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mardi 31 juillet 2012

Rome : le Vatican souligne que les armes ne sont pas des produits commerciaux comme les autres

Pour le Saint-Siège, le commerce mondial des armes doit être encadré par des textes stricts. Les armes doivent servir la cause du développement.

Le Vatican a été très clair : un traité sur les armes n'a de sens que s'il vise avant tout le respect et la protection des droits humains. Pendant des semaines à son siège de New York, l'ONU a débattu pour parvenir à la signature d'un traité sur le commerce illicite des armes. De longues semaines de débats, des protectionnismes redéployés et des arguties volant dans tous les sens et pour finir... rien. Réunis le 2 juillet, les experts de la communauté internationale se sont quittés le 27 sans rien conclure.
Les États-Unis ont fait connaître leur disponibilité à renouer le dialogue au plus tôt, mais en l'assortissant de conditions. La première puissance mondiale est en effet bien disposée « à un deuxième round de négociations, pour aboutir à un consensus sur le traité l'an prochain, mais nous ne sommes pas favorables à un vote à l'Assemblée générale de l'ONU sur le texte actuel », expliquait Victoria Nuland, la porte-parole du département d'État. Les grands pays fabricants et exportateurs d'armes ont donc, les uns après les autres, trouvé chacun une raison particulière pour faire en sorte que se maintienne le statu quo.
C'est cela que déplore le Saint-Siège. Son représentant aux travaux de New York, Mgr Joseph Chullikatt, a fortement insisté sur le fait que « les armes ne sont pas une marchandise comme n'importe laquelle. Elles doivent s'encadrer dans une réglementation particulière si l'on veut prévenir, combattre et éradiquer leur commerce illicite irresponsable ». Mais pour cela, a poursuivi le représentant du Vatican, un forum n'est pas le tout : sans une volonté qui « engage tous les membres de la communauté internationale », aucun effort n'aboutira.
En six points, le Vatican réaffirme qu'il y a des préalables pour aboutir à un traité qui reflète le souci d'équité au service de la famille humaine tout entière. Et puisqu'il s'agit d'armes, quel qu'en soit le calibre, le souci de sécurité qu'invoquent producteurs, vendeurs et acquéreurs ne peut se mettre qu'au service de la dignité de l'homme et du développement des nations ; pas à celui de leur destruction. La coopération de toutes les nations est donc requise puisque la fabrication et le commerce des armes impliquent aussi que d'autres nations les acquièrent ou subissent les effets de leur utilisation.
Surtout, le Saint-Siège met l'accent sur un point que n'abordent que rarement ce genre de débats planétaires : l'assistance aux victimes. Il plaide fortement pour une coopération qui permette aux États non seulement de pouvoir aider leurs ressortissants quand ils sont les victimes indiscriminées des armes, mais aussi d'apporter leur assistance aux victimes de toute autre nation, d'aider à leur réhabilitation sociale et économique. Si un traité international pouvaitgarantir de telles avancées, alors le monde s'en trouverait plus en sécurité physique et morale, estime en substance le Vatican.
Par Jrang An@go.                                                               Retrouvez-nous sur Google+

dimanche 29 juillet 2012

Sainte-Anne en Bretagne, Sainte-Anne dans le monde

Photo : Durant la procession au mémorial Sainte-Anne-d'Auray, le drapeau et les fidèles congolais
Le pèlerinage du Grand Pardon de Sainte-Anne-d'Auray a rassemblé 30 000 fidèles, dont une poignée de paroissiens de Sainte-Anne-du-Congo 

