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Societé

SANTE : 70% des femmes meurent des suites d'un cancer dans les pays en voie de développement

L'information a été donnée le 12 décembre à la bibliothèque universitaire, par Jean Marie Dangou, lors du séminaire de formation des médecins portant sur « la gynécologie obstétrique, la chirurgie mammaire et l'oncologie », ouvert par le ministre de l'Enseignement supérieur, Ange Antoine Abena
Cliquez pour plus d'informations!Ce séminaire est organisé du 12 au 16 décembre par la Faculté des sciences de la santé, en partenariat avec l'université numérique de la France représentée par son directeur, Jean Paul Franck. Il a pour objectif de réduire la morbidité maternelle et infantile.
Cette rencontre représente également un lieu de concertation et d'échange d'expériences en vue d'une mutualisation entre individus. La cérémonie d'ouverture a été rehaussée par la présence du ministre de la Santé et de la Population, Georges Moyen, et des responsables de l'Organisation mondiale de la santé au Congo (OMS) notamment.

Deux communications ont été données pour la circonstance, notamment par Jean Marie Dangou de l'OMS et par Marie Caulli. Le premier intervenant a focalisé sa communication sur « le cancer de la femme en milieu africain ». Il a dégagé les différents aspects de la situation de la femme face à cette maladie dans les régions africaines de l'OMS ; il a par ailleurs donné des approches de solutions ainsi que les défis et perspectives envisagés par l'OMS.
 
Selon lui, au niveau de la région africaine de l'OMS, les maladies cardio-vasculaires sont celles qui tuent le plus de personnes. En 2000, le cancer a tué plus de 2 millions de personnes à travers le monde, en 2005, plus de 10 millions dans le monde, et au sud du Sahara, 421 000 décès, et plus de 11 millions en 2011.

Jean-Marie Dangou a souligné que le premier cancer par ordre d'incidence était celui du col de l'utérus, après ceux du sein et du foie. Les facteurs de risque sont nombreux tels que le mariage précoce, la multiplicité des partenaires, les infections après les premiers rapports sexuels et le tabac et l'alcool.
« Face à cette situation alarmante, a-t-il poursuivi, l'OMS envisage un système de santé en matière de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles et du cancer. L'OMS souhaite en outre soutenir les États membres pour la mise en application des différentes déclarations sur ces maladies, et mobiliser les ressources adéquates pour la formation du personnel de santé afin de permettre l'accessibilité des traitements à faible coût dans les grandes et petites structures sanitaires », a ajouté Jean-Marie Dangou.

Marie Caulli, quant à elle, a malheureusement rappelé dans son introduction que le cancer était une réalité alarmante qui s'imposait dans les milieux africains. « La prise en charge de ces maladies est encore trop insuffisante en raison du manque d'infrastructures, des médicaments adéquats et des frais élevés du traitement », a-t-elle dénoncé.

Ouvrant les travaux, le ministre Ange Antoine Abena a indiqué que ce séminaire de formation avait une importance capitale pour le renforcement des capacités, la formation des ressources humaines en santé et dans le domaine de l'actualisation des connaissances.
Lydie Gisèle Oko

                              Par Jrang An@go.                                                  Mes Quiz Cliquez ici
ENVIRONNEMENT: les professionnels des médias en formation

Le séminaire de formation à l'environnement a ouvert le 13 décembre 2011 à Pointe-Noire

Près d'une cinquantaine de journalistes de médias, publics et privés des départements de Pointe-Noire, du Niari et de la Bouenza participent à ce séminaire organisé par le ministère du Développement durable, de l'Économie forestière et de l'Environnement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Il a pour but de donner les bases nécessaires aux professionnels des médias pour sensibiliser la population en vue de gérer efficacement l'environnement. À l'issue du séminaire, un réseautage de journalistes outillés au traitement de l'information environnementale sera mis en place.

Pendant cinq jours, les personnes ressources du Pnud et du ministère vont apporter aux journalistes de nouvelles connaissances sur les ressources naturelles tels l'eau, l'air, le sol, la faune, la flore, etc.
Lors de la première journée, les participants ont examiné le cadre juridique national sur la protection de l'environnement. Edmond Moukimouha, coordonnateur du Centre de recherche et de protection des pandas géants de Chine, a passé en revue les différents textes réglementaires. Dans son exposé des défis et des enjeux du Programme africain d'adaptation au Congo, Marcel Mpoudza a tenté de faire acquérir aux hommes des médias de nouveaux réflexes face au changement climatique par des attitudes actives. 

La gestion axée sur les résultats (GAR) a fait l'objet d'échanges entre l'animateur Jean Félix Issanga et les journalistes par son caractère innovant et très actuel. La GAR se démarque de la bureaucratie paralysante et se veut pratique, foncièrement tournée vers la performance. La GAR est sous-tendue par une culture des résultats renvoyant aux principes fondamentaux de pertinence, d'efficacité, de transparence et de responsabilité. Les concepts courants dans le domaine de l'environnement, la gestion, la classification des déchets et le témoignage de Constance Tekitila sur son expérience au sein du réseau des professionnels des médias sur l'environnement en République démocratique du Congo ont également édifié les journalistes.

Ce séminaire, qui prend fin le 16 décembre, veut être un déclic pour les journalistes qui, une fois formés, s'approprieront les questions de l'environnement. 

Par Jrang An@go.
COLLOQUE SIDA : le Dr Donatien Moukassa prône la mobilité des professionnels de la santé
Photo : Le Dr Donatien Moukassa lisant les actes des travaux en atelier du colloque. 

