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samedi 31 mars 2012

Mali : la réunion d'urgence des chefs d'État des pays de la Cédéao prévue à Bamako délocalisée à Abidjan

Initialement prévue le 29 mars dans la capitale malienne, la réunion extraordinaire des chefs d'État des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a été délocalisée à Abidjan (Côte d'Ivoire). Une discussion sera entamée avec le pouvoir militaire du capitaine Amadou Aya Sonogo sur la mise en place d'une transition politique au Mali
Les partisans de la junte qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré étaient amassés hier à l'aéroport de Bamako, où devaient atterrir les avions des chefs d'État de la sous-région, scandant des slogans hostiles à la Cédéao. 

Les chefs d'État, qui se trouvaient déjà dans l'espace aérien malien, ont dû faire demi-tour pour mettre le cap sur Abidjan, où ils se sont réunis.

Conduite par le président ivoirien, également président en exercice de la Cédéao, la délégation était composé des présidents Blaise Compaoré (Mali), Thomas Yayi Boni (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Libéria), Mahamadou Issoufou Niger) et Goodluck Jonathan (Nigéria).

Le capitaine Amadou Aya Sanogo avait prévu de recevoir les chefs d'État au camp militaire de Kati, à 15 km de Bamako, alors que ceux-ci voulaient que la rencontre se déroule à l'aéroport de Bamako.

Le 27 mars, la Cédéao avait décidé, à l'issue d'un sommet extraordinaire à Abidjan, de suspendre le Mali de ses organes de prise de décision avec effet immédiat et d'envoyer une délégation de haut niveau rencontrer la junte pour lui demander de céder le pouvoir à l'ordre constitutionnel.

                             Par Jrang An@go.

Interdiction des sacs en plastique : la Congolaise d'industrie et de commerce de Pointe-Noire reconvertit sa production

La mesure gouvernementale interdisant la production, la commercialisation, l'importation et l'utilisation des sacs en plastique dans tout le pays a obligé la Congolaise d'industrie et de commerce (CIC), spécialisée dans ce domaine, à se tourner vers une autre production : les nappes en plastique
Implantée à Pointe-Noire depuis 2004, la CIC était la seule entreprise de la ville à fabriquer des sacs en plastique, des emballages de produits pharmaceutiques et des housses à vêtements pour les pressings.

Selon Pandzou Ignace, responsable des ressources humaines, « passer de la production de sacs en plastique à celle de nappes a mis l'entreprise dans des difficultés qu'elle s'efforce de juguler. » L'effectif de l'entreprise a largement diminué, passant de 150 à 40 salariés. La production est moins importante et la clientèle plus réduite. Néanmoins, la société a pu indemniser tous ceux qui ont perdu leur emploi.

Pour pallier la difficulté, l'entreprise compte mettre sur le marché des emballages bio-dégradables en papier pour approvisionner une grande partie de sa clientèle à la recherche d'emballages de substitution.

Néanmoins, Pandzou Ignace considère cette décision comme salutaire. « Cette mesure sur l'interdiction de produire des sacs en plastique vise la protection de l'environnement. Et pour qu'elle soit effective, celle-ci doit nécessairement impliquer tous les acteurs de la société », reconnaît-il. La CIC est une société au capital d'environ 50 millions FCFA qui emploie une majorité des nationaux.

                              Par Jrang An@go.

Économie : selon Abdoulie Janneh, « l'Afrique a une opportunité de s'imposer comme pôle incontournable de l'économie mondiale »

Réfléchir sur la meilleure stratégie pour faire de l'Afrique un pôle de croissance mondiale, tel a été l'objectif de la réunion du comité d'experts de la cinquième conférence des ministres de l'Économie et des finances de l'Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), qui s'est déroulée du 22 au 27 mars à Addis-Abeba (Éthiopie)

Le secrétaire exécutif de la CEA, Abdoulie Janneh, a déclaré que la crise économique qui touche actuellement les grandes puissances affectait les exportations des pays africains et l'aide financière apportée par ces pays. « En dépit de la famine de l'an passé dans la corne de l'Afrique, des conflits qui ont éclaté sur le continent et la sécheresse dans le Sahel, l'Afrique a réussi à maintenir sa croissance en 2011 », a-t-il souligné.

Il pense que « l'Afrique a une opportunité de s'imposer comme pôle incontournable de l'économie mondiale ». La majorité de ses ressources naturelles est encore inexploitée, plus de la moitié de sa population a moins de 30 ans, et ses économies lui offrent la possibilité de se développer de manière verte. Ces éléments tendent à renforcer la volonté du continent de « s'imposer sur la scène économique mondiale », a-t-il soutenu. Ce qui justifie, selon lui, le choix du thème de cette année : « Libérer le potentiel de l'Afrique en tant que pôle de croissance mondiale. »

Les experts ont débattu, entre autres, des défis auxquels le continent africain est confronté : le chômage de la jeunesse et son impact négatif sur les économies nationales ; le développement des infrastructures politiques, économiques, éducatives, technologiques et sanitaires lié au bien-être des populations. La question des changements climatiques a été également au cœur des préoccupations. 
Les économies africaines étant principalement agricoles, « le climat est une source de préoccupations et doit être considéré dans toutes les stratégies de développement, locales, nationales et continentales », ont expliqué les experts. Ils ont également appelé les économies africaines à effectuer une transition vers le secteur industriel en vue d'exporter des produits manufacturés à la place des matières premières, tout en ayant un impact limité sur leur environnement.

D'autres sujets ont été débattus, comme l'aperçu de l'évolution de la situation économique et sociale en Afrique ; l'évaluation des progrès de l'intégration régionale en Afrique et l'examen des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.

                             Par Jrang An@go. 

vendredi 30 mars 2012

Gestion durable des forêts : lancement officiel d'un projet pilote de lutte contre l'exploitation forestière illégale au Congo

Photos 1 et 2 : Les participants à l'atelier du lancement du projet.

