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lundi 30 décembre 2013

Vœux : Bonne et Heureuse Année 2014

Photo : Carte des Vœux de Jr

La joie et la beauté deployée présentement sont des excellentes raisons d'offrir des vœux chaleureux aux êtres merveilleux que l'on cotoie.

Ainsi, "Tout comme l'étoile a guidé les pas des trois rois mages vers l'enfant Jésus, que Dieu vous conduise vers le bonheur". Que les feux d'artifices éclairent le ciel de votre vie, et que l'annnée 2014 soit comme un pont vers un monde merveilleux et plus lumineux. Que la nouvelle année soit encore plus riche en performances, en aspirations et en succès tant sur le web que sur le mobile, Tablette, Ipad, Iphone et Smartphone.

Si le bonheur est dans les petites choses, la paix intérieure elle, est dans l'âme; moi, indubitablement, via cette "Carte des Vœux JR & Cloches" 2014, je vous souhaite les deux, aussi bien à vous qu'à vos proches.

Jean Raymond Angonga
Attaché au Cabinet du Chef de l'Etat
Stratège & Blogger Indépendant

dimanche 29 décembre 2013

28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale) : Pour l’amélioration de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes

Photo de circonstance

A Londres où il a participé à la 28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale), le ministre délégué chargé de la marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a pris la parole pour faire entendre la voix du Congo et de l’Afrique sur les questions liées à la recherche de l’amélioration continue de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes et sur la lutte contre la piraterie maritime. 

Au nom de la République du Congo, à jour de ses contributions et qui a fait un don au Fonds de roulement de l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a encouragé cette organisation onusienne à pérenniser le programme intégré de coopération technique et a exhorté les Etats africains à adhérer au programme facultatif d’audit des administrations maritimes et à la ratification des conventions maritimes internationales.

Du haut de la tribune, l’homme d’Etat congolais a sollicité le soutien des Etats membres de l’O.m.i dans le suivi de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les Océans à l’horizon 2050 de l’Union africaine, dite stratégie A.i.m 2050, dont la République du Congo assure le plaidoyer depuis mai 2013 et qui devrait être adoptée en janvier 2014 par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine.

En marge des travaux de la 28ème assemblée générale, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a été reçu en audience par le secrétaire général de l’O.m.i, Koji Sekimizu. Au cours de leur entretien, le ministre congolais en charge de la marine marchande a mis en exergue le rôle que doit jouer la stratégie A.i.m 2050 dans le développement économique et social de l’Afrique dans les cinquante années à venir. La République du Congo qui a opté d’accompagner l’Union africaine dans ce projet a sollicité également à ce titre l’assistance de l’O.m.i.

Parlant de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050, le secrétaire général de l’O.m.i a soutenu que «l’Afrique ne peut prétendre à un développement économique et social pour les 50 ans à venir sans mettre les transports maritimes au cœur». Dans sa vision, il entend non seulement apporter l’assistance à la commission de l’Union africaine pour la mise en œuvre de la stratégie, mais également demander à chaque Etat membre d’élaborer sa stratégie nationale, en intégrant les autres modes de transport.

Pour ce faire, Koji Sekimizu a émis le vœu de participer au prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, en janvier 2014, pour apporter son soutien à ce projet. Les deux personnalités ont, également, passé en revue la coopération entre l’O.m.i, la République du Congo, l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (A.r.s.t.m) d’Abidjan et l’Union africaine.

Tout en remerciant le secrétaire général de l’exécution de demandes d’assistance formulées par la République du Congo au titre du biennal 2011-2013, notamment en ce qui concerne la formation et l’acquisition des équipements et  matériel de recherche et sauvetage, l’homme d’Etat congolais a sollicité d’autres séminaires de formation au titre de l’exercice 2014-2015 dont la facilitation du trafic maritime international et la formation des inspecteurs qualifiés au contrôle des navires par l’Etat du port des Etats membres du MoU d’Abuja, parce que la République du Congo adhère au Programme intégré de coopération technique (P.i.c.t).

En sa triple qualité de président du mémorandum d’entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du centre (MoU d’Abuja), de président du conseil d’administration de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer d’Abidjan (A.r.s.t.m) et de deuxième vice-président de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), le ministre congolais délégué à la marine marchande a marqué sa satisfaction quant à l’assistance apportée au système O.m.a.o.c et au MoU d’Abuja et formulé une nouvelle demande relative à l’élaboration du code maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre, de l’organisation d’une table ronde par l’O.m.a.o.c, la fourniture des équipements et le renforcement des capacités des enseignants de l’A.r.s.t.m.

Le secrétaire général de l’O.m.i s’est réjoui de l’état de coopération entre l’O.m.i et la République du Congo quant au renforcement du cadre institutionnel et des capacités humaines. Eu égard aux excellentes relations qui lient le Congo à l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a notifié au secrétaire général la volonté des autorités congolaises de le recevoir en 2014. Invitation qu’il a accueillie avec satisfaction et a promis l’insérer dans son calendrier de visite des pays africains.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a, par ailleurs, reçu la communauté congolaise vivant à Londres. Autour d’un cocktail dînatoire, il a échangé avec les ressortissants congolais sur la vie et le fonctionnement des institutions de la République. Au nom du président de la République, il les a exhortés à venir faire profiter aux Congolais leur savoir-faire, chacun dans son domaine.  «Les institutions de la Républiques sont à votre disposition pour vous aider à vous installer», a-t-il fait savoir à ses compatriotes, visiblement satisfaits de l’initiative du ministre congolais en charge de la marine marchande.

Par Jrang An@go.

mercredi 18 décembre 2013

Faculté des sciences de la santé : Une fournée de dix-neuf médecins et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé

Photo : Les nouveaux docteurs prêtant serment.

Du 9 au 11 décembre 2013, la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi a organisé, à Brazzaville, les soutenances des trentièmes thèses de doctorat en médecine et des mémoires en licence en sciences de la santé. Jeudi 12 décembre dernier, l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération a servi de cadre, pour la remise des diplômes aux impétrants. Le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, le ministre de l’enseignement supérieur, Georges Moyen, le Doyen de la faculté des sciences de la santé, Jean Rosaire Ibara, le recteur de l’Université Marien Ngouabi, Armand Moyikoua, et bien d’autres autorités étaient présents à cette cérémonie.

Laquelle a été couronnée par la remise des diplômes de docteur à dix-neuf doctorants et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé.L’instant était chargé d’émotion.

Main droite levée, regards paisibles, devant des jurys, et une foule inhabituelle, les impétrants ont juré d’offrir, gratuitement, des soins à leurs patients, de se donner pleinement dans l’exercice de leurs fonctions, conformément à la conduite dictée par le serment d’Hippocrate. A côté de cette trentième promotion de médecins, s’ajoutent vingt-quatre licenciés en sciences de la santé (Laboratoire, santé publique, sciences infirmières). Ils viennent tous d’accroître les effectifs du corps médical congolais, lequel exprime encore un important besoin en personnel. 

Président général des jurys, le professeur Léon Hervé Iloki a encouragé les médecins à la rigueur et à l’apprentissage continuel. «Le médecin que vous êtes devenu, doit demeurer un éternel apprenti. Je vous invite à poser deux actes. Le premier, immédiat: votre inscription au tableau de l’ordre des médecins. Le deuxième: celui de réviser sans cesse votre code de déontologie. Ainsi, vous deviendrez des femmes et des hommes libres. Car, retenez que la vraie liberté, celle de la conscience, s’acquiert par la volonté, et se conserve par la persévérance. Retenez aussi ce dicton: «Non scolae sed vitae», (nous n’apprenons pas pour l’école, mais pour la vie)», leur a-t-il rappelé. Avant de reprendre une affirmation d’Albert Einstein: «Ne faites rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande». Outre les félicitations adressées à l’ensemble des lauréats, Jean Rosaire Ibara a sollicité la construction d’une vraie faculté de médecine. De façon à offrir un cadre idéal pour la formation des futurs agents de santé.  

Ponctuant la session, Georges Moyen a salué l’effort opiniâtre et la formation à l’origine de ces résultats: «La qualité de la formation à la Faculté des sciences de la santé est donc sauve. Cette cérémonie est la consécration des efforts accomplis, année après année, par les lauréats d’aujourd’hui et, certainement, la réalisation d’un rêve longtemps caressé. J’imagine la fierté qui les habite, ce jour. A l’idée de porter leur nouveau titre de docteur en médecine et techniciens en sciences de la santé. Il s’agit d’une multiséculaire chaîne de sacrifices, de succès, mais aussi de responsabilités devant l’être humain.» 

Par Jrang An@go.

jeudi 12 décembre 2013

Sommet France-Afrique de l’Elysée (Paris-France) : L’esprit du héros Nelson Mandela, dans les questions de paix et de sécurité en Afrique

Photo : François Hollande prononçant son allocution

Le président français François Hollande avait vite fait de dédier, dès l’ouverture, vendredi 6 décembre, le sommet France-Afrique consacré à la paix et la sécurité en Afrique, à Nelson Mandela, qui venait de quitter ce monde, la veille, quelques heures seulement avant. «Le monde est en deuil (...) Il (Nelson Mandela) était déjà entré dans l’Histoire de son vivant. Mort, il prend place dans la conscience universelle», a dit le président français. Projection d’images sur Nelson Mandela, minute de silence… le retentissement planétaire du décès du père de l’Afrique du Sud multiraciale ne faisait que commencer… Ainsi, l’esprit du héros a sans doute insufflé ce sommet. 