Le colloque sur la santé de Synergies et Développement de l'Afrique (SDA) du 10 décembre a mis en évidence la nécessité de définir les profils des acteurs de santé dans la mobilité des flux migratoires au Congo. Le docteur Donatien Moukassa explique les bonnes pratiques collectives à garder en mémoire après sa contribution à cette rencontre

Le Dr Donatien Moukassa est directeur des affaires médicales à l'hôpital de Loandjili à Pointe-Noire. Il enseigne, par ailleurs, à l'université Marien-Ngouabi.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Quelles sont les motivations d'un déplacement du Congo en France pour participer à ce colloque ?

Donatien Moukassa (D.M.) : Deux raisons essentielles ont motivé ma participation au colloque. Primo, je viens en tant qu'ancien membre de la diaspora après un retour réussi au Congo. Secundo, c'est l'occasion d'identifier et de proposer de revenir au pays aux confrères capables d'apporter leurs compétences, leurs expertises en biologie humaine, et toutes les spécialités indispensables à notre système de développement de la santé. Par ailleurs, il est utile et opportun de pouvoir faire profiter à la diaspora médicale de toutes les potentialités en cours de modernisation à Oyo, Dolisie, Kindamba et partout ailleurs dans tous les départements. L'accessibilité aux soins et la mobilisation des compétences sont nécessaires dans ces lieux.
 
L.D.B. : À l'issue de ce colloque, pensez-vous trouver un écho à cette mobilisation des compétences ?

D.M. : Très souvent, nos compatriotes de la diaspora ne prennent pas le temps d'observer. Ils se contentent de prendre des réalités théoriques pour des réalités pratiques. Ils retiennent des faits émotionnels comme des faits référentiels. Or les réalités sont différentes. Notre pays se développe. Ce colloque est une satisfaction inspirée par la mobilisation massive des professionnels. J'y ai découvert beaucoup de potentialités dans tous les domaines de la santé qui, avec le recul, peuvent répondre aux attentes de l'amélioration de notre système de santé. Toutefois, il est important de matérialiser cette dynamique par la création d'une structure capable de maintenir une cohésion entre professionnels.

L.D.B. : Comment concevez-vous cette structure ?

D.M. : C'est une plateforme d'échanges institutionnels permettant la régulation et la mobilité des acteurs de la santé. Elle aura des antennes locales centralisatrices de toutes les données. Un support d'interface reliera toutes les représentations. La plateforme aura trois missions : élaborer des bases de données de tous les professionnels ; réaliser des études de cas qui permettraient d'identifier les candidats au retour ; fédérer toutes les énergies individuelles/collectives pour les projets de recherche ou humanitaires ciblés pour le bien-être des populations congolaises.

L.D.B. : Quel est le profil du dirigeant d'une telle structure ?

D.M. : Toutes les personnes ayant une connaissance objective de la diaspora peuvent postuler. Le responsable de la structure devrait être quelqu'un qui exerce au Congo et a une expérience des réalités de la carte sanitaire du pays. De par la présence de l'ambassadeur du Congo en France, du directeur de la Santé et des autres représentants institutionnels, une telle recommandation pourrait être recevable. SDA a réussi son pari. C'est une initiative qui permettra à l'association d'entreprendre davantage pour le bien-être de nos populations.
Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma
Informations sur : www.sda-diaspora.net
                                        
  Par Jrang An@go.
LUTTE CONTRE LE CANCER : « Les pouvoirs publics doivent organiser des campagnes de dépistage à moindre coût »

Le chef de service de gynécologie obstétrique au CHU de Brazzaville le Professeur Hervé Iloki  participe du 12 au 16 décembre à un séminaire sur la gynécologie, la chirurgie mammaire et l'oncologie.

Les Dépêches de Brazzaville : Vous faites partie des médecins spécialistes en gynécologie ayant contribué à l'organisation de ce séminaire. Peut-on connaitre le but de cette formation ?

Hervé Iloki : Cette formation vise un objectif principal, celui de renforcer les capacités des prestataires, de  prêcher les médecins spécialistes déjà diplômés et les médecins en cours de spécialisation. Elle bénéficie de la présence des enseignants de haut niveau reconnus sur le plan international dans le domaine de la chirurgie et la prise en charge des cancers.

LDB : Quelle est votre appréciation après avoir suivi les deux exposés sur le cancer du sein et du col de l'utérus ?

H.I. : Il faut retenir que ces cancers sévissent beaucoup plus dans nos pays où les populations sont relativement pauvres et ne peuvent pas se prendre en charge elles-mêmes. Signalons que la prise en charge de ces maladies est très coûteuse. Si on est pauvre, on est condamné à en souffrir longtemps et à en mourir facilement par rapport aux malades dans les pays développés.

LDB : On note un déséquilibre en termes d'intervention. Quel est votre cri de cœur ?

H.I. : Il y a un adage qui dit qu'il est mieux de prévenir que de guérir. La prise en charge financière de ces pathologies étant difficile, nous devons développer dans nos pays des moyens de dépistage à moindre coût pour le cancer du sein et celui du col de l'utérus. Je signale en passant que le cancer du col est le premier cancer gynécologique chez la femme en Afrique, alors qu'il est passé en second plan en Europe parce que ce continent a développé des moyens de dépistage. En effet, dans les pays développés, les lésions précancéreuses sont souvent traitées pour éviter d'arriver au cancer invasif. À cet effet, je lance un appel aux femmes, afin qu'elles puissent se faire dépister, mais il appartient aussi aux pouvoirs publics d'organiser des campagnes massives de dépistage.
Propos recueillis par Yvette Reine Nzaba et Lydie Gisèle Oko

                              Par Jrang An@go.                                       Retrouvez-nous sur Google+
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1 commentaire:

  1. "C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire". - Gandhi

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