Le Collège d'enseignement technique et des métiers de Pointe-Noire a été choisi pour démarrer les activités, avec l'appui matériel de l'École nationale du bois du Québec au Canada

La cérémonie relative au démarrage du projet intitulé « Approche harmonisée de gestion durable des forêts de production dans le Bassin du Congo » a eu lieu le 29 mars au cours d'un atelier à Brazzaville. Les travaux ont été dirigés conjointement par le ministère du Développement durable, de l'Économie forestière et de l'Environnement, représenté par Gaston Mambouana, directeur de cabinet par intérim, et l'ONG World Ressources Institute (WRI), représentée par Pierre Méthot, directeur Foresterie-Afrique centrale, directeur du projet.

Dans leurs discours, les deux interlocuteurs ont expliqué le contexte dans lequel le nouveau projet avait été créé, tout en soulignant en même temps son importance au niveau de la sous-région en général et du Congo en particulier. « Le concept du projet pilote au Congo a été défini en collaboration avec le ministère du Développement durable, de l'Économie forestière et de l'Environnement. Il a pour résultat attendu le développement de modèles régionaux reproductibles de renforcement du secteur artisanal du bois dans le but de réduire la pression sur les forêts et de créer un pont vers le secteur formel », a expliqué Gaston Mambouana.


Un appui technique et matériel sera apporté aux menuisiers artisans de la ville de Pointe-Noire, autour de l'Association des menuisiers et artisans. « Les activités pilotes au Congo s'adressent principalement aux artisans menuisiers de Pointe-Noire pour lesquels nous avons apporté un appui technique à la formation et à certains investissements matériels et réhabilitation des sites, pour renforcer les capacités, produire des produits de meilleure qualité, utiliser moins de bois et utiliser le bois des sources légales, afin de réduire la pression sur les forêts et de créer un pont pour l'intégration dans le secteur formel », a expliqué le directeur du projet WRI.

En effet, le projet, qui durera quatre ans, a pour objectifs, entre autres, de promouvoir l'utilisation efficace du bois et la production des produits à plus haute valeur ajoutée dans les ateliers de menuiserie gérés par les petits artisans. Il est financé à hauteur de 3,1 millions de dollars par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), à travers le Fonds pour l'environnement mondial, qui en est le bailleur de fonds principal. Le PNUE a confié la mise en œuvre du projet à WRI, une ONG environnementale basée à Washington.

                            Par Jrang An@go

jeudi 29 mars 2012

Révision des listes électorales : faible taux de participation à Brazzaville

Photo : Henri Bouka.


Lors de l'interview qu'il a accordée à la presse nationale, le président de la Commission nationale d'organisation des élections(Conel), Henri Bouka, a reconnu que, contrairement à celle de l'intérieur du pays, la population brazzavilloise ne montre pas d'enthousiasme à participer à l'opération de révision extraordinaire des listes électorales.
Pour ce qui concerne les trois circonscriptions électorales dévastées par les explosions du 4 mars, Henri Bouka a indiqué quela participation ou non des électeurs de cette partie du pays au prochain scrutin relevait de la compétence du président de la République et de la Cour constitutionnelle.

Question : Monsieur le Président, une autre prorogation de l'opération de révision extraordinaire des listes électorales est-elle envisageable ?
Henri Bouka (HB) : En matière de révision extraordinaire des listes électorales, dix jours suffisent pour capter des milliers d'électeurs, c'est-à-dire pour réaliser des retranchements, des ajouts et des inscriptions. À quelques jours de la fin de l'opération, je ne peux pas vous certifier qu'il y aura une autre prorogation ou non. Sans vouloir me substituer au gouvernement, je pense que nous devrions clore cette opération le 30 mars.

Question : Quel est le sort des trois circonscriptions électorales qui ne sont plus habitées à cause du drame du4 mars ?
HB : Il n'y a pas eu de révision des listes électorales dans ces trois quartiers. Or, pour aller aux élections, il faudrait que la liste électorale soit actualisée. En réalité, le cas de ces trois entités électorales relève de la haute compétence du président de la République qui est seul habilité à convoquer le corps électoral. Il peut décider d'annuler ou non le vote dans cette partie du pays, en s'appuyant sur la Constitution de la République, qui précise en son article 92 qu'en cas de circonstances exceptionnellement graves empêchant le déroulement normal des élections, la Cour constitutionnelle peut décider de la prolongation des mandats des députés et des sénateurs.

Question : La Conel prévoit-elle un traitement particulier pour les populations autochtones concernant leur participation aux scrutins ?
HB : En matière électorale, nous ne faisons pas de distinction entre les autochtones et les Bantous. Toutes les personnes recensées participent au scrutin.

Question : Pouvez-vous nous faire le point à mi-parcours de l'opération de révision extraordinaire des listes électorales ?
HB : Le taux de participation est plus fort à l'intérieur du pays qu'à Brazzaville. Je veux profiter de vos micros et publications pour dire à la population congolaise que l'établissement des listes électorales est l'affaire de tous. Certes, l'Administration a la responsabilité de mettre en place toute la logistique. Les populations, quant à elles, ont le devoir d'y participer massivement afin de pouvoir exercer leur droit de vote.
Propos recueillis par Roger Ngombé

                             Par  Jrang An@go

Pointe-Noire : les ex-agents de l'ONPT revendiquent le paiement complet de leurs droits

Photo : les ex-agents devant la direction de Pointe-Noire.

Depuis le 27 mars, les anciens salariés de l'Office national des postes et télécommunications (ONPT) de Pointe-Noire et du Kouilou sont regroupés devant les bureaux de la direction pour obtenir le versement des 16%qui ont été prélevés sur leurs droits
Ils se sentent abandonnés par le gouvernement et disent ne plus faire confiance à leurs syndicats, notamment Fesypostel etPostel Lissanga qui, selon eux, les trahissent dans les négociations avec les autorités. Ils considèrent comme illégal leprélèvement par l'État de 16% sur leurs droits et réclament le paiement des arriérés de salaire, des droits de licenciement, la reconstruction des carrières et leurs droits à la retraite pour certains.

Pour ces anciens agents, une grande opacité règne dans le paiement de leurs droits, surtout concernant la notification desavances de paiement. « Nous ne savons même pas sous quelle rubrique nous sommes payés. Depuis le 14 août 2011, nous avons obtenu le tiers du paiement de nos droits sans savoir sur quelle base exacte », explique Daniel Matondo, président départemental du comité de suivi mis en place pour la circonstance et inspecteur du premier échelon.