En effet, la densité de la déclaration qui l’a sanctionné le samedi 7 décembre 2013, aussi bien sur la paix et la sécurité que sur «le partenariat économique et le développement», que sur «le changement climatique» en sera sans doute la preuve. Les 53 délégations de pays africains annoncées étaient là (à l’exception du Zimbabwe), dont une quarantaine de chefs d’Etat (parmi lesquels le Congolais Denis Sassou Nguesso) en plus des représentants des Nations unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

«Les chefs d’Etat et de gouvernement ont réaffirmé leur attachement à la sécurité collective sur le continent africain et leur engagement à favoriser la paix et promouvoir les droits de l’homme, en conformité avec les buts et principes de la charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Ils ont appelé de leurs vœux le renforcement du dialogue stratégique entre l’Afrique et la France pour une vision commune des menaces. Ils ont affirmé que paix, sécurité, promotion et protection des droits de l’homme étaient indissociables et qu’une action rapide en cas d’atteintes graves aux droits de l’homme pouvait constituer un outil efficace dans la prévention des conflits», souligne la déclaration finale.

A cet effet, ils se sont engagés à mettre en place une nouvelle architecture africaine de paix et de sécurité qui passe par: la formation par la France de 20.000 soldats africains par an pendant cinq ans; la mise à disposition de conseillers politico-militaires à la C.e.d.e.a.o et à la C.e.e.a.c; l’aide à la rédaction de «Livres blancs». La Caric (Capacité africaine de réaction immédiate aux crises) bénéficiera d’un appui français à la création d’un état-major projetable (conception et équipement) et de conseil sur la mutualisation des capacités aériennes.

Les pays africains ont été appelés à ratifier le traité sur le commerce des armes par les pays africains pour lutter contre le phénomène de la dissémination des armes de guerre. Lors de la réunion du G8 en 2014, un débat de haut niveau aura lieu au conseil de sécurité sur le phénomène du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest. En ce qui concerne la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, la France va aider à la création d’un collège de formation sur l’action de l’Etat en mer en Afrique; tout comme elle va apporter son soutien à la mise en œuvre de la déclaration de Yaoundé.

L’autre champ qui a retenu l’attention des chefs d’Etat et de gouvernement est évidemment le terrorisme. Ils ont appuyé les efforts réalisés actuellement comme en France où la réflexion a été lancée sur la mise en place d’une stratégie nationale de prévention de la radicalisation (instruction donnée au premier ministre). En Afrique, l’effort va se traduire par le soutien à la lutte pour le contrôle des flux financiers du terrorisme (mobilisation nécessaire de l’Onu, d’Interpol, du Gafi).«Les chefs d’Etat et de gouvernement soutiennent l’appel qui leur est adressé par les premières dames réunies à l’occasion du sommet, pour dénoncer la persistance intolérable des violences sexuelles dans les conflits. Ils s’engagent à lutter contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles et à mettre en œuvre des plans d’action nationaux, associant les organisations de la société civile, afin de mettre fin à ces violences conformément aux résolutions «Femmes, paix et sécurité» du Conseil de sécurité des Nations unies».

Dans le partenariat économique et le développement, les engagements sont aussi profonds. Outre la volonté de favoriser les investissements, les échanges (avec pour objectif du doublement des échanges franco-africains d’ici à 2020), d’encourager les flux d’échanges intellectuels, la France, par le biais de son agence spécialisée, l’A.f.d, s’est engagée pour près de 20 milliards d’euros de financement pour l’Afrique sur cinq ans, dans le domaine du développement.

François Hollande a beau appeler l’Afrique à prendre en charge sa sécurité, pour l’instant, le rôle de son armée sur le continent, sous l’encadrement des Nations unies, est inévitable. Pendant que se déroulait le sommet, le conseil de sécurité a donné son feu-vert à l’intervention de l’armée française en Centrafrique, pour désarmer les milices.

Par Jrang An@go.

dimanche 8 décembre 2013

Ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat : Désormais, le recrutement dans la fonction publique se fait sur concours

Photo : Vue des membres du haut comité de la fonction publique.

Le haut comité de la fonction publique, mis en place par le président de la République, à travers le décret n°2011-102 du 11 février 2011, s’est réuni, pour la première fois, le vendredi 28 novembre 2013, dans la salle 515 du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville. Ouvrant la réunion, en présence d’Emmanuel Obami, directeur général de la fonction publique, Guy-Brice Parfait Kolélas, ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat,  président dudit haut comité, a rappelé les missions du haut-comité de la fonction publique et donné des orientations à ses membres pour l’ouverture du premier concours de recrutement dans la fonction publique, au titre de l’année 2013, avec un quota de 150 postes budgétaires. Au titre de l’année 2014, ce quota va augmenter, a dit le ministre. 

Le haut comité de la fonction publique, dont la coordination est assurée par le ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, compte quatorze membres (les représentants de la présidence de la République, du secrétariat général du gouvernement, du Ministère de l’enseignement  supérieur) et des directeurs généraux de l’administration publique. Sa mission est d’organiser, chaque année ou suivant les besoins en personnel, le concours d’entrée dans la fonction publique.

C’est ainsi que pour sa première réunion, l’objet a été l’organisation du tout premier concours de recrutement dans la fonction publique, au titre de l’année 2013. «150 postes sont ouverts au test, aux différents niveaux de toutes les administrations», a précisé le ministre Kolélas. La liste de ces 150 nouveaux postes est disponible au Ministère de la fonction publique.

Jusque-là, l’entrée à la fonction publique se faisait par simple sélection des dossiers présentés. Cette façon n’a pas permis de doter la fonction publique de ressources humaines de qualité, sans compter l’anarchie et autres pratiques de corruption que cela a entraînées.

Le concours va se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, notamment dans les chefs-lieux des départements. Les préfets, qui représentent le gouvernement, seront instruits pour recevoir les dossiers des candidats. Le moment venu, les équipes du haut comité de la fonction publique, chargées de la régularité des tests et des examens, se déplaceront dans les départements, pour veiller à la bonne marche et au bon déroulement des épreuves. «Ceci pour l’équité et la transparence», a précisé Guy-Brice Parfait Kolélas.

L’enjeu du concours est d’avoir des ressources humaines compétentes. «Notre administration a besoin de se professi-onnaliser. Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, nous allons vers l’édition des répertoires des métiers des différentes administrations et des répertoires des métiers transverses de l’administration. Ces métiers font appel à une professionnalisation. Cette professionnalisation, nous ne pouvons l’avoir qu’en passant par un tamis, le tamis des tests. Le Congo, qui se veut émergent, doit avoir une administration digne de ce nom, avec des cadres qui répondent à la nouvelle culture: la Gestion axée sur les résultats», a dit le ministre de la fonction publique. 

Par contre, les diplômés sortis des écoles de formation administrative (comme Loukabou, l’Eni, l’Enam, etc.) dont l’entrée se fait sur concours, sont dispensés du concours d’entrée dans la fonction publique. Le haut comité de la fonction publique a aussi la possibilité de saisir l’inspection d’Etat, concernant le dysfonction-nement dans l’organisation, par exemple des commissions administratives paritaires. Il peut demander à l’inspection d’Etat toute enquête, qu’il juge utile. 

Rappelons  que le haut comité de la fonction publique comprend une coordination et des commissions. Il a  comme président le ministre en charge de la fonction publique. La date du tout premier concours d’entrée dans la fonction publique sera communiquée ultérieurement.

Par Jrang An@go.

samedi 7 décembre 2013

Congo - Francophonie : La Francophonie invitée pour apporter son appui au processus électoral

Photo : Cyrille Zogo Ondo.

La délégation de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), conduite par Cyrille Zogo Ondo, a rencontré, mercredi 4 décembre 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, le P.c.t et ses alliés de la majorité présidentielle, pour la séance de travail qu’ils avaient eue. C’est André Massamba, secrétaire général adjoint du P.c.t, qui a conduit la délégation de la majorité présidentielle. A l’issue de la rencontre, qui s’est déroulée à huis clos, Cyrille Zogo Ondo et Serge Michel Odzoki se sont prêtés aux questions de la presse, pour faire le point. 

Cyrille Zogo Ondo s’est dit optimiste quant à l’avenir du Congo: «L’O.i.f a décidé d’envoyer une mission au Congo, sur invitation du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, pour essayer d’évaluer les conditions de préparation des prochaines élections locales. A ce stade, nous avons privilégié l’écoute, l’échange  d’information, parce que notre objectif est, d’abord, de comprendre ce qui s’est fait, depuis Dolisie. Puisque nous savons qu’il y a eu une quinzaine de recommandations qui ont été émises, lesquelles recommandations vont dans le sens de l’amélioration du processus électoral. Le comité de suivi, qui a reçu mandat de mettre en œuvre toutes ces recommandations, nous a sollicité, a sollicité le secrétaire général de la Francophonie, le président pour à relever le défi, pour l’aider à mettre en œuvre cette mission.

Nous sommes venus pour accompagner le comité de suivi, pour faire en sorte que les problèmes  qui ont fait l’objet d’échange, à Dolisie, puissent trouver des solutions concrètes. Nous avons, dans cette perspective, demandé à rencontrer l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile ainsi que les partenaires multilatéraux et bilatéraux. Nous avons tenu à peu près la moitié de nos rencontres et nous continuons à tenir d’autres rendez-vous qui vont nous permettre de nous éclairer, de mieux comprendre et d’avoir une meilleure lecture du processus électoral, de manière à identifier les secteurs pour lesquels l’accompagnement de la Francophonie peut être plus utile ici au Congo, en appui au processus électoral, bien-sûr. Nous devons, encore rencontrer une partie de la classe politique, nous avons également sur la liste des rencontres, les partenaires bilatéraux, l’Union européenne, le P.n.u.d.

Nous avons pensé également qu’il était bien de rencontrer les chefs religieux, parce que ces gens dont on ne parle pas assez, que l’on ne voit pas souvent dans les agitations électorales, jouent un grand rôle, un rôle d’opinion sur les électeurs. Dans ce cadre, nous pensons rencontrer, peut-être, l’archevêque de Brazzaville, l’imam et, peut-être, les chefs d’autres confessions religieuses. Nous pensons qu’en agissant ensemble, en mettant ensemble tous nos efforts, l’avenir ne peut être que meilleur. Nous sommes optimistes pour l’avenir au Congo» 

Serge-Michel Odzoki, porte-parole du P.c.t: «Ils nous ont écoutés, nous leur avons dit comment ça évolue, malgré les difficultés, l’effort qui est fait pour faire aboutir ce processus-là. Ils ont apprécié l’engagement des différents acteurs, singulièrement la majorité présidentielle qui a réaffirmé sa volonté d’aller de l’avant, pour faire en sorte que le processus démocratique, dans notre pays, à travers les recommandations de Dolisie, soient un processus fort, consensuel, durable. Ce qu’il faut dire, c’est qu’ils ont véritablement apprécié le travail qui a été fait à Dolisie. Ils n’ont pas tari d’éloges pour dire que ce qui s’est fait à Dolisie, ce qui s’est dit à Dolisie, les recommandations de Dolisie vont dans le sens du renforcement de la démocratie au Congo. Et que de ce point de vue-là, notre pays peut être considéré comme étant sur la bonne voie».

