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mardi 26 novembre 2013

ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques) : Le nouveau siège, un immeuble ultra-moderne, inauguré à Brazzaville

Photo : Firmin Ayessa coupant le ruban symbolique

Le Ministre d’Etat Firmin Ayessa, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, a inauguré, vendredi 22 novembre 2013, le nouveau siège de l’ARPCE (Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques), en présence de M. Thierry Moungalla, Ministre des Postes et Télécommunications, de M. Yves Castanou, Directeur général de l’ARPCE, M. Benoit Moundélé-Ngollo, Préfet de Brazzaville, M. Louis Sakala, maître d’ouvrage, ainsi que de plusieurs invités dont des membres du corps diplomatique et le personnel de l’ ARPCE. 

C’est un immeuble longiligne aux parois en verre qui se dresse, désormais, au rond-point de l’Avenue de l’Amitié, embellissant ainsi le paysage urbain de cette partie de la ville capitale. Les travaux ont été réalisés, pendant trente mois, pour un coût total de 10.984.838.304 F CFA, par l’Entreprise GTA (Générale des Travaux d’Aménagements), une société de droit congolais, à capitaux mixtes et privés, sous tutelle du Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat. L’étude architecturale est l’oeuvre de l’architecte Calixte Kaba du Cabinet Fusion Architecture-Urbanisme de Côte d’Ivoire; les études de béton et de structure par l’ingénieur Boniface Mevo du BEATB (Bureau d’Etudes et d’Assistance Technique du Bâtiment). Les contrôles techniques ont été assurés par le Bureau SOCOTEC Bassin du Congo et le BCBTP (Bureau de Contrôle du Bâtiment et des Travaux Publics).

Quatre allocutions ont été prononcées à l’occasion de l’inauguration du siège de l’ARPCE. M. Louis Sakala, a fait une présentation technique du bâtiment, en expliquant que l’édifice est déployé sur dix niveaux, dont deux sous-sols de parking, avec un total de vingt-cinq places, abritant aussi des équipements techniques et de service, deux bâches à eau de 45m3  et 25 m3 dont une pour l’alimentation courante en eau de l’immeuble et l’autre pour la sécurité incendie, avec évidemment leurs puissants  groupes de surpression. Le rez-de-chaussée comprend un hall d’accueil, une salle de conférence de 120 places, une salle de réunion et un salon V.i.p. Il y a au total six étages de bureau, avec au premier étage un espace high-tech pour la gestion des fonctions techniques principales de l’agence, un restaurant de trente places et une salle de sport avec ses vestiaires.

Chaque palier comporte un hall d’accueil, des bureaux fermés, un «open space», une kitchenette, un espace pause-café et évidemment des toilettes. Le bâtiment totalise 78 bureaux fermés et des «open spaces» d’une capacité maximum de 108 places. Le dixième et dernier niveau est un roof accessible, coiffé de sa belle caquette qui est la cerise sur l’architecture déjà très excellente de l’édifice. L’immeuble est desservi par deux ascenseurs de 630 kg et 425 kg, ainsi que deux escaliers de service. Tout le complexe est alimenté en électricité SNE (Société Nationale d’Electricité) à partir d’une ligne moyenne tension de 20 kvolts, via un transformateur de 800 Kva.  Deux groupes électrogènes de 630 Kva et 250 Kva assurent le secours en alimentation électrique, en cas d’indisponibilité de courant SNE. «Le bâtiment est doté de cinq systèmes de protection incendie à savoir: la détection incendie qui sert à desceller les prémices d’un incendie dans le bâtiment et à déclencher les alarmes; les bornes des robinets d’incendie Armé Ria reliés à la deuxième bâche à eau de 25m3 constituent le deuxième, la troisième est l’extinction automatique dans la salle des serveurs, permettant non seulement de desceller un début d’incendie, mais aussi de l’éteindre  automatiquement par un  gaz neutre appelé Définert. Les extincteurs mobiles portatifs très visibles dans le bâtiment en sont le quatrième. Enfin, les servitudes automatiques sur des autres équipements notamment les ascenseurs et les contrôles d’accès, la climatisation et la ventilation, en cas de détection d’un incendie».

Pour M. Yves Castanou, «la cérémonie d’inauguration est l’aboutissement d’un long et difficile processus qui a débuté en mars 2011, par la pose de la première pierre à cet endroit où se trouvaient jadis un ravin et un dépotoir». Le directeur général a rappelé l’historique de l’ ARPCE, qui est née des cendres de l’ex-direction générale de l’administration centrale des postes et télécommunications que dirigeait M. Jean Bosco Obili. L’Agence «est un établissement public administratif dont la mission est d’intervenir dans les secteurs régulés comme un arbitre, un juge, un gendarme, un partenaire, un facilitateur». Durant ces trois dernières années d’exercice, «l’ARPCE a connu et surmonté beaucoup de challenges, animée par une vision et une passion de contribuer à transformer le pays, à le rendre plus prospère tel que cela est stipulé dans le programme de société du président de la République «Le Chemin d’Avenir». M. Yves Castanou a, ensuite, souligné que le nouveau bâtiment qui offre au personnel de meilleures conditions de travail, grâce à des bureaux lumineux équipés de mobiliers modernes, confortables et fonctionnels, est doté de matériels technologiques et informatiques performants.

