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samedi 15 novembre 2014

Ministère de la pêche et de l’aquaculture : Les Etats-Unis entendent appuyer le Congo à promouvoir la consommation du poisson

Photo : Bernard Tchimbambélela et Stephanie Sullivan.

Le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Bernard Tchibambelela, a reçu en audience, mercredi 5 novembre 2014, à son cabinet de travail, situé au 15ème étage de la Tour Nabemba, à Brazzaville, Mme Stephanie Sullivan, ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique au Congo. Vu les risques qui entourent la consommation de la viande de brousse et de certaines chauves-souris sur la transmission du virus à fièvre hémorragique Ebola, les deux parties entendent mutualiser leurs efforts pour faire valoir les bienfaits de la consommation du poisson. 

Répondant aux questions de la presse, à l’issue de l’audience, la diplomate américaine a expliqué qu’il est question de faire la promotion de la consommation du poisson, pour des raisons de santé. «Nous avons parlé poisson, comment on peut encourager les populations à consommer du poisson. Nous sommes certains qu’il n’y a pas d’Ebola dans le poisson. Nous savons aussi que la consommation du poisson réduit les risques de contracter l’hypertension artérielle et permet d’éviter les accidents vasculaires cérébrales», a déclaré Mme Stephanie Sullivan. 

Au regard des avantages liés à la consommation du poisson, le ministre Bernard Tchibambelela et son hôte ont étudié la possibilité d’intéresser des investisseurs américains au secteur piscicole, notamment la production et la conservation, à l’échelle industrielle, des ressources halieutiques. Seulement, Mme Stephanie Sullivan juge utile  de sensibiliser, d’abord, les populations congolaises sur les bienfaits  qu’elles peuvent tirer, sur le plan sanitaire, de la consommation de poissons, avant d’amorcer le chantier.  

A entendre le ministre Bernard Tchibambelela, le tour d’horizon de la pêche et de l’aquaculture au Congo fait par les deux interlocuteurs relève de la bonne volonté du président de la République à mettre à la disposition des populations, en quantité et en qualité, une nourriture saine et équilibrée. «La lettre de cadrage adressée par le président de la République au ministère dont j’ai la charge, lettre qui m’a été adressée, le 26 juillet 2013, portant sur la politique générale de la pêche et de l’aquaculture», a-t-il fait savoir, en substance. Entre autres sujets de conversation: «La place qu’occupe le poisson dans l’alimentation, en tant qu’antidote sur beaucoup de maladies et même sur l’épidémie qui est en train de sévir, actuellement, en l’occurrence la fièvre hémorragique à virus Ebola. Manger le poisson, c’est se soigner. Evitez ainsi de manger le gibier qui constitue un poison pour l’homme». 

Dans le même ordre d’idées, le ministre Tchibambelela a fait comprendre que «le poisson pourrait être, pour le jeune, un vecteur pour l’emploi. C’est pourquoi, nous avons étudié la possibilité de pouvoir former les jeunes pour les encourager à s’investir dans la pisciculture commerciale, source d’emploi, certes, mais aussi, source de revenu», avant de conclure qu’«un projet, à titre privé, pourrait être encouragé, au niveau des Américains: la conservation du poisson.

Cela a intéressé Mme l’ambassadrice, mais, pour l’instant, nous sommes dans la phase d’idées. Il fallait commencer par les idées pour formaliser après, les projets, et, bien sûr, envisager une coopération bien plus étendue et bien plus bénéfique, pour nos deux pays».

Par Jr LesCloches.

mercredi 12 novembre 2014

28ème journée nationale de l’arbre : Le chef de l’Etat invite les Congolais à intérioriser l’intérêt du reboisement

Photo : Le président de la République

Planter un arbre est devenu un rituel pour le président de la République, Denis Sassou-Nguesso. Chaque année, depuis 1985, il a toujours fait ce geste destiné à contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Le 6 novembre 2014, après avoir planté son arbre au village Olenga, à environ 15 km d’Oyo, le chef de l’Etat a livré à la presse nationale son constat sur l’application de la loi instituant la journée nationale de l’arbre au Congo. Voici l’intégralité de son interview. 