Par Jrang An@go.

vendredi 6 décembre 2013

25ème anniversaire du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique Australe : Firmin Ayessa a lancé la campagne médiatique pour commémorer l’événement

Photo : Firmin Ayessa (au milieu)

13 décembre 1988 - 13 décembre 2013, il y a, exactement, 25 ans que fût signé, à Brazzaville, le protocole sur la paix en Afrique australe. Pour devoir de mémoire, le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président de la République, a donné, mercredi 4 décembre 2013, à l’hôtel Ledger Plaza, à Brazzaville, une conférence de presse sur le lancement de la campagne médiatique relative à la commémoration de cet évènement. A cette occasion, il a appelé les chevaliers du micro et de la plume à sensibiliser l’opinion et faire un large écho de cet évènement. 

Devant un parterre de journalistes, tant de la presse nationale qu’internationale, très détendu, le ministre d’Etat Ayessa a, dans son mot liminaire, rappelé les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les négociations ayant abouti à la signature de l’accord de Brazzaville et le rôle joué par le président Denis Sassou Nguesso.

Pour Firmin Ayessa, cet événement historique majeur ne peut pas être balayé par un simple revers de la main. D’où la nécessité d’en parler, pour mieux fixer les générations futures. «Il y a 25 ans, Brazzaville, notre ville-capitale, a eu l’honneur et le privilège d’abriter les négociations tripartites entre l’Angola, l’Afrique du Sud et Cuba, sous la médiation des Etats-Unis d’Amérique, pour une paix négociée en Afrique australe. Ces négociations, longues et difficiles, avaient connu, avant Brazzaville, un cheminement tout aussi long et stérile, à travers les étapes de Londres, de New York, de Genève, du Caire et du Cap-Vert. In fine, c’est à Brazzaville que ces négociations historiques furent conclues, avec la signature du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique australe», a-t-il rappelé. 

Firmin Ayessa a, par ailleurs, relevé que c’est un acte déterminant et fondateur, parce qu’il donna lieu, le 22 décembre 1988, à la signature des accords de NewYork, ouvrant la voie au retrait des troupes cubaines d’Angola; au retrait des troupes sud-africaines de la Namibie et du Sud de l’Angola; à l’indépendance de la Namibie; à la libération de Nelson Mandela; au démantèlement de l’apartheid; à l’avènement de la nouvelle Afrique du Sud. «Dans cet heureux dénouement, le Congo joua un rôle notable. D’abord, par les conditions propices au bon déroulement des négociations, conditions qu’il réunit, en tant que hôte de ces négociations historiques. Ensuite et surtout, grâce à la facilitation que son président réussit à mener, avec persévérance et efficacité, pour que le round de Brazzaville ne fut pas un échec, comme les précédents. Le président Denis Sassou Nguesso remplit sa mission de facilitation avec succès, parce qu’il connaissait le dossier. Il en avait la totale maîtrise», a-t-il relevé. 

Le conférencier a, également, rappelé qu’élu président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine, en juillet 1986, il fit de la libération de l’Afrique australe et de l’éradication de l’apartheid, sa priorité, son cheval de bataille. «Ainsi, il proposa, à la faveur du 8ème sommet des pays non alignés, en septembre 1986, à Hararé (Zimbabwé), la création du Fonds Africa dédié au soutien de la lutte des peuples de l’Afrique australe contre l’apartheid. En avril 1987, il réussit à mettre autour de la même table le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires africaines, Monsieur Cheaster Crocker, et le ministre angolais, Monsieur Alexandro Rodrigues «Kito», dans une espèce de prélude de préfiguration des grandes négociations à venir», a-t-il rappelé.

Répondant à la question de savoir pourquoi avoir attendu si longtemps, pour rappeler à la face du monde que Brazzaville avait abrité un événement aussi important, Nelson Mandela, qui devrait, certainement, savourer ces bons moments, n’est pas bien portant et ne pourrait, certainement, pas faire le déplacement de Brazzaville, pour vivre cet évènement, pourquoi donc ce retard? 

A cette question, le conférencier a répondu, en ces termes: «Je ne vois pas que l’on puisse parler en terme de retard. Disons simplement que chaque chose en son temps. Comme disait le sage, il n’y a rien de mieux qu’une idée qui arrive à maturité, qui arrive à son heure. Oui, nous avons attendu 25 ans. C’est un bel âge, vous l’avez dit. Nous avons attendu 25 ans, non simplement parce qu’on aurait pu oublier que cet évènement a existé et que Brazzaville l’a abrité, mais comme vous le savez, les anniversaires, ce sont des célébrations symboliques.

Nous n’avons pas été seul à organiser cet évènement. Le gouvernement congolais n’avait pas voulu donner comme l’impression qu’il se précipitait pour tirer à lui tout seul, la couverture. Nous avons laissé le temps qu’il faillait, pour que les uns et les autres digèrent aussi l’importance de cet évènement et nous avons choisi, puisqu’il s’agit du symbole, le président et le gouvernement congolais ont estimé que 25 ans après, un quart de siècle après, nous voudrions nous arrêter, pour célébrer ce symbole».

Par Jrang An@go.

mardi 26 novembre 2013

U.a (Union africaine) : Jean-Marie Michel Mokoko nommé chef de la Misca, en Centrafrique

Photo : Le général de division Jean-Marie Michel Mokoko.

L’officier général congolais à la retraite, le général de division Jean-Marie Michel Mokoko, a été nommé, le 22  novembre 2013, par la présidente de la commission de l’U.a (Union africaine), le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, comme représentant spécial de l’Union africaine en République Centrafricaine (RCA) et chef de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) sous conduite africaine.

D’autres officiers ont été nommés en même temps. Il s’agit du général de brigade Martin Tumenta Chomu, de la République du Cameroun, nommé Commandant de la composante militaire de la Misca, du colonel de gendarmerie Patrice Ostangue Bengone, de la République Gabonaise, nommé chef de la composante police de la Misca et du commissaire principal de police Don Deogracias Ndong Nguema, de la Guinée Équatoriale, nommé adjoint au chef de la composante de police. 

Les nominations à la tête de la Misca sont intervenues après consultation de la présidente de la Commission de l’Union africaine avec la C.e.e.a.c (Commission économique des Etats d’Afrique centrale), car les deux institutions «travaillent étroitement ensemble, en vue d’assurer une transition réussie entre la Mission de consolidation de la paix de la C.e.e.a.c en RCA (Micopax) et la Misca».Né le 19 mars 1947, à Mossaka (dans l’actuel département de la Cuvette), Jean-Marie Michel Mokoko a embrassé la carrière militaire, en commençant par l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc de Brazzaville. Après son admission au concours, il est élève-officier, de 1970 à 1972, de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr-Quoëtquidan (France), promotion «n°157 général De Gaulle». Il est diplômé non seulement de Saint-Cyr, mais aussi de l’école d’application du génie d’Angers et de l’école d’état-major de Compiègne.

Doté d’une solide formation, il occupera, successivement, plusieurs hautes fonctions au sein de l’armée congolaise: directeur central du génie du 3ème Régiment d’infanterie motorisée et de l’armée de terre; chef de corps de l’infanterie; commandant de la zone autonome de Brazzaville (Zab), chef d’Etat-major général adjoint, chef d’Etat-major général à partir de 1987, succédant au colonel Emmanuel Elenga. En 1990, il est nommé au grade de général de brigade. Officier acquis à la cause de la paix, il permettra la tenue sans heurts, à Brazzaville, en 1991, de la Conférence nationale souveraine, en maintenant l’armée dans une position de neutralité, au grand dam des officiers et responsables politiques radicaux du régime du parti unique, qui voulaient que l’armée intervienne pour mettre un coup d’arrêt à cette dynamique populaire qui entraînait le pays vers l’ouverture démocratique. 

Devant les contradictions qui gagnent la vie politique nationale, après l’élection en juillet 1992 du président Pascal Lissouba, il prend l’initiative de forcer la classe politique à trouver une solution consensuelle pour sortir de la crise politique qui menace de dégénérer en guerre civile, en enfermant, le mercredi 2 décembre 1992, au palais des congrès, les principaux responsables politiques de la majorité et de l’opposition, tandis que l’armée est déployée aux alentours. Ils ne pouvaient pas sortir de là sans trouver de solution à la crise politique. Parmi les décisions issues de ce conclave, la formation d’un gouvernement d’union nationale, dont le premier ministre sera Claude-Antoine Da Costa.

Mais, entré en contradiction avec le président Pascal Lissouba, le général Mokoko démissionne de son poste de chef d’Etat-major général, le 18 juillet 1993 et, craignant pour sa vie, il s’exile, volontairement, en France. Derrière lui, le pire qu’on craignait se produira. Les premières violences armées de l’ère démocratique éclatent à Brazzaville, en novembre 1993, faisant plus de trois mille morts, en trois mois.

En 1996, le général Mokoko publie, en France, un livre, «Congo: Le temps du devoir», qui marque son entrée en politique. Il crée même un parti politique, le M.r.c (Mouvement pour la réconciliation des Congolais), mais qui fera long feu. Saint-Cyrien dans l’âme, il ne s’engagera pas dans les violences armées qui secouent le pays, en 1997. «Le général Mokoko a une longue et riche expérience dans le domaine de la paix et de la sécurité. Il a, notamment, occupé les fonctions de chef d’État-major général des Forces armées congolaises, entre 1987 et 1993, et celle de conseiller à la paix et à la sécurité du président de la République du Congo.