Pour Louthes-Mayetela Blaise, vice-président du comité de suivi et inspecteur des postes, les syndicalistes et les partenairesont trahi les ex-agents de l'ONPT. « La première enveloppe proposée par le gouvernement s'élevait à 46 milliards pourrégulariser notre situation ; la deuxième à 37 milliards, et aujourd'hui, on nous parle de 31 milliards. Cette façon de faire des autorités n'est pas digne de confiance surtout quand nos représentants syndicaux ne consultent pas la base pour accepter ces différentes propositions », s'indigne-t-il.

Notons que la dissolution de l'ONPT remonte au 28 février 2003 ; 350 agents ont été affectés à la Société des postes et de l'épargne du Congo, 317 chez Congo Télécom et 1 202 sont sans poste, licenciés ou mis à la retraite.
Séverin Ibara

                             Par  Jrang An@go

lundi 26 mars 2012

Léon-Gontran Damas : « Il avait trop à dire pour pouvoir le dire »

Photo 1 : A l'occasion du centenaire de la naissance de Léon Gontran-Damas, les participants ont rendu hommage à l'un des pères fondateurs de la négritude     Photo 2 : Pour Daniel Maximin, ici avec Jean-Luc Aka-Evy, Léon-Gontran Damas était l'incarnation même du poème     Photo 3 : Pour Eli Stephenson, Léon-Gontran Damas était avant tout un Africain


2012 est l'année des célébrations du centenaire de la naissance du poète guyanais Léon-Gontran Damas. Au cœur du salon du livre de Paris 2012, le stand Livres et Auteurs du bassin du Congo a rendu hommage à l'un des pères fondateurs de la négritude à travers la parole de Daniel Maximin, Daniel Delas, Élie Stephenson et de celle de Jean-Luc Aka Evy

La poésie de Damas célèbre sans cesse la liberté de vivre. De ce fait, le poète guyanais apparaît aux yeux de Daniel Maximin, qui connaît par cœur l'ensemble de ses poèmes, l'incarnation même du poème. Ainsi le romancier et essayiste martiniquais affirme que le poète guyanais a vécu entièrement par et pour la poésie à travers lequel il a traduit ses angoisses et ses espérances. Il avait peu de moyens pour tellement de douleurs. Son histoire montre combien sa parole et sa respiration ont a été empêchés : il devient muet à l'âge de six ans et meurt à soixante-six ans d'un cancer à la langue.


Il était dans le vœu de silence, mais à cause de son souci de médiation il est devenu un commis voyageur en passant sa vie à faire des anthologies et à explorer tous les recoins du monde noir pour ramener une parole et pour montrer une dignité de l'histoire. Ainsi sa poésie prend les choses mot à mot en plaçant le mot dans un écrin comme une pierre précieuse.

Après avoir évoqué le souvenir de sa rencontre avec Léon-Gontran Damas, Élie Stephenson, qui fut l'ancien président des étudiants guyanais à Paris, se réjouit de l'hommage que l'Afrique rend à Damas sur le stand du Bassin du Congo. Selon lui, Damas était avant tout un Africain. Il se définissait comme un Afro-Guyanais. Pour les Guyanais, la figure de Damas est un repère. Il est l'aîné qui a laissé un mot d'ordre de dignité et un sens très profond de la justice. Son mérite est aussi d'avoir proposé une poésie qui ne concerne pas que les nègres. Il reprend dans son œuvre les problématiques de la souffrance de tous les opprimés, y compris le prolétaire européen. Pour Daniel Delas, Léon-Gontran Damas est à part et mystérieux. S'il agace, c'est parce qu'il n'a pas de point de fixation et est insaisissable.


Damas à l'ombre de Césaire et Senghor ?

Le peu de visibilité de Damas, explique Élie Stephenson, étonne parce qu'il est le premier à avoir publié et à lancer un cri nouveau. Mais ces textes sont d'une poétique dérangeante. Sa parole dangereuse n'est pas acceptée par les tenants du système et son côté trublion va sans cesse poser problème. Cela dit, confie Daniel Maximin, sa fraternité avec Césaire et Senghor était au-delà des théories de la négritude. Ce qui le liait à ses compagnons était le désir de sortir du mutisme pour que chacun dise sa réalité. De ce fait, pour dire l'espérance de la fraternité ils osaient dire leurs malheurs propres.


                             Par Jrang An@go.

dimanche 25 mars 2012

Mouato : la vie des femmes autochtones du Congo en vidéo

Photo : Affiche du documentaire Mouato. 

Le film documentaire Mouato qui retrace la vie des femmes autochtones du Congo est une production de la Représentation des Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) au Congo. Il est réalisé par Alain Nkodia, cinématographe congolais

Alors que le Congo célébrait officiellement la Journée internationale de la femme, en différé d'une semaine en raison de la tragédie de Mpila, à Brazzaville, le moment était important pour le représentant du Fnuap au Congo David Lawson et le réalisateur cinématographique congolais, Alain Nkodia, de présenter le film documentaire Mouato au Festival international du film de Liège, en Belgique.

Ce film était en compétition dans la catégorie « Médecine humanitaire » face à trois films belges, trois films français et un film américain portant sur des thèmes variés, tels que l'excision, le VIH/sida, la drépanocytose ou la planification familiale. Au total, trois cent cinquante films étaient sélectionnés, dont cent en compétition officielle.
Mouato relate la vie des femmes autochtones congolaises, leurs difficultés quotidiennes, les discriminations auxquelles elles sont confrontées et l'isolement qui les poussent à accoucher bien souvent en forêt au péril de leur vie.

Succès et émotion auprès du public national et international
Ce film a séduit et ému le public international et national dès son avant-première mondiale à New York en mai 2011, lors de sa présentation par le Fnuap en marge du Forum permanent des Nations unies sur les questions autochtones. À cette représentation, participaient le ministre de la Communication, chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiémy, et le représentant du Fnuap au Congo, David Lawson.

En juillet dernier à Brazzaville, ce film documentaire a encore séduit plus d'un Congolais lors de son avant-première au Congo, retransmise en direct à la télévision congolaise.