Denis Sassou Nguesso : «Ce serait prétentieux et peut être trop tôt, de dire que le peuple a compris l’intérêt de cette journée. Comme je l’avais dit, l’année dernière, il serait important qu’une vraie campagne de vulgarisation soit lancée par les médias. Lorsqu’on a traversé des villages [en arrivant au village Olenga], on a vu d’autres compatriotes qui sont débout dans leurs villages, je ne sais pas s’ils ont planté leurs arbres derrière leurs maisons; c’est ce qui est même permis. Ce n’est pas seulement un planting collectif, chacun peut planter un arbre à n’importe quel endroit de sa parcelle, parce que c’est une loi et nul n’est censé ignorer la loi: chaque Congolais doit planter un arbre d’essence fruitière ou forestière. Je ne suis pas encore sûr que cette orientation ait pris de l’effet sur le peuple, et même sur les cadres.

C’est, donc, un travail d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation du peuple que nous devrons poursuivre. Par exemple, dans les grandes villes, aujourd’hui, (Pointe-Noire et Brazzaville), l’on observe une occupation anarchique des terres, avec de graves phénomènes d’érosion. J’ai suivi, ces derniers jours, des plaintes des populations, à  Brazzaville. 

Nous devrions concevoir un réel programme de reboisement pour stabiliser les terres autour de ces villes. Si vous prenez l’exemple de Brazzaville, les populations, avec le concours, peut-être inconscient, on peut même dire que c’est de l’incivisme de ceux qu’on appelle les propriétaires terriens, des cadres (parce que ces terrains sont occupés par des cadres civils et militaires). Les forêts qui stabilisaient le sol ont été enlevées. Le long de la Tsiemé, il y avait la forêt dans laquelle nous allions, tous, nous promener. Cette forêt  stabilisait le sol. Mais, nous l’avons enlevée et avons installé nos maisons sur des collines de sable. Nous avons provoqué des érosions, de graves érosions. Ces maisons sur des collines de sables seront, nécessairement, emportées par la pluie. Et, à chaque pluie, des maisons sont emportées, parce qu’elles sont placées là où les arbres retenaient l’érosion. Donc, il nous faut lancer un vaste programme de reboisement pour stabiliser les sols. 

Il y a, aussi, la zone qu’on appelait «Nganda Faignond» (qui était au milieu d’une brousse). Aujourd’hui, cette brousse n’existe plus. C’était, pourtant, une montagne de sable. Mais, les maisons qui ont été placées à cet endroit précis, seront emportées par les érosions, si nous ne stabilisons pas ces sols, en plantant des arbres, des bambous, etc.

A Pointe-Noire, la zone de Mont-Kamba, par exemple, était une zone de forêt d’eucalyptus et de pins, plantés comme nous le faisons ici. Des propriétaires fonciers ont fait couper cette forêt et ont distribué, anarchiquement, les sols. Si vous survolez cette zone, les érosions ont commencé. Là où il y avait les forêts, ce sont des maisons qu’on a placées; lesquelles sont menacées par les érosions. Là aussi, il va falloir que nous lancions un programme de reboisement. C’est à travers des opérations de ce genre que nous allons reconquérir ces sols. Non pas pour faire partir ces populations, certaines qui sont dans des ravins seront bien obligées de partir. Là où on peut laisser les populations, on les laissera, mais en plantant des arbres pour consolider les sols. Donc, je ne peux pas dire que le peuple, dans son ensemble, a totalement pris conscience de l’importance de la journée nationale de l’arbre. La presse devrait alors faire des réels programmes d’éducation et de mobilisation des citoyens».

Signalons que le site d’Olenga, où le président de la République et son épouse ont planté des arbres, le 6 novembre dernier, a une superficie de 6 hectares. Selon le directeur du S.n.r (Service national de reboisement), Lambert Imbalo, le S.n.r a prévu d’y planter plus de 4000 plants, dont des sapins et des eucalyptus. Cette dernière espèce est destinée à la production des huiles essentielles. Ce site est le quatrième qui reçoit cette espèce, après Pointe-Noire, Loudima et Ignié (45 km). Rappelons, aussi, qu’en 2013, le président de la République a fait le même geste sur le même site, où il a été planté une espèce locale appelée «Okouélé», en langue locale.