Le pèlerinage de la Sainte-Anne, qui prend le nom de Grand Pardon dans la région française de Bretagne, est un évènement qui draine chaque année une foule immense de fidèles vers la basilique d'Auray. C'est là que le 25 juillet 1624, sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, se présenta au jeune paysan Yvon Nicolazic. « Me zo Anna, mamm Mari » (« Je suis Anne, mère de Marie »).
C'est ce jour qu'est née la dévotion particulière de la Bretagne pour sainte Anne. Chaque année, au lieu supposé où elle tint ces propos au jeune laboureur, lui demandant d'y être honorée désormais, une foule venue de toute la Bretagne se rassemble pour confier joies et peines à Dieu. La sainte est devenue celle de toute une région « vu que nous sommes la seule région au monde où une telle apparition a eu lieu », explique, gonflé d'orgueil, un jeune séminariste des environs.Le 26 juillet, la liturgie catholique célèbre la fête de sainte Anne et celle de son époux, saintJoachim. De sorte qu'en Bretagne, les 25 et 26 juillet sont tous deux jours de célébrations particulières, du Grand Pardon. 
Cette ferveur pour sainte Anne s'est transmise aux fidèles du monde entier. Ainsi le 26 juillet, de nombreuses paroisses ont prié sainte Anne. À Rome, le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a célébré la messe dans la chapelle Sainte-Anne, juste à l'entrée du Vatican. Le haut prélat y a loué les vertus des parents de la Vierge Marie, en soulignant que sans savoir à quoi ils ressemblaient on peut, à travers le récit biblique sur leur fille, la mère de Jésus, déduire qu'ils surent transmettre une bonne éducation de foi à celle-ci. Or, devait-il soutenir,« transmettre la foi est le plus beau cadeau que l'on puisse faire à quelqu'un ».
Par les missionnaires essaimés dans le monde, la dévotion à sainte Anne a gagné en ampleur sur les cinq continents. Ce 26 juillet, le Canada a célébré cette solennité avec un faste particulier. Au Gabon et au Cameroun aussi on a fêté sainte Anne ainsi que dans les 29 diocèses de France qui comptent au moins une paroisse dédiée à la sainte. 
À Auray, devant le mémorial de sainte Anne, le drapeau congolais a ouvert la voie à la maquette de la basilique Sainte-Anne-du-Congo portée en procession cette année. Pendant le cérémonialtrès coloré, des paroissiens de Sainte-Anne-de-Poto-Poto ont chanté en lingala les cantiques que les fidèles locaux chantaient en breton. C'est là l'empreinte laissée par les missionnaires bretonsdans les paroisses où ils ont servi.
Par Jrang An@go.

mercredi 25 juillet 2012

Parlement : la Banque arabe pour le développement économique en Afrique financera la deuxième phase de l'hôpital Blanche-Gomes

Estimée à 8 millions de dollars US, soit environ 4 milliards FCFA, cette somme servira à la réhabilitation et à l'extension de l'établissement, notamment à l'achèvement et à l'équipement du nouveau bâtiment
Réunis en séance plénière le 24 juillet au Palais des congrès de Brazzaville, les sénateurs ont autorisé la ratification de l'accord de prêt entre la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badéa) et la République du Congo. Signé le18 juillet 2011, cet accord concerne le financement de la deuxième phase du projet de réhabilitation de l'hôpital Blanche-Gomes.
Cette phase comprend, entre autres, les travaux de génie civil du nouveau bâtiment d'une capacité de cent lits et des annexes comportant les blocs opératoires, la radiologie, la pharmacie, la morgue, le laboratoire, la cuisine et la buanderie. Elle concerne également la fourniture des équipements et mobiliers, notamment le matériel médical et ordinaire, la fourniture de deux petits camions, des médicaments,les consommables nécessaires au premier fonctionnement.
Ce prêt est assorti d'un dispositif fixant les dates de début et de fin de décaissement ; les intérêts à payer (taux de 1% par an) ; le délai de grâce de 10 ans ;le calendrier de remboursement à 40 ans et les modalités d'exécution du projet.
Défendant la loi, le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, a rappelé que le Congo était passé du statut de débiteur à celui decréancier. Cette nouvelle position, a-t-il poursuivi, n'empêchera pas le Congo d'emprunter de l'argent à un faible taux d'intérêt.
« Nous travaillons pour prêter de l'argent aux industries naissantes et même aux pays amis », a indiqué le ministre.
En outre, les élus de la chambre haute ont approuvé la loi organique relative au régime financier de l'État. Elle est élaborée conformément aux directives de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale et aux orientations des institutions financières internationales sur l'organisation et l'exécution des dépenses publiques : elle répond à l'exigence de passer d'une logique budgétaire dite « de moyens » à une autre dite « de résultats ».
Cette réforme contribuera également à rendre plus efficaces la dépense et l'action publique par une responsabilisation accrue des acteurs de la chaîne budgétaire et parune plus grande transparence dans l'utilisation des deniers publics. Les ministères et les présidents des institutions cesseront d'être de simples administrateurs de crédits pour devenir les ordonnateurs principaux de leurs crédits budgétaires. De même, les commissions du Parlement chargées des finances voient leur rôle de contrôle de l'exécution du budget renforcé à travers les rapporteurs spéciaux.
Le président du Sénat, André Obami-Itou, qui entend organiser un séminaire à l'intention des rapporteurs spéciaux, a rappelé que depuis 2002, les sénateurs avaient d'énormes difficultés pour contrôler efficacement l'action du gouvernement en raison du comportement de certains membres de l'exécutif.
Par Jrang An@go.

