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jeudi 21 novembre 2013

Ordre national de la paix : Elevé au grade de commandeur, Pierre Michel Nguimbi félicite le chef de l’Etat pour son action en faveur de la paix

Photo : La cérémonie s’est achevée dans une bonne ambiance familiale.

Actuel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo au Sénégal (avec juridiction sur le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert et la Gambie), ancien ministre et député élu (P.c.t) de Louvakou (département du Niari), Pierre Michel Nguimbi, 56 ans, a été nommé par décret présidentiel au grade de commandeur de l’Ordre national de la paix.

La médaille relative à ce grade lui a été épinglée, «au nom du président de la République, grand maître des Ordres nationaux», par le colonel Norbert Okiokoutina, grand chancelier des Ordres nationaux, lors d’une cérémonie au domicile de l’heureux récipiendaire, au Plateau des 15 ans, à Brazzaville, lundi 11 novembre 2013, devant sa famille, des amis et quelques collaborateurs. A l’issue de la cérémonie qui s’est terminée dans une bonne ambiance familiale, l’homme politique congolais a livré ses sentiments à la presse. En voici un large extrait.

«Etre décoré par le grand-maître des Ordres nationaux qu’est le Président de la République, ce qu’il fait au nom du peuple congolais qu’il incarne, est un grand honneur. C’est une reconnaissance et c’est une preuve que, dans le domaine précis qu’est celui de la paix, j’ai contribué, j’ai mis ma pierre à l’édifice. Je me rappelle encore tous ces amis, tous ces frères et sœurs qui se sont engagés dans ce combat pour la paix, au sortir de la guerre, nous ne croyions pas beaucoup et, en recevant cette distinction, je pense à mon grand-frère Mateta, par exemple, qui était notre pasteur. Le matin, nous avions cette séance de prière, parce que nous avions pris conscience qu’après le Bon Dieu, il n’y avait que le Président de la République qui croyait à la paix, en ce temps-là. On se réfère à Dieu lorsqu’on recherche la protection. Nous savions que la première protection que nous avions, c’est celle du Président de la République qui a cru et qui continue à croire à l’importance de la paix.

Nous étions considérés, par beaucoup, comme des empêcheurs de tourner en rond, comme ceux qui allaient permettre à ce que ceux qui sont à l’extérieur viennent gêner, mais également ceux qui s’imaginaient que la paix, ça se construit tout seul, avec ses amis, ses frères, sa famille. La paix, on la fait avec ceux avec lesquels on est rentré en contradiction, en conflit. Et le Président de la République est celui qui accepte. Je me rappelle encore, voyez-vous, la Conférence nationale souveraine : pendant plusieurs mois, ce Monsieur a été conspué, et il a travaillé avec ceux qui l’ont conspué. Il a accepté de travailler avec eux. Pour moi, c’est un modèle. Dans ce pays, lorsqu’on parle de paix, oui, je pense au président Denis Sassou Nguesso. C’est une réalité profonde. Mais, la paix est un combat de tous les jours. Ce combat n’est jamais gagné d’avance, parce que l’être humain, par essence, aime le risque, tout ce qui participe à détruire, si on peut dire. Dieu merci que parmi tous ceux-là, nous sommes plusieurs à vouloir aussi que les choses aillent dans un  autre sens.

Je voudrais, à travers cette distinction, reconnaître l’action déterminante, y compris de la première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso, qui a envoyé beaucoup d’émissaires (lorsque nous étions en exil). J’ai rencontré le ministre Collinet plusieurs fois, à Paris. Lorsque je suis rentré, ici, à Brazzaville, dès le premier jour, -j’étais encore à l’hôtel- la première dame m’a appelé pour me dire: «Pierre Michel, rien ne va se passer de mauvais, tout va bien, tu es chez toi». Venant d’une maman, c’était réconfortant. Et donc, autour d’un homme, il faut qu’il y ait des femmes de paix. Et elle a été, elle est une femme de paix. Je suis heureux qu’aussi mon épouse m’accompagne dans ce processus de paix. Il faut s’aimer, il faut nous aimer les uns les autres. C’est un sacrement divin.

Je suis heureux, car même ceux qui me considéraient comme ou qui jetaient de l’opprobre (sur moi) ont compris que la paix n’avait pas de prix et que lorsqu’on se tourne vers la paix, on le fait, même en mettant sur la balance son honneur. L’honneur troqué pour la paix n’est pas de l’honneur galvaudé, c’est de l’honneur renforcé. Aujourd’hui, avec cette distinction qui est, en dehors de la grand-croix, la plus haute distinction, je remercie le Président de la République, premier d’entre nous tous, promoteur de la paix, acteur de paix, pour m’avoir reconnu comme un de ses compagnons, dans ce combat pour la paix.

Au-delà de tout, ce qui est important, c’est lorsqu’on se lance dans une voie, dans un processus, de n’être jamais seul au bout du compte. On est seul au départ. Mais, ce qui est important, c’est de voir la fin. Lorsqu’à la fin, on n’est plus seul, on a compris qu’on ne s’était pas trompé. Mais, c’est parce qu’il y a eu d’autres qui ont fait la même chose que vous pouvez être considéré comme quelqu’un qui a fait un bon choix. Parce que, si les autres ne vous avaient pas suivi, vous aurez eu tort. Vous aurez été même reconnu plus tard, vous aurez eu tort. Je n’ai pas besoin d’être reconnu comme acteur de paix, parce je suis décédé, comme un peintre dont on reconnaît que sa peinture est excellente, après sa mort.

J’aime la vie, j’aime vouloir participer vivant au processus de paix et je suis heureux que nous soyons aujourd’hui plusieurs à accepter la paix».

Par Jrang An@go.

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