II a, en outre, été représentant spécial du président en exercice de l’Union africaine pour la Côte d’Ivoire, pour la période 2006-2007», rappelle le communiqué de la commission de l’Union africaine. Jusqu’à sa nomination, le général Mokoko occupait la fonction d’adjoint au haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Il prend ses nouvelles fonctions, le 19 décembre 2013.

Par Jrang An@go.

ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques) : Le nouveau siège, un immeuble ultra-moderne, inauguré à Brazzaville

Photo : Firmin Ayessa coupant le ruban symbolique

Le Ministre d’Etat Firmin Ayessa, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, a inauguré, vendredi 22 novembre 2013, le nouveau siège de l’ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques), en présence de M. Thierry Moungalla, Ministre des Postes et Télécommunications, de M. Yves Castanou, Directeur général de l’ARPCE, M. Benoit Moundélé-Ngollo, Préfet de Brazzaville, M. Louis Sakala, maître d’ouvrage, ainsi que de plusieurs invités dont des membres du corps diplomatique et le personnel de l’ ARPCE. 

C’est un immeuble longiligne aux parois en verre qui se dresse, désormais, au rond-point de l’Avenue de l’Amitié, embellissant ainsi le paysage urbain de cette partie de la ville capitale. Les travaux ont été réalisés, pendant trente mois, pour un coût total de 10.984.838.304 F CFA, par l’Entreprise GTA (Générale des Travaux d’Aménagements), une société de droit congolais, à capitaux mixtes et privés, sous tutelle du Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat. L’étude architecturale est l’oeuvre de l’architecte Calixte Kaba du Cabinet Fusion Architecture-Urbanisme de Côte d’Ivoire; les études de béton et de structure par l’ingénieur Boniface Mevo du BEATB (Bureau d’Etudes et d’Assistance Technique du Bâtiment). Les contrôles techniques ont été assurés par le Bureau SOCOTEC Bassin du Congo et le BCBTP (Bureau de Contrôle du Bâtiment et des Travaux Publics).

Quatre allocutions ont été prononcées à l’occasion de l’inauguration du siège de l’ARPCE. M. Louis Sakala, a fait une présentation technique du bâtiment, en expliquant que l’édifice est déployé sur dix niveaux, dont deux sous-sols de parking, avec un total de vingt-cinq places, abritant aussi des équipements techniques et de service, deux bâches à eau de 45m3  et 25 m3 dont une pour l’alimentation courante en eau de l’immeuble et l’autre pour la sécurité incendie, avec évidemment leurs puissants  groupes de surpression. Le rez-de-chaussée comprend un hall d’accueil, une salle de conférence de 120 places, une salle de réunion et un salon V.i.p. Il y a au total six étages de bureau, avec au premier étage un espace high-tech pour la gestion des fonctions techniques principales de l’agence, un restaurant de trente places et une salle de sport avec ses vestiaires.

Chaque palier comporte un hall d’accueil, des bureaux fermés, un «open space», une kitchenette, un espace pause-café et évidemment des toilettes. Le bâtiment totalise 78 bureaux fermés et des «open spaces» d’une capacité maximum de 108 places. Le dixième et dernier niveau est un roof accessible, coiffé de sa belle caquette qui est la cerise sur l’architecture déjà très excellente de l’édifice. L’immeuble est desservi par deux ascenseurs de 630 kg et 425 kg, ainsi que deux escaliers de service. Tout le complexe est alimenté en électricité SNE (Société Nationale d’Electricité) à partir d’une ligne moyenne tension de 20 kvolts, via un transformateur de 800 Kva.  Deux groupes électrogènes de 630 Kva et 250 Kva assurent le secours en alimentation électrique, en cas d’indisponibilité de courant SNE. «Le bâtiment est doté de cinq systèmes de protection incendie à savoir: la détection incendie qui sert à desceller les prémices d’un incendie dans le bâtiment et à déclencher les alarmes; les bornes des robinets d’incendie Armé Ria reliés à la deuxième bâche à eau de 25m3 constituent le deuxième, la troisième est l’extinction automatique dans la salle des serveurs, permettant non seulement de desceller un début d’incendie, mais aussi de l’éteindre  automatiquement par un  gaz neutre appelé Définert. Les extincteurs mobiles portatifs très visibles dans le bâtiment en sont le quatrième. Enfin, les servitudes automatiques sur des autres équipements notamment les ascenseurs et les contrôles d’accès, la climatisation et la ventilation, en cas de détection d’un incendie».

Pour M. Yves Castanou, «la cérémonie d’inauguration est l’aboutissement d’un long et difficile processus qui a débuté en mars 2011, par la pose de la première pierre à cet endroit où se trouvaient jadis un ravin et un dépotoir». Le directeur général a rappelé l’historique de l’ ARPCE, qui est née des cendres de l’ex-direction générale de l’administration centrale des postes et télécommunications que dirigeait M. Jean Bosco Obili. L’Agence «est un établissement public administratif dont la mission est d’intervenir dans les secteurs régulés comme un arbitre, un juge, un gendarme, un partenaire, un facilitateur». Durant ces trois dernières années d’exercice, «l’ARPCE a connu et surmonté beaucoup de challenges, animée par une vision et une passion de contribuer à transformer le pays, à le rendre plus prospère tel que cela est stipulé dans le programme de société du président de la République «Le Chemin d’Avenir». M. Yves Castanou a, ensuite, souligné que le nouveau bâtiment qui offre au personnel de meilleures conditions de travail, grâce à des bureaux lumineux équipés de mobiliers modernes, confortables et fonctionnels, est doté de matériels technologiques et informatiques performants.

Il a aussi évoqué l’épopée qui a permis de réunir les fonds destinés à financer les travaux de construction  et d’équipement de cet immeuble. «Après plusieurs longues et difficiles démarches tant administratives que financières, nous avons pu acquérir en fonds propres, ce terrain sur lequel nous nous trouvons aujourd’hui. A cette époque, nous n’avions pas pu obtenir de financement, parce que l’ARPCE en était encore à ses débuts. Nous connaissons, tous, la prudence que les banques ont, en matière de prêt, lorsqu’elles ne sont pas rassurées par la capacité de l’entreprise à rembourser sa dette. Mais comme vous le savez, rien n’est plus fort qu’un rêve! Notre dernière option fût donc de chercher une entreprise locale, qui nous ferait confiance et serait prête à nous accompagner dans ce projet. Et cela, en préfinançant les travaux de construction en échange d’un engagement de paiement mensuel ferme de notre part.
Quelques mois après le démarrage des travaux, nos ressources étant insuffisantes pour poursuivre ce projet, nous sommes repartis vers les banques qui cette fois, ont accepté de nous accompagner. L’ARPCE a ainsi reçu de EcoBank un prêt sur cinq ans d’un montant de 7 milliards de francs Cfa et un autre prêt sur cinq ans de la BGFI, d’un montant de 3 milliards, soit un total de 10 milliards remboursables sur cinq ans. Durant toutes ces phases, nous avons obtenu le soutien et la bénédiction du Chef de l’Etat pour la réalisation de ce projet. C’est donc grâce à l’engagement de tous et au soutien de nos partenaires financiers, qu’il nous a été possible de réunir les fonds nécessaires pour lancer les travaux et nous avons vu s’élever, progressivement, les murs de ce bâtiment moderne qui se veut être l’expression même de notre vision dynamique pour les secteurs régulés». 

Après cela, il ne restait plus qu’au Ministre Thierry Moungalla de féliciter l’ARPCE. «La joie de voir s’élever une construction console l’architecte d’ignorer le sort qu’on lui réserve», a dit un sage. Cette assertion est d’autant moins vrai dans le cas présent qu’au contraire, nous savons tous quelle sera l’utilité de l’ouvrage qui sera porté sur les fonts baptismaux dans quelques minutes. Son utilité sera d’incarner d’abord et avant tout, la puissance régulatrice de l’Etat dans un secteur en pleine expansion, ces technologies de l’information et de la communication placées au cœur de l’ambition d’émergence du Congo portée par le Président Denis Sassou Nguesso. Ce bâtiment doit incarner également la volonté des Pouvoirs publics de voir ce secteur, pour l’essentiel virtuel, fait d’autoroute de l’information, de réseaux et d’interconnexion technologique impalpable à l’œil nu mais si présent dans notre quotidien se matérialiser dans la réalité physique de notre ville capitale», a-t-il déclaré, avant d’inviter les opérateurs de téléphonie mobile opérant au Congo de s’inspirer de cet exemple.

Aux cadres et agents de l’ARPCE, il les appelés au travail. «En vous offrant ce symbole, cadre idéal de travail, aussi bien pour les agents que pour les opérateurs du secteur, l’Etat entend voir l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques s’engager à ses côtés à donner au Congo une place de choix dans le développement et l’expansion du secteur des communications électroniques», leur a-t-il dit, avant de les interpeller plus loin: «Monsieur le Directeur général, cadres et agents de l’ARPCE, persévérez dans votre motivation, dans l’ardeur et la recherche de la qualité de service au plus grand profit et plaisir de nos compatriotes. Gardez à l’esprit cette exhortation du philosophe Denis Diderot qui affirmait: «Il faut être enthousiaste de son métier pour y exceller».

Après la série des allocutions, il y a eu la décoration des principaux acteurs du projet de construction de l’immeuble de l’ARPCE. Ainsi,  M. Yves Cas-tanou a été élevé au grade d’officier dans l’Ordre du mérite congolais, tandis que M. Louis Marc Sakala et M. Victor Mabiala ont été honorés du grade de chevalier. Dans l’Ordre du dévouement congolais, MM. Ndensondé, Luc Mis-sidimbanzi, Jean Célestin Endoko et John William Bongo ont eu le grade d’officier, tandis que MM. Benjamin Mouanza, Antoine Ndekololo, Pierre Mambika Damba, le grade chevalier. 