vendredi 20 juillet 2012

VIH/sida : Washington abritera la XIXe conférence internationale sur la pandémie

La rencontre se déroulera du 22 au 27 juillet sur le thème « Ensemble, changeons de cap », qui souligne que la lutte contre le sida a atteint un moment décisif
Le thème de la conférence est un appel urgent à l'action pour mobiliser les gouvernements, les ONG, les décideurs, les scientifiques, les organisations de la société civile, les journalistes et les personnes vivant avec le VIH afin d'unir les forces et créer l'élan nécessaire pour inverser la tendance sur le VIH/sida.
Les organisateurs estiment qu'avec les actions engagées en matière de recherches scientifiques dans le traitement du VIH et de prévention, il est possible, dans les jours à venir de « mettre fin à l'épidémie ».Ils avancent par ailleurs que dans le cadre de la riposte mondiale contre le fléau, les assises de Washington, qui vont permettre le partage des connaissances et des meilleures pratiques, constitueront une étape importante au cours de laquelle les orientations futures sont définies.
Prélude à la conférence organisée tous les deux ans par l'International Aids Society avec de nombreux partenaires, un forum interactif se tiendra le 21 juillet. Il sera l'occasion de discuter des actions sur le VIH et le sida sur le lieu de travail et du rôle des partenariats public-privé dans le maintien et l'intensification des interventions contre le VIH. Les membres de l'équipe spéciale inter-institutions sur les politiques et programmes sur le VIH en milieu de travail et du secteur privé, invités par l'Organisation internationale du travail, pourront également partager leurs opinions sur les bonnes pratiques et les leçons apprises sur la lutte contre le VIH et le sida en milieu de travail.
La conférence de Washington rassemblera environ 20 000 participants en provenance d'environ200 pays. Des chercheurs, des militants associatifs, des responsables politiques, des journalistes, des professionnels de la santé et des soins sociaux ainsi que de nombreuses personnes vivant avec le VIH impliquées dans la lutte contre le VIH sont attendus sur place.
Dans son dernier rapport rendu public cette semaine, l'Onusida a donné les dernières statistiques sur la pandémie :
Incidence de l'infection par le VIH :
34,2 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2011, un nombre record qui s'explique par le net allongement de la vie résultant des traitements antirétroviraux.
Mortalité mondiale du sida en 2011 :
1,5 million de patients sont décédés de maladies liées au sida l'an dernier. La tuberculose est la principale cause de décès.
Mortalité du sida par zones géographiques :
- Afrique subsaharienne : 1,2 million de personnes en 2011, en baisse de 22% comparativement au pic de 2 005 (1,8 million).
- Asie : 330 000, le plus grand nombre de décès en dehors de l'Afrique subsaharienne mais qui reste assez stable.
- Europe de l'Est et Asie Centrale : 90 000, soit six fois plus que dix ans plus tôt.
- Proche-Orient et Afrique du Nord : 25 000, en hausse de 78,5% par rapport à 2001.
- Amérique Latine : 57 000, en diminution 9,5% sur 2010.
- Europe occidentale, centrale et Amérique du Nord : 29 000.
Nombre de nouvelles infections :
2,5 millions dans le monde en 2011, en baisse de 20% comparativement à dix ans auparavant. Chez les enfants de 15 ans et moins, 330 000 nouvelles infections ont été dénombrées l'an dernier, une diminution de 24% sur 2009.

