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lundi 30 décembre 2013

Vœux : Bonne et Heureuse Année 2014

Photo : Carte des Vœux de Jr

La joie et la beauté deployée présentement sont des excellentes raisons d'offrir des vœux chaleureux aux êtres merveilleux que l'on cotoie.

Ainsi, "Tout comme l'étoile a guidé les pas des trois rois mages vers l'enfant Jésus, que Dieu vous conduise vers le bonheur". Que les feux d'artifices éclairent le ciel de votre vie, et que l'annnée 2014 soit comme un pont vers un monde merveilleux et plus lumineux. Que la nouvelle année soit encore plus riche en performances, en aspirations et en succès tant sur le web que sur le mobile, Tablette, Ipad, Iphone et Smartphone.

Si le bonheur est dans les petites choses, la paix intérieure elle, est dans l'âme; moi, indubitablement, via cette "Carte des Vœux JR & Cloches" 2014, je vous souhaite les deux, aussi bien à vous qu'à vos proches.

Jean Raymond Angonga
Attaché au Cabinet du Chef de l'Etat
Stratège & Blogger Indépendant

dimanche 29 décembre 2013

28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale) : Pour l’amélioration de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes

Photo de circonstance

A Londres où il a participé à la 28ème session de l’assemblée générale de l’O.m.i (Organisation maritime internationale), le ministre délégué chargé de la marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a pris la parole pour faire entendre la voix du Congo et de l’Afrique sur les questions liées à la recherche de l’amélioration continue de la sécurité et de la sûreté dans les activités maritimes et sur la lutte contre la piraterie maritime. 

Au nom de la République du Congo, à jour de ses contributions et qui a fait un don au Fonds de roulement de l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a encouragé cette organisation onusienne à pérenniser le programme intégré de coopération technique et a exhorté les Etats africains à adhérer au programme facultatif d’audit des administrations maritimes et à la ratification des conventions maritimes internationales.

Du haut de la tribune, l’homme d’Etat congolais a sollicité le soutien des Etats membres de l’O.m.i dans le suivi de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les Océans à l’horizon 2050 de l’Union africaine, dite stratégie A.i.m 2050, dont la République du Congo assure le plaidoyer depuis mai 2013 et qui devrait être adoptée en janvier 2014 par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine.

En marge des travaux de la 28ème assemblée générale, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a été reçu en audience par le secrétaire général de l’O.m.i, Koji Sekimizu. Au cours de leur entretien, le ministre congolais en charge de la marine marchande a mis en exergue le rôle que doit jouer la stratégie A.i.m 2050 dans le développement économique et social de l’Afrique dans les cinquante années à venir. La République du Congo qui a opté d’accompagner l’Union africaine dans ce projet a sollicité également à ce titre l’assistance de l’O.m.i.

Parlant de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050, le secrétaire général de l’O.m.i a soutenu que «l’Afrique ne peut prétendre à un développement économique et social pour les 50 ans à venir sans mettre les transports maritimes au cœur». Dans sa vision, il entend non seulement apporter l’assistance à la commission de l’Union africaine pour la mise en œuvre de la stratégie, mais également demander à chaque Etat membre d’élaborer sa stratégie nationale, en intégrant les autres modes de transport.

Pour ce faire, Koji Sekimizu a émis le vœu de participer au prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, en janvier 2014, pour apporter son soutien à ce projet. Les deux personnalités ont, également, passé en revue la coopération entre l’O.m.i, la République du Congo, l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (A.r.s.t.m) d’Abidjan et l’Union africaine.

Tout en remerciant le secrétaire général de l’exécution de demandes d’assistance formulées par la République du Congo au titre du biennal 2011-2013, notamment en ce qui concerne la formation et l’acquisition des équipements et  matériel de recherche et sauvetage, l’homme d’Etat congolais a sollicité d’autres séminaires de formation au titre de l’exercice 2014-2015 dont la facilitation du trafic maritime international et la formation des inspecteurs qualifiés au contrôle des navires par l’Etat du port des Etats membres du MoU d’Abuja, parce que la République du Congo adhère au Programme intégré de coopération technique (P.i.c.t).

