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mardi 25 février 2014

Cinquième rapport du comité exécutif de l’I.t.i.e-Congo : Les recettes pétrolières ont apporté près de 2500 milliards de francs Cfa à l’Etat en 2012

Photo : Des participants à la présentation du cinquième rapport.

Le comité exécutif de l’I.t.i.e (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), a, officiellement, présenté, jeudi 20 février 2014, dans la salle de conférences de la S.n.p.c, à Brazzaville, le cinquième rapport I.t.i.e sur les recettes pétrolières et minières de la République du Congo, exercice 2012, sous le patronage de Florent Michel Okoko, président du comité exécutif de l’i.t.i.e, et de Christian Mounzeo, premier vice-président dudit comité.

Les ambassadeurs centrafricain et tchadien, les représentants des Ministères des mines et de la géologie, ainsi que ceux de l’énergie et de l’hydraulique, y étaient présents. L’exercice 2012 démontre des écarts résiduels peu significatifs. Ce qui fait que les recettes pétrolières de l’Etat ont apporté 2500 milliards de francs Cfa à l’Etat, en 2012.

Elaboré par le cabinet Fair Links, dirigé par Anton Mélard de Feuardent, choisi comme administrateur indépendant, le cinquième rapport de l’I.t.i.e Congo sur les recettes des matières premières exploitées au Congo exercice 2012 avait fait l’objet, le 18 décembre 2013, d’un examen par le comité exécutif et le comité de pilotage de l’I.t.i.e. L’administrateur indépendant avait reconnu, à cette occasion, que «le Congo a fait des avancées énormes, en respectant les nouvelles normes de l’I.t.i.e, décidées à Sydney, en Australie». La nouveauté du cinquième rapport, c’est qu’il couvre le secteur minier.

Au début de la rencontre, Christian Mounzéo a expliqué pourquoi la presse est associée à la publication des rapports de l’I.t.i.e. Il a longuement  justifié l’implication des organes de presse nationaux et internationaux dans l’accomplissement des missions de l’I.t.i.e: «Si nous n’associons pas les médias à cette initiative, celle-ci  n’aura aucun sens. Les médias ont la lourde responsabilité de contribuer à la diffusion régulière des rapports de l’I.t.i.e sur le paiement et les recettes des fonds générés par l’exploitation du gaz, du pétrole et autres. Les médias servent, en gros, à alimenter le débat, à expliquer l’impact des chiffres sur notre vie quotidienne. Pour que le rapport soit compréhensible, il doit être écrit dans une langue accessible à tous. Les médias et les parlementaires constituent donc notre dernier recours. Car, il faut que les Congolais, qui sont les propriétaires des ressources exploitées, comprennent ce que l’I.t.i.e apporte comme revenus à notre économie, surtout que le budget de l’Etat ne fait qu’augmenter».

Présentant le cinquième rapport, Florent Michel Okoko a fait savoir que la bonne gestion de l’information est le gage du développement d’un pays. Les partenaires de l’I.t.i.e ont droit aux informations validées par les commissaires aux comptes. Le Congo, a-t-il dit, est le premier pays à être conforme avec la nouvelle norme adoptée à Sydney. Le rapport I.t.i.e de l’administrateur indépendant a pour but de «présenter, pour l’année 2012, l’état des rapprochements entre les paiements déclarés, versés à l’Etat par les entreprises extractives (secteur des hydrocarbures, secteur minier) et les paiements déclarés, reçus par l’Etat, de ces mêmes entreprises». 

Le rapport couvre «toutes les entreprises pétrolières et gazières inscrites, en 2012, dans le répertoire pétrolier de la République du Congo, soit 21 entreprises. Toutes les entreprises en production ont remis leurs déclarations. Sur les 7 en exploration, Ophir Congo et Premier oil n’ont pas remis de déclarations… Mais, l’absence de déclaration de ces entreprises ne semble pas néanmoins affecter la compréhension du niveau des contributions des entreprises extractives présenté dans le cinquième rapport», souligne l’administrateur indépendant, dans la synthèse du rapport. 