Environ 1,5 million d'adultes ont été contaminés en Afrique subsaharienne en 2011, le nombre le plus faible que dans aucune des années depuis que la pandémie a atteint son pic en 1997 avec 2,2 millions de nouvelles infections.
Les traitements antirétroviraux :
Plus de 8 millions de personnes en 2011 - un nombre record - prenaient des antirétroviraux dans les pays à revenu bas et intermédiaires, soit environ 54% des près de 15 millions de séropositifs qui en ont besoin pour préserver leur système immunitaire.
Investissements et aide internationale :
Les investissements anti-sida ont totalisé 16,8 milliards de dollars en 2011, en hausse de 11% sur 2010, tandis que l'aide internationale s'est montée à 8,2 milliards, dont 48% fournis par les États-Unis.
Un comité d'experts a annoncé cette semaine qu'un traitement préventif sur le sida était déjà disponible sur le marché américain. Il s'agit du médicament Truvada, une combinaison de deux anti-rétroviraux, produit par le laboratoire Gilead Sciences. Il est déjà prescrit pour des personnes infectées par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine responsable du sida. Des études cliniques ont révélé que le traitement du VIH à base de prises quotidiennes de pilules de Truvada était efficace à plus de 90%. Mais ce taux chute à 44% si le médicament n'est pas pris tous les jours.
Par Jrang An@go.

mardi 17 juillet 2012

Santé : une diététicienne italienne veut sensibiliser les Congolais sur le diabète

