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samedi 7 septembre 2013

63ème session du Comité régional de l’O.m.s-Afro : «Investir dans la santé, pour un développement durable»

Photo de famille.

Brazzaville, capitale de la République du Congo, a abrité, du 2 au 6 septembre 2013, la 63ème session du Comité régional de l’O.m.s-Afro, sous le thème: «Investir dans la santé, pour un développement durable». Au cours de ces assises, les ministres de la santé des 47 pays africains membres ont passé en revue les activités de l’O.m.s dans la région africaine et fixé les orientations sur les actions proposées, en vue d’améliorer la situation sanitaire sur le continent.

Par ailleurs, ils ont examiné le rapport d’activités de l’organisation pour la période 2012-2013, ainsi que le rapport de la commission sur la santé de la femme en Afrique. C’est le ministre d’Etat Florent Ntsiba, ministre congolais du travail et de la sécurité sociale, représentant le président de la République, qui a ouvert cette session, en présence de: Mme Margaret Chan, directrice générale de l’O.m.s, Dr Luis Gomez Sambo, directeur régional de l’O.m.s pour l’Afrique, François Ibovi, ministre de la santé et de la population, etc.

Plusieurs autres points ont été examinés par les ministres africains de la santé, lors de la  63ème session de l’O.m.s-Afro. Il s’agit, entre autres: des défis en matière de la santé de la femme; le renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé; le vieillissement en bonne santé dans la région africaine; la réglementation des produits médicaux; le renforcement de la capacité de réglementation des produits médicaux dans la région africaine; le rapport sur les progrès dans la mise en œuvre du plan stratégique régional sur la vaccination; l’exploitation des solutions en matière de cyber-santé, pour améliorer, les systèmes nationaux de santé; le renforcement des capacités nationales de règlementation des produits médicaux; les lignes directrices consolidées sur l’usage des médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention des infections à V.i.h; la mise en œuvre, sur le continent, du plan stratégique 2009-2013 sur la vaccination; la stratégie régionale visant l’élimination des maladies tropicales négligées d’ici à 2020. 

Le budget programme de l’O.m.s 2014-2015, la réforme en cours au sein de l’institution, les changements proposés sur le règlement et les procédures du Comité régional ont été également passés en revue.

Prenant la parole, à l’ouverture de cette session, le Dr Luis Gomes Sambo a donné quelques pistes des actions futures, afin de parvenir à une couverture sanitaire universelle adaptée. Au nombre de ces pistes, figurent l’accélération des efforts pour l’atteinte des O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement) en lien avec la santé, ainsi que l’intensification des actions visant à réduire la magnitude des maladies non-transmissibles et des maladies tropicales négligées.

Le ministre François Ibovi a, quant à lui, souligné la nécessité, pour les gouvernements africains, de mutualiser leurs efforts et les énergies, pour relever le défi de la santé. «La nécessité, pour tous les pays membres de l’O.m.s Afrique, de se mettre ensemble pour changer, radicalement, les choses, faire en sorte que les services de santé répondent, effectivement, de façon durable, aux besoins des populations, d’accéder à des médicaments et services de santé de meilleure qualité, demeure une exigence de développement, une exigence de l’émergence de l’Afrique», a-t-il déclaré. 

Pour Margaret Chan, il faut que les solutions aux problèmes de santé des Africains soient élaborées en Afrique. «Les politiques doivent être mises en place pour réduire la pauvreté, créer des emplois et permettre un accès équitable des populations aux services sociaux de base et aux soins de santé de qualité», a-t-elle souligné. Selon elle, l’accès équitable aux soins médicaux de qualité est un des meilleurs moyens, pour s’assurer de la bonne redistribution des bénéfices de la croissance économique. Pour cela, Margaret Chan a estimé qu’il est important que les Etats africains introduisent des politiques de dépenses publiques au sein de leurs programmes de gouvernements, afin de rendre équitables des objectifs explicites. Car, «l’Afrique est en train de changer, elle émerge et est sur une trajectoire unique de l’histoire».

Toutefois, elle a indiqué que la croissance du P.i.b n’est pas une mesure réelle du progrès. «Ce qui compte le plus, c’est le taux auquel la nouvelle richesse est convertie à moins de pauvreté, en plus d’opportunité et à la bonne santé», a-t-elle  signifié.

Par Jrang An@go.

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