Ainsi, les déclarations reçues dans le cadre de l’I.t.i.e permettent de déduire, de manière raisonnable, que les parts d’hydrocarbure transférées à l’Etat congolais, à travers les différentes formes de partage ou d’impôts payés en volume en 2012, se sont élevées à 53 millions de barils répartis de la manière suivante: 
- 18 millions de barils ont été affectés au financement de projets d’infrastructures et comptabilisés dans le Tofe (Tableau des opérations financières de l’Etat 2012; 
- 26,7 millions de barils au financement du budget de l’Etat; - 6 millions de barils à la Congolaise de raffinage (Coraf), dans le cadre d’un contrat de performance, mais n’ont pas été comptabilisés dans le Tofe 2012;
- 2,3 millions de barils correspondent aux variations de stocks «d’equity crude» de l’Etat, c’est-à-dire, la différence entre les droits à enlèvement et les enlèvements effectifs de l’Etat entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2012».
Au-delà des impôts payés en volume, les impôts en numéraire perçus par l’Etat, en 2012, se sont élevés à 175 milliards de francs Cfa et ont été comptabilisés dans le Tofe 2012.

Au total, la contribution du secteur des hydrocarbures aux revenus de la République du Congo, en 2012, s’est élevée à près de 2500 milliards de francs Cfa, en légère régression par rapport à 2011. Cette contribution a représenté 80% des revenus totaux de l’Etat (tous secteurs économiques confondus, hors dons).En 2012, le secteur minier n’a contribué aux revenus de l’Etat congolais qu’à hauteur de 1,4 million de francs Cfa (0,04%) qui ont été versés, en intégralité, directement au budget de l’Etat. Il faut dire qu’en 2012, aucune entreprise détentrice de permis d’exploitation n’était en phase d’exploitation.

Parmi les conclusions, le cinquième rapport souligne que «les écarts résiduels, après les rapprochements, entre les déclarations de l’Etat et celles des entreprises extractives d’hydrocarbures ne sont pas significatifs». Toutefois, six recommandations sont faites au comité exécutif de l’I.t.i.e, allant dans le sens de l’amélioration du travail de rapprochement des statistiques.

«Chaque fois que la gestion des revenus pétroliers se fera de manière responsable, l’image du gouvernement ne sera pas écornée. Il n’y aura pas de frustration. Ce que les populations vivent sur le terrain doit refléter les chiffres déclarés pour que leur niveau social s’améliore. Le dialogue sur la gestion des revenus pétroliers doit être permanent. Nos portes sont ouvertes au 7ème étage de cet immeuble. Les médias doivent mesurer leur responsabilité, quant à ce qu’ils doivent apporter à la population. Cela ne doit pas être un sujet tabou, car tout cela entre dans le cadre de la souveraineté d’un Etat», a conclu Florent Michel Okoko.

Par Jrang An@go.

vendredi 21 février 2014

Lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée : Le ministre français de la défense satisfait des initiatives congolaises

Photo : Jean Yves Ledrian entre le D.g du P.a.p.n, Jean-Marie Agnélé (á sa droite) et le ministre de la défense Charles Richard Mondjo.

Jean Yves Le Drian, ministre français de la défense, a effectué, le 10 février dernier, à Pointe-Noire, une visite de travail, en compagnie de son homologue congolais Charles-Richard Mondjo, ministre à la présidence, chargé de la défense. Le Congo est en train de mettre en œuvre des mécanismes efficaces en vue de contribuer à la sécurisation efficiente du golfe de Guinée. Le ministre français de la défense s’est dit satisfait des efforts du Congo à lutter contre la piraterie maritime. 

La question de la sécurité maritime des personnes travaillant en mer et des installations portuaires nécessite, pour son règlement, l’engagement des Etats. Mais, ceux du golfe de Guinée (entre le Libéria et l’Angola) disposent de peu de moyens et semblent ainsi vulnérables à la piraterie. Des rançonnements sont enregistrés, ces dernières années, entre le Cameroun et le Nigéria. «Risk Intelligence», une institution danoise spécialisée dans l’évaluation des risques, citée par le journal français «Le Monde», relève que de 2010 à 2012, plus de 48 milliards de francs Cfa (environ 75 millions euros) de marchandises ont été volés par des pirates à bord des bateaux cargos.