Photo : Ilaria Sagnes

Devant la multiplication des cas de diabète, Ilaria Sagnes estime qu'il est temps de faire quelque chose. Sa campagne va démarrer dès la semaine prochaine à Pointe-Noire
« Beaucoup de personnes en Afrique meurent du diabète sans le savoir» C'est le constat amer que dresse la jeune diététicienne italienne Ilaria Sagnes. Dans le cadre du complément de son diplôme au doctorat, elle arrive la semaine prochaine à Pointe-Noire, porteuse d'un projet humanitaire engageant. Avec l'aide de la fondation de l'ENI, le géant pétrolier italien installé dans la capitale économique, elle veut engager la campagne de sensibilisation et de prévention de cette maladie. Dans un premier temps, et depuis l'hôpital de l'ENI à Pointe-Noire, elle va offrir le diagnostic aux malades et personnes saines de sexe masculin. Le but est surtout de poser le bon diagnostic, pour déterminer s'il s'agit bien du diabète de type 2. Car il existe différentes catégories de diabète.
Pourquoi seulement les garçons ? La diététicienne affirme qu'il s'agit d'une première étape. En outre, le diagnostic du diabète chez les filles pose problème, parce que les facteurs à prendre en compte sont nombreux. La mission d'IlariaSagnes durera 50 jours dans cette première phase. Elle vise surtout à poser les jalons d'une coopération avec l'aide de l'État congolais pour une plus longue et systématique campagne de sensibilisation. Prévenir le diabète, affirme-t-elle avec une grande force de dissuasion, c'est prévenir une foule d'autres maladies. Notamment les maladies des reins alors que le Congo et l'Afrique en général souffrent d'un réel manque d'appareils de dialyse. Hypertension artérielle et problèmes des yeux sont d'autres conséquences possibles du diabète.
« Le problème du diabète, c'est que de nombreuses personnes au Congo et en Afrique ignorent qu'elles en sont affectées. Beaucoup meurent en ignorant totalement leur mal ; ils n'ont jamais pensé à se faire faire un diagnostic sur leur taux de glycémie. Pourtant, il n'y a rien de plus facile que d'aller voir un médecin et de se faire contrôler son taux de glycémie, c'est-à-dire son taux de sucre dans le sang. Car le diabète survient lorsque le taux de glucose est élevé dans le sang. Pour les personnes qui sont prédisposées au diabète, on ne peut certainement rien faire, mais pour les diabétiques avérés ou même pour les personnes qui ne sont pas encore diabétiques, la prévention reste une mesure nécessaire », souligne Ilaria Sagnes.
Un grave problème de santé publique
Différentes études aujourd'hui, dont celles réalisées à Kinshasa, en RDC, montrent qu'il est plus que temps pour l'Afrique de prendre à bras-le-corps un problème d'aussi grave préoccupation publique. L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, tire la sonnette d'alarme. D'ici à l'horizon 2025, c'est-à-dire dans moins de quinze ans, le monde devrait assister à une véritable explosion des cas de diabète. Les hypothèses basses tablent sur un chiffre moyen de 300 millions de malades, dont la plupart seront des habitants des pays pauvres, et surtout africains. Il s'agit d'une épidémie qui va lourdement affecter le développement des nations car le diabète est une maladie dont on ne guérit pas, et dont les complications peuvent être nombreuses.
L'explosion du nombre des cas de diabétiques part d'un constat qui est aussi un véritable paradoxe pour le continent. L'Afrique, réputée lieu de la malnutrition et de la famine chroniques, est aussi là où l'on mange mal. Tous les produits ‘bourratifs' semblent y trouver grâce ; et sans jeu de mots, l'obésité y gagne en proportions. En plus des facteurs de prédisposition d'origine génétique, une mauvaise hygiène de vie fait également le lit de la maladie. « Au Congo et en Afrique où se comptent les consommateurs de bière les plus éprouvés, peu de gens savent qu'une exagération de cette boisson mais aussi du manioc et du foufou peuvent conduire le corps humain à se saturerde sucre », ajoute Ilaria Sagnes. Car il n'y a pas que le sucre contenu dans les sodas - les fameux « jus » du Congo, incontournables à chaque occasion de fête - qui sont nocifs !
Alors, en quoi pourrait consister la prévention ? D'abord dans une alimentation saine, conseille Ilaria Sagnes. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle, pour suivre un régime de diabétique, il faut être riche, la diète à appliquer ici peut partir des produits les plus courants. Seront à privilégier le poisson et, surtout, tous types de légumes. Mais, ajoute-t-elle aussitôt, une alimentation équilibrée n'est rien si elle ne s'accompagne pas d'exercice physique. « Il faut faire du sport ! » Et dans les villes des deux Congo, le sport n'exige pas qu'on se réveille aux aurores pour un footing matinal. Il faut savoir que le sport le plus naturel en soi, sans même s'en rendre compte, c'est la marche. Privilégier les déplacements à pied, au lieu de se laisser aller à l'inaction, recommandent les médecins. Car la sédentarité est devenue l'alliée numéro un du diabétique-obèse dans les pays pauvres.
Par Jrang An@go.