À travers ce film documentaire, le Fonds des Nations unies pour la population espère sensibiliser le public à l'action nécessaire et urgente pour la survie des peuples autochtones du monde entier, à travers le prisme congolais, tout en contribuant à la promotion de la culture congolaise à l'étranger. Il a été donc produit dans le cadre de la stratégie « Media pour le développement » du Fnuap qui soutient des productions audiovisuelles pour porter des messages de développement au plus grand nombre.

Signalons que ce film documentaire vise la sensibilisation de la population congolaise aux problèmes réels que vivent les peuples autochtones, afin de faciliter les changements de mentalité et de comportements qui est indispensable à l'application effective de la loi par tous. Ainsi, David Lawson a souligné l'importance de la mise en œuvre de la loi pour éviter la disparition à terme des peuples autochtones congolais. En effet, 43 500 âmes du Congo sont menacées d'extinction. Elles représentent 2% de la communauté nationale d'après le dernier recensement général de la population, alors qu'on estime que leur pourcentage était de 10% de la population il y a quelques décennies encore.
Prosper Mabonzo

                             Par Jrang An@go.

samedi 24 mars 2012

Drame de Mpila : la Caresco organise une quête au profit des sinistrés

Photo 1 : Des membres de la Caresco et la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza.    Photo 2 : Martin Itoua, président de la Caresco.



L'activité s'est déroulée le 23 mars au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza sous les auspices du président de cette ONG, Martin Itoua
Suite au drame que le pays a connu le 4 mars, la Coordination des associations et réseaux de la société civile du Congo (Caresco) a organisé une assemblée générale dans le but de collecter des fonds.

Plate-forme de la société civile du Congo, la Caresco n'est pas restée indifférente à l'appel du chef de l'État invitant les forces vives de la nation à se mobiliser autour des sinistrés. C'est la raison pour laquelle, dès le 7 mars, elle a rendu publique une déclaration sollicitant la société civile. Au cours de cette réunion extraordinaire élargie au commissariat aux comptes, les responsables de la Caresco ont mis en place un comité de crise et décidé d'une quête spéciale auprès de ses membres, fondations, mutuelles, associations et ONG.


« Brazzaville a vécu une épreuve qui n'était, pour beaucoup d'entre nous, comparable qu'à la fournaise ardente décrite dans la Bible. Nous ne pouvons évoquer cet épisode de notre vie quotidienne qu'avec tristesse, tellement nous avons été secoués et bouleversés par l'ampleur de la dévastation... Lorsque tout s'effondre, ce qui compte c'est notre capacité à nous reprendre, à nous oublier et à réagir », a déclaré la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Belinda Ayessa.

Ouvrant la séance, le président de la Caresco, Martin Itoua, a indiqué que les fonds recueillis seraient déposés sur le compte ouvert à cet effet à la Congolaise des banques pour servir à la reconstruction et à tout ce que le gouvernement a prévu. « Nous avons pensé que cette formule était préférable à des dons d'autant qu'on parle aujourd'hui de plus en plus de mauvaise gestion et de disparition », a-t-il expliqué.

Selon les responsables de la Caresco, ces fonds seront gérés en toute transparence et versés au plus tard mardi prochain. Afin que la contribution de la Caresco soit connue au niveau des autorités nationales, un courrier sera adressé à la ministre des Affaires sociales avec ampliations au directeur du cabinet du chef de l'état, aux ministres d'État chargés des Pôles économique et socioculturel.

Martin Itoua a par ailleurs déploré que le Congo ne dispose pas d'un plan d'organisation des secours en cas de catastrophes, alors que le pays a connu ces dernières années plusieurs drames. « Il est temps que le Congo se dote de ce plan. S'il avait existé, nous n'aurions pas assisté aux dérapages constatés sur les sites », a-t-il affirmé.

Enfin, il a dénoncé le comportement de certains compatriotes qui vendent les dons offerts aux sinistrés. « Espérons qu'avec l'entrée en action de la force publique, notamment des gendarmes, on pourra mieux sécuriser les sites, aussi bien les dons faits par des Congolais que par des amis du Congo, dont nous saluons l'élan de solidarité tant au niveau de la communauté internationale que de l'Union africaine », a-t-il conclu.

                             Par Jrang An@go.

Tragédie de Mpila : une deuxième équipe de médecins de la diaspora attendue à Brazzaville

Photo : William Bongo entouré des médecins de la diaspora. 



L'information a été donnée au cours d'une conférence de presse organisée le 23 mars par l'organisation non gouvernementale Synergies et Développement de l'Afrique (SDA)
Il s'agissait d'informer l'opinion publique sur la contribution de la Délégation spéciale des professionnels de santé de la diaspora (DSPSD) en réponse à la catastrophe survenue le 4 mars à Mpila. Ces derniers ont effectué le déplacement à Brazzaville le 10 mars pour participer à l'élan de solidarité nationale lancé par le président de la République.
Les échanges se sont déroulés en présence du président SDA, William Bongo, également coordonnateur de DSPSD. Il était assisté par quatre médecins de la diaspora.

« La diaspora ne pouvait rester en marge de l'élan de solidarité généré par ce drame. C'est pourquoi les médecins de la diaspora ont décidé spontanément d'apporter leur modeste contribution, en donnant de leur temps et en mettant à la disposition des populations congolaises et des pouvoirs publics leur expertise », a expliqué William Bongo.

La première équipe des professionnels de santé de la diaspora comprend un gastroentérologue, un urgentiste, un cancérologue, un dentiste stomatologue, un pharmacien, un chercheur spécialisé du VIH/Sida, un pneumologue, une infirmière diplômée d'État, un chirurgien orthopédiste, un médecin généraliste, un aide médico-psychologue et une coordonnatrice d'équipe de secours.

La DSPSD a également apporté un lot de médicaments pour répondre aux besoins des victimes. William Bongo a tenu à saluer l'intervention « rapide » des pays amis du Congo, dont l'aide a permis de répondre à l'urgence.
« Nous savons que nos partenaires ne pourront pas demeurer indéfiniment au chevet des Congolais. Voilà pourquoi la diaspora, qui est aujourd'hui considérée à juste titre comme la sixième région de l'Afrique, entend prendre le relais dans la durée pour faire en sorte que la chaîne de solidarité ne se brise pas. C'est dans cette optique qu'une deuxième vague de médecins de la diaspora arrivera à Brazzaville le 25 mars 2012 », a-t-il précisé.

