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mardi 9 juin 2015

Campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite : Empêcher à tout prix l’importation du poliovirus sauvage au Congo

Photo : Jean Philippe Ngakosso administrant deux gouttes de vaccin à un enfant.

Le Centre de santé intégré de Moukondo, à Moungali, le 4e arrondissement de Brazzaville, a servi de cadre au lancement, jeudi 4 juin 2015, des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. La cérémonie relative au lancement de ces journées s’est déroulée sous le patronage de Jean-Philippe Ngakosso, directeur de cabinet du ministre de la santé et de la population.

En présence du Dr Marie-Francke Puruhence, conseiller à la santé du chef de l’Etat, Aloys Kamuragiye, représentant de l’Unicef au Congo, Barbara Laurenceau, représentante du Fnuap, des administrateurs-maires, etc.

Face à la résurgence de l’épidémie de la poliomyélite dans certains pays voisins, le Cameroun et la Guinée Equatoriale, le Congo-Brazzaville a pris des dispositions, pour barrer la route à cette menace. D’où le lancement des journées nationales de vaccination couplées à la supplémentation en vitamine A, afin d’éviter tous les risques d’importation du poliovirus sauvage dans le pays. D’ailleurs, cette menace qui interpelle les gouvernements, ainsi que leurs partenaires au développement les obligent à renforcer toutes les stratégies de l’éradication de la polio. 
La campagne de vaccination vise à immuniser, à l’aide de l’anti-poliomyélite bivalent, tous les enfants de zéro à cinq ans, quel que soit leur état vaccinal et de santé. 

Problème majeur de santé publique, la poliomyélite est l’une des maladies évitables par la vaccination. C’est pourquoi, Jean-Philippe Ngakosso a invité la population à adhérer, massivement, à cette campagne. En faisant vacciner les enfants, à domicile ou au centre de santé le plus proche. «Ce vaccin est sûr et efficace», a-t-il rassuré.

Trois passages de vaccination sont prévus. Le premier passage se déroulera du 4 au 7 juin 2015 et vise à couvrir 936.290.000 enfants, âgés de 0 à 5 ans. Il sera couplé à la supplémentation en vitamine A. «Les équipes de vaccination passeront de maison en maison. Dans les zones d’accès difficiles, les équipes avancées seront mobilisées et déployées en véhicules, à motos ou à bicyclettes, sur les axes routiers. Par pirogues motorisées ou hors-bord, sur les axes fluviaux. Les deuxième et troisième passages se dérouleront, respectivement, du 23 au 28 juillet et du 24 au 27 septembre prochain», a précisé Jean-Philippe Ngakosso.

L’Afrique centrale connaît, depuis trois ans environ, des cas de poliovirus sauvage responsables de paralysie infantile graves, irréversibles et, parfois, mortels. «Notre pays a encore en mémoire, la tragédie de l’épidémie de 2010, qui a fait une dizaine de décès», a rappelé le directeur de cabinet.
En dehors de cette campagne préventive, le représentant de l’Unicef pense qu’il y a l’impérieuse nécessité de renforcer les activités de surveillance qui constituent encore une des faiblesses majeures de notre système de santé. «La victoire dans ce combat contre la polio est à notre portée. Les performances actuelles montrent qu’avec un engagement politique de haut niveau, l’éradication de la polio est possible»,  a fait savoir Aloys Kamuragiye, qui a estimé qu’à cette allure, «nous avons bon espoir que le Congo sera bien au rendez-vous de la polio, en 2018». 

Causée par un virus qui attaque surtout les membres, les affaiblit et les paralyse pour tout le reste de la vie, la poliomyélite est une maladie contagieuse grave qui peut entraîner la mort de la personne affectée. Elle commence par des courbatures: douleurs dans les muscles et des vomissements. Un membre qui devient flasque avec impossibilité de bouger. Puis, une paralysie progressive des membres inférieurs, puis supérieurs, chez les personnes non ou insuffisamment vaccinées.

Selon le Programme élargi de vaccination, une personne atteinte de la polio égale deux cents personnes atteintes. D’où la nécessité de faire vacciner les enfants. Car, plus ils reçoivent les gouttes de vaccin, plus ils sont protégés à vie. Geste que Jean-Philippe Ngakosso a, d’ailleurs, accompli, en administrant deux gouttes de vaccin à  quelques enfants, en guise de lancement officiel de cette campagne. 

Par Jr LesCloches

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