Après la coupure du ruban symbolisant l’inauguration officielle de l’immeuble par le Ministre d’Etat Firmin Ayessa, les autorités présentes ont eu droit à une visite guidée de l’immeuble. 

Par Jrang An@go.

jeudi 21 novembre 2013

Congo - Qatar : Denis Sassou Nguesso en séjour de travail à Doha

Photo : Le président Sassou Nguesso reçu à Doha.

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a effectué, du 16 au 18 novembre 2013, une visite de travail à Doha, capitale de l’Etat du Qatar. Au cours de cette visite qui est intervenue dans le cadre de la dynamisation des relations diplomatiques et de coopération établies en avril 2000 entre les deux pays, le chef de l’Etat, qui était accompagné des ministres Gilbert Ondongo, Basile Ikouebé et Jean-Jacques Bouya, a eu une séance de travail avec l’émir du Qatar, Sheikh Hamad Bin Khalifa al-Thani, et il a rencontré les hommes d’affaires qatari à qui il a parlé des opportunités d’investissement au Congo. 

Depuis le début des années 2000, le Congo et le Qatar ont signé plusieurs accords de coopération dans les domaines de l’économie, du tourisme, du transport aérien, des douanes et du sport. Depuis, les deux pays multiplient les échanges au plus haut niveau, pour amorcer leur coopération. L’émir du Qatar était accueilli au Congo, en mars 2010, avec une forte délégation. Cinq accords et trois mémorandums avaient été signés.

Le président Denis Sassou Nguesso s’était rendu à Doha, en 2008, puis en décembre 2012, pour participer à la 18ème  édition de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques. La visite présidentielle de cette année semble constituer un tournant décisif dans les relations entre les deux pays, avec la concrétisation des accords signés. La coopération entre les deux Etats nécessite un cadre juridique qui se met, progressivement, en place. Le Congo a déjà ratifié l’accord de promotion et de protection réciproque des investissements, et l’accord relatif à la coopération économique et commerciale. Cela pourra permettre ainsi à la société qatarie, Qatar Mining, de se lancer dans l’exploitation des sels de potasses dans le département du Kouilou, dont la phase exploratoire est très avancée.

La visite de travail du chef de l’État devrait aussi permettre à la délégation générale des grands travaux du Congo de soumettre à la partie qatarie des projets dont les fiches techniques ont déjà été élaborées. Ils concernent, principalement, la construction d’un centre international d’affaires, la reconstruction de la zone sinistrée de Mpila, et la construction d’un nouveau centre hospitalier universitaire, à Brazzaville.

Dans le domaine des hydrocarbures, la S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo) et la société Qatar Petroleum International ont conclu des accords stratégiques. Par ailleurs, le partenariat entre la société pétrolière française Total, le Congo et le Qatar a permis l’arrivée des Qataris dans le capital de Total E&P Congo, lui permettant ainsi de financer son programme de développement de Moho-Nord.Les relations avec le Qatar débouchent aussi sur le projet de construction, à Brazzaville, de la plus grande mosquée de la sous-région, projet auquel le gouvernement congolais a donné son accord, depuis février 2012. Il lui reste de trouver un terrain pour ce projet. 

Par Jrang An@go.

Ordre national de la paix : Elevé au grade de commandeur, Pierre Michel Nguimbi félicite le chef de l’Etat pour son action en faveur de la paix

Photo : La cérémonie s’est achevée dans une bonne ambiance familiale.

Actuel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo au Sénégal (avec juridiction sur le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert et la Gambie), ancien ministre et député élu (P.c.t) de Louvakou (département du Niari), Pierre Michel Nguimbi, 56 ans, a été nommé par décret présidentiel au grade de commandeur de l’Ordre national de la paix.

La médaille relative à ce grade lui a été épinglée, «au nom du président de la République, grand maître des Ordres nationaux», par le colonel Norbert Okiokoutina, grand chancelier des Ordres nationaux, lors d’une cérémonie au domicile de l’heureux récipiendaire, au Plateau des 15 ans, à Brazzaville, lundi 11 novembre 2013, devant sa famille, des amis et quelques collaborateurs. A l’issue de la cérémonie qui s’est terminée dans une bonne ambiance familiale, l’homme politique congolais a livré ses sentiments à la presse. En voici un large extrait.

«Etre décoré par le grand-maître des Ordres nationaux qu’est le Président de la République, ce qu’il fait au nom du peuple congolais qu’il incarne, est un grand honneur. C’est une reconnaissance et c’est une preuve que, dans le domaine précis qu’est celui de la paix, j’ai contribué, j’ai mis ma pierre à l’édifice. Je me rappelle encore tous ces amis, tous ces frères et sœurs qui se sont engagés dans ce combat pour la paix, au sortir de la guerre, nous ne croyions pas beaucoup et, en recevant cette distinction, je pense à mon grand-frère Mateta, par exemple, qui était notre pasteur. Le matin, nous avions cette séance de prière, parce que nous avions pris conscience qu’après le Bon Dieu, il n’y avait que le Président de la République qui croyait à la paix, en ce temps-là. On se réfère à Dieu lorsqu’on recherche la protection. Nous savions que la première protection que nous avions, c’est celle du Président de la République qui a cru et qui continue à croire à l’importance de la paix.

Nous étions considérés, par beaucoup, comme des empêcheurs de tourner en rond, comme ceux qui allaient permettre à ce que ceux qui sont à l’extérieur viennent gêner, mais également ceux qui s’imaginaient que la paix, ça se construit tout seul, avec ses amis, ses frères, sa famille. La paix, on la fait avec ceux avec lesquels on est rentré en contradiction, en conflit. Et le Président de la République est celui qui accepte. Je me rappelle encore, voyez-vous, la Conférence nationale souveraine : pendant plusieurs mois, ce Monsieur a été conspué, et il a travaillé avec ceux qui l’ont conspué. Il a accepté de travailler avec eux. Pour moi, c’est un modèle. Dans ce pays, lorsqu’on parle de paix, oui, je pense au président Denis Sassou Nguesso. C’est une réalité profonde. Mais, la paix est un combat de tous les jours. Ce combat n’est jamais gagné d’avance, parce que l’être humain, par essence, aime le risque, tout ce qui participe à détruire, si on peut dire. Dieu merci que parmi tous ceux-là, nous sommes plusieurs à vouloir aussi que les choses aillent dans un  autre sens.

Je voudrais, à travers cette distinction, reconnaître l’action déterminante, y compris de la première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso, qui a envoyé beaucoup d’émissaires (lorsque nous étions en exil). J’ai rencontré le ministre Collinet plusieurs fois, à Paris. Lorsque je suis rentré, ici, à Brazzaville, dès le premier jour, -j’étais encore à l’hôtel- la première dame m’a appelé pour me dire: «Pierre Michel, rien ne va se passer de mauvais, tout va bien, tu es chez toi». Venant d’une maman, c’était réconfortant. Et donc, autour d’un homme, il faut qu’il y ait des femmes de paix. Et elle a été, elle est une femme de paix. Je suis heureux qu’aussi mon épouse m’accompagne dans ce processus de paix. Il faut s’aimer, il faut nous aimer les uns les autres. C’est un sacrement divin.

Je suis heureux, car même ceux qui me considéraient comme ou qui jetaient de l’opprobre (sur moi) ont compris que la paix n’avait pas de prix et que lorsqu’on se tourne vers la paix, on le fait, même en mettant sur la balance son honneur. L’honneur troqué pour la paix n’est pas de l’honneur galvaudé, c’est de l’honneur renforcé. Aujourd’hui, avec cette distinction qui est, en dehors de la grand-croix, la plus haute distinction, je remercie le Président de la République, premier d’entre nous tous, promoteur de la paix, acteur de paix, pour m’avoir reconnu comme un de ses compagnons, dans ce combat pour la paix.

Au-delà de tout, ce qui est important, c’est lorsqu’on se lance dans une voie, dans un processus, de n’être jamais seul au bout du compte. On est seul au départ. Mais, ce qui est important, c’est de voir la fin. Lorsqu’à la fin, on n’est plus seul, on a compris qu’on ne s’était pas trompé. Mais, c’est parce qu’il y a eu d’autres qui ont fait la même chose que vous pouvez être considéré comme quelqu’un qui a fait un bon choix. Parce que, si les autres ne vous avaient pas suivi, vous aurez eu tort. Vous aurez été même reconnu plus tard, vous aurez eu tort. Je n’ai pas besoin d’être reconnu comme acteur de paix, parce je suis décédé, comme un peintre dont on reconnaît que sa peinture est excellente, après sa mort.

J’aime la vie, j’aime vouloir participer vivant au processus de paix et je suis heureux que nous soyons aujourd’hui plusieurs à accepter la paix».

Par Jrang An@go.

lundi 18 novembre 2013

3ème session de la grande commission mixte Congo-Rwanda : Des ambassades seront bientôt ouvertes dans les deux pays

Photo : Les deux ministres signant les accords.

Pour resserrer leurs relations, le Congo et le Rwanda ont décidé d’établir des ambassades. La nouvelle a été rendue publique au terme de la  3ème session de la grande commission mixte Congo-Rwanda, qui s’est tenue, du 7 au 9 septembre 2013, au Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville. Elle a débouché à l’annonce de l’ouverture, incessamment, d’un consulat congolais, à Kigali, au Rwanda, et d’une ambassade de la République du Rwanda, au Congo. Par ailleurs, dix accords ont été signés entre les deux pays, au cours de cette session qui a  suivi celle de Kigali (Rwanda), en novembre 2011. 

La coopération diplomatique entre la République du Congo et le Rwanda va grand train. Pour preuve: les discussions engagées par les deux pays lors de la troisième session de la grande commission mixte Congo-Rwanda viennent d’être ponctuées par une importante annonce: l’ouverture, dans les prochains jours, d’une représentation diplomatique de l’Etat congolais, à Kigali, et d’une ambassade de la République du Rwanda, à Brazzaville. Ce qui devrait davantage faciliter les échanges entre les deux pays et maintenir leur collaboration au beau-fixe. 