En sa triple qualité de président du mémorandum d’entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du centre (MoU d’Abuja), de président du conseil d’administration de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer d’Abidjan (A.r.s.t.m) et de deuxième vice-président de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre (O.m.a.o.c), le ministre congolais délégué à la marine marchande a marqué sa satisfaction quant à l’assistance apportée au système O.m.a.o.c et au MoU d’Abuja et formulé une nouvelle demande relative à l’élaboration du code maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre, de l’organisation d’une table ronde par l’O.m.a.o.c, la fourniture des équipements et le renforcement des capacités des enseignants de l’A.r.s.t.m.

Le secrétaire général de l’O.m.i s’est réjoui de l’état de coopération entre l’O.m.i et la République du Congo quant au renforcement du cadre institutionnel et des capacités humaines. Eu égard aux excellentes relations qui lient le Congo à l’O.m.i, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a notifié au secrétaire général la volonté des autorités congolaises de le recevoir en 2014. Invitation qu’il a accueillie avec satisfaction et a promis l’insérer dans son calendrier de visite des pays africains.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a, par ailleurs, reçu la communauté congolaise vivant à Londres. Autour d’un cocktail dînatoire, il a échangé avec les ressortissants congolais sur la vie et le fonctionnement des institutions de la République. Au nom du président de la République, il les a exhortés à venir faire profiter aux Congolais leur savoir-faire, chacun dans son domaine.  «Les institutions de la Républiques sont à votre disposition pour vous aider à vous installer», a-t-il fait savoir à ses compatriotes, visiblement satisfaits de l’initiative du ministre congolais en charge de la marine marchande.

Par Jrang An@go.

mercredi 18 décembre 2013

Faculté des sciences de la santé : Une fournée de dix-neuf médecins et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé

Photo : Les nouveaux docteurs prêtant serment.

Du 9 au 11 décembre 2013, la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi a organisé, à Brazzaville, les soutenances des trentièmes thèses de doctorat en médecine et des mémoires en licence en sciences de la santé. Jeudi 12 décembre dernier, l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération a servi de cadre, pour la remise des diplômes aux impétrants. Le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, le ministre de l’enseignement supérieur, Georges Moyen, le Doyen de la faculté des sciences de la santé, Jean Rosaire Ibara, le recteur de l’Université Marien Ngouabi, Armand Moyikoua, et bien d’autres autorités étaient présents à cette cérémonie.

Laquelle a été couronnée par la remise des diplômes de docteur à dix-neuf doctorants et vingt-quatre techniciens en sciences de la santé.L’instant était chargé d’émotion.

Main droite levée, regards paisibles, devant des jurys, et une foule inhabituelle, les impétrants ont juré d’offrir, gratuitement, des soins à leurs patients, de se donner pleinement dans l’exercice de leurs fonctions, conformément à la conduite dictée par le serment d’Hippocrate. A côté de cette trentième promotion de médecins, s’ajoutent vingt-quatre licenciés en sciences de la santé (Laboratoire, santé publique, sciences infirmières). Ils viennent tous d’accroître les effectifs du corps médical congolais, lequel exprime encore un important besoin en personnel. 

Président général des jurys, le professeur Léon Hervé Iloki a encouragé les médecins à la rigueur et à l’apprentissage continuel. «Le médecin que vous êtes devenu, doit demeurer un éternel apprenti. Je vous invite à poser deux actes. Le premier, immédiat: votre inscription au tableau de l’ordre des médecins. Le deuxième: celui de réviser sans cesse votre code de déontologie. Ainsi, vous deviendrez des femmes et des hommes libres. Car, retenez que la vraie liberté, celle de la conscience, s’acquiert par la volonté, et se conserve par la persévérance. Retenez aussi ce dicton: «Non scolae sed vitae», (nous n’apprenons pas pour l’école, mais pour la vie)», leur a-t-il rappelé. Avant de reprendre une affirmation d’Albert Einstein: «Ne faites rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande». Outre les félicitations adressées à l’ensemble des lauréats, Jean Rosaire Ibara a sollicité la construction d’une vraie faculté de médecine. De façon à offrir un cadre idéal pour la formation des futurs agents de santé.  

Ponctuant la session, Georges Moyen a salué l’effort opiniâtre et la formation à l’origine de ces résultats: «La qualité de la formation à la Faculté des sciences de la santé est donc sauve. Cette cérémonie est la consécration des efforts accomplis, année après année, par les lauréats d’aujourd’hui et, certainement, la réalisation d’un rêve longtemps caressé. J’imagine la fierté qui les habite, ce jour. A l’idée de porter leur nouveau titre de docteur en médecine et techniciens en sciences de la santé. Il s’agit d’une multiséculaire chaîne de sacrifices, de succès, mais aussi de responsabilités devant l’être humain.» 