Le docteur Arsène Bikoué a, pour sa part, expliqué les difficultés auxquelles les professionnels ont été confrontés dans les hôpitaux. Des difficultés qui, selon lui, n'ont pas entravé la bonne marche de leur action.
Rappelons que DSPSD a été institutionnalisée au sein de SDA à la suite du colloque sur « l'amélioration du système de santé au Congo-Brazzaville, contribution de la diaspora », organisé le 10 décembre 2011 à Paris (France).

                             Par Jrang An@go.

vendredi 23 mars 2012

Théâtre : la deuxième édition du Festival de théâtre scolaire démarre demain à Pointe-Noire

Photo : Des élèves de Marwitse pendant les répétitions

Organisé par le Cercle des jeunes artistes créateurs (CJAC), le Festival de théâtre scolaire réunit des écoles publiques et privées les 23 et 24 mars
Le CJAC, qui s'est fixé comme objectif de promouvoir les arts scéniques, entend par le biais de ce festival, faire découvrir les jeunes artistes élèves et les troupes des écoles. « Ce festival veut inciter les enfants à mieux faire », aexpliqué Cardy Cardelin Babakila, directeur coordonnateur du CJAC.

L'activité organisée en collaboration avec la direction de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'Alphabétisation,se déroule donc sous forme de compétitions, en présence d'un jury. Celui-ci retiendra les critères suivants : mise en scène, diction, présence scénique, thème, discipline, durée.

Deux sites vont abriter le festival. Le 23 mars, les représentations auront lieu à l'École africaine de développement (Ead), tandis que le lendemain, elles se tiendront à l'université privée de Loango (annexe Pointe-Noire).

 Cette 2e édition va opposer plusieurs écoles publiques et privées, notamment : le lycée Victor Augagneur, le lycée de Mpaka (vainqueur de la 1ère édition), le lycée français Charlemagne, Marwitse, l'Atelier d'art dramatique CPGOS, Germinal,La nouvelle pépinière, Les élites de la nation, Les pis-aller, Charles Montesquieu et CEPL.
Lucie Prisca Condhet

                             Par Jrang An@go.

Municipalisation du Pool : le drame de Mpila n'influe pas sur ses projets

Le gouvernement a maintenu l'ensemble des projets du programme en dépit de la réorganisation qu'il entreprendra pour revoir certaines priorités qu'il s'est fixées dans le cadre de la modernisation et de l'industrialisation du pays
Le ministre d'État, président du comité technique, Pierre Moussa, l'a déclaré le 22 mars, au terme d'une visite des chantiers prioritaires. Il était accompagné des ministres de l'Énergie et de l'Hydraulique, de l'Enseignement primaire et secondaire et de l'Alphabétisation, de l'Urbanisme et de l'Habitat, de l'Équipement et des Travaux publics, ainsi que du ministre délégué à l'Aménagement du territoire et du délégué général aux Grands travaux.

Cette ronde a été précédée par la mise en place des membres de la commission départementale d'organisation de la fête nationale à Kinkala. À cet effet, le ministre Pierre Moussa a tenu à rappeler que la catastrophe étaitparticulièrement grave. « On aurait dû réorganiser les projets et procéder à un collectif budgétaire pour l'évaluation financière de l'ensemble des dégâts. D'ores et déjà, les dégâts se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de FCFA. Il faudrait revoir certaines priorités », a-t-il indiqué.
Insistant sur le maintien des projets prévus, il a souligné que la plupart des chantiers visités (boulevard, héliport, stade, etc.) seraient achevés pour fin juillet, à l'exception de l'héliport qui le sera beaucoup plus tôt. Pierre Moussa a ajouté que les chefs-lieux des districts étaient égalementconsidérés dans le processus de municipalisation qui s'étendra sur trois, voire quatre années.

Pour le 52e anniversaire de l'indépendance, la commission départementale d'organisation de la fête nationale est déjà à pied d'œuvre. Pilotée par le préfet du Pool et contribuant à l'identification des projets et au suivi des chantiers, elle est composée de 4 groupes de travail : voirie urbaine, travaux publics et habitat ; infrastructures énergétiques et hydrauliques ; infrastructures économiques, sociales et culturelles ; communication.

Notons que le maire de Kinkala, Anne Marie Malonga, adépeint le décor de sa ville de façon plus ou moins morose. En outre, elle a évoqué une capacité hôtelière faible et des logements insuffisants. D'où un appel à la mobilisation afin que la fête soit belle.

                             Par Jrang An@go.

Mali : des militaires renversent le président Amani Toumani Touré

Après avoir organisé un coup de force dans la nuit du 21 au 22 mars, qui a conduit à la chute du régime, les soldats mutins ont annoncé, très tôt ce matin, la suspension de toutes les institutions du pays
Dans une déclaration aux premières heures de la matinée aujourd'hui, le porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État, lelieutenant Amadou Konaré, a annoncé que les mutins avaientmis fin au régime du président Amani Toumani Touré à cause de « l'incapacité » du gouvernement à mettre des moyens pour combattre la rébellion touarègue dans le Nord.

Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sonago, a pris la parole peu après pour signaler qu'un couvre-feu avait été décrété à compter du même jour, notamment de 0h00 à 6h00et ce, « jusqu'à nouvel ordre ». Il a justifié cela par le « manque de matériel adéquat pour la défense nationalemis à la disposition de l'armée pour lutter contre la rébellion » mais aussi par « l'incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme ».
Les militaires qui revendiquent le pouvoir ont déclaré n'avoir aucune intention de le confisquer et se sont engagés à le rendre aux civils après des élections libres et transparentes.Des sources bien informées indiquent que plusieurs arrestations ont été opérées, dont le ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, et le chef du département de l'Administration du territoire, Koufougouna Koné.

Selon des témoins, les militaires se contentaient, au début du putsch, de tirer en l'air pour revendiquer plus de moyens pour combattre les rebelles dans le Nord Mali et un changement radical dans le commandement des troupes sur place. La situation a pris une autre allure lorsque les insurgés ont investi la radiotélévision nationale et le palais présidentiel,après des échanges de tirs nourris avec la garde présidentielle, obligeant ainsi le président Amani Toumani Touré et ses hommes à quitter le palais présidentiel.