Il a aussi évoqué l’épopée qui a permis de réunir les fonds destinés à financer les travaux de construction  et d’équipement de cet immeuble. «Après plusieurs longues et difficiles démarches tant administratives que financières, nous avons pu acquérir en fonds propres, ce terrain sur lequel nous nous trouvons aujourd’hui. A cette époque, nous n’avions pas pu obtenir de financement, parce que l’ARPCE en était encore à ses débuts. Nous connaissons, tous, la prudence que les banques ont, en matière de prêt, lorsqu’elles ne sont pas rassurées par la capacité de l’entreprise à rembourser sa dette. Mais comme vous le savez, rien n’est plus fort qu’un rêve! Notre dernière option fût donc de chercher une entreprise locale, qui nous ferait confiance et serait prête à nous accompagner dans ce projet. Et cela, en préfinançant les travaux de construction en échange d’un engagement de paiement mensuel ferme de notre part.
Quelques mois après le démarrage des travaux, nos ressources étant insuffisantes pour poursuivre ce projet, nous sommes repartis vers les banques qui cette fois, ont accepté de nous accompagner. L’ARPCE a ainsi reçu de EcoBank un prêt sur cinq ans d’un montant de 7 milliards de francs Cfa et un autre prêt sur cinq ans de la BGFI, d’un montant de 3 milliards, soit un total de 10 milliards remboursables sur cinq ans. Durant toutes ces phases, nous avons obtenu le soutien et la bénédiction du Chef de l’Etat pour la réalisation de ce projet. C’est donc grâce à l’engagement de tous et au soutien de nos partenaires financiers, qu’il nous a été possible de réunir les fonds nécessaires pour lancer les travaux et nous avons vu s’élever, progressivement, les murs de ce bâtiment moderne qui se veut être l’expression même de notre vision dynamique pour les secteurs régulés». 

Après cela, il ne restait plus qu’au Ministre Thierry Moungalla de féliciter l’ARPCE. «La joie de voir s’élever une construction console l’architecte d’ignorer le sort qu’on lui réserve», a dit un sage. Cette assertion est d’autant moins vrai dans le cas présent qu’au contraire, nous savons tous quelle sera l’utilité de l’ouvrage qui sera porté sur les fonts baptismaux dans quelques minutes. Son utilité sera d’incarner d’abord et avant tout, la puissance régulatrice de l’Etat dans un secteur en pleine expansion, ces technologies de l’information et de la communication placées au cœur de l’ambition d’émergence du Congo portée par le Président Denis Sassou Nguesso. Ce bâtiment doit incarner également la volonté des Pouvoirs publics de voir ce secteur, pour l’essentiel virtuel, fait d’autoroute de l’information, de réseaux et d’interconnexion technologique impalpable à l’œil nu mais si présent dans notre quotidien se matérialiser dans la réalité physique de notre ville capitale», a-t-il déclaré, avant d’inviter les opérateurs de téléphonie mobile opérant au Congo de s’inspirer de cet exemple.

Aux cadres et agents de l’ARPCE, il les appelés au travail. «En vous offrant ce symbole, cadre idéal de travail, aussi bien pour les agents que pour les opérateurs du secteur, l’Etat entend voir l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques s’engager à ses côtés à donner au Congo une place de choix dans le développement et l’expansion du secteur des communications électroniques», leur a-t-il dit, avant de les interpeller plus loin: «Monsieur le Directeur général, cadres et agents de l’ARPCE, persévérez dans votre motivation, dans l’ardeur et la recherche de la qualité de service au plus grand profit et plaisir de nos compatriotes. Gardez à l’esprit cette exhortation du philosophe Denis Diderot qui affirmait: «Il faut être enthousiaste de son métier pour y exceller».

Après la série des allocutions, il y a eu la décoration des principaux acteurs du projet de construction de l’immeuble de l’ARPCE. Ainsi,  M. Yves Cas-tanou a été élevé au grade d’officier dans l’Ordre du mérite congolais, tandis que M. Louis Marc Sakala et M. Victor Mabiala ont été honorés du grade de chevalier. Dans l’Ordre du dévouement congolais, MM. Ndensondé, Luc Mis-sidimbanzi, Jean Célestin Endoko et John William Bongo ont eu le grade d’officier, tandis que MM. Benjamin Mouanza, Antoine Ndekololo, Pierre Mambika Damba, le grade chevalier. 

Après la coupure du ruban symbolisant l’inauguration officielle de l’immeuble par le Ministre d’Etat Firmin Ayessa, les autorités présentes ont eu droit à une visite guidée de l’immeuble. 

Par Jrang An@go.

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