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vendredi 1 juin 2012

Union africaine : une Journée de l'Afrique pour raviver la mémoire de l'unité africaine

Photo 1 : Henri Lopes, doyen des ambassadeurs à la séance du partage du gâteau lors de la Journée de l'Afrique à Paris.    Photo 2 : Henri Lopes lors de son discours.    Photo 3 : Henri Lopes aux côtés de Maïte Nkoana-Mashabane, ministre des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud.
À l'occasion de la célébration de la Journée de l'Afrique, les ambassadeurs du groupe africain, sous l'égide du comité d'organisation des festivités présidé par le Libéria, ont donné une réception en accord avec les attentes de l'Union africaine : resserrer les liens entre les pays membres
Dans une tradition fortement enracinée, le groupe des ambassadeurs africains en France a célébré la Journée de l'Afrique dans la salle du Pavillon d'Armenonville à la lisière du Bois-de-Boulogne de Paris. En présence de Maïte Nkoana-Mashabane, ministre des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud, Adelaïde Mougani, ministre des PME/PMI du Congo, Elisabeth Barbier, directrice Afrique et  Océan Indien représentant la France, et d'illustres invités, l'Afrique, 49 ans après, s'est souvenue du 25 mai 1963, date de la signature des accords de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Addis-Abeba en Ethiopie. Ces visionnaires de l'époque  sont « des hommes courageux et épris des valeurs de liberté, de paix et de justice » tel que l'a rappelé l'ambassadeur du Bénin, Albert Ogossou, dans l'allocution du président en exercice de l'Union africaine (UA), Boni Yayi.
Pour Henri Lopes, doyen des ambassadeurs, c'est un moment de retrouvailles à dimension festive et culturelle. « Nous assurons une présence africaine en France. Cette journée nous offre des moments pour penser à l'Afrique, projeter ce continent dans l'intérêt et la sympathie qu'il mérite sans reproduire les schémas où l'on cherche les coupables de nos malheurs ailleurs. Nous devons tenir notre place dans les enjeux de ce monde en pleine mutation... », a précisé Henri Lopes.
À propos de l'Afrique, Elisabeth Barbier, au nom de la France, a repris les principes définis par le nouveau président français, François Hollande, lors de la réception du président de l'UA. Il s'agit de maintenir, au sein du continent, la bonne gouvernance, œuvrer pour la croissance, assurer un développement économique et veiller à la stabilité et à la sécurité. En trois mots : respect, solidarité et la non-ingérence, a conclu la directrice Afrique et Océanie du ministère des affaires étrangères.
C'était une rencontre où les symboles devaient être respectés. Par exemple, un gâteau géant a été partagé avec les convives. La fête était aussi dans la dégustation des mets différents de toutes les saveurs d'Afrique car, a précisé Henri Lopes, « le spectacle et la cuisine sont une représentation de nos cultures et la valorisation du travail des femmes ».

Extrait de l'allocution de Boni Yayi, président en exercice de l'Union africaine à l'occasion de la Journée de l'Afrique à Paris
« Cette année, la célébration de la Journée de l'Afrique coïncide avec le premier sommet mondial de la diaspora africaine. Aussi, suis-je particulièrement heureux et honoré de m'adresser aux participants de ce Forum pour rappeler l'important rôle attendu de la diaspora africaine dans la construction d'une Afrique unie, épanouie et prospère. Je me dois de rappeler que les Africains de la diaspora ont une place de choix aussi bien dans les cœurs de leurs frères et sœurs que dans la définition de stratégies pour la construction d'une Afrique nouvelle.
Je ne saurai passer sous silence le thème consacré par l'Union africaine cette année 2012, à savoir le commerce intra-africain. À cet égard, les décideurs politiques, économiques, les sociétés civiles africaines et nos frères et sœurs de la diaspora africaine, devront solidairement œuvrer au renforcement et à la consolidation des Communautés économiques régionales (CER) qui constituent à l'évidence, les piliers de la réalisation des objectifs de la communauté économique africaine.
Afin de peser sur l'échiquier international et d'être reconnu comme un partenaire à part entière et crédible, il s'impose à notre cher continent de subir des transformations politiques, structurelles et économiques. Nos appréhensions et nos angoisses pour le futur doivent nous édifier par rapport aux erreurs que nous devons éviter dans la gestion du processus du développement de notre chère Afrique ... »
Par Jrang An@go.
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