Par Jrang An@go.

jeudi 12 décembre 2013

Sommet France-Afrique de l’Elysée (Paris-France) : L’esprit du héros Nelson Mandela, dans les questions de paix et de sécurité en Afrique

Photo : François Hollande prononçant son allocution

Le président français François Hollande avait vite fait de dédier, dès l’ouverture, vendredi 6 décembre, le sommet France-Afrique consacré à la paix et la sécurité en Afrique, à Nelson Mandela, qui venait de quitter ce monde, la veille, quelques heures seulement avant. «Le monde est en deuil (...) Il (Nelson Mandela) était déjà entré dans l’Histoire de son vivant. Mort, il prend place dans la conscience universelle», a dit le président français. Projection d’images sur Nelson Mandela, minute de silence… le retentissement planétaire du décès du père de l’Afrique du Sud multiraciale ne faisait que commencer… Ainsi, l’esprit du héros a sans doute insufflé ce sommet. 

En effet, la densité de la déclaration qui l’a sanctionné le samedi 7 décembre 2013, aussi bien sur la paix et la sécurité que sur «le partenariat économique et le développement», que sur «le changement climatique» en sera sans doute la preuve. Les 53 délégations de pays africains annoncées étaient là (à l’exception du Zimbabwe), dont une quarantaine de chefs d’Etat (parmi lesquels le Congolais Denis Sassou Nguesso) en plus des représentants des Nations unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

«Les chefs d’Etat et de gouvernement ont réaffirmé leur attachement à la sécurité collective sur le continent africain et leur engagement à favoriser la paix et promouvoir les droits de l’homme, en conformité avec les buts et principes de la charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Ils ont appelé de leurs vœux le renforcement du dialogue stratégique entre l’Afrique et la France pour une vision commune des menaces. Ils ont affirmé que paix, sécurité, promotion et protection des droits de l’homme étaient indissociables et qu’une action rapide en cas d’atteintes graves aux droits de l’homme pouvait constituer un outil efficace dans la prévention des conflits», souligne la déclaration finale.

A cet effet, ils se sont engagés à mettre en place une nouvelle architecture africaine de paix et de sécurité qui passe par: la formation par la France de 20.000 soldats africains par an pendant cinq ans; la mise à disposition de conseillers politico-militaires à la C.e.d.e.a.o et à la C.e.e.a.c; l’aide à la rédaction de «Livres blancs». La Caric (Capacité africaine de réaction immédiate aux crises) bénéficiera d’un appui français à la création d’un état-major projetable (conception et équipement) et de conseil sur la mutualisation des capacités aériennes.

Les pays africains ont été appelés à ratifier le traité sur le commerce des armes par les pays africains pour lutter contre le phénomène de la dissémination des armes de guerre. Lors de la réunion du G8 en 2014, un débat de haut niveau aura lieu au conseil de sécurité sur le phénomène du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest. En ce qui concerne la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, la France va aider à la création d’un collège de formation sur l’action de l’Etat en mer en Afrique; tout comme elle va apporter son soutien à la mise en œuvre de la déclaration de Yaoundé.

L’autre champ qui a retenu l’attention des chefs d’Etat et de gouvernement est évidemment le terrorisme. Ils ont appuyé les efforts réalisés actuellement comme en France où la réflexion a été lancée sur la mise en place d’une stratégie nationale de prévention de la radicalisation (instruction donnée au premier ministre). En Afrique, l’effort va se traduire par le soutien à la lutte pour le contrôle des flux financiers du terrorisme (mobilisation nécessaire de l’Onu, d’Interpol, du Gafi).«Les chefs d’Etat et de gouvernement soutiennent l’appel qui leur est adressé par les premières dames réunies à l’occasion du sommet, pour dénoncer la persistance intolérable des violences sexuelles dans les conflits. Ils s’engagent à lutter contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles et à mettre en œuvre des plans d’action nationaux, associant les organisations de la société civile, afin de mettre fin à ces violences conformément aux résolutions «Femmes, paix et sécurité» du Conseil de sécurité des Nations unies».

Dans le partenariat économique et le développement, les engagements sont aussi profonds. Outre la volonté de favoriser les investissements, les échanges (avec pour objectif du doublement des échanges franco-africains d’ici à 2020), d’encourager les flux d’échanges intellectuels, la France, par le biais de son agence spécialisée, l’A.f.d, s’est engagée pour près de 20 milliards d’euros de financement pour l’Afrique sur cinq ans, dans le domaine du développement.

