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mardi 29 juillet 2014

P.c.t (Parti congolais du travail) : Trois ans déjà, pour Pierre Ngolo et son équipe du secrétariat permanent

Photo : Les militants et sympathisants

Le P.c.t (Parti congolais du travail) a célébré, à travers un meeting en salle au palais des congrès, à Brazzaville, vendredi 25 juillet 2014, le troisième anniversaire marquant la clôture des travaux du 6ème congrès extraordinaire, tenu du 20 au 25 juillet 2011. C’était aussi le troisième anniversaire des membres du secrétariat permanent, depuis la mise en place de ce bureau dirigé par Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t.

C’était en présence de quelques représentants des partis membres de la majorité présidentielle, des membres du bureau politique, du comité central, de la commission nationale de contrôle et de vérification du P.c.t, des militants et sympathisants, venus nombreux pour apporter leur soutien au parti, à la veille des élections locales que ce parti entend remporter.

Dans une salle archicomble, dominée par la couleur rouge, symbole du P.c.t, parti d’obédience social-démocrate, fondé le 31 décembre 1969 par le président Marien Ngouabi, et qui a été, jusqu’en 1990, le parti unique au Congo. Dans une ambiance festive,  Pierre Ngolo a dressé le bilan de son action. Dans la salle, quelques banderoles étaient affichées sur lesquelles, on pouvait lire: «P.c.t: la revitalisation en marche»; «Tous derrière le P.c.t pour la consolidation des acquis du 6ème congrès extraordinaire de notre parti». A l’extérieur de la salle, trois écrans plasmas retransmettaient la cérémonie, pour les militants et sympathisants installés sur le hall. Fanions à la main, foulards au cou, ils ont répondu massivement à l’appel de leur secrétaire général, qui a fait son entrée dans la salle à 15h30, sous les ovations de la foule, debout et très enthousiasmée.

C’est dans cette ambiance que Gabriel Ondongo, président de la fédération P.c.t de Brazzaville, est monté à la tribune, pour son allocution. «En dépit des manœuvres d’intimidations, des tentatives de déstabilisation et devant la diversité des acteurs, les membres du P.c.t du département de Brazzaville demeurent sereins, imperturbables et confirment leur confiance au président Denis Sassou-Nguesso, président du comité central du parti», a-t-il dit. Conscient du fait que le débat sur le changement de la constitution en cours dans le pays fait du chemin, dans un cadre, «non pas politique, mais aussi et surtout citoyen ou les voix s’élèvent jusqu’au fin fond de nos contrées, permettant aux paisibles citoyens de s’exprimer pour exiger le changement de la constitution», a-t-il fait savoir.

Après avoir esquissé quelques pas de danse, Pierre Ngolo est monté à la tribune, en faisant, d’abord, observer une minute de silence en mémoire de Paul Mikeleko, président du comité P.c.t de Sembé, décédé le 25 juillet, à l’aube. Le secrétaire général du P.c.t a salué la signature de l’accord de cessation des hostilités en Centrafrique, signé à Brazzaville. Il a estimé que cet accord est une grande victoire du président Denis Sassou Nguesso. «C’est une cerise sur le gâteau du 3ème anniversaire du 6ème congrès extraordinaire de notre parti», a-t-il précisé. 

Faisant le bilan de son action, le secrétaire général a évoqué la création de la F.m.c (Force montante congolaise), de l’O.f.c (Organisation des femmes du Congo), la construction du siège du parti. Il a laissé entendre que la campagne d’adhésion a vu accroitre les effectifs des membres du P.c.t qui sont passés de 238.712 à 512.113. Il a justifié le sens du slogan «Touche pas à mon président», en disant que c’est en réponse à la cabale lancée, selon lui, contre le président Denis Sassou Nguesso que son parti a rétorqué par cette campagne, pour le soutenir contre «les actes de déstabilisation des institutions et de diffamation».

Pierre Ngolo s’est indigné de voir un certain courant politique dans le pays qui en a fait la récupération. «Pendant que sonnait la campagne «Touche pas à mon président», une certaine opposition tente de manifester son existence, à travers le mot d’ordre: «Touche pas à ma Constitution», a signifié le secrétaire général du P.c.t. Qualifiant cette sortie de l’U.pa.d.s d’hasardeuse et de «faute grave de communication», Pierre Ngolo pense que les initiateurs de cette démarche se préoccupent peu du pays. «Le P.c.t constitue la dernière ceinture de sécurité du président qui n’est pas disposé à le noyer».

