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samedi 1 mars 2014

Ministère de la santé et de la population : Vers la construction d’une usine de production de pesticides

Photo de circonstance

Dans le cadre de l’amélioration du système sanitaire congolais, le ministre de la santé et de la population, François Ibovi, en séjour à La Havane, à Cuba, du 25 au 31 octobre 2013, avait signé quatre accords dont deux avec le groupe industriel Labiofam, relatifs à la prestation de services et de livraison des bio-larvicides et la construction, au Congo, d’une usine de production de pesticides, de bio-fertilisants et de stimulants à usage agricole.

Pour concrétiser ces accords, le représentant de Labiofam pour l’Afrique, Félix Quintanar Pulido, s’est entretenu, mardi 25 février 2014, avec François Ibovi, en vue de regarder les modalités de la mise en œuvre de ces accords. Mme Alba Soto Pimentel, ambassadrice de Cuba au Congo, a pris part à cet entretien.

Les deux  accords signés avec José Antonio Fraga  Castro, président du groupe industriel cubain Labiofam, leader mondial dans le contrôle des maladies transmises par les moustiques, portent, essentiellement, sur la prestation de services et de livraison des  bio-larvicides, en vue de lutter contre les maladies vectorielles ainsi que la construction d’une usine de production de pesticides, de bio-fertilisants et de stimulants à usage agricole.

Par ces accords, le Ministère de la santé et de la population veut engager, dans le pays, une lutte anti-vectorielle, contre les moustiques, les rats et les cafards, pour éliminer ainsi la cause principale de la mortalité au Congo, à savoir: le paludisme. La présence à Brazzaville du représentant en Afrique du groupe industriel cubain Labiofam s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ces accords. En effet, il s’agit de faire une étude de prospection, afin d’identifier le site où sera érigé l’usine, la première en Afrique centrale. «C’était une rencontre agréable qui confirme, de plus, les liens de cette amitié qui existe entre nos deux pays», a déclaré Félix Quintanar Pulido.

Il sied de rappeler que le paludisme demeure encore un véritable problème de santé publique en Afrique. En effet, 90% des 660.000 décès ont été enregistrés en 2012, et «il tue encore un enfant africain chaque minute qui passe». Au Congo, le paludisme constitue la première cause de morbidité et de mortalité, affectant, en particulier, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. La lutte contre le paludisme dans notre pays se traduit encore sur le curatif. Dans la recherche des solutions efficaces pour mieux lutter contre cette maladie aux conséquences dramatiques, le président de la République avait instruit le gouvernement, afin que le traitement médicamenteux soit gratuit chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

C’est dans la perspective de garantir la bonne santé en éloignant de nous, les vecteurs de la maladie, que se justifient les accords signés avec le groupe industriel cubain Labiofam, qui produit une bonne partie des médicaments, des vaccins et des compléments vétérinaires de Cuba. Le groupe industriel est devenu leader et a gagné du prestige et de la reconnaissance via une stratégie transparente à long terme de contrôle des épidémies tropicales: malaria, dengue, anta-virus, fièvre hémorragique et bubonique, etc.

À l’origine, l’entreprise se nommait Cubavet. Son nom a été changé pour Labiofam en référence à l’usine de Matanzas appelée «Laboratorios biológico-farmacéuticos» de Matanzas. La marque Labiofam est, aujourd’hui, mondialement reconnue, dans le domaine de la lutte contre les maladies transmises par les moustiques.

Par Jrang An@go.

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