La situation au Mali suscite des réactions un peu partout. La France, ancienne puissance coloniale par exemple, a appelé au respect constitutionnel. « Nous avons condamné ce coup d'État militaire parce que nous sommes attachés au respect des règles démocratiques et constitutionnelles. Nous demandons le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Des élections étaient programmées pour avril. Il faut qu'elles aient lieu le plus vite possible », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Washington, de son côté, a demandé au Mali de régler la crise politique par le dialogue et a « condamné tout recours à la violence ». Le département d'État américain a invité les Maliens, dans cette période cruciale, à « préserver la démocratie ». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, appelé « au calme et à ce que les doléances soient résolues pacifiquement ».

Rappelons que le Mali est confronté depuis la mi-janvier à des attaques des rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad et d'autres groupes armés touaregs. Des hommes lourdement armés, qui ont combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, disent avoir déjà pris le contrôle de plusieurs villes du Nord du pays.
Nestor N'Gampoula

                             Par Jrang An@go.

jeudi 22 mars 2012

Table ronde : hommage à Félix Éboué

PhotoBernard Mourali, Jean-Pierre Dozon, Jérôme Ollandet, Yvan Amar   


Malgré son entrée au Panthéon des grands hommes de la République dès 1949, Félix Éboué (1884-1944) est sans doute parmi les grands serviteurs de la France les moins connus du grand public. 
Pour rendre hommage à son action en Afrique et dans le contexte de la France libre, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo a invité les professeurs Bernard Mouralis, Jean-Pierre Dozon et Jérôme Ollandet qui, autour d'Yvan Amar, ont évoqué la figure de l'illustre personnage

Dans sa présentation, Yvan Amar érige d'emblée la statue et fixe la figure de Félix Éboué dans le moule du Panthéon, en « héros constructeur de la France libre ». Le ton est donc donné, et c'est Jérôme Ollandet, historien venu de Brazzaville, qui a l'honneur d'entamer, pour ainsi dire, l'entreprise de « momification ».

En 1905, Félix Éboué est un jeune administrateur lorsqu'il arrive en Oubangui-Chari, où il introduira la culture du coton. La seconde étape de sa carrière s'inscrit avec le gouvernorat du Tchad dès 1939. Pour expliquer le caractère exceptionnel de cette mobilisation sociale d'un Guyanais de l'époque, Bernard Mouralis revient sur la jeunesse de Félix Éboué et propose de le situer dans le contexte familial. Selon le biographe, Félix Éboué fait partie de cette catégorie de la jeunesse qui va réussir une mobilisation sociale grâce à de brillantes études.

Quant au choix de l'Afrique, il ne fut probablement pas fait sur des déterminations de type idéologique. Pour lui, l'Afrique est un autre espace et c'est sans état d'âme qu'il y va pour servir son pays et jouer un rôle important dans l'histoire de France. L'amitié qu'il entretient avec le jeune René Maran (lauréat du prix Goncourt avec Batouala, en 1925) aura aussi son importance. Un petit bémol vient tout de même tempérer les propos laudateurs - sans pour autant faire écrouler tout l'édifice.

                             Par Jrang An@go.

Sinistre du 4 mars : Dieudonné Tsokini plaide pour la création d'une cellule d'urgence médico-psychosociale

Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université Marien-Ngouabi a fait cette proposition le 21 mars au cours de l'atelier de renforcement des capacités sur la prise en charge médico-psychologique des victimes du sinistre du 4 mars à Brazzaville

Dans son plaidoyer, Dieudonné Tsokini a rappelé les différents acteurs à leurs responsabilités en tant que gestionnaires de l'objet psychique, en l'occurrence le traumatisme, face à ce qu'il a qualifié d'actualité alarmante.
« Mon propos, a-t-il déclaré, se réfère à la dynamique événementielle du moment, événement tragique qui nous étreint tous, mais qui appelle un sursaut à la fois individuel, collectif et professionnalisant afin de réagir et surtout d'agir. C'est l'action qui est attendue de nous, par delà l'aide humanitaire très visible qui se déploie au jour le jour, destinée à faire face à l'urgence vu l'acuité et l'immensité de la blessure et de la souffrance subséquente ».

Devant l'urgence, Dieudonné Tsokini, en sa qualité de psychologue clinicien, pense que « l'anticipation oblige à répondre en faisant fi de l'exigence clinique classique du point de vue de la démarche, où la demande est au fondement de l'intervention psychologique ». Selon lui, « l'urgence appelle d'autres attitudes, d'autres réflexes, d'autres pratiques et techniques réarticulées en fonction de l'objet au nombre desquelles le trauma-counseling qui, à n'en point douter, constitue un outil tout à fait indiqué en cette circonstance. »
L'effroi dû à la soudaineté de lourdes détonations assourdissantes et la gravité des violences ont généré des traumatismes qui doivent être pansés et gérés pour une reconstruction psychique et morale de l'ensemble des populations directement et indirectement victimes, singulièrement celles se trouvant actuellement dans les différents sites, et ce, malgré la résilience que certaines peuvent manifester en fonction de leur personnalité.

Soulignant l'enjeu du moment et les attentes placées dans les psychologues par les pouvoirs publics et la communauté nationale tout entière, Dieudonné Tsokini a indiqué : « Nous avons le devoir de répondre par une technicité requise et non point hasardeuse, une technicité à laquelle nous devrons notre reconnaissance nationale par une réponse d'envergure à la dimension de la calamité humaine et sociale. »
Par ailleurs, il s'est dit confiant et rassuré au regard de la pertinence des outils d'interventions déclinés par les différents orateurs, dont la crédibilité et l'efficience ne souffrent aucune contestation, d'autant plus que leur validation a été faite sur la base de critères scientifiquement éprouvés.