Outre cette annonce, il y a eu la signature de dix accords conclus par les deux parties. Parmi ces accords, on compte: le protocole d’accord portant création du comité commercial mixte; les protocoles d’accord dans le domaine de la santé, de la promotion de la femme et de l’intégration du genre; un mémorandum d’entente dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication; un mémorandum d’entente dans le domaine de la police ainsi qu’une convention d’extradition et de transfert des condamnés.

Le communiqué conjoint qui a sanctionné les travaux mentionne, aussi, la signature d’un accord portant création du comité de pilotage de la coopération entre les deux pays, d’un mémorandum d’entente dans le domaine de la police, d’une convention d’extradition et de transfèrement des condamnés, d’un mémorandum d’entente dans les services correctionnels et pénitentiaires, d’un protocole d’accord dans le domaine de la promotion de la femme et de l’intégration du genre et d’un autre dans le domaine de la santé.

Ces accords vont, sans doute, raffermir les liens entre les deux Etats. «Il y a beaucoup à faire. Nous nous réjouissons de ce qui a été fait depuis les précédentes sessions. Loin de s’attacher au travail déjà fait. A travers ce mémorandum signé ici, on a du travail à faire», a indiqué Mme Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des affaires étrangères et de la coopération, à l’issue des travaux. Cette session a été l’occasion, pour le Rwanda, de solliciter son retour parmi les pays de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), et Mme Mushikiwabo reste bien confiante à ce sujet: «Le Rwanda s’apprête à intégrer la C.e.e.a.c et compte beaucoup sur le Congo pour un accompagnement. Le Rwanda attend, avec impatience, le sommet de la C.e.e.a.c qui marquera son retour parmi ses frères». 

Comme sa collègue rwandaise, le ministre congolais des affaires étrangères et de la coopération, Basile Ikouebé, s’est lui aussi dit satisfait de l’avancée significative des relations entre les deux pays et a souhaité que cet élan de solidarité se pérennise: «Ces accords sont une moisson abondante. Ils intéressent les acteurs privés et publics. Il faut garder la flamme allumée. Nous allons très rapidement examiner les voies devant permettre de résoudre la question de la circulation des personnes entre nos deux pays. Je m’emploierai, de mon côté, à faciliter l’installation de l’ambassade du Rwanda à Brazzaville».

En tout cas, les deux pays veulent aller vite et, déjà, ils ont prévu de tenir des rencontres dès le premier trimestre de l’année 2014, en vue de s’accorder sur des programmes prioritaires et finaliser les projets d’accords encore en cours de négociation.

Signalons que la prochaine session de la grande commission mixte Congo-Rwanda est prévue en novembre 2014, à Kigali.

Par Jrang An@go.

vendredi 15 novembre 2013

Programme Yali (Etats-Unis d’Amérique) : Le Congo a cinq places sur cinq-cents réservées aux pays africains

Photo : Mme Vanessa N. Rozier.

L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique a présenté le programme Yali, qui a pour objectif de faire acquérir, pendant six semaines, une formation académique et de leadership au sein des Universités et des grandes écoles américaines, à des jeunes leaders africains, pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur tout le continent africain. C’est Mme Vanessa N. Rozier, conseillère aux affaires publiques à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Brazzaville, qui a fait la présentation de ce programme, devant un parterre de journalistes, le vendredi 8 novembre 2013, au siège de l’ambassade américaine.Les candidatures des jeunes congolais et d’autres africains sont  attendues à partir du 5 décembre 2013. La date limite est le 17 janvier 2014. Le Congo a cinq places.

Les candidatures seront validées au cours du mois d’avril 2014, et les noms des candidats retenus seront communiqués dans les ambassades américaines. Les candidats choisis pour participer au programme Yali feront ainsi le voyage des Etats-Unis et seront accueillis à Washington, pour leur formation de six semaines, autour des mois de juin et juillet. Les boursiers recevront une formation de classe mondiale, dans trois domaines essentiels portant sur les affaires et l’entreprenariat, le leadership civique et l’administration publique. 

Pour être éligible au programme Yali, il faut être un citoyen d’un pays africain au Sud du Sahara, écrire et parler couramment la langue anglaise et être âgé de 25 à 35 ans au moment de la demande. Les critères de sélection sont: avoir un bon bilan de leadership, posséder de bonnes performances académiques, avoir une bonne expérience dans le domaine choisi et s’engager à retourner en Afrique pour faire bénéficier de la formation reçue au Congo. Pour Mme Vanessa N. Rozier, «à travers ce programme, les Etats-Unis développeront un réseau de milliers de jeunes africains dans les secteurs-clés, pour la croissance et le développement de l’Afrique. L’expérience des jeunes leaders africains aux Etats-Unis comprendra un sommet présidentiel à Washington où les boursiers du programme pourront interagir avec des hauts dirigeants du gouvernement américain, des leaders civiques et du monde des affaires, y compris avec le président Obama». 

Pour continuer avec les objectifs du projet  dès 2014, le programme de bourses de Washington servira à faire voyager annuellement 500 jeunes leaders africains aux Etats-Unis d’Amérique, où ils pourront acquérir une formation académique, a-t-elle ajouté. Les jeunes leaders, qui reviendront dans leurs pays, bénéficieront de subventions. Ce programme de formation des jeunes leaders africains représente, pour le président Obama, une expansion majeure de l’investissement américain en faveur du prochain groupe de leaders africains. Le président américain est engagé et impliqué, personnellement, dans le programme Yali, pour façonner l’avenir du continent africain, parce que les jeunes sont les futurs dirigeants, a dit Mme Vanessa.

Par Jrang An@go.

samedi 9 novembre 2013

Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat : Claude Alphonse N’Silou s’assure du démarrage de deux programmes immobiliers à Pointe-Noire et à Diosso

Photo de circonstance

Le ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, Claude Alphonse N’Silou, a effectué, lundi 4 novembre 2013, une visite de travail à Pointe-Noire et à Diosso (district de Loango, département du Kouilou), pour s’assurer du démarrage des travaux de deux programmes immobiliers de construction de logements sociaux. Accompagné de Jérôme Buya, directeur général du Bebatp (Bureau d’études du bâtiment et des travaux publics), structure sous tutelle de son département, Claude Alphonse N’Silou a été accueilli à sa descente d’avion, par Roland Bouiti-Viaudo, député-maire de Pointe-Noire, Fidèle Dimou, préfet du Kouilou, Polycarpe Bamba, directeur général de Soprim (Société de promotion immobilière), etc. 

Le premier site visité par le ministre de la construction est celui du village Diosso, dans le district de Loango, où seront construits 152 logements, en plus d’un centre de santé, d’un poste de sécurité publique, d’un jardin d’enfants, etc. A cet effet, 62 hectares de terrain, dont une dizaine d’hectares apparte-nant à la société E.f.c (Eucalyptus fibres Congo) ont été acquis, pour utilité publique, et ensuite affectés au Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, pour la construction imminente de logements sociaux qui vont du F3 au F5. A ce niveau, il faut dire que le ministre N’Silou a dû rassurer les propriétaires fonciers et autres particuliers, pour lever les dernières équivoques concernant le terrain, qui ont retardé d’un an, le lancement du programme immobilier de Diosso. Maintenant, tout est fin prêt pour le démarrage des travaux.

Aussitôt après, le ministre Claude Alphonse N’Silou a visité le chantier du futur palais du roi Mâ-Loango, situé non loin de l’actuel musée du même nom. Il s’agit d’un complexe de bâtiments construits sur don de l’Etat. Les travaux sont déjà exécutés à 85%.  A cette occasion,  la visite de courtoisie que le ministre a faite au roi Mâ-Loango (Moé Makosso IV) est une symbolique, comme pour obtenir la bénédiction traditionnelle, pour démarrer les travaux de construction des logements sociaux, qui seront exécutés par la société chinoise S.z.t.c (Société Zhengwei technics Congo). A coup sûr, la construction de ces logements va fondamentalement changer la physionomie du village Diosso. Car «jusque-là, le district de Loango est considéré comme rural. Avec ces logements il va se moderniser, avec une transformation fondamentale du paysage. Je suis très honoré par la visite du ministre N’Silou que je remercie sincèrement, pour avoir pensé à notre département, le Kouilou. Je suis satisfait de ce projet initié par le président de la République», a confié à la presse, le préfet du Kouilou, Fidèle Dimou.

Le deuxième site visité par le ministre N’Silou est celui du camp Iget, en plein centre-ville de Pointe-Noire. Le terrain a été acquis à la suite d’une opération d’indemnisation des familles logées dans ce camp de la force publique. Selon Rigobert Loumouamou, directeur technique et maintenancier de la Soprim, il est prévu la construction de mille logements sur ce site. Mais, cela se fera par phases. Ainsi, la première phase concerne un ensemble de 4 bâtiments de 4 étages avec terrasse, abritant 22 logements chacun, soit un total de 88 logements, en plus des infras-tructures comme les crèches, jardins publics, centre de santé, etc. «Ce sont des habitations à loyer moyen, accessibles à toutes les couches sociales.

Ce site a été suggéré par la  municipalité, pour remplacer la cité de vieilles maisons insalubres du camp de la police. C’est la concrétisation du projet de société du président de la République qui veut offrir des logements décents pour tous les citoyens. Le reste des vieux bâtiments que vous voyez va aussi être détruit et ceux qui y vivent encore savent qu’ils vont devoir partir. Je les remercie d’avoir compris qu’il y va de l’intérêt national», a confié le député-maire de la ville de Pointe-Noire, Roland Bouiti-Viaudo. La société chinoise est déjà à pied d’œuvre dans la construction de ces immeubles et les travaux vont bon train.  

Par Jrang An@go.

mardi 5 novembre 2013

Dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus : Denis Christel Sassou Nguesso lance la campagne et appelle à une forte participation

Photo : Denis Christel Sassou Nguesso et son épouse aux côtés des officiels.