Bien que n’ayant pas encore été touchée, l’Afrique centrale n’est, cependant, pas à l’abri de la menace des pirates. Le Congo-Brazzaville, par exemple, qui, grâce à son port en eau profonde, joue un rôle économique potentiellement important en Afrique centrale, pourrait aiguiser les appétits de quelques corsaires qui sévissent par exemple au delta du Niger, aux larges du Nigéria. Une situation dont le gouvernement congolais se montre conscient, en initiant des démarches préventives. Dotée par la Chine de quatre bateaux patrouilleurs équipés, chacun, d’un nombre important de canons, la marine congolaise pourrait, désormais, traquer et arraisonner toute embarcation suspecte détectée aux larges de Pointe-Noire ou des États voisins comme l’Angola, la RDC et le Gabon.

Mais, ce n’est pas tout. En synergie avec les autres pays membres de la C.e.e.a.c (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), le gouvernement congolais travaille à ce sujet au sein du Cresmac (Centre de recherche de la sécurité maritime en Afrique centrale), une institution sous-régionale qui a pour mission essentielle de veiller à la sécurité des installations portuaires et de la navigation maritime. Basé au centre-ville de Pointe-Noire, le Cresmac contribuera donc, grâce à son équipement sophistiqué, à la sécurisation du golfe de Guinée, c’est-à-dire la partie de l’Océan atlantique qui s’étend de l’Angola au Libéria. «Ma visite à Pointe-Noire s’inscrit dans le cadre de la volonté de regarder comment s’organisent les États africains en matière de sécurité maritime. La question de la sécurité maritime devient progressivement une question majeure dans le golfe de Guinée», a indiqué Jean Yves Le Drian qui était accompagné de son homologue congolais, Charles Richard Mondjo, ministre à la présidence chargé de la défense, et d’autres responsables civils et militaires tant français que congolais.

Après avoir visité la plate-forme «Alima» de Total E&P Congo, le terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (P.a.p.n) et suivi les explications du général de brigade François Osselé, directeur des opérations au Cresmac, le ministre Le Drian n’a pas caché sa satisfaction, en raison de la démarche anticipative menée par le Congo en matière de lutte contre la piraterie maritime. «Je comprends qu’avec toutes ces initiatives, les autorités congolaises prennent vraiment en compte la menace des pirates. Il y a une réelle volonté politique d’installer une police des mers, à l’image de ce qui se fait en France ou en Espagne. C’est donc une action anticipative, car ces menaces observées ailleurs, peuvent s’étendre dans la sous-région», a souligné Jean Yves Le Drian.

Par Jrang An@go.

vendredi 7 février 2014

Forum «Build Africa» à Brazzaville : La construction des infrastructures, un puissant levier de développement

Photo : Le président Denis Sassou Nguesso.

Brazzaville, la capitale congolaise, a abrité, du 6 au 7 février 2014,  le forum dénommé «Build Africa», dont la cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous le patronage du président de la République, Denis Sassou Nguesso, dans la salle des congrès du palais des congrès, en présence de l’ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, et des institutionnels nationaux. Coordonné par Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, ce premier forum d’affaires et d’investissement sur les infrastructures est une plateforme de débats et de réflexion organisée en partenariat avec le Fonds Africa 50, une plateforme d’affaires et d’investissements de la B.a.d (Banque africaine de développement) et la Banque mondiale. 

L’objectif est d’en arriver à un cadre d’échanges pragmatiques entre les acteurs mondiaux qui forgent le développement de l’Afrique, continent dont le déficit d’infrastructures entrave gravement le développement et la compétitivité mondiale. Plus de six cents décideurs politiques, bailleurs de fonds, représentants d’O.n.gs, experts du monde entier ont fait le déplacement de Brazzaville pour participer à ce forum qui a réuni plus d’un millier de participants. Le forum s’est déroulé sous forme de débats, de séances plénières, d’ateliers interactifs et de discussion d’experts, visant à favoriser les échanges constructifs.