Sur le changement ou la révision de la Constitution, le secrétaire général du P.c.t a, simplement, rappelé ses propos du 6 avril 2014, lorsqu’il disait que «la Constitution n’est pas un dogme ni un sujet tabou». «C’est une question qui se pose et sur laquelle, en démocratie, chaque citoyen doit manifester sa liberté de pensée, de suggestion et d’entreprise», a fait savoir l’orateur, qui pense que son parti n’est pas allé plus loin dans ce débat. «C’est ce que nous avons dit et rien d’autre. De son côté, le président n’a aussi rien dit et entrepris», a dit Pierre Ngolo, qui préconise engager ce débat dans le sens des orientations qui seront dégagées, bientôt, par le bureau politique de son parti. 

Aussi a-t-il stigmatisé les propos intimidateurs de certains cadres politiques qui font sur Denis Sassou Nguesso de «faux procès de parjure et de haute trahison». Par conséquent, le P.c.t dit «non à la dictature et à toute tentative d’intimidation». Il dit «oui au dialogue et aux débats libres».

Par Jrang An@go.

samedi 26 juillet 2014

Forum sur la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain : Denis Sassou Nguesso profondément optimiste quant à l’avenir de la RCA

Photo : les différents acteurs signataires de l'accord de cessation des hostilités.

Les lampions du forum sur la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain se sont éteints à Brazzaville, le 23 juillet 2014, avec, à la clé, la signature d’un accord de cessation des hostilités, entre les différentes composantes centrafricaines. Après la clôture du forum, le président Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, a animé, conjointement avec Mme Catherine Samba-Panza, présidente de transition centrafricaine, une conférence de presse pour expliquer le bien-fondé de l’accord signé à Brazzaville, et les aléas des négociations en période de crise. Le chef d’Etat congolais s’est montré très optimiste quant à l’avenir de la Centrafrique. Car, «nous avons posé le premier pas. Le chemin est encore long», a-t-il dit.

Au début, le président Sassou Nguesso s’en est pris à certains journalistes des médias internationaux et étrangers qui, avant les conclusions même du forum, prédisaient, déjà, son échec, au regard du comportement affiché par les membres de l’ex-coalition Seleka, qui avaient conditionné leur participation aux travaux en commissions, par l’acceptation de leur revendication sur la partition du pays. «Maintenant que vous avez assisté à la signature de cet accord et aux scènes émouvantes entre les belligérants qui s’embrassaient les uns et les autres et chantaient ensemble l’hymne national, je crois que c’est cela qu’il faut dire», a souligné Denis Sassou Nguesso. Par l’accord arraché au prix de moult péripéties, il a estimé que le but n’est pas encore atteint. «Nous avons, simplement, aujourd’hui, posé le premier pas. Le chemin est long. Nous allons poursuivre le travail et je reste optimiste. Je suis sûr que nous allons atteindre le but», a-t-il poursuivi.

Quant à la question de savoir s’il était déçu qu’un seul accord sur les trois prévus puisse être signé et qu’aucun engagement politique n’ait été pris sur le désarmement des groupes rebelles, le président Denis Sassou Nguesso pense que l’accord principal recherché est celui de faire cesser les hostilités. «A partir du moment où les belligérants arrêtent les violences, le mécanisme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion est, pour l’essentiel, la conséquence de cette division principale», a-t-il expliqué.

Evoquant le comportement des membres de la délégation de l’ex-coalition Séléka qui ont boycotté les travaux en commissions, le médiateur international pense que cela relève de ce genre de négociations où rien n’est gagné d’avance. «On ne rendre pas dans une salle et signer en une minute. Elles (les négociations) ont été difficiles», reconnait-il, avant de faire remarquer que cette attitude est normale, «le contraire aurait même surpris».

Toutefois, Denis Sassou Nguesso a demandé aux journalistes de rendre objectivement compte de ce qu’ils ont suivi. «Il ne faut pas penser que c’est facile. Quand les gens s’affrontent l’arme à la main, pour les ramener à un accord de paix, il faut beaucoup de travail et de patience», a-t-il signifié.Fort de cet accord de cessation des hostilités, le président congolais a dit faire confiance à la bonne foi des différents signataires.