En conclusion, le Pr Dieudonné Tsokini, conscient de la responsabilité qui incombe aux psychologues, a rappelé : « Nous devons mettre le meilleur de nous-mêmes pour que, à terme, la perspective de la création d'une cellule d'urgence médico-psychosociale puisse trouver un écho favorable auprès des décideurs et devenir une réalité vivante, crédible, respectable, devant jouir de toute la notoriété et légitimité institutionnelle qui lui serait dévolue en matière de gestion des crises et catastrophes. »

                             Par Jrang An@go.

mercredi 21 mars 2012

Apprentissage : un comité technique d'orientation et de gestion dans le secteur du bâtiment,

Photo 1 : Le présidium du conseil d'administration.     Photo 2 : La réunion du CTOG.

Les opérateurs économiques réunis au sein du Comité technique d'orientation et de gestion (CTOG) des centres d'éducation, de formation et d'apprentissage des métiers du bâtiment ont tenu, le 20 mars, leur premier conseil d'administration
Le président du conseil supérieur du patronat du Congo, Djibril Bopaka, a rappelé le contexte dans lequel a été mis en place cette structure chargée du suivi et du contrôle des centres d'éducation, de formation et d'apprentissage de Brazzaville.

Après la session inaugurale au cours de laquelle a été installé il y a près d'un mois, le bureau du CTOG, cette première réunion a été une occasion d'examiner le planning de l'année en cours. Ainsi, les membres du bureau ont échangé sur la mise en œuvre des appels d'offre relatifs à la construction des bâtiments de l'école dans le 6e arrondissement Talangaï, à Ngamakosso.


Le président de la structure a exhorté ses collaborateurs à prendre des décisions responsables pour l'avenir du CTOG, notamment dans la gestion des chantiers qui leur seront confiés.

Notons enfin que le CTOG est une initiative du ministère de l'Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l'Emploi, de l'Agence française de développement (AFD) et du secteur privé.

                              Par Jrang An@go.

Mode : bientôt une nouvelle collection du styliste Djibril Kachidi

Photo 1 : Une séquence de la collection « La tentation ».   Photo 2 : Le styliste congolais, Djibril Kachidi.

Le spécialiste de la mode congolaise de la génération montante a annoncé la présentation officielle dans les prochains mois, à Brazzaville, de sa collection en chantier intitulée « Tentation »
Djibril Kachidi a récemment créé la sensation à Kinshasa (RDC) avec ses créations « Divinity ». Mais, selon lui, sa nouvelle collection, « Tentation » traduit « l'étape de l'immaturité à la maturité. On ne peut pas prétendre devenir mature sans frôler la tentation », explique-t-il. Doué d'un talent qui force le respect, Djibril Kachidi soutient que le corps de la femme est une arme secrète qui lui permet d'attirer pour créer l'envie. « Par cette arme, la femme peut avoir sa stabilité. Dieu est l'auteur de cette arme que nous appelons la tentation », poursuit-il.


À travers ses nouvelles créations, Djibril Kachidi estime donc approcher la maturité. « Il arrive qu'on cède à la tentation à cause de notre faiblesse. C'est dans la faiblesse que l'on devient fort », ajoute l'artiste. Convaincu que les premiers stylistes au monde étaient des Africains, hélas, l'Afrique ne parvient pas à faire vivre son stylisme, n'en tirant aucun profit. « Pourtant, le styliste est un opérateur économique et peut jouer un rôle important dans le processus de développement d'un pays », indique Djibril Kachidi.

L'homme étant le reflet de son milieu, il doit vivre en parfaite harmonie avec la nature. « Le stylisme pour moi c'est une passion. Toutefois, lorsque ce feu brûle en moi, j'ai envie de m'exprimer. Ces derniers temps, je m'exprime sur le cubisme, c'est-à-dire, des figures géométriques mélangées pour donner une quelconque image, ainsi que l'a fait Picasso », souligne le styliste. Travailler sur le cubisme pour lui, c'est vouloir cacher un message dans l'abstrait.

Pour exprimer ses états d'âme, Djibril Kachidi, au cours du défilé de mode organisé en marge des festivités des cinquante et un ans de l'indépendance congolaise à Ewo, avait présenté sa collection « Dépassement ». Et de faire remarquer : « Dépassé par les événements que j'ai vécus moi-même, c'était peut-être un message pour l'ensemble de la communauté que j'avais exprimé à travers ma création. Au regard de ce que nous connaissons avec le sinistre de Mpila, beaucoup disent aujourd'hui être dépassés. »

Aujourd'hui, l'ambition de Djibril Kachidi est de faire asseoir le stylisme au Congo afin de persuader le monde extérieur que les Congolais sont capables de créer la sensation. Le problème à son avis reste le fait que les stylistes et modélistes congolais ne sont pas animés par les mêmes motivations. « L'argent est un mauvais ami lorsqu'on le place avant toute chose, il tue l'art. Il vaut mieux qu'il accompagne toute initiative pour réussir, plutôt que de le placer avant », déclare-t-il.

L'art étant une vision, c'est à travers les vêtements que ce styliste congolais exprime ses pensées pour avoir étudié les couleurs. « Dis-moi ce que tu portes et je te dirai ce que tu es, tel est mon devoir. Je peux à travers les couleurs lire ce qu'est la personne. Or, souvent nous arborons les couleurs sans le savoir, alors que cela interprète notre façon de voir », précise Djibril Kachidi. Laisser à la postérité la griffe qui porte son nom, tel est le rêve prémonitoire de Djibril Kachidi.
Jean Dany Ebouélé

                             Par Jrang An@go.

BEAC : le taux de croissance du Congo projeté à 5% en 2012

L'institution bancaire estime que la situation macroéconomique nationale s'est traduite en 2011 par une croissance économique de 5,6% contre 9,5% l'année antérieure
L'annonce a été faite le 19 mars au cours de la réunion du conseil national de crédit, couplée avec la session ordinaire du comité monétaire et financier de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

Il a été relevé que le repli de la croissance découlait de la baisse de la production pétrolière que la bonne tenue du secteur hors pétrole n'a pu compenser. Malgré ce constat, l'activité économique nationale devrait maintenir son dynamisme. Il se dégage ainsi que la vigueur des investissements publics et privés ainsi que des exportations de pétrole et de bois, en constitueraient les principaux moteurs.

