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mercredi 1 mai 2013

Ferme de la Mouindi : une coopération exemplaire

Photo : La ferme de la Mouindi.

Le partenariat de l'État congolais et de l'ONG américaine IPHD produit des résultats très positifs sur le terrain, ainsi qu'on Salubrité publique : un important lot de sacs en plastique saisi au Beach de Brazzaville peut le voir à la Mouindi.

Cette année encore les prévisions laissent à penser que la ferme de la Mouindi sera un lieu d'excellence. Grâce notamment au travail qu'y mène l'IPHD, organisme américain pour le développement humain présent au Congo depuis des années, cette ferme située entre Loudima et Makabana (Niari) pourra confirmer toutes les espérances qu'elle annonce depuis 2012. Car ses 196 hectares de maïs ont donné à voir une récolte record de 4 tonnes par hectare, alors que la ferme couvre également 50 hectares de soja.

Selon les officiels de l'IPHD, cette année verra verdir encore davantage la Mouindi. Car l'étendue cultivée a été portée à 500 hectares pour le maïs, auxquels se sont ajoutés 50 hectares pour le manioc aux côtés des 50 hectares habituels de soja. Dans une volonté commune de pallier le déficit alimentaire animal et humain du Congo, l'État et l'IPHD ont multiplié les efforts pour consolider les expériences de ces fermes, dites fermes communautaires de production agricole. D'ailleurs, à terme, il est envisagé le lancement d'autres expériences du genre à Kilembe-Mouissia (Kindamba, 400 hectares de paddy), à Ngoulou-Nkila (Lékana, 70 hectares de pomme de terre), à Ngo (600 hectares de maïs), et à Socoton (Madingou, 450 hectares de haricot et de maïs).

Ce partenariat, que ne cesse d'appeler de ses vœux le ministre de l'Agriculture, Rigobert Maboundou, ne se traduit pas seulement par une volonté égale de combler le déficit alimentaire congolais. Il est aussi exemplaire dans la mise en commun des moyens et des compétences. Ainsi, l'État congolais met à disposition les machines et les tracteurs agricoles dont il est le propriétaire exclusif. Il fournit aussi les engrais et les pesticides, et pour cela il souscrit pour 60% aux recettes de production.De son côté l'IPHD fournit le know-how. Il est le détenteur des techniques agricoles (de la mécanisation) et souscrit par conséquent pour 30% aux recettes de la production. Mais cette coopération ne serait pas complète sans le troisième intervenant, qui est sans doute le plus fondamental dans cette chaîne. Il s'agit du paysan. Il est copropriétaire des terres agricoles, assure le dessouchage, l'entretien, le stockage des produits. À ce titre, 10% des recettes de la production lui sont reversées.

Par Jrang An@go.

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