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vendredi 8 juin 2012

Développement durable : la presse africaine plaide en faveur d'un environnement plus sain

Plus d'une centaine de journalistes venant de 32 pays d'Afrique, en charge des questions environnementales, ont relevé l'urgence de préserver l'environnement, considéré comme une priorité pour le développement économique et le bien-être des populations
Ils se sont exprimés le 6 juin, au terme de la conférence internationale organisée à l'initiative du Réseau africain des journalistes environnementaux (ANEJ). Celle-ci était placée sous le thème « Quel partenariat pour l'Afrique 20 ans après Rio ».
S'adressant aux chefs d'État et de gouvernement, ils ont sollicité l'engagement de ceux-ci à allouer une partie conséquente de leur budget à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.
Dans leur déclaration de Brazzaville, ils ont invité ceux des pays développés à honorer leurs engagements financiers. Ces derniers ont été conviés à s'engager pour le transfert des technologies nécessaires afin d'aider les pays africains à s'engager sur une croissance verte. « Les chefs d'État et de gouvernement des pays développés et émergents s'engagent à limiter drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre, quelque soit leur niveau de responsabilité historique », ont présenté les journalistes en terme d'urgence.
Cette conférence a exhorté les gouvernements africains à établir un agenda d'actions concrètes pour un développement durable afin de réduire la pauvreté. Elle a demandé aux chefs de l'Etat de mettre en place un modèle de partenariat équitable, pour le renforcement de la bonne gouvernance environnementale, à l'exemple des partenariats Union européenne /Union africaine et Sud-Sud.
Les professionnels de la plume et du micro ont saisi l'occasion de cette session pour insister sur leur liberté d'exercice en sollicitantl'ensemble des pays à les accompagner, en ce qui concerne l'accès aux sources, afin d'effectuer leur travail en toute indépendance.
Cliquez pour plus d'informations!Ils ont invité tous les acteurs concernés par la problématique environnement, à quelques jours du 4e sommet de la Terre qui se déroulera le 10 juin à Rio de Janeiro au Brésil, de relayer leurs suggestions.
Un stage à l'endroit des journalistes africains
En marge de la conférence internationale des journalistes africains sur l'environnement, près d'une centaine d'entre eux ont participé du 3 au4 juin à un atelier de renforcement des capacités. Cet atelier de deux jours lié aux Accords multilatéraux de l'environnement (AME) avait pour but d'aider la presse du continent à mieux cerner les enjeux liés au climat pour mieux informer. Selon le président du réseau ANEJ, Sidi El Moctar Cheiguer, il ne s'agissait pas de faire des journalistes des juristes, mais plutôt de leur donner des connaissances basiques afin de mieux traiter l'information.
À la suite des exposés, les participants ont été informés de la disponibilité d'accords et de conventions. De nombreux accords en effet, plus de 500, ont été signés depuis 1960. Seulement, la volonté de leur mise en œuvre ne vient pas de la part des États signataires. C'est à travers les échanges d'expérience entre les journalistes des divers pays, qu'ont été identifiées ces défaillances de conformité.
Ce stage de formation a été une opportunité d'approfondissement des notions sur les AME que l'on retrouve dans divers domaines tels que l'air, le milieu marin et autres à l'exemple de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacéesd'extinction. « Cet atelier tombe à quelques jours de Rio+20 et les connaissances basiques apprises vous permettront donc de mieux sensibiliser sur ces accords et d'en faire le lien sur leur mise en œuvre par rapport aux objectifs et attentes de Rio+20 », a indiqué le chef de la délégation de l'Union européenne, Marcel Van Opstal.
Ce programme sur les AME dans les pays Afrique Caraïbes Pacifique (ACP)  est un projet sur quatre ans. Le projet a démarré depuis 2009 et prendra fin en février 2013. Il a été mis en œuvre dans 79 pays ACP. Par ailleurs, la commission européenne le finance à hauteur de 21 millions d'euros sur le 9e Fonds européen de développement (FED). Le programme est coordonné et animé par le Programme des Nations unies pour l'environnement. Sa mise en œuvre se fait par le biais de sept partenaires, dont la commission de l'UA.
Notons enfin que la cérémonie de clôture de la conférence internationale des journalistes était présidée par le directeur de cabinet du ministre du Développement durable, de l'Économie forestière et de l'Environnement, Jacques Ongoto. Elle a connu la participation du chef de la délégation de l'Union européenne, Marcel Van Opstal, d'un représentant du ministère de la Communication ainsi que celle de nombreux invités.
Par Jrang An@go.

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