, Pascal Gayama, répondant à la presse.

À quarante-huit heures de l'ouverture officielle de la plus grande fête de la musique africaine, Jean-Claude Gakosso, tout occupé à réussir l'édition 2013, a rendu hommage à tous ceux qui ont été à l'origine du Festival panafricain de musique (Fespam) et aux anciens commissaires généraux qui ont fait grandir ce projet

Ils étaient tous là, les anciens commissaires généraux du Fespam, à l'exception de Beethoven Germain Pella Yombo, excusé. Ainsi étaient présents : Charles Tchicou (le premier commissaire général du Fespam), Jean-Luc Aka-Evy, Ferréol Constant Patrick Gassakys, Dieudonné Moyongo (l'actuel commissaire général) et tous ceux qui étaient à l'origine du Fespam, comme Pascal Gayama, ancien secrétaire général adjoint de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).

Parlant au nom de tous, ce dernier a loué l'initiative du ministre de la Culture et des Arts, à sa sortie d'audience. « Le ministre a voulu nous jeter un clin d'œil en rappelant qu'il avait trouvé un bébé quand il prit ses fonctions comme ministre de la Culture et des Arts. Il est aujourd'hui en train de pérenniser cet outil. Il a donc pensé qu'il était normal aujourd'hui de s'entourer de ceux qui se sont intéressés à ce bébé à la veille de l'édition 2013. Nous l'avons chaleureusement remercié et lui avons manifesté notre disponibilité. Parce que dans le domaine de l'art, il n'y a jamais d'aboutissement. Cela commence quelque part d'une certaine manière et se perpétue d'une autre manière », a-t-il expliqué.

Et Pascal Gayama d'insister : « La musique constitue pour le continent africain, une ressource au même titre que toutes les ressources, à savoir les ressources minières, agricoles et autres. La ressource musicale quant à elle ne doit pas être négligée, elle peut nourrir l'Afrique, sinon des Africains. Il n'y a pas longtemps, sous d'autres cieux, on a parlé d'échanges entre l'Europe et les États-Unis. Il a été question d'exception culturelle.

Cela veut dire que si jamais les Africains laissent péricliter ou mourir une ressource comme la musique, ils n'auront plus de personnalité, parce que la culture, c'est d'abord l'homme, la personne qui la produit. Ensuite c'est une manière d'être, un regard sur le monde et une manière d'exister. De la sorte, la culture est perçue dès le départ, au niveau panafricain, comme une des armes de la libéralisation de l'Afrique, un outil de la promotion de l'Afrique. »

Le diplomate congolais a précisé que le premier festival panafricain d'Alger en 1969, avait de ce point de vue, adopté un manifeste demandant de ne pas négliger les arts et la culture. «Parce qu'il y va de l'existence, de la libération des Africains. Si vous vous laissez envahir par la culture et les arts des autres, c'est que vous vous laissez anéantir vous-même.

Et c'est ce qui se passe partout. Heureusement que la musique d'aujourd'hui, c'est-à-dire la musique moderne, est d'essence africaine. Non seulement ceux qui la produisent le mieux sont des gens d'ascendance africaine, qu'ils soient aux Amériques ou en Europe, mais aussi parce que ceux qui s'en inspirent trouvent leur inspiration justement de l'Afrique », a martelé Pascal Gayama. Pour illustrer ses propos, il a pris l'exemple de l'Asie : en Chine, il y a des personnes qui jouent du rap, de la techno, et beaucoup s'étonnent qu'ils aient cette rythmique d'essence africaine.

Les questions à se poser au final sont les suivantes : Cette exportation de la culture africaine a-t-elle une incidence en retour pour le continent ? Les Africains en tirent-ils profit ?

Par Jrang An@go.

France : la nouvelle politique de la Francophonie en Afrique sera lancée à Brazzaville

Photo : Yamina Benguigui face à la presse.

Le nouveau plan d'action de la France visant la survie de la langue française en Afrique, dénommé « Cent mille professeurs pour l'Afrique », sera lancé au mois de septembre à Brazzaville

En visite de travail au Congo, la ministre française déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a fait l'annonce au cours d'un point de presse, le 10 juillet à la Case de Gaulle.

« Dans mon plan d'action de relance de la Francophonie en Afrique, j'ai proposé au président français un programme qui s'appelle "Cent mille professeurs pour l'Afrique". Ces professeurs sont avant tout des formateurs. Le programme vise à vulgariser la langue française en Afrique. Le financement a déjà été trouvé. C'est un programme que nous allons démarrer dès septembre, ici, au Congo. Je suis très heureuse de vous annoncer que ce programme se développera d'abord ici. Nous nous devons donc d'être très solidaires », a souhaité Yamina Benguigui.

La ministre française, qui dit à ce jour avoir parcouru 45 pays depuis son arrivée au gouvernement, s'est montrée critique sur l'ancienne politique de la France vis-à-vis de l'Afrique. Pour elle, la France s'est détournée des continents émergents à partir des années quatre-vingt. Cette façon de voir les choses, a-t-elle expliqué, fait qu'aujourd'hui la Francophonie est en train de disparaître en Afrique.

« La langue française a décliné en Afrique pour diverses raisons. Nous n'avons pas mis les moyens pour son enseignement afin qu'elle survive. Depuis quelques années, l'Afrique connaît une progression fulgurante. On a vu des pays pauvres qui sont devenus riches et on voit aussi certains pays francophones qui changent de langue. Cela veut dire que la Francophonie est en train de disparaître », a martelé Yamina Benguigui.

La ministre française a rappelé que la nouvelle politique de la France en Afrique visait à ce que la France ne regarde plus les pays francophones de l'extérieur. « C'est ensemble, à hauteur d'hommes et à égalité, que nous devons défendre notre espace francophone. Parce que c'est aussi l'espace de demain. Il faut pour cela renforcer nos bases » a-t-elle conclu, soulignant que langue française compterait huit cents millions de locuteurs en 2050, dont 80 % en Afrique.

Par Jrang An@go.