François Hollande a beau appeler l’Afrique à prendre en charge sa sécurité, pour l’instant, le rôle de son armée sur le continent, sous l’encadrement des Nations unies, est inévitable. Pendant que se déroulait le sommet, le conseil de sécurité a donné son feu-vert à l’intervention de l’armée française en Centrafrique, pour désarmer les milices.

Par Jrang An@go.

dimanche 8 décembre 2013

Ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat : Désormais, le recrutement dans la fonction publique se fait sur concours

Photo : Vue des membres du haut comité de la fonction publique.

Le haut comité de la fonction publique, mis en place par le président de la République, à travers le décret n°2011-102 du 11 février 2011, s’est réuni, pour la première fois, le vendredi 28 novembre 2013, dans la salle 515 du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville. Ouvrant la réunion, en présence d’Emmanuel Obami, directeur général de la fonction publique, Guy-Brice Parfait Kolélas, ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat,  président dudit haut comité, a rappelé les missions du haut-comité de la fonction publique et donné des orientations à ses membres pour l’ouverture du premier concours de recrutement dans la fonction publique, au titre de l’année 2013, avec un quota de 150 postes budgétaires. Au titre de l’année 2014, ce quota va augmenter, a dit le ministre. 

Le haut comité de la fonction publique, dont la coordination est assurée par le ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, compte quatorze membres (les représentants de la présidence de la République, du secrétariat général du gouvernement, du Ministère de l’enseignement  supérieur) et des directeurs généraux de l’administration publique. Sa mission est d’organiser, chaque année ou suivant les besoins en personnel, le concours d’entrée dans la fonction publique.

C’est ainsi que pour sa première réunion, l’objet a été l’organisation du tout premier concours de recrutement dans la fonction publique, au titre de l’année 2013. «150 postes sont ouverts au test, aux différents niveaux de toutes les administrations», a précisé le ministre Kolélas. La liste de ces 150 nouveaux postes est disponible au Ministère de la fonction publique.

Jusque-là, l’entrée à la fonction publique se faisait par simple sélection des dossiers présentés. Cette façon n’a pas permis de doter la fonction publique de ressources humaines de qualité, sans compter l’anarchie et autres pratiques de corruption que cela a entraînées.

Le concours va se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, notamment dans les chefs-lieux des départements. Les préfets, qui représentent le gouvernement, seront instruits pour recevoir les dossiers des candidats. Le moment venu, les équipes du haut comité de la fonction publique, chargées de la régularité des tests et des examens, se déplaceront dans les départements, pour veiller à la bonne marche et au bon déroulement des épreuves. «Ceci pour l’équité et la transparence», a précisé Guy-Brice Parfait Kolélas.

L’enjeu du concours est d’avoir des ressources humaines compétentes. «Notre administration a besoin de se professi-onnaliser. Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, nous allons vers l’édition des répertoires des métiers des différentes administrations et des répertoires des métiers transverses de l’administration. Ces métiers font appel à une professionnalisation. Cette professionnalisation, nous ne pouvons l’avoir qu’en passant par un tamis, le tamis des tests. Le Congo, qui se veut émergent, doit avoir une administration digne de ce nom, avec des cadres qui répondent à la nouvelle culture: la Gestion axée sur les résultats», a dit le ministre de la fonction publique. 

Par contre, les diplômés sortis des écoles de formation administrative (comme Loukabou, l’Eni, l’Enam, etc.) dont l’entrée se fait sur concours, sont dispensés du concours d’entrée dans la fonction publique. Le haut comité de la fonction publique a aussi la possibilité de saisir l’inspection d’Etat, concernant le dysfonction-nement dans l’organisation, par exemple des commissions administratives paritaires. Il peut demander à l’inspection d’Etat toute enquête, qu’il juge utile. 

Rappelons  que le haut comité de la fonction publique comprend une coordination et des commissions. Il a  comme président le ministre en charge de la fonction publique. La date du tout premier concours d’entrée dans la fonction publique sera communiquée ultérieurement.

Par Jrang An@go.

samedi 7 décembre 2013

Congo - Francophonie : La Francophonie invitée pour apporter son appui au processus électoral

Photo : Cyrille Zogo Ondo.