Quant à savoir s’il doutait de cette bonne foi, il a répondu par une négation. «Vous me demandez de douter de la bonne foi des gens avec lesquels j’ai parlé pendant des heures, des nuits et des jours, pour pouvoir arriver à cet accord. Ils ont pris un engagement qu’ils doivent respecter», a souligné le conférencier. Le médiateur international a précisé que le programme de désarmement n’est qu’une disposition technique et non un accord politique. Car, «il faut mobiliser les ressources. C’est tout une organisation qui mérite d’être abordée avec beaucoup de méthode. C’est un processus qui doit prendre du temps».

Interrogé sur la durée de la transition qu’il faudra respecter, pour organiser des élections libres, transparentes et apaisées en Centrafrique, l’orateur a répondu que cette préoccupation n’était pas à l’ordre du jour des discussions. Néanmoins, il a laissé entendre qu’ils vont travailler, pour créer les conditions de déroulement des élections justes et transparentes, dans la paix, la réconciliation et la sécurité. Aussi, croit-il que si les gens ne peuvent pas circuler librement, en Centrafrique, il est hors de question d’organiser les élections, quelle que soit l’échéance de la transition. «La réalité du terrain nous indiquera comment faut-il marcher», a renchéri Denis Sassou Nguesso qui, par ailleurs, a parlé de l’expérience du Congo dans le retour de la paix.

Exprimant ses impressions, au terme du forum, Mme Catherine Samba-Panza a, d’abord, remercié le médiateur international, pour son implication personnelle dans la réussite de ce forum, ainsi que toute l’équipe de la médiation internationale qui l’a accompagnée dans ces négociations difficiles. «Dans toute négociation, les revendications sont toujours placées très haut. Ensuite, au fur et à mesure de la prise de conscience des acteurs sur l’intérêt national qui doit prévaloir sur leur intérêt particulier, nous sommes arrivés à une réconciliation véritable entre les filles et fils de la République Centrafricaine», a-t-elle fait savoir.

Pour elle, cette réconciliation emporte sa conviction. «Je me suis investie, personnellement, avec l’appui du médiateur international. Avec la volonté des uns et des autres, nous y sommes parvenus. Je ne peux que me réjouir des conclusions de ce forum. Il s’agit d’un premier pas et il reste encore beaucoup à faire et ensemble, quelles que soit les difficultés, nous allons les surmonter, parce qu’aujourd’hui, nous avons démontré notre volonté d’aller de l’avant, ensemble, la main dans la main», a précisé la présidente centrafricaine, visiblement émue.

Par Jrang An@go.

mardi 22 juillet 2014

Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain : Toutes les sensibilités centrafricaines sont à Brazzaville, pour la paix dans leur pays

Photo : Denis Sassou Nguesso et Catherine Samba-Panza.

Brazzaville, la capitale congolaise, abrite, du 21 au 23 juillet 2014, le forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter-centrafricain, dont les travaux ont été ouverts, lundi 21 juillet, à partir de 10h, par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et de l’Union africaine dans la crise centrafricaine, en présence de Mme Catherine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine.

Toutes les sensibilités centrafricaines (partis politiques, groupes armés et non armés, organisation de la société civile, plateforme religieuse, administration publique, gouvernement et parlement de transition, etc) sont représentées à ces assises.

Six allocutions ont été prononcées, à la cérémonie d’ouverture. Ainsi, on a vu passer à la tribune, Smaïl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, qui a félicité l’implication personnelle du président Sassou Nguesso dans la résolution de la crise centrafricaine et la communauté internationale pour son soutien; Babacar Gaye, représentant du secrétaire général de l’Onu, qui a exprimé la détermination des Nations unies de résoudre le problème centrafricain; le premier ministre tchadien, le ministre angolais des affaires étrangères (qui ont représenté leurs chefs d’Etat respectifs); Mme Catherine Samba-Panza a évoqué la fragilité persistante de la situation sécuritaire et les actes de violence perpétrés par les groupes armés contre les populations civiles, qui sont de nature à compromettre les efforts de paix entrepris dans son pays.

Selon elle, cette situation doit interpeller tout le monde. «Le moment est donc venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion, les violences faites aux populations et de faciliter le retour des réfugiés chez eux, de passer au réapprentissage de vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique du relèvement du pays», a-t-elle précisé.

Par la même occasion, Catherine Samba-Panza a fait savoir que depuis son élection comme présidente de la transition, elle a toujours perçue que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés chez les Centrafricains.  Raison pour laquelle, la présidente de la transition centrafricaine avait affirmé sa volonté de faire du dialogue et de la paix son cheval de bataille. «…Mes premiers  appels lancés à mes enfants Anti-balakas et ex-Selekas pour déposer les armes avaient fait sourire les prétendus analystes politiciens centrafricains qui avaient considérés cet appel comme le cri du cœur d’une femme en mal d’expérience politique».