Paris : Antoinette Sassou N'Guesso est la marraine du cinquantenaire de la Journée internationale de la femme africaine

L'épouse du chef de l'État congolais est attendue dans la capitale française pour présider les deux journées de manifestations dédiées à la femme africaine. Le rendez-vous aura lieu, du 20 au 22 juillet, à l'Unesco et sur l'esplanade des Invalides
L'engagement de la femme africaine sera au cœur de la grande rencontre qui réunira pendant deux jours, les Africaines de tous horizons, évoluant dans divers secteurs d'activités. Deux jours de réjouissance et de réflexions pour encourager les initiatives, montrer la détermination des femmes à rehausser l'image du continent, et faire découvrir les richesses humaines, culturelles et sociales qu'elles véhiculent.
Préparées par l'Organisation des femmes africaines de la diaspora (Ofad), les festivités marquant le demi-siècle de la Journée internationale de la femme africaine seront marquées par trois temps principaux : le colloque international à l'Unesco* sur le développement, la santé et la paix des femmes, la matinée duvendredi 20 juillet au cours de laquelle le premier prix « Conseil supérieur du notariat pour la femme africaine et la sécurité foncière » sera décerné, en partenariat avec l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) ; le diner de gala* à l'hôtel Concorde Lafayette en l'honneur des premières dames ; un village africain, libre d'accès, les 21 et 22 juillet, composé de stands représentant les pays africains. Ce village éphémère sera le lieu d'expositions de richesses artisanales, culturelles, gastronomiques, vestimentaires, un lieu de présentation d'entreprises d'investissement en Afrique, d'institutions, d'ONG et d'associations.
Rappelons que la Journée internationale de la femme africaine a été décrétée par l'OUA et l'ONU le 31 juillet 1962. Lancée à Dar Es-Salem en Tanzanie sous l'impulsion de femmes leaders africaines, ce premier rassemblement a permis de définir les enjeux et défis de la femme africaine dans le développement du continent.
Après Ellen Sirleaf Johnson, présidente du Libéria qui fut marraine de l'édition 2011 à l'Assemblée nationale à Paris, Antoinette Sassou N'Guesso, épouse du chef de l'État congolais, présidera cette année les festivités et sera pour l'occasion entourée des premières dames africaines également invitées, de diplomates, de femmes leaders dans tous les domaines, d'entreprises,d'institutions de promotion économique et touristique, de femmes d'opinion des diasporas africaines en Europe, de responsables d'associations, etc.

Lors de la conférence de presse qui s'est tenue le 13 juillet à Paris, Suzanne Bellnoun, présidente de l'Ofad, et Corine Marteau, coordinatrice de la manifestation et présidente de Zonta International, ont rappelé l'objectif majeur de la rencontre qui est d'encourager les femmes, quelque soit leur lieu de résidence, à participer activement et dans tous les secteurs, au développement du continent africain. La présidente de l'Ofad a voulu, à travers cette célébration, « faire découvrir aux Parisiens et aux touristes nombreux dans la capitale l'été, les richesses et les valeurs portées par la femme africaine ». À propos de l'association qu'elle dirigeSuzanne Bellnoum a expliqué que l'organisation avait principalement pour mission de mettre en évidence les capacités inexploitées des femmes africaines, les actions posées et les propositions issues de réflexion sur la condition de la femme africaine à l'étranger.
Un événement à ne pas manquer car Paris vibrera au rythme de l'Afrique !         
Pour en savoir plus :
Droit de participation au colloque : 20 euros ; diner de gala : 150 euros par personne et 250 euros pour un couple
Contact : dogad@club-internet.fr; Tél : 06 69 55 20 20
Par Jrang An@go.

mercredi 11 juillet 2012

Karaté : participation incertaine du Congo aux championnats de la zone 4

Photo : Me Dieudonné Okombi.

