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lundi 4 février 2013

Pêche : la République du Congo sera bientôt dotée d'une chaîne de froid nationale

Photo 1 : Le ministre Bernard Tchibambéléla.     Photo 2 : Les participants à la conference de presse.
L'information a été donnée ce lundi 4 février par le ministre de la Pêche et de l'Aquaculture, Bernard Tchibambéléla, lors d'un point de presse qu'il a animé à la Chambre de commerce de Pointe-Noire
La chaîne de froid nationale consiste à conserver le poisson en bon état depuis le lieu de sa capture jusqu'aux consommateurs, à travers tout le pays. Cette chaîne permettra aussi d'éviter les pertes post-capture des poissons. Ainsi pour atteindre cet objectif, le gouvernement de la République entend collaborer avec des partenaires privés mais aussi doter le secteur, courant 2013, en générateurs à glace, camions frigorifiques et caisses iso-thermiques. « Il s'agit d'un défi que le gouvernement ne peut pas éviter de relever dans l'urgence ; il est tout à fait absurde que le poisson produit à Pointe-Noire ne parvienne pas dans la partie septentrionale du pays ou dans d'autres départements en quantité suffisante et en bon état, alors que le poisson provenant des pays d'Amérique, d'Europe ou de la sous-région est visible partout et en bon état », s'est indigné le ministre.
Bernard Tchibambéléla a souligné que l'absence d'une chaîne de froid au Congo pour le poisson et ses dérivés renforcerait au contraire l'installation de la chaîne internationale de froid, avec une incidence négative sur l'emploi au Congo.
Alexandre Faucon, directeur général de la Société congolaise de pêche (Socopec), qui se réjouit de l'initiative, a expliqué que la mise en place de la chaîne nationale de froid permettra non seulement de bien conserver les produits de pêche mais contribuera à l'augmentation de la productivité de poisson, ce qui entraînera inéluctablement son faible coût à travers le pays. « La chaîne de froid permettra aussi d'échanger la production des poissons à travers tous les bassins poissonneux du Congo », a-t-il ajouté.
Notons par ailleurs qu'au Congo, les pertes post-capture de poisson et de ses dérivés s'élèvent à hauteur de 35%. La demande en poisson du pays avoisine les 100 000 tonnes par an.

Par Jrang An@go.                                                             Retrouvez-nous sur Google+

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