Par Jr LesCloches.

vendredi 7 novembre 2014

Ministère de l’économie forestière et du développement durable : depuis le 1er novembre, La chasse est fermée au Congo, pour six mois

Photo : L’éléphant est un indicateur écologique de l’état global de la santé de l’écosystème.

La saison  de chasse sportive est fermée pour une durée de six mois, sur toute l’étendue du territoire de la République du Congo, à compter du 1er novembre 2014, jusqu’au 30 avril 2015, conformément aux lois et règlements en vigueur. Cela est ressorti dans le message du Ministère de l’économie forestière et du développement durable, rendu public  par Joachim Kondi, directeur général de l’économie forestière, dans son cabinet de travail, à Brazzaville, le vendredi 31 octobre 2014.

Le 1er novembre de chaque année, le Congo célèbre la journée relative à la fermeture de la chasse sportive. Le thème de cette année, marquant  la 42eme journée de la fermeture de la chasse sportive, est: «Afin de promouvoir la conservation et la valorisation de la ressource faunique du pays, renforçons davantage la lutte contre l’exploitation illégale et le commerce illicite des espèces de faune sauvage». Dans le souci constant de garantir les meilleures conditions de gestion durable des ressources fauniques, au profit des générations présentes et futures, le gouvernement a mis en place, depuis 1972, un dispositif règlementaire visant à pérenniser le capital «faune sauvage» de notre pays. Il s’agit, notamment, de l’arrêté n°3772 du 12 août 1972, fixant les périodes d’ouverture et de fermeture de la chasse sportive en République du  Congo. 

Le Ministère de l’économie forestière et du développement durable considère la faune sauvage comme un gisement essentiel de la biodiversité. Celle-ci doit être protégée, conformément aux dispositions de l’article 5, alinéa 1 de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées, qui définissent la faune comme «un patrimoine commun de la nation, dont l’Etat garantit la gestion durable» et dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de gestion durable des écosystèmes forestiers. 

Dans le message rendu public à l’occasion  de cette journée, par le directeur général de l’économie forestière, le gouvernement insiste sur le fait que la faune sauvage compte parmi les ressources naturelles dont l’exploitation rationnelle contribuerait, de manière significative, en termes de valeur ajoutée, à l’édifice du développement  socio-économique du pays.  Au-delà des aspects liés au développement, la faune sauvage contribue, également, au maintien de l’équilibre écologique, à travers des actions telles que la pollinisation, la dissémination des graines, le dégagement des plans d’eau, la fertilisation des sols, etc. 

Selon la déclaration, plusieurs signaux révélateurs confirment, de manière irréfutable, la disparition imminente de plusieurs espèces animales, telles que le gorille des plaines de l’Ouest, le chimpanzé commun et l’éléphant de forêt, dans des zones banales et des aires protégées. Parmi les espèces susmentionnées, victimes de la criminalité environnementale, le cas le plus cinglant est celui de l’éléphant de forêt, qui fait, présentement, l’objet d’une forte pression de braconnage. Cette espèce emblématique paye un lourd tribut, à cause de son ivoire.

Pourtant, l’éléphant  est un indicateur écologique de l’état global de la santé de l’écosystème. A ce titre, devant l’exploitation illégale et le commerce illicite des produits de la faune sauvage, Joachim Kondi a invité, solennellement, l’ensemble des détenteurs d’armes de chasse, à les nettoyer et à les ranger dans les râteliers habituels, pour la bonne gouvernance de la ressource «faune sauvage» des forêts du Congo. La disparition de la faune dans nos forêts pourrait mettre sérieusement en péril l’identité culturelle et spirituelle de plusieurs communautés qui dépendent de la forêt.

Par Jr LesCloches

mardi 4 novembre 2014

Présentation du projet de budget de l’Etat 2015 à l’assemblée nationale : Le gouvernement met l’accent sur la promotion de l’entreprise en 2015

Photo : Gilbert Ondongo.

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du budget, du portefeuille public et de l’intégration, a présenté, jeudi 30 octobre 2014, au Palais des congrès à Brazzaville, à l’assemblée nationale, le projet de loi portant budget de l’Etat exercice 2015, au cours d’une séance plénière spéciale présidée par Justin Koumba, président de ladite chambre du parlement, en présence de deux membres du gouvernement, à savoir: Thierry Lézin Moungalla et Raphaël Mokoko.

Arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 3.639 milliards 834 millions de francs Cfa, soit une baisse de 12,4% par rapport au budget initial de 2014, ce projet de loi des finances porte comme priorité du gouvernement en 2015 la promotion de l’entreprise.

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a, d’abord, fixé le cadre macroéconomique national qui ont servi de base à l’élaboration des prévisions budgétaires de l’année 2015. Selon lui, l’évolution de l’économie nationale est demeurée, jusqu’à ce jour, fortement influencée par celle de la production pétrolière qui augmentera de près de 10%, en passant de 95 millions de barils, cette année, à 104 millions de barils, en 2015. «Elle continuera d’augmenter, en 2016 et 2017, avec l’entrée en production des nouveaux champs comme Moho-Nord et la montée en puissance des champs mis en exploitation en 2015, tels que «Nene Banga», «Litchendjili» et «Lianzi».

Selon lui, depuis 2011, les activités industrielles affichent une croissance régulière, avoisinant les 9%, chaque année. «Les bâtiments et les travaux publics constituent la branche la plus performante de ce secteur, avec une croissance annuelle moyenne de 10,4%», a-t-il dit. Par ailleurs, le ministre des finances a fait savoir que l’économie congolaise «crée de l’emploi et elle ne stagne pas. Elle est en croissance et demeure solide». Cependant, elle «ne demeurera, à court terme, sur les rails, que s’il n’y a aucune mauvaise surprise qui perdure, ni sur le marché international du pétrole, ni sur les principaux champs pétroliers nationaux». «Voilà pourquoi, le gouvernement fait le choix de promouvoir, en 2015, l’esprit d’entreprise et les entreprises, en particulier les P.m.e et P.m.i qui portent en elles les germes du dynamisme économique. 2015 sera donc l’année de l’entreprise. Tout sera mis en œuvre pour susciter la création en grand nombre des entreprises dans toutes les branches de l’économie», a-t-il précisé.

Proposé, en recettes, à la somme de 3.639 milliards 834 millions de francs Cfa, soit une baisse de 12,4% par rapport au budget initial de 2014 et de 7,5% par rapport au budget rectifié de la même année, le budget 2015 présenterait un excédent de recettes de 186 milliards 804 millions de francs Cfa. Une fois de plus, les recettes pétrolières seront les plus importantes: 2.201 milliards 834 millions F.Cfa, avec comme hypothèses: production: 103.813.330 barils. Le prix du baril de brut congolais est fixé à 96 dollars américain, en partant du prix du baril de brent à 99 dollars américain, en appliquant une décote de 3 dollars américains dont le dollar sera échangé à 500 F.Cfa. Toutefois, le ministre d’Etat Ondongo a fait remarquer que la part normative de l’Etat dans la production totale sera de 46,54%.  

Par ailleurs, les impôts et taxes intérieurs s’élèveront à 920 milliards de francs Cfa, soit 50 milliards de plus qu’en 2014. Les recettes douanières, quant à elles, projetées à 210 milliards de francs Cfa, en 2015, seront en retrait de 50 milliards de F.Cfa, par rapport aux prévisions initiales de 2014, mais en augmentation de 15 milliards de F.Cfa, comparé aux prévisions du budget rectifié de l’exercice 2014.

En outre, les recettes de portefeuille et de services sont fixées à 35 milliards de francs Cfa et compteront pour un peu moins de 1% du total du budget. Les recettes externes (emprunts et dons) seront de l’ordre de 483 milliards francs Cfa. «La part des prêts de la Chine, relevant du partenariat stratégique ou d’autres accords, constituera la recette externe la plus importante: 283 milliards 450 millions de francs Cfa, sur un total de 311 milliards 895 millions F.Cfa. De même, les dons attendus de la Chine seront les plus conséquents: 50 milliards F.Cfa, sur un total de 115 milliards de francs Cfa de dons ordinaires», a expliqué le ministre d’Etat.

Selon le ministre des finances, toutes ces recettes du budget de l’Etat seront affectées au financement à hauteur de 2.083 milliards de francs Cfa des dépenses d’investissement et de 1.338 milliards 633 millions de francs Cfa des dépenses de fonctionnement. 

