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vendredi 3 mai 2013

CFCO : le gouvernement réceptionne six nouvelles locomotives

Photo : les six locomotives réceptionnées.

De fabrication sud-africaine, elles ont été réceptionnées le 30 avril à la gare centrale de Pointe-Noire en présence de Rodolphe Adada, ministre d'État, ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, de Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence de la République, chargé de l'Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux

Les six locomotives ont été fabriquées par la société RRL Grindrod, qui a fêté son centenaire il y a trois ans et construit des locomotives depuis cinquante ans. Les locomotives acquises par le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ont une puissance de 3 000 cv chacune. Les quatre locomotives de la première série (CC 1100 ; 1102 ; 1103 ; 1104) peuvent supporter une charge de traction de moins de 28 tonnes. Elles mesurent 21,5m de longueur pour 2,9 de largeur, et ont un moteur de 16 cylindres.

Les deux autres locomotives (CC 1201 et 1202) mesurent chacune 21,5m de longueur et 2,5m de largeur. La première unité de cette série provient d'Afrique du Sud tandis que la seconde a été assemblée aux États-Unis d'Amérique par une société partenaire de RRL Grindrod.En remettant les locomotives aux autorités congolaises, Ted Zulu, président-directeur général de RRL Grindrod, a déclaré : « J'ai toujours dit qu'il y avait une histoire que l'on doit écrire en disant que l'Afrique doit aider l'Afrique. Ceci, en travaillant ensemble. Nous ne pouvons pas arrêter ce partenariat avec le Congo, nous devons prouver au monde que nous pouvons travailler ensemble comme l'attestent les locomotives livrées au Congo. Nous sommes prêts à en livrer d'autres puisque le besoin se fait sentir au Congo. »

En recevant les documents y afférant, Jean-Pierre Morel, directeur général du CFCO, a remercié au nom de la volonté du gouvernement de la République de relever les défis de développement du Congo par de grands travaux d'infrastructures et de modernisation du chemin de fer.

Séraphin Bhalat, conseiller du chef de l'État et chef du département des travaux publics et de l'aménagement du territoire, a rappelé les efforts du gouvernement pour la modernisation du CFCO qui est passé en soixante dix-neuf ans d'existence, des locomotives à vapeur aux locomotives diesel et actuellement diesel électrique. « C'est en 2007 que le président de la République instruisait le gouvernement sur la mise en œuvre d'un programme urgent de réhabilitation et d'équipement du CFCO. À ce jour, plus de 70 milliards de FCFA ont été investis dans ce programme », a-t-il rappelé. La commande de ces locomotives prévoyait aussi la formation de douze techniciens congolais (six agents CFCO et six jeunes diplômés) qui ont suivi une formation de douze mois auprès de la société Grindrod. « Ces locomotives vont permettre au CFCO d'augmenter sa capacité de trafic estimé à 420 000 tonnes par an », a-t-il renchéri.

« Nous sommes fiers de la montée en puissance du CFCO. Maintenant, il s'agit de refaire entièrement cette voie entre Brazzaville et Pointe-Noire. Aussi, faut-il faire en sorte que les travailleurs de cette entreprise créent les conditions véritables de la bonne exploitation de ces équipements », a indiqué le ministre Jean-Jacques Bouya.

« En équipant le CFCO, le gouvernement voudrait que les transports fassent bouger les choses. C'est ce qui va se faire avec les nouvelles locomotives mais aussi avec la dizaine d'autres que nous allons recevoir l'année prochaine. Si nous travaillons sur la voie, ce qui va se faire, nous allons ramener le chemin de fer à sa valeur nominale. Pour cela, il faut également que le personnel s'implique. Ce ne sont pas les machines toutes seules qui peuvent changer les choses. C'est le personnel qui doit prendre en mains son destin », a ajouté, avec fermeté, le ministre d'État Rodolphe Adada.

Par Jrang An@go.

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