La délégation de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), conduite par Cyrille Zogo Ondo, a rencontré, mercredi 4 décembre 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, le P.c.t et ses alliés de la majorité présidentielle, pour la séance de travail qu’ils avaient eue. C’est André Massamba, secrétaire général adjoint du P.c.t, qui a conduit la délégation de la majorité présidentielle. A l’issue de la rencontre, qui s’est déroulée à huis clos, Cyrille Zogo Ondo et Serge Michel Odzoki se sont prêtés aux questions de la presse, pour faire le point. 

Cyrille Zogo Ondo s’est dit optimiste quant à l’avenir du Congo: «L’O.i.f a décidé d’envoyer une mission au Congo, sur invitation du comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, pour essayer d’évaluer les conditions de préparation des prochaines élections locales. A ce stade, nous avons privilégié l’écoute, l’échange  d’information, parce que notre objectif est, d’abord, de comprendre ce qui s’est fait, depuis Dolisie. Puisque nous savons qu’il y a eu une quinzaine de recommandations qui ont été émises, lesquelles recommandations vont dans le sens de l’amélioration du processus électoral. Le comité de suivi, qui a reçu mandat de mettre en œuvre toutes ces recommandations, nous a sollicité, a sollicité le secrétaire général de la Francophonie, le président pour à relever le défi, pour l’aider à mettre en œuvre cette mission.

Nous sommes venus pour accompagner le comité de suivi, pour faire en sorte que les problèmes  qui ont fait l’objet d’échange, à Dolisie, puissent trouver des solutions concrètes. Nous avons, dans cette perspective, demandé à rencontrer l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile ainsi que les partenaires multilatéraux et bilatéraux. Nous avons tenu à peu près la moitié de nos rencontres et nous continuons à tenir d’autres rendez-vous qui vont nous permettre de nous éclairer, de mieux comprendre et d’avoir une meilleure lecture du processus électoral, de manière à identifier les secteurs pour lesquels l’accompagnement de la Francophonie peut être plus utile ici au Congo, en appui au processus électoral, bien-sûr. Nous devons, encore rencontrer une partie de la classe politique, nous avons également sur la liste des rencontres, les partenaires bilatéraux, l’Union européenne, le P.n.u.d.

Nous avons pensé également qu’il était bien de rencontrer les chefs religieux, parce que ces gens dont on ne parle pas assez, que l’on ne voit pas souvent dans les agitations électorales, jouent un grand rôle, un rôle d’opinion sur les électeurs. Dans ce cadre, nous pensons rencontrer, peut-être, l’archevêque de Brazzaville, l’imam et, peut-être, les chefs d’autres confessions religieuses. Nous pensons qu’en agissant ensemble, en mettant ensemble tous nos efforts, l’avenir ne peut être que meilleur. Nous sommes optimistes pour l’avenir au Congo» 

Serge-Michel Odzoki, porte-parole du P.c.t: «Ils nous ont écoutés, nous leur avons dit comment ça évolue, malgré les difficultés, l’effort qui est fait pour faire aboutir ce processus-là. Ils ont apprécié l’engagement des différents acteurs, singulièrement la majorité présidentielle qui a réaffirmé sa volonté d’aller de l’avant, pour faire en sorte que le processus démocratique, dans notre pays, à travers les recommandations de Dolisie, soient un processus fort, consensuel, durable. Ce qu’il faut dire, c’est qu’ils ont véritablement apprécié le travail qui a été fait à Dolisie. Ils n’ont pas tari d’éloges pour dire que ce qui s’est fait à Dolisie, ce qui s’est dit à Dolisie, les recommandations de Dolisie vont dans le sens du renforcement de la démocratie au Congo. Et que de ce point de vue-là, notre pays peut être considéré comme étant sur la bonne voie».

Par Jrang An@go.

vendredi 6 décembre 2013

25ème anniversaire du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique Australe : Firmin Ayessa a lancé la campagne médiatique pour commémorer l’événement

Photo : Firmin Ayessa (au milieu)

13 décembre 1988 - 13 décembre 2013, il y a, exactement, 25 ans que fût signé, à Brazzaville, le protocole sur la paix en Afrique australe. Pour devoir de mémoire, le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du président de la République, a donné, mercredi 4 décembre 2013, à l’hôtel Ledger Plaza, à Brazzaville, une conférence de presse sur le lancement de la campagne médiatique relative à la commémoration de cet évènement. A cette occasion, il a appelé les chevaliers du micro et de la plume à sensibiliser l’opinion et faire un large écho de cet évènement. 