Le président de la Fédération congolaise de karaté et arts martiaux affinitaires (Fécoka-Ama), Me Dieudonné Okombi, menace de jeter l'éponge au cas où ses protégés ne participeraient pas à la compétition de N'Djamena
Le président de la zone 4, qui quitte Brazzaville demain sans son équipe, l'aannoncé en fin de matinée aux Dépêches de Brazzaville, s'indignant de la lenteur ou de la négligence des fonctionnaires du ministère des Finances. Ces derniers n'ont pas décaissé les fonds pour que les athlètes congolais effectuent le déplacement de N'Djamena, d'autant plus que l'arrivée de toutes les délégations était prévue pour ce mardi 10 juillet.
« Le dossier du karaté a été transmis à temps par le ministère des Sports depuis le 11 juin. Cela fait un mois que les fonds ne sont toujours pas programmés. Le trésorier de la fédération ne fait que défiler au Trésor. On lui remet toujours son rendez-vous au lendemain. Or ces rendez-vous risquent de nous amener jusqu'à la fin de la compétition », a expliqué Me Dieudonné Okombi. Et de poursuivre :« C'est dommage quand quelque part nous avons assisté à une fête qui n'a souffert d'aucun problème pour faire le décaissement. On a fêté des victoires d'il y a 40 ans. Mais aujourd'hui l'on ne peut pas mettre à notre disposition les maigres moyens dont nous avons besoin. Pour la compétition comme c'est peu d'argent, on n'y prête pas attention. C'est incompréhensible que pour les compétitions de l'avenir, on ne puisse pas y participer parce qu'il manque le décaissement du gouvernement. »
Le Congo, qui avait déjà confirmé sa participation aux championnats de la zone 4,rendus obligatoires par la fédération mondiale et l'Union africaine de karaté, était engagé dans plusieurs tableaux notamment les -60kg ; -67 kg ; 75 kg ; -84 kg  et+84 kg chez les messieurs ; puis -50kg ; -55kg ; -61kg et +61kg. Le pays est entrain de voir l'avenir de ses karatékas être hypothéqué par cette manière de servir. Conséquence, le pays ne participera pas aux championnats d'Afrique au Maroc,ni aux championnats du monde. Il paiera auprès des instances internationales de lourdes amendes, qui vont dépasser le budget de la participation congolaise. Ilsera également contraint de rembourser le pays hôte qui avait déjà réquisitionnél'hôtel pour loger les 35 personnes de la délégation congolaise bloquées pour l'heure à Brazzaville.
« Il est rendu obligatoire à tous les pays membres de la Fédération mondiale et de l'Union africaine de karaté de participer aux championnats de zone avant d'aller aux championnats d'Afrique ou du monde. Nous nous sommes battus pour rien. Parce que six mois durant, après la victoire du karaté aux Jeux africains, nous avons pensé qu'il était temps de pouvoir mettre en chantier lesjudokas congolais pour préparer 2015. Nous nous sommes peut-être trompés parce que l'interêt du Congo est peut-être ailleurs, en tout cas pas au karaté. Je le dis avec le cœur très serré d'un dirigeant qui se voit abandonné avec une discipline qui honore le pays », a souligné le président de la zone 4, dont le devoir et les responsabilités l'obligent à être à N'Djamena.
Dieudonné Okombi a, par ailleurs, ajouté : « Le Congo sera suspendu s'il ne participe pas à cette compétition. Au retour de N'Djamena si cela se confirme, je démissionnerai avec mon bureau parce que l'on n'accorde plus d'importance au karaté. Chez nous, on veut les résultats mais on ne sait pas comment les préparer. Nous prendrons alors nos responsabilités. »
L'arrivée de toutes les délégations étant annoncée pour ce 10 juillet, les journées du 11 jusqu'au 13 juillet sont prévues pour les stages des arbitres et la pesée de tous les compétiteurs. La compétition qualificative aux championnats d'Afrique se déroulera les 14 et 15 juillet. Le président de la Fécoka-Ama souhaite voir cette situation être décomptée avant le début des épreuves. « Nous avons encore de la marge jusqu'à samedi, peut-être que d'ici samedi, la situation vas'arranger. Sinon, nous prendrons nos responsabilités. Pour des difficultés financières, nous sommes en train de voir notre programme des Jeux africains s'effondrer alors que le président de la République lui-même a accepté l'organisation de cette compétition chez nous en 2015. En outre, il souhaite qu'au cours de celle-ci, nous puissions glaner autant de médailles que possible », a-t-il conclu.
Par Jrang An@go.