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lundi 11 mai 2015

Journée mondiale de la liberté de la presse : Une presse libre et responsable, rêve ou réalité?

Photo : Vanessa Rozier de l’ambassade des Etats-Unis.

Du 21 au 23 avril 2015, le Cinu (Centre d’information des Nations unies) a organisé, à Brazzaville, conjointement avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, un festival de films sur le journalisme, sous le thème: «Une presse libre et responsable, rêve ou réalité?». Cette rencontre a connu la participation de Bienvenu Okiémy, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Stéphanie Sullivan, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Philippe Mvouo, président du Conseil supérieur de la liberté de communication, et d’un parterre de journalistes nationaux et internationaux.

Ce festival, qui s’est déroulé dans la bibliothèque du Cinu, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, qui se tient le 3 mai de chaque année. Cela a permis, ainsi, un échange d’expériences entre les participants, contribuant ainsi au renforcement des capacités des professionnels de la presse considérée comme «un des piliers de la démocratie». 
Trois films ont été projetés, à cette occasion, à savoir: «Good night and good luck», «Les gens du monde», «A la une du New York Times». 

Le premier film relate la menace communiste des années 1950. Edward R. Murrow, journaliste à la télévision C.b.s, était à l’origine de la censure, par le sénat américain, du sénateur Joseph Mc Carthy, sur l’affaire d’un soldat qu’il accusait, sans preuve, de déloyal. Le journaliste a utilisé les propres mots du sénateur, à partir d’archives de film, pour exposer son mépris de la vérité. Ce qui fut une défaite humiliante pour le sénateur. Ce film, d’une heure 33 minutes, en version anglaise, sous-titré en français, a inspiré les différents journalistes à imiter Murrow, face à une situation similaire qui, tout au long du film, «doit se poser un certain nombre de questions: suis-je juste et impartial dans le traitement des nouvelles? Je prends une position pour ou contre quelqu’un, est-ce que je donne rien que des faits? Est-ce que j’exagère sur mes conclusions?». Telle devrait être la réaction de chaque journaliste professionnel qui veut aller loin dans l’exercice de son métier, a-t-on appris. 

Le deuxième film, «Les gens du monde», a permis aux participants de reconnaître que les journalistes qui couvrent la politique et les campagnes électorales portent un fardeau spécial dans l’exercice de leur métier: l’obligation de fournir une analyse intéressante et utile du paysage politique, tout en conservant un sens de l’équité et d’objectivité. «C’est le défi auquel les journalistes sont confrontés, dans ce film. Un film où le réalisateur, Yves Jeuland, a bénéficié d’un feu vert au cours de la campagne de l’élection présidentielle en France, en 2012, pour suivre les reporters et les rédacteurs du journal Le Monde. Ici, nous voyons la tension monter, quand les journalistes parlent de leurs propres tendances politiques et la nécessité d’être impartial, dans leur couverture», selon une source. 

Le dernier film, «A la Une du New York Times», retrace les nouveaux défis liés à l’explosion des technologies de l’information et de la communication que doivent relever les journaux, pour survivre dans un monde où les lecteurs de journaux sont, de plus en plus, nombreux à préférer, maintenant, s’informer sur la toile. 

Signalons que dans leurs allocutions de circonstance, Stéphanie Sullivan, Bienvenu Okiémy et Philippe Mvouo, tout en insistant sur l’éthique professionnelle du journalisme, le sens de responsabilité qui doit animer les journalistes dans l’exercice de leur profession, ont reconnu leur importance incontestable dans le processus démocratique. «Les journalistes font un travail important qui permet aux citoyens et aux dirigeants de prendre des décisions historiques», a conclu la diplomate américaine, Stéphanie Sullivan.

Par Jr LesCloches

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