Dans son discours d’ouverture, le président congolais Denis Sassou Nguesso a félicité l’initiative de ce forum dont il a décidé qu’il se tiendra, désormais, tous les deux ans à Brazzaville. Il a loué les mérites de son gouvernement pour ses multiples actions de construction des infrastructures dans le pays. Parlant du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), il a rendu hommage au courage de l’ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, l’un des grands initiateurs de ce programme dont il a cité les grands projets, comme le pont route-rails entre Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus rapprochées au monde.

Reconnaissant que la construction des infrastructures coûte cher en Afrique, il a appelé à la mobilisation des investisseurs et des entrepreneurs, pour soutenir les efforts des pouvoirs publics. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.

Par Jrang An@go.

A.r.p.c.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques) : Les opérateurs de la téléphonie mobile appelés à améliorer leurs prestations

Photo : Yves Castanou.

La direction générale de l’A.r.c.p.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques), à Brazzaville, a abrité, jeudi 30 janvier 2014, la grande réunion annuelle regroupant les directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile opérant au Congo (M.t.n Congo, Airtel Congo, Warid et Azur) et le directeur général de l’A.r.p.c.e, Yves Castanou. A l’issue de cette réunion, ce dernier a demandé, impérativement, à Airtel et M.t.n, de rétablir la qualité de leurs réseaux dans les meilleurs délais, faute de quoi, des sanctions supplémentaires seront prononcées à leur endroit, dès la fin du premier trimestre 2014, en rappelant que la suspension ou le retrait de la licence sont des sanctions prévues par la loi. 

La séance de travail entre les directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile et le directeur général de l’A.r.p.c.e est l’occasion pour le régulateur, d’aborder, en profondeur, avec les opérateurs économiques, les questions cruciales relatives à la qualité des réseaux qui n’a cessé de se dégrader; à l’identification des abonnés et la lutte contre la fraude sur le réseau téléphonique; le Roaming et la portabilité ou conservation des numéros, un nouveau service qui offre au consommateur la possibilité de changer d’opérateur, tout en gardant son numéro.

S’agissant de la qualité des réseaux, l’autorité de régulation a rappelé que depuis plusieurs mois, l’état des réseaux des opérateurs dominants, à savoir: M.t.n et Airtel, n’a cessé de se dégrader, malgré ses multiples interpellations. La raison invoquée de cette mauvaise qualité des réseaux sur toute l’étendue du territoire national, a toujours été les travaux en cours dans le cadre de l’introduction de la 3G. Force a été de constater qu’au terme des délais sollicités par ces derniers, la qualité des réseaux des deux opérateurs n’est toujours pas revenue à son niveau habituel. Les statistiques de l’A.r.p.c.e, obtenues par le biais de son outil de gestion de la qualité des réseaux des opérateurs ainsi que les rapports du service d’écoute des consommateurs 50/50, confirment cette tendance.

Ainsi, considérant que les travaux ne justifient pas une dégradation des réseaux aussi profonde et que la qualité des réseaux n’est pas une option, mais une obligation légale, le régulateur a informé les directeurs généraux des deux sociétés concernées que des sanctions seront prononcées à leur encontre, si la situation ne s’améliore pas avant la fin de ce premier trimestre.

Concernant la lutte anti-fraude sur le réseau téléphonique, la réunion a noté, avec satisfaction, que la lutte rigoureuse engagée par le régulateur, avec le concours des opérateurs et de la gendarmerie nationale, a permis de réduire, significativement, les cas de fraude, grâce à l’utilisation d’un appareil performant, Sim-locator, qui permet, aujourd’hui, à l’A.r.c.p.e de traquer sur tout le territoire national, les délinquants sur le réseau téléphonique. Cependant, il a été constaté, suite à l’étude menée à Brazzaville et Pointe-Noire, un relâchement dans la procédure d’identification des abonnés de la téléphonie mobile. Les opérateurs Airtel et M.t.n n’ont identifié, respectivement, que 31,58% et 37,93% de leurs abonnés, tandis que Warid en a identifié 83,78% et Azur 77,27%.

Considérant le fait que la non-identification des abonnés a, comme corollaire, une désorganisation progressive du marché et l’apparition des cas de fraudes sur le trafic téléphonique, le régulateur a décidé, après plusieurs avertissements, d’enclencher la procédure de sanction, vu que des mises en demeure avaient été émises sur ce sujet. 