Ouvrant les travaux de ce forum, Denis Sassou Nguesso a eu une pensée émue pour toutes les victimes des violences récurrentes qui sévissent en R.c.a. «Tous ces drames, sur fond de pauvreté, de misère, ont rendu exsangue un peuple, un pays pourtant promis, à la veille de l’indépendance, à un avenir des plus rassurants, en raison de la qualité de ses hommes et de l’immensité de ses ressources naturelles», a-t-il dit.

S’adressant aux participants, le président congolais leur a fait savoir que le peuple centrafricain a, aujourd’hui, les yeux tournés à Brazzaville. «Il attend de vous ce nécessaire sursaut d’orgueil national, d’amour du pays, de patriotisme qui passe par le dépassement de soi».

Aussi, il les a invités à s’engager dans ce dialogue, dans un esprit de patriotisme, de tolérance, de respect mutuel, de responsabilité. «La communauté internationale vous réaffirme son engagement à vous accompagner dans cette voie du renouveau», a conclu Danis Sassou Nguesso.

L’autre allocution a été celle du président de la communauté centrafricaine du Congo, qui a lancé un appel à l’endroit des participants, pour qu’ils privilégient l’intérêt supérieur de leur pays. Le plus jeune participant a lu le code de bonne conduite, dans le déroulement des travaux, qui ont démarré par un huis clos entre le médiateur, les représentants des Nations unies et de l’Union africaine et les délégués centrafricains. Reste, maintenant, à voir ce que donnera ce forum, qui a bien démarré.

Par Jrang An@go.

dimanche 20 juillet 2014

Ministère de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration : L’environnement économique national affiche des perspectives encourageantes

Photo : Michel Niama (au centre).

Il ressort des indications de la note de conjoncture de l’économie congolaise au deuxième semestre 2013 et de perspectives 2014, présentée mercredi 9 juillet 2014, à Brazzaville, aux opérateurs économiques, par le directeur général de l’économie, Michel Niama, que l’environnement économique national affiche des perspectives encourageantes.

La rencontre s’est déroulée en présence d’Atta Mouandza, conseiller économique et aux statistiques du ministre en charge de l’économie, et de Paul Obambi, président de la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Brazzaville.

Devant un parterre d’opérateurs économiques et responsables des syndicats patronaux, le directeur général de l’économie, Michel Niama, a présenté, secteur par secteur, la situation de l’évolution de l’économie congolaise. Il ressort de sa communication que l’environnement économique national a connu une légère amélioration, au deuxième semestre 2013, grâce au dynamisme du secteur non pétrolier, notamment les secteurs B.t.p (Bâtiments et travaux publics), transformation de bois et télécommunications. Ces trois secteurs de l’économie nationale ont compensé, pour une bonne partie, la baisse de la production pétrolière. «Cette baisse va s’estomper à partir de 2014», a précisé le directeur général de l’économie, avant d’appeler les opérateurs économiques à participer à la diversification de l’économie nationale. 

«Le pétrole et les produits dérivés représentent, à eux seuls, près de 95% des exportations du pays. Pour toute économie, de par le monde, il est souhaitable qu’il y ait une certaine diversification, qu’une économie soit portée par plusieurs piliers, 4 ou 5. Nous avons un problème, dans notre économie, qui n’est pas qu’un problème conjoncturel, mais plutôt un problème structurel. Nous vous invitons, tous, à faire de la diversification de l’économie, un leitmotiv qui permettrait à ce pays de pouvoir se créer les bases d’un développement soutenu de moyen et long terme», a-t-il déclaré. 

De même, la préoccupation demeure aussi la création d’emplois et précisément d’emplois permanents. «Au sujet de l’emploi, la portion des emplois temporaires reste élevée. La consolidation d’une économie suppose des emplois permanents et non temporaires», a-t-il poursuivi. Michel Niama a rappelé que «le commerce à l’étalage doit être exercé par les Congolais».