Le comité monétaire et financier, qui se penche sur la situation monétaire large du Congo à fin 2011, a noté une croissance de la masse monétaire affermie de 34,5%. Outre l'évolution de la conjoncture économique nationale, l'environnement international a été examiné au cours de cette session ordinaire. Le Conseil a confirmé le ralentissement de l'économie mondiale en 2011. Un retard constaté du fait de la gravité des problèmes budgétaires dans la zone euro. « Le niveau élevé des prix des matières premières, le séisme survenu au Japon et les tensions sociopolitiques observées dans le monde arabe ont constitué autant de contraintes à la relance économique », précise un communiqué publié à cette occasion.

En sus, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2011 est ressortie à 3,8%, contre 5,1% en 2010. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l'expansion économique mondiale devrait enregistrer un nouveau repli à 3,3% en 2012.

Une poursuite de la consolidation des banques congolaises
Le comité a enregistré la bonne tenue pour 2011, des cours des principales matières premières exportées par le pays, tenant compte de la forte demande asiatique et des perturbations de l'offre. Ainsi, le prix du baril de pétrole a atteint 104,2 dollars en moyenne annuelle, contre 90 dollars en prévision initiale. Le comité estime qu'en 2012, ces cours resteront fermes.
 
Quant au Conseil national de crédit, il a constaté la poursuite de la consolidation de l'activité des banques congolaises à fin décembre 2011. Les dépôts bancaires, constitués à 87,5% des dépôts à vue, se sont accrus de 48,6% pour s'établir à 1389,4 milliards. Les crédits bruts à la clientèle ont connu un bond de 43,5% sur la période, se chiffrant à 544,3 milliards.

Ces crédits ont bénéficié essentiellement au secteur privé productif. Par ailleurs, le Conseil a noté avec « satisfaction » la poursuite de l'amélioration de l'activité des banques congolaises fin 2011. Il s'est réjoui de l'affermissement de la situation financière et prudentielle de la quasi-totalité des banques congolaises. « Les fonds propres nets de six banques sur sept, sont conformes aux dispositions réglementaires ».

Cependant, certaines normes prudentielles édictées par la Commission bancaire n'étant pas respectées, le Conseil a exhorté les établissements qui n'ont pas encore honoré la totalité des normes, à se conformer à la réglementation. Il s'est félicité de l'installation au Congo d'un nouvel établissement de crédit.

Notons que les deux réunions ont été présidées par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, Gilbert Ondongo, en présence du gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.

                              Par Jrang An@go.

mardi 20 mars 2012

Des ministres et un candidat à la présidentielle française rendent visite au stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo

Photo 1 : François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle française, venu signer le livre d'or du stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo.    Photo 2 : Mathieu Martial Kani, le ministre de l'Industrie du tourisme, venu visiter le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo.    Photo 3 : Jean-Claude Gakosso, auteur d'une intervention remarquée sur la thématique de l'art africain.     Photo 4 : G. Kill, membre éminent du Bisso na Bisso, venu apporter son soutien au mouvement Solidarité Congo. 


À chaque journée son lot de visiteurs de marque. Dimanche, c'est le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande, qui est passé rendre officiellement visite au stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo


Signe évident que l'Afrique reste un sujet majeur de la politique française, l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste est venu saluer les responsables du grand stand africain et a signé le livre d'or (photo 1). Plus tard, le candidat socialiste s'est offert un second passage pour venir serrer la main d'Alain Mabanckou, alors en séance de dédicace.


Présents à Paris dans le cadre du Salon mondial du tourisme, Mathieu Martial Kani (photo 2), ministre de l'Industrie du tourisme du Congo, et sa délégation sont venus « en voisins » (le stand du Congo au Salon du tourisme se trouve à quelques encablures). Il a ainsi pu croiser son homologue, Jean-Claude Gakosso (photo 3), auteur d'une intervention remarquée sur la thématique de l'art africain. Paul Kaya, ancien ministre de l'Économie nationale et du plan, est venu en visite de courtoisie.


Dans l'après-midi, Passi a accueilli son compère du Bisso na Bisso, venu enregistrer son message de soutien aux victimes de la tragédie du 4 mars (photo 4). Ont également fait l'honneur de leur présence au stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo Gaston Kelman, Lou Grant, Tonton Ben et Karim Louisard... et bien d'autres prestigieux visiteurs.


                             Par Jrang An@go.

Affaires : le centre de formalités des entreprises redémarre ses activités

Photo  : Le Centre de Formalités des Entreprises.   


Après trois mois d'arrêt, le Centre de formalités des entreprises (CFE) a repris le 19 mars avec la délivrance des cartes de commerçants et autres documents portant création d'une entreprise
La ministre des Petites et moyennes entreprises chargée de l'Artisanat, Yvonne Adélaïde Mougany, a lancé officiellement le redémarrage des activités de cette structure créée pour réduire la durée et le coût des formalités administratives de la création d'entreprise.

Fonctionnant sous forme de guichet unique, le CFE délivrera dorénavant tous ces documents, dont le numéro d'inscription au registre du commerce et de crédit mobilier, le numéro d'inscription au système de comptabilisation d'immatriculation des entreprises ou des établissements ainsi que le numéro d'identification unique. La délivrance de ces actes administratifs n'est pas gratuite mais nécessite le paiement d'une taxe unique selon la catégorie. Pour l'entreprise individuelle, le montant à verser est de 100 000 FCFA, pour la société de personnes ou groupement d'intérêt économique : 300 000 FCFA et pour la société de capitaux : 500 000 FCFA.

Selon Yvonne Adélaïde Mougany, cette disposition parafiscale découle de la loi des finances 2012. Ainsi, cette réforme s'inscrit dans le programme d'appui à la diversification économique tout en mettant un accent particulier sur l'amélioration du climat des affaires. « Ces documents seront délivrés en 48 heures. Nous avons convenu avec le ministre des Finances lors d'une récente concertation avec lui, la question de raccourcir les délais de création d'entreprise », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, elle a invité tous ceux qui ont attendu longtemps de ne pas se décourager car cela était dû aux aménagements durant la période de transition. Comme l'avait évoqué le directeur de cabinet du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Jean Raymont Dirat, lors de la remise des exemplaires des nouveaux imprimés permettant au CFE de fonctionner comme guichet unique, la structure regroupe désormais l'ensemble des démarches.

                             Par Jrang An@go.