La réunion annuelle a été aussi, l’occasion, pour l’A.r.p.c.e, d’annoncer les résultats de l’audit effectué chaque année, pour déterminer le meilleur réseau. Il en ressort ce qui suit, pour l’année 2013: meilleur réseau 2G Brazzaville: Azur Congo; meilleur réseau 2G Pointe-Noire: Airtel Congo; meilleur réseau 3G: M.t.n Congo.En outre, le régulateur a annoncé aux opérateurs qu’une consultation du marché sera engagée, très prochainement, pour évaluer le besoin de portabilité, un service qui offre au consommateur la possibilité de changer de réseau, tout en conservant son numéro. 

Sur la question du roaming, une circulaire enjoignait les opérateurs d’informer, désormais, les clients par messagerie (S.m.s), dès qu’ils sont en roaming, sur le coût d’appel vers le réseau visité ainsi que le coût de la réception d’un appel. De même, sur l’itinérance nationale, l’A.r.c.p.e a informé les opérateurs qu’un projet de décision est en cours d’élaboration, pour encadrer cette activité.

Au terme de la réunion, le régulateur a souligné la nécessité de maintenir et de renforcer les acquis, corriger, impérativement, les points faibles et respecter le cahier des charges que chaque opérateur a signé, pour s’installer au Congo. Rappelons que la réunion annuelle avec les opérateurs de la téléphonie mobile s’inscrit dans le cadre de la mission essentielle de l’autorité de régulation qui vise à garantir, à la fois, les intérêts de l’Etat, ceux des opérateurs et, bien sûr, des consommateurs dans le secteur des télécommunications. Elle contribue, également, à développer un esprit de coopération et d’échange cordial très efficace entre le régulateur et les différents opérateurs.

Répondant aux questions des journalistes, les responsables de M.t.n Congo et d’Airtel Congo ont expliqué les raisons des difficultés rencontrées dans leurs réseaux et ont promis d’améliorer leurs services, d’ici peu.

Par Jrang An@go.

Aéroport international Maya-Maya (Brazzaville) : Le président Denis Sassou Nguesso a inauguré le deuxième module de l’aérogare

Photo : Denis Sassou Nguesso coupant le ruban symbolique...

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a procédé, mercredi 5 février 2014, à l’inauguration du deuxième module de l’aérogare de l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville, lors d’une cérémonie grandiose, le mercredi 5 février 2014, sur le parking de l’aéroport, en présence d’André Obami Itou, président du sénat, Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, des membres du gouvernement, des chefs des missions diplomatiques et consulaires accrédités au Congo, des parlementaires, de l’ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, etc. 

La plateforme modernisée de Maya-Maya est le fruit du partenariat stratégique entre le Congo et la Chine signé le 21 septembre 2007. Construite pour un coût total de 86 milliards 68 millions 302 mille 139 francs Cfa, par la société chinoise Weitec, la nouvelle aérogare dont le premier module avait été inauguré le 11 août 2011, est un édifice ultra moderne avec 44 500 mètres carrés de surface bâtie sur deux niveaux, dont les façades sont le fruit d’une architecture néo-futuriste, qui fait la fierté des Congolais. «La silhouette de cette aérogare évoque les brises d’aire sur les eaux du fleuve Congo qui caressent, sur les rives, les villes-capitales, apportant sa douceur légendaire. En même temps, elle nous rappelle l’action ondoyante des ailes déployées d’une colombe, oiseau symbolisant  la paix et la quiétude, gage d’un vol sans turbulence sur le Chemin d’avenir», a dit Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence chargé de l’aménagement du territoire et à la délégation général aux grands travaux, dans son allocution présentant l’ouvrage. 