Le sous-secteur des transports, quant à lui, est en progression constante, boosté notamment par la modernisation et l’extension du Port autonome de Pointe-Noire, la construction de la route Brazzaville/Pointe-Noire, la modernisation des aéroports Maya-Maya et Agostino Neto, et la réhabilitation du chemin de fer. Il reste que le transport fluvial, le fret et la poste accusent des reculs nets de trafics. Quant aux perspectives de développement de l’économie congolaise, elles s’appuient sur les objectifs du P.n.d (Plan national de développement 2012-2016). La croissance économique, indique la note, s’afficherait à 7,9%, tandis que l’inflation se fixerait à 3,4%. Tout ceci serait le fruit des efforts amorcés par le gouvernement, visant à augmenter la production locale, réduire l’impact de l’inflation importée, abaisser les coûts de transport et améliorer l’approvisionnement en eau et en électricité.

Signalons que la présentation de la note de conjoncture de l’économie congolaise, qui augure la série de rencontres que la Direction générale de l’économie entend, désormais, avoir avec les entrepreneurs, a permis à ceux-ci de demander au gouvernement de leur indiquer la stratégie qu’il a arrêtée pour la contribution du secteur privé, pour booster l’économie nationale.

La note de conjoncture, faut-il le rappeler, est un document qui analyse l’évolution des principales grandeurs macroéconomiques (agrégats). Elle se réalise à partir d’une enquêté séquentielle, menée sur le terrain, en vue de collecter les informations portant sur les différentes activités économiques. C’est une photographie de la situation semestrielle, trimestrielle ou mensuelle de l’économie nationale, qui décrit les principaux compartiments des activités économiques, à travers les principaux secteurs (primaire, secondaire et tertiaire), ses échanges avec l’extérieur, ainsi que la situation de sa monnaie, de ses finances publiques et de ses prix sur le marché.

Par Jrang An@go.

jeudi 10 juillet 2014

Ambassade des États-Unis d’Amérique : Mme Sullivan satisfaite des relations croissantes entre son pays et le Congo

Photo Mme Stéphanie S. Sullivan

A l’occasion de la célébration du 238ème anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance et le début de l’expérience démocratique américaine, Mme Stéphanie S. Sullivan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Congo, a offert une réception, mercredi 2 juillet 2014, au siège de la chancellerie à Brazzaville.

Basile Ikouebé, ministre des affaires étrangères et de la coopération, représentait le gouvernement congolais, en présence de plusieurs autres ministres, des conseillers du chef de l’Etat, dont le vice-amiral Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du C.n.s (Conseil national de sécurité), des parlementaires et des hauts cadres de l’Etat, du secteur privé et de la société civile.

Dans son allocution, prononcée après l’exécution, par les choristes du groupe Living water, des hymnes américain et congolais, la diplomate américaine, dont c’est la première fête célébrée dans la capitale congolaise, a, tout d’abord, relevé l’importance de ce rendez-vous aux yeux des Américains. «Ce jour de l’indépendance est cher au peuple américain plus que tous les autres jours, parce qu’il est la célébration de la création d’un pays dont le gouvernement a été créé «du peuple, par le peuple, et pour le peuple»; et un pays qui chérit les valeurs d’inclusion et de la liberté», a-t-elle dit.

Elle a loué le courage des pères fondateurs des Etats-Unis, que le président Barack Obama a qualifiés de «pères fondateurs tenaces, résolus et courageux, face aux obstacles apparemment insurmontables. Cet esprit a guidé les États-Unis, une des plus anciennes démocraties au monde, à travers les siècles de progrès continus, vers «une union plus parfaite», a-t-elle dit. «Les Etats-Unis d’Amérique estiment que les autres pays du monde qui se battent pour renforcer leur démocratie et promouvoir le bien-être du peuple, ont l’opportunité de marquer leur temps de la même façon. Ils ont cette chance unique d’écrire leur propre histoire, de garantir un futur encore meilleur pour leurs descendances», a-t-elle précisé, plus loin.

Mme Stéphanie S. Sullivan a aussi fait «le bilan à mi-parcours des relations croissantes entre les Etats-Unis d’Amérique et la République du Congo, et nos nombreux intérêts mutuels». Elle a signifié qu’elle est «très satisfaite de constater que l’idée «d’investir dans la prochaine génération» occupe une place de choix dans les relations entre nos deux pays. Ceci constitue le thème du premier sommet des chefs d’Etats africains, à Washington, auquel le président Denis Sassou Nguesso prendra part, le mois prochain», a-t-elle annoncé.