L’association Solidarité cancer, en partenariat avec le Ministère de la santé et de la population, organise, du 4 novembre au 4 décembre 2013, une campagne de dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus sur toute l’étendue de la ville capitale, Brazzaville. Le top officiel de cette campagne a été donné à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou (7ème arrondissement de Brazzaville), par Denis Christel Sassou Nguesso, promoteur de ladite association, lundi 4 novembre 2013. Devant des responsables sanitaires, politico-administratifs, militaires et, un parterre des professionnels de santé de plusieurs établissements hospitaliers de Brazzaville. 

La prévention du cancer du col de l’utérus passe, avant toute chose, par le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses causées par le virus du papillome humain. C’est le but visé par cette campagne qui s’étend sur un mois, dans la ville capitale. Quatre semaines durant, plus de cent mille femmes de tout âge, en pleine activité sexuelle ou non,  seront dépistées par des spécialistes évoluant au Chu-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) et à l’hôpital général de Loandjili.

Après examen de dépistage, les femmes, présentant des signes quelconques en rapport avec la maladie cancéreuse du col de l’utérus, seront, également, prises en charge. Pour cette première opération, huit centres de santé sont retenus, à savoir: l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou (7ème arrondissement de Brazzaville), l’hôpital de Makélékélé (1er arrondissement), hôpital de Mpissa (2ème arrondissement, Bacongo), Chu-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville),  l’hôpital militaire Pierre Mobengo, la Clinique municipale Albert Leyono (5ème arrondissement, Ouenzé), le Csi (Centre de santé intégré) de Ngamakosso (6ème arrondissement, Talangaï) et l’hôpital pédiatrique de Talangaï.

Redonnant espoir aux femmes, le Pr. Jean Bernard Nkoua-Mbon, président de l’association Solidarité cancer, a fait savoir que le cancer du col de l’utérus n’est ni une fatalité, ni une malédiction, mais un évènement indésirable pouvant être éradiqué. En sa qualité de président de cette association et d’un des acteurs de premier rang de lutte contre ce cancer, il a pris l’engagement  de mener à bien cette opération salutaire et demandé aux populations d’avoir confiance en eux.

Pour sa part, rappelant les différentes actions menées avec l’association Solidarité cancer, dans le but de faire reculer cette maladie, notamment la tenue, en 2012, à Dolisie (département du Niari) du colloque international sur le cancer, Denis Christel Sassou a déclaré que le cancer est un problème de santé publique nécessitant la participation de tous, l’engagement des pouvoirs publics ainsi que celui de la société civile, à travers des actions concrètes. Aussi a-t-il donné le sens de son implication aux actions pouvant réduire l’expansion du cancer du col de l’utérus dans les familles. «Cette initiative est la matérialisation de notre profonde conviction selon laquelle la santé est l’un des facteurs du bien-être et l’une des conditions essentielles du développement national. La cérémonie de ce jour est la preuve de cette détermination qui nous caractérise dans la lutte contre la maladie cancéreuse, en particulier dans notre pays», a-t-il expliqué.

Souhaitant une participation massive à cette campagne contre cette maladie qui tue de nombreuses femmes en Afrique et dans le monde, Denis Christel a reconnu que leur action, qui peut, à ce jour, paraître illusoire au regard de l’étendue et de la complexité de cette maladie, mais, cependant, avec une ferme conviction et le concours de leur partenaire, association Solidarité cancer, il est possible de réaliser un succès, car cette campagne, combinée aux premières actions passées et sûrement aux futures, a le mérite de briser le mur de la résignation et de l’inaction.

Il a, en outre, rassuré que d’autres actions sanitaires se poursuivront dans les autres départements du pays, car son ambition est d’agir au plus près des populations, en tenant compte de leurs préoccupations quotidiennes.Cette lutte contre le cancer du col de l’utérus a, également, pour but d’épargner la jeune fille âgée de 9 à 13 ans. C’est dans ce cadre que cette couche de la population, bénéficiera d’une campagne de vaccination gratuite le 14 novembre prochain, à Oyo, dans le département de la Cuvette, sous le patronage de Denis Christel Sassou Nguesso, député de cette circonscription.

Signalons que le cancer du col de l’utérus est un cancer sexuellement transmissible causé dans la grande majorité des cas par une infection due au virus du papillome humain. Il s’observe généralement, chez les femmes âgées de 45 à 60 ans. Mais, il peut être détecté chez les femmes plus jeunes ou, parfois, plus âgées et, sa prévention passe, absolument, par un dépistage. 

Reste aux femmes d’aller nombreuses se faire dépister, car le cancer du col de l’utérus tue! Mais, dépisté tôt, la chance de guérison est de 84%.

Par Jrang An@go.

«La Nuit du Congo à…» Cap vers les Etats-Unis pour les 8ème et 9ème éditions

Photo : Poignée de main chaleureuse entre Beethoven Germain Henri Yombo et Serge Mombouli.

Promoteur-manager du Groupe Pella Yombo (GPY), M. Beethoven Germain Henri Yombo a, récemment, séjourné à Washington DC et à New York, aux Etats-Unis. But de la visite: prendre langue avec les diplomates congolais en poste dans ces deux métropoles. Dans le cadre des préparatifs des 8ème et 9ème éditions du promo-concept de «La Nuit du Congo à…». 

Au cours des deux entrevues qu’il a eus, tour à tour, avec leurs Excellences Serge Mombouli, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique, et Raymond Serge Bale, ambassadeur, représentant permanent de la mission permanente de la République du Congo auprès des Nations Unies, M. Beethoven Germain Henri Yombo a fait l’anamnèse de ‘’la Nuit du Congo à…’’. Avant de s’attarder sur le triptyque qui la caractérise, à savoir: le prolongement de la diplomatie entre les Etats, la promotion de l’identité culturelle congolaise à l’étranger, la visibilité et le rayonnement du Congo dans le monde.

Puis, il leur a rappelé les précédentes villes qui ont déjà accueilli le concept, notamment: Paris, Rome et Clivio, en 2006, Casablanca et Libreville, en 2007, Alger, en 2008, Le Caire, en 2009, Johannesburg, en 2010, Pékin, en 2012 et Addis-Abéba, en 2013.

Pour sa part, Son Excellence Serge Mombouli a convenu de la tenue de la 8ème édition de «La Nuit du Congo à…» à Washington DC, capitale politique des Etats-Unis, siège du Congrès américain et des grandes institutions internationales du monde. «Cela est une bonne chose, car la tenue de cet événement va, très sérieusement, contribuer au rayonnement de notre pays. Nous saluons cette initiative à laquelle nous apporterons notre soutien pour sa réussite», a-t-il déclaré, en substance. A l’endroit des artistes congolais qui feront partie de la délégation culturelle, il leur a souhaité la bienvenue à Washington DC.

A l’issue de cet entretien fructueux, les deux parties se sont convenues de discuter de la feuille de route de la 8ème édition de «La Nuit du Congo à…», à Washington DC, probablement, en mai 2014. Il a été projeté, sous le haut patronage de la Mairie de Washington DC, d’organiser, si possible, la Semaine du Congo. A cette occasion, il est prévu un symposium à Harward University  qui est, d’ailleurs, la première université noire qui s’intéresse, essentiellement, à la culture africaine et à l’héritage africain.

Un regard particulier sera porté en direction du Bassin du Congo, lors d’un atelier ou d’une projection à l’aquarium national, afin de discuter des problèmes d’environnement, dans la mesure où le gouvernement des Etats-Unis a fait des questions d’environnement l’une de ses priorités. Il est prévu, aussi, une exposition des tableaux de peinture, des masques et des sculptures congolais au Musée National d’Art et d’une communication sur l’Ecole de peinture de Poto-Poto, compte tenu de sa renommée internationale.

Enfin, il sera, naturellement, donné une représentation musicale, frappée d’un défilé de mode dans un hôtel V.i.p de la place, et d’une représentation populaire à l’esplanade de la Mairie de Washington DC. Quant à Son Excellence Raymond Serge Bale, il a encouragé et félicité l’initiative d’organiser la 9ème édition à New York, en 2015, et n’a pas tari d’éloges à l’endroit du promoteur manager du Groupe Pella Yombo qui, selon lui, s’affiche comme un ambassadeur culturel du Congo. Il a souhaité vivre l’expérience de Washington en prime, afin de tirer les leçons qui l’aideraient à organiser l’événement à New York.

Il est à noter qu’une autre mission du Groupe Pella Yombo repartira, sous peu, à Washington DC, afin de régler toutes les modalités ayant trait à la feuille de route de l’organisation de la 8ème édition. 

Par Jrang An@go.

lundi 28 octobre 2013

Gestion durable des forêts du bassin du Congo : Signature d’une convention de financement des sociétés forestières entre la B.d.e.a.c et l’A.f.d

Photo de circonstance

Encourager les établissements bancaires de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et de la R.d Congo à appuyer le financement de projets de gestion durable des forêts tropicales humides, via une meilleure connaissance du secteur, tel est l’objectif de la convention de financement signée, le 18 octobre 2013, dans la salle de conférences de la B.d.e.a.c (Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale), entre Michaël Adandé, président de cette institution bancaire...et Patrick Dal Bello, directeur de l’A.f.d (Agence française de développement), en présence de Donatien Nzala, directeur général de l’économie au Ministère de l’économie, des finances, du budget, du portefeuille public et de l’intégration.

La convention de financement signée par les deux institutions entre dans le cadre du projet Finfortrop, dont l’objectif est de favoriser l’accès au crédit des entreprises du secteur forestier engagées dans les pratiques de gestion durable des forêts, afin qu’elles puissent réaliser les investissements nécessaires à leur pérennité et leur développement.

Financée par le fonds français pour l’environnement mondial, cette subvention porte sur un montant de 2,7 millions d’euros. Ce programme vise à améliorer, auprès des institutions financières de la sous-région, la connaissance du secteur forestier, la prise en compte des enjeux du développement durable et de la finance carbone.