De sa présentation, on peut retenir que plusieurs compartiments consacrent la grandeur et la beauté de cette aérogare: le sous-sol abritant des groupes du système de climatisation centrale et autres équipements techniques, le rez-de-chaussée consacré au traitement des passagers à l’arrivée avec séparation des flux notamment nationaux et internationaux, qui comporte: 4 tapis bagages, un restaurant, 9 boutiques, 2 salons V.i.p, une salle de conférences, 27 bureaux, 28 locaux techniques, 2 bars, des ascenseurs, des escalators pour la mobilité et des toilettes; la mezzanine qui comporte un restaurant, une salle de conférences, une salle de crise, 39 bureaux pour l’administration et les compagnies aériennes, 2 restaurants, 8 boutiques, 7 locaux techniques et des toilettes.

L’étage, réservé au traitement des passagers au départ, avec séparation des flux nationaux et internationaux, comporte 12 banques d’enregistrement dotés de tous les dispositifs de sûreté, 4 salons V.i.p, 6 salons privés, 2 boutiques free shop, 2 cafétérias, une salle de crise, 44 bureaux, 12 locaux techniques et des toilettes. On y accède par un viaduc qui se raccorde à la voie d’accès sur le parking autos, d’une capacité d’environ 700 voitures.

Deux bâches à eau de 500 m3 alimentées par 3 forages desservent l’aérogare pour l’usage quotidien. L’interface avec les chaussées aéronautiques est assurée par 6 passerelles télescopiques dont 2 compatibles aux avions de référence Boeing 747 et Airbus 380. L’aérogare est alimentée par une centrale électrique composée de 4 groupes électrogènes de 1500 Kva chacun, en renforcement du poste de l’aéroport alimenté par deux lignes de haute tension. Le contrôle de qualité des ouvrages et équipements de ce chantier a été assuré par l’ingénieur conseil Socotec-international. Selon le ministre  Bouya, le grand défi de ce type d’ouvrage reste, sans nul doute, la gestion et la capacité de maintien de son éclat d’origine. D’où la nécessité, pour lui, d’imaginer des modes novateurs tels que le partenariat public-privé qui lie le Congo au groupe Egis.

Le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, a, quant à lui, présenté cet aéroport comme étant en phase de devenir un véritable hub de l’Afrique centrale. «L’aéroport de Brazzaville, déjà desservi par les compagnies nationales et internationales, a vu son trafic augmenter du point de vue du nombre de vols, de passagers et de frets», a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il exhorté  l’Anac (Agence nationale de l’aviation civile), agent technique spécialisé en la matière, à jouer pleinement son rôle régalien. Ce qui passe, bien sûr, par l’acquisition d’équipements modernes et surtout par la modernisation des esprits par la formation de ces cadres et agents.

Démarrés en août 2008, les travaux de construction de la nouvelle aérogare de l’aéroport international Maya-Maya ont permis de livrer le premier module en 2010, inauguré à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance. L’inauguration du deuxième module par le chef de l’Etat fait entrer en service, toute l’aérogare. «On peut, enfin, dire que le Congo se soustrait du complexe, dans le giron des pays respectueux des normes», a fait savoir Jean-Jacques Bouya.

Par Jrang An@go.

dimanche 2 février 2014

Ambassade de France : Jean-François Valette a fait le bilan 2013 de la coopération française au Congo

Photo : L’ambassadeur de France entouré de ses collaborateurs, pendant la conférence de presse.

Dans une conférence de presse, mardi 21 janvier 2014, à l’I.f.c (Institut français du Congo), à Brazzaville, l’ambassadeur de France, Jean-François Valette, entouré de ses principaux collaborateurs, a dressé le bilan des actions de coopération en République du Congo, menées par son pays, au titre de l’année 2013, tant dans le secteur public que privé, à travers notamment l’organe technique du gouvernement français, l’A.f.d (Agence française de développement). Ainsi, dans le cadre de la coopération bilatérale et l’assistance technique, par exemple, la France a appuyé le gouvernement congolais à hauteur de 6,2 milliards de francs Cfa, en 2013.

Le bilan des actions de coopération française au Congo, en 2013, a porté sur divers axes, à savoir: le Contrat de désendettement et de développement (C2d); le renforcement des infrastructures; la coopération en matière de santé; la gestion durable des forêts; l’appui à la refondation de l’éducation et de la formation; l’aide aux secteurs privé et public; l’appui à la société civile; la coopération culturelle; la mobilité, formation et attractivité; la coopération de sécurité et de défense et, bien entendu, la coopération économique.