«Investir dans la prochaine génération» commence avec la jeunesse. Pour cela, l’ambassade des États-Unis d’Amérique est très engagée à soutenir les activités des jeunes au Congo. «C’est ainsi, en partenariat avec le gouvernement congolais et le Conseil national de la jeunesse, que l’ambassade soutient les efforts de la jeunesse de plusieurs manières. En avril, nous avons organisé des ateliers sur l’engagement civique des jeunes à Brazzaville et Pointe-Noire. Trois jeunes Congolais sont, actuellement, aux Etats-Unis avec d’autres jeunes leaders africains, pour proposer et discuter les solutions aux défis majeurs auxquels fait face le continent africain». «…Nous avons organisé des séminaires sur l’enseignement de l’anglais, en collaboration avec le gouvernement congolais, pour trois cents enseignants de la langue anglaise à Brazzaville, Pointe-Noire et Owando».

Elle a loué le programme de cantine scolaire que réalise l’O.n.g américaine I.p.h.d, avec le soutien du gouvernement américain et d’autres partenaires internationaux, et a encouragé la préservation des ressources du bassin du Congo. Elle a salué «les efforts de la République du Congo à résoudre la crise en République Centrafricaine et, surtout, son rôle de leader dans la sous-région pour ramener la paix et la stabilité en Centrafrique. Les États-Unis d’Amérique considèrent le Congo comme un partenaire sûr dans la résolution de cette crise et soutiennent le président Denis Sassou-Nguesso dans ses efforts d’y rétablir la paix», a-t-elle dit, à propos de la crise centrafricaine.

Par Jrang An@go.

jeudi 3 juillet 2014

Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale : Les personnels édifiés sur les principes et mécanismes de gestion des marchés publics

Photo : Gilbert Mokoki (à g.)

Dans le cadre du renforcement des capacités de son personnel et de celui de l’ensemble du département des transports, conformément à son programme d’activités 2014, le Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale a organisé, du 17 au 20 juin 2014, un séminaire de formation sur la gestion des marchés publics qui requiert la maîtrise des concepts, des techniques et des procédures spécifiques.

L’objectif est de faire des séminaristes des acteurs utiles à la réalisation de l’émergence du Congo, à l’horizon 2015. C’était sous le patronage de Gilbert Mokoki, ministre délégué, chargé des voies navigables et de l’économie fluviale.

Animés par les représentants de la direction de contrôle des marchés publics, le séminaire organisé par le Ministère chargé des voies navigables et de l’économie fluviale a permis de repréciser les obligations qui incombent, notamment aux maîtres d’ouvrage, de bien établir les procédures de passation des marchés publics par l’élaboration des dossiers d’appel d’offres, de demande de propositions et de cotation de qualité; l’élaboration des plans annuels de passation des marchés suivant le modèle standard, en effectuant des opérations d’évaluation des offres, dans le respect des principes réglementaires et en prévenant les contentieux aux différentes étapes de la procédure des marchés publics.

Plusieurs thèmes ont été développés par différents orateurs. Il s’agit, entre autres de: «Le cadre institutionnel de gestion des marchés publics»; «La planification des marchés publics»; «le montage des dossiers d’appel d’offres, de demande de propositions et de cotation»; «Les opérations d’ouverture, d’évaluation et d’attribution des marchés de travaux, de fournitures de biens et services, des prestations intellectuelles»; «Les modalités de soumission aux marchés publics»; «Les conditions à remplir pour constituer une offre compétitive»; «La prévention et la gestion du contentieux».

Pendant quatre jours, les représentants des cabinets du Ministère des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, et des Ministères délégués aux voies navigables et à la marine marchande, les délégués des administrations et structures sous tutelle telles que la direction générale de la navigation fluviale, le Port autonome de Brazzaville et ports secondaires et le chantier naval et transports fluviaux ont été édifiés sur les principes et mécanismes de gestion des marchés publics. A travers ce séminaire, les participants ont laissé entendre qu’ils ne sont pas devenus des spécialistes en passation de marchés, mais notre «logiciel dans le domaine a sérieusement évolué», ont-ils fait remarquer. 

Pour un usage harmonieux de ces normes et principes, les séminaristes ont recommandé l’organisation régulière de ce type de formations, pour renforcer les capacités opérationnelles et organisationnelles de tous les acteurs de la commande publique et assimilée. 

Pour le ministre Gilbert Mokoki, la satisfaction exprimée par les participants les condamne, plutôt, à changer de comportement et conquérir une nouvelle culture. «Il s’agit de rompre avec des vieilles méthodes et conquérir des aptitudes de gestion prévisionnelle de pilotage des projets, afin de les réaliser dans les délais impartis. J’en appelle donc à l’application des connaissances acquises», a-t-il dit.

Par Jrang An@go.