En clair, le projet prévoit la mise en œuvre d’un accompagnement technique des banques du bassin du Congo, afin de leur permettre de financer des initiatives en faveur de la gestion durable des forêts tropicales et humides. L’objectif, à terme, est de favoriser l’accès au crédit des entreprises du secteur forestier engagées dans des pratiques de gestion durable des forêts, et de dépasser l’inadéquation entre les nouveaux besoins du secteur et les modalités usuelles de financement des banques de la sous-région.

En effet, la gestion durable des forêts du deuxième massif forestier du monde demeure essentielle dans la lutte menée au niveau mondial contre les émissions de gaz à effet de serre, pour le maintien du couvert forestier, la sauvegarde de la biodiversité et des services éco-systémiques associés. C’est, également, un enjeu économique, pour le Congo, qui doit s’assurer de la préservation de ses ressources renouvelables et de la pérennité de son second secteur d’activités, après la rente pétrolière, dans la politique de diversification de son économie.

Pour Michaël Adandé, cette convention entre dans le cadre du partenariat que son institution entretient avec l’A.f.d; un partenariat qui permet à la B.d.e.a.c de réaliser d’importants chantiers. «Cette cérémonie se situe en droite ligne de ce partenariat. Elle consacre, d’abord, la vitalité de la coopération dans un domaine commun, celui du financement du développement, et donne corps à la volonté commune de nos deux institutions de moderniser la B.d.e.a.c, par le renforcement de ses capacités opérationnelles, afin de lui permettre de constituer un portefeuille de première qualité, facile d’évaluation et rentable», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a lancé un appel aux opérateurs économiques de la sous-région, particulièrement ceux du secteur forestier, pour leur dire que la B.d.e.a.c se tient à leur côté et est disposée à les accompagner dans leurs projets.

Le directeur de l’A.f.d, Patrick Dal Bello, a, quant à lui, fait savoir que ce projet a des enjeux de diversification économique, par la promotion de l’activité d’exploitation forestière et l’incitation au développement des activités de transformation. Selon lui,  ce projet vient compléter les actions que soutient son agence, depuis maintenant plus de vingt ans, en faveur des politiques d’aménagement forestier durable dans le bassin du Congo.

Par Jrang An@go.

samedi 26 octobre 2013

Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat : Claude Alphonse N’Silou a visité les logements en construction à Kinkala

Photo : Le ministre N’Silou (au milieu), pendant la visite du chantier.

Le ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat a visité, mercredi 23 octobre 2013, le programme de construction de logements du quartier Mbanza-Nkadi, à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Accueilli par le préfet, Jean-Michel Shanga, le ministre N’Silou a visité le programme immobilier en compagnie des autorités locales, notamment l’administrateur-maire, Anne-Marie Bernardine Malonga, le président du conseil départemental, Fidèle Kandza, le sous-préfet Kitsadi, Joseph Kitsadi, le commandant de zone, le colonel Alain Koubemba-Bantsimba, les autres autorités locales et les chefs de quartiers et de villages. Au total, 40 bâtiments, dont certains en état d’achèvement, sont déjà construits dans ce programme, pour 67 logements qui seront disponibles, à partir de quelques semaines. 

Lancé quelques mois avant le 15 août 2012, dans le cadre de la municipalisation accélérée du département du Pool, le programme immobilier de Kinkala a pris corps. C’est un quartier moderne qui est sorti de terre, tel qu’on ne pouvait l’imaginer dans une localité ayant souffert intensément des affres des violences armées, au début des années 2000. 

Le ministre N’Silou s’est fait expliquer les travaux par Florent Zinga, délégué des grands travaux, Alexis Nkombo, contrôleur Bebatp (Bureau d’études du bâtiment et des travaux publics), et le chef du chantier, pour le compte de la société chinoise S.z.t.c (Société Zhengwei technic Congo) en charge des travaux. A la fin de la visite, il s’est prêté aux questions du correspondant de Radio-Congo, Maxime Dienahou-Diahomba. Tout d’abord, le ministre de la construction a expliqué que, sur sa proposition, le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso avait accepté d’adjoindre un projet de construction de logements sociaux, dans le cadre des projets prévus par la municipalisation accélérée du Pool. Pour lui, cette option était la meilleure, par rapport à celle consistant à voir les cadres en charge des affaires publiques, ressortissants du département, construire leurs propres villas.

«Moi, je construis les logements, il m’était facile de me construire un palais, ici. Mais, je suis allé voir le président. Je lui ai dit: mais après la municipalisation, qu’est-ce qui va rester? Chaque cadre aura laissé un palais et le peuple? Il m’a dit: Tiens! Ça m’intéresse, qu’est-ce que tu veux dire? Moi, je construis les logements, au lieu que je m’en fasse pour moi, je pense qu’il faut qu’on soit généreux, qu’on construise des logements pour tout le monde, de manière à ce qu’après la municipalisation, les logements vont rester, les Congolais vont en bénéficier. Le président a dit que ce n’est pas mal comme idée…», a confié le ministre N’Silou. Et le président de la République a donné son feu vert. «J’avoue que c’est une expérience intéressante, le président a été fantastique, en accédant à cette demande. C’est ce qui fait qu’un quartier est en train de sortir de terre, à Kinkala».

Concernant les modalités d’accès, car les Congolais considèrent que ces logements sociaux sont chers, le ministre N’Silou a parlé de la création de la S.n-H.l.m (Société nationale des habitations à loyer modéré) comme première réponse à cette question. «Il faut reconnaître que jamais, depuis l’indépendance, on a réalisé autant de logements, en si peu de temps. Il n’y a pas que Kinkala, nous les réalisons un peu partout dans le pays. Nous sommes dans plusieurs localités. Il y a, effectivement, cette question d’accès aux logements. Là, il y a une solution à laquelle nous avons pensé, parce que, si nous ne faisons pas attention, ce sont ceux qui ont de l’argent qui vont y accéder. Et ça, on aura échoué.

C’est la raison pour la- quelle tous ces logements ne sont pas encore distribués. Il fallait qu’on crée des formules pour que, même les populations à revenus modestes puissent y accéder. La première formule, c’est à travers la Société nationale des habitations à loyer modéré… Une partie de ces logements sera affectée à cette société, qui les mettra en location, à travers des loyers adaptés à chaque revenu, de manière à ce que le Monsieur qui gagne cent mille francs puisse y avoir un logement. Et il est prévu une précaution: après dix ans de location, s’il n’y a pas eu d’incident», le locataire peut prétendre devenir propriétaire du logement qu’il loue.

Le ministre de la construction a reconnu que la demande est tellement importante que le gouvernement envisage l’extension des programmes de construction de logements. «L’essentiel est là je pense, je ne suis qu’un ouvrier, celui qui réalise, c’est le président», a-t-il conclu.

Par Jrang An@go.

jeudi 17 octobre 2013

Ministère des mines et de la géologie : Le Congo, pays en devenir dans la production minière

Photo : Dan Coberman, Pierre Oba et Alain Akouala Atipault, à la clôture des travaux.

Le Ministère des mines et de la géologie a organisé, du 3 au 4  octobre 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, la première conférence internationale et exposition sur les mines solides au Congo, sous le thème principal: «La  diversification de l’économie congolaise via l’exploitation de son potentiel minier». La cérémonie d’ouverture a été placée sous le patronage du ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président de la République, en présence de Pierre Oba, ministre des mines et de la géologie, qui a, aussi, clôturé les travaux...en présence d’Alain Akouala  Atipault, ministre à la présidence de la République, chargé des zones économiques spéciales, et Dan Coberman, directeur général de la société Ametrade, de Sylvie Dossou Kouame, représentante de la Banque mondiale au  Congo.

Au regard  des conclusions, cette conférence a répondu aux enjeux sur la valorisation des ressources minérales congolaises.

L’engagement de viabiliser, prioritairement, le secteur des mines solides au Congo permet de relever les défis du développement, a affirmé Pierre Oba. Ainsi, pendant deux jours, la conférence a réuni plus d’une centaine de participants et plus d’une quarantaine d’exposants, démontrant ainsi le dynamisme d’un secteur ayant un avenir prometteur.

Au cours de l’exposition, des sociétés ont fait des démonstrations de leurs activités, à travers l’exposition tenue dans le hall du palais des congrès. Cette exposition a reçu un nombre considérable de visiteurs, qui a permis de faire connaître au public les opportunités que présente le secteur minier au Congo. 

Quant au  groupe d’experts, il a réfléchi sur le développement  des mines solides, en échangeant sur plusieurs aspects portés, notamment sur «le cadre juridique et institutionnel du secteur minier congolais»; «la recherche géologique et minière au Congo»; «les projets miniers» en cours; «focus sur le minerai de fer»; «les infrastructures d’exploitation des minerais», le «financement des activités minières au Congo»; et, enfin les «impacts socio-économiques du secteur minier congolais». 

Cette première conférence internationale et exposition sur les mines solides au Congo a permis de constater que le Congo a posé les bases d’un futur développement industriel dudit secteur, répondant à la logique de la diversification de l’économie congolaise. Pour le gouvernement, la volonté est, déjà, manifeste à soutenir ce secteur en quête de développement progressif et harmonieux. Cette volonté a commencé avec l’adoption et la publication d’un code minier, à la fois attractif, incitatif et sécurisant pour les investisseurs. Ce code consacre la libéralisation du secteur des mines solides, dans les perspectives nouvelles d’un partenariat gagnant-gagnant. 

Mettant un terme aux travaux, le ministre Pierre Oba  a affirmé que «l’intensification des activités d’exploitation et de recherche a abouti, contre toute attente, à des estimations prometteuses, tant sur la qualité que sur la quantité des minerais, unanimement approuvées par les connaisseurs avertis du secteur minier. Le Congo s’est vu ainsi projeté dans le camp des pays miniers en devenir». 

Ouvrant  les travaux, le ministre d’Etat Firmin Ayessa avait confié que «le choix du gouvernement d’identifier le secteur minier comme secteur prioritaire est pertinent, car le Congo a le potentiel de s’imposer, dans les prochaines années, comme un acteur majeur de l’industrie minière au niveau mondial et africain, et de stimuler, de manière significative, l’économie non pétrolière».

Par Jrang An@go.