La coopération multisectorielle entre la France et le Congo est dans une large mesure basée dans les domaines social et économique. C’est ainsi que les interventions françaises en 2013, concernant la ville de Brazzaville, se sont focalisées, prioritairement, sur le projet de construction de la route de la corniche qui, selon Patrick Dal Bello, directeur de l’A.f.d, se chiffre à 26,2 milliards de francs Cfa, le projet de drainage des eaux pluviales qui prend en compte, entre autres, le dragage du collecteur Madukutsekelé, pour un financement de 15 à 16 milliards, dont les appels d’offres organisés conjointement avec la D.g.g.t (Direction générale des grands travaux) seront lancés, probablement, courant février 2014. Alors que l’appui au C.h.u, réorienté en avril 2014, a pris du retard, à cause du changement intervenu à la tête de la structure, a précisé Patrick Dal Bello, l’un des principaux orateurs. 

Le directeur de l’A.f.d a parlé, également, de la création d’un institut des travailleurs sociaux. L’extension de l’école spéciale de Moungali, dans le 4ème arrondissement de Brazzaville, figure, elle aussi, en bonne place, dans l’appui de la France à l’éducation et à la formation des jeunes.

Le P.a.p.n (Port autonome de Pointe-Noire) est l’un des principaux projets qui illustrent fort bien les domaines d’intervention française au Congo, avec notamment l’agrandissement de son accès. Selon les experts, sur la côte africaine, ce port constitue un avantage considérable, du point de vue de sa profondeur. En témoigne le déploiement du groupe français Bolloré, à travers la société Congo Terminal. Mais, là aussi, le projet n’est pas terminé, d’après Patrick Dal Bello, en raison de quelques contradictions avec les autorités locales. Car, la gestion de ce port passe aussi par un partenariat public-privé. Il a la capacité de recevoir 50 mille conteneurs par an, soit une augmentation d’environ 15%, chaque année.

Dans le domaine de la santé, le docteur Jean-Pierre Lamarque, conseiller régional santé, a brièvement, dressé le tableau des investissements de la France dans ce secteur qui, à coup sûr, contribuent à l’amélioration du système sanitaire au Congo. Tandis que dans la gestion durable des forêts, la France appuie le Congo pour parvenir à la révision du code forestier en vigueur. 

Quant à l’appui à la société civile, il faut citer, par exemple le soutien apporté à deux O.n.gs locales: l’Aslav (Association de l’amour vivant) en faveur des populations de la Likouala et Azur développement. La coopération culturelle se justifie, principalement, par des actions menées au niveau de l’I.f.c (Institut français du Congo), tant à Brazzaville, qui abrite, en moyenne, 297 manifestations par an, qu’à Pointe-Noire, qui en abrite 172. Cette structure qui entend redorer son blason, pour la célébration, cette année, de ses vingt ans d’existence, héberge, désormais, le CampusFrance.

Pour Jean-François Valette, «cette démarche vise des actions significatives et signifiantes dans la vie quotidienne des gens et un impact social. Elle consiste à améliorer la gouvernance et le service des populations». Le diplomate français a, par ailleurs, fait savoir que la gestion des ordures est beaucoup plus compliquée à Brazzaville, tant les ordures sont, souvent, jetées dans le fleuve Congo, ce qui est nuisible à la santé publique et à l’hygiène.

Sur la sécurité, en lieu et place du colonel Bruno Malet, attaché de défense, l’ambassadeur de France, a félicité l’engagement du Congo en R.c.a, à travers la Misca. A ce secteur, il faut ajouter également le projet Sankoré, développé en collaboration avec les Forces armées congolaises. Michel Dhé, chef du service économique de l’ambassade de France s’est exprimé sur la coopération économique qui, selon lui, a connu une courbe ascendante, en 2013. Concernant les d’importations, les orateurs ont fait savoir que le Congo est le 7ème client de la France, en dépit de sa faible démographie.Signalons que Richard Mouthy, conseiller de coopération et d’action culturelle et le commissaire Michel Cassagne, attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France au Congo, figuraient parmi les orateurs.

Par Jrang An@go.