Devant un parterre de journalistes, tant de la presse nationale qu’internationale, très détendu, le ministre d’Etat Ayessa a, dans son mot liminaire, rappelé les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les négociations ayant abouti à la signature de l’accord de Brazzaville et le rôle joué par le président Denis Sassou Nguesso.

Pour Firmin Ayessa, cet événement historique majeur ne peut pas être balayé par un simple revers de la main. D’où la nécessité d’en parler, pour mieux fixer les générations futures. «Il y a 25 ans, Brazzaville, notre ville-capitale, a eu l’honneur et le privilège d’abriter les négociations tripartites entre l’Angola, l’Afrique du Sud et Cuba, sous la médiation des Etats-Unis d’Amérique, pour une paix négociée en Afrique australe. Ces négociations, longues et difficiles, avaient connu, avant Brazzaville, un cheminement tout aussi long et stérile, à travers les étapes de Londres, de New York, de Genève, du Caire et du Cap-Vert. In fine, c’est à Brazzaville que ces négociations historiques furent conclues, avec la signature du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique australe», a-t-il rappelé. 

Firmin Ayessa a, par ailleurs, relevé que c’est un acte déterminant et fondateur, parce qu’il donna lieu, le 22 décembre 1988, à la signature des accords de NewYork, ouvrant la voie au retrait des troupes cubaines d’Angola; au retrait des troupes sud-africaines de la Namibie et du Sud de l’Angola; à l’indépendance de la Namibie; à la libération de Nelson Mandela; au démantèlement de l’apartheid; à l’avènement de la nouvelle Afrique du Sud. «Dans cet heureux dénouement, le Congo joua un rôle notable. D’abord, par les conditions propices au bon déroulement des négociations, conditions qu’il réunit, en tant que hôte de ces négociations historiques. Ensuite et surtout, grâce à la facilitation que son président réussit à mener, avec persévérance et efficacité, pour que le round de Brazzaville ne fut pas un échec, comme les précédents. Le président Denis Sassou Nguesso remplit sa mission de facilitation avec succès, parce qu’il connaissait le dossier. Il en avait la totale maîtrise», a-t-il relevé. 

Le conférencier a, également, rappelé qu’élu président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine, en juillet 1986, il fit de la libération de l’Afrique australe et de l’éradication de l’apartheid, sa priorité, son cheval de bataille. «Ainsi, il proposa, à la faveur du 8ème sommet des pays non alignés, en septembre 1986, à Hararé (Zimbabwé), la création du Fonds Africa dédié au soutien de la lutte des peuples de l’Afrique australe contre l’apartheid. En avril 1987, il réussit à mettre autour de la même table le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires africaines, Monsieur Cheaster Crocker, et le ministre angolais, Monsieur Alexandro Rodrigues «Kito», dans une espèce de prélude de préfiguration des grandes négociations à venir», a-t-il rappelé.

Répondant à la question de savoir pourquoi avoir attendu si longtemps, pour rappeler à la face du monde que Brazzaville avait abrité un événement aussi important, Nelson Mandela, qui devrait, certainement, savourer ces bons moments, n’est pas bien portant et ne pourrait, certainement, pas faire le déplacement de Brazzaville, pour vivre cet évènement, pourquoi donc ce retard? 

A cette question, le conférencier a répondu, en ces termes: «Je ne vois pas que l’on puisse parler en terme de retard. Disons simplement que chaque chose en son temps. Comme disait le sage, il n’y a rien de mieux qu’une idée qui arrive à maturité, qui arrive à son heure. Oui, nous avons attendu 25 ans. C’est un bel âge, vous l’avez dit. Nous avons attendu 25 ans, non simplement parce qu’on aurait pu oublier que cet évènement a existé et que Brazzaville l’a abrité, mais comme vous le savez, les anniversaires, ce sont des célébrations symboliques.

Nous n’avons pas été seul à organiser cet évènement. Le gouvernement congolais n’avait pas voulu donner comme l’impression qu’il se précipitait pour tirer à lui tout seul, la couverture. Nous avons laissé le temps qu’il faillait, pour que les uns et les autres digèrent aussi l’importance de cet évènement et nous avons choisi, puisqu’il s’agit du symbole, le président et le gouvernement congolais ont estimé que 25 ans après, un quart de siècle après, nous voudrions nous arrêter, pour célébrer ce symbole».

Par Jrang An@go.