Pour Gilbert Ondongo, le budget d’investissement de 2015 sera concentré sur les infrastructures. Il s’agira de poursuivre les travaux déjà en cours et de ne démarrer que les nouveaux projets obligatoires, notamment ceux de la municipalisation accélérée des départements de la Sangha et de la Bouenza.

Par Jr LesCloches.

Visite de travail du président sénégalais Macky Sall à Oyo : Denis Sassou-Nguesso et Macky Sall ont appelé à une transition pacifique au Burkina Faso

Photo : L’accueil du président sénégalais.

L’axe Brazzaville-Dakar se renforce davantage. En témoigne la visite de travail que vient d’effectuer, du 31 octobre au 2 novembre 2014 à Oyo, dans le département de la Cuvette, le président sénégalais, Macky Sall, à l’invitation de son homologue congolais,  Denis Sassou-Nguesso. Dans le communiqué final publié à l’issue de cette visite, les deux chefs d’Etat ont passé en revue les questions de coopération  entre leurs deux pays et, concernant la situation  au Burkina Faso, ils ont appelé à une transition pacifique. 

Accueilli à l’aéroport d’Ollombo, le président Macky Sall était accompagné de son épouse et d’une délégation  ministérielle. Dans le communiqué publié à l’issue de sa visite de travail, il ressort que suite aux récents développements observés dans la crise au Burkina Faso, les présidents Denis Sassou-Nguesso et Macky Sall ont appelé à une transition pacifique dans ce pays ami et frère. Les deux chefs d’Etat ont, aussi, exprimé leur vive préoccupation face à l’ampleur de la propagation de la fièvre hémorragique à virus Ébola. De ce fait, ils ont lancé un appel pour une plus grande solidarité internationale et pour la mobilisation des ressources financières, humaines et matérielles conséquentes, en vue d’une action globale et urgente contre ce fléau.

Ils ont, en outre,  exprimé leur inquiétude face à la  menace que constitue la montée du terrorisme et de l’extrémisme religieux, tout en réitérant leur engagement à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Les deux chefs d’Etat ont encouragé le peuple centrafricain à soutenir les autorités de transition dans leurs efforts en faveur de la mise en œuvre de l’accord de Brazzaville sur la cessation des hostilités, en vue de créer les conditions nécessaires  à la poursuite du processus  de normalisation en cours. 

Macky Sall et Denis Sassou-Nguesso ont renouvelé leur attachement aux idéaux d’intégration sous-régionale et régionale, pour l’émergence d’une Afrique en paix, unie et prospère. De même, ils ont réaffirmé la position commune africaine sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies, conformément au consensus d’Ezulwini et sur d’autres questions d’intérêt pour l’Afrique. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que la République du Congo a exprimé son soutien à la candidature du Sénégal au conseil de sécurité des Nations unies, lors des élections prévues en octobre 2015.

En ce qui concerne le volet coopération bilatérale, les deux présidents ont manifesté leur volonté de donner une impulsion nouvelle aux relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. A cet effet, ils ont convenu de la tenue de la commission mixte de coopération Congo-Sénégal, courant premier semestre 2015.Très ému, au terme de sa visite, de l’accueil chaleureux et fraternel qui lui a été réservé ainsi qu’à sa suite, le président Macky Sall a remercié le président, le gouvernement et le peuple congolais pour cette marque de sympathie.

Il a, par ailleurs, félicité le président Denis Sassou-Nguesso et son gouvernement pour les efforts accomplis dans la consolidation de la démocratie, la modernisation et le développement socio-économique du Congo, notamment la politique de municipalisation accélérée. Aussi, a-t-il loué l’action du président Denis Sassou-Nguesso dans la recherche de solutions aux différentes crises qui minent le continent, particulièrement son rôle de médiateur en République Centrafricaine. Signalons que le président Sénégalais a adressé une invitation à son homologue congolais, à effectuer une visite officielle dans son pays.  

De son côté, le président congolais a, à son tour, salué les efforts du président Macky Sall en faveur de la paix en Afrique, et lui a confirmé sa participation au 15ème sommet de la francophonie, qui aura lieu, du 29 au 30 novembre 2014, à  Dakar, au Sénégal. Il lui a, également, adressé ses félicitations pour ses réalisations dans le cadre du P.s.e (Plan Sénégal émergent).

Par Jrang An@go.