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mercredi 1 mai 2013

Fête du travail : le 1er mai célébré dans un contexte particulier au Congo

Photo : Florent Ntsiba rendant publique la déclaration du gouvernement.

Comme il y va de la tradition depuis l'avènement de la démocratie dans les années 1990, les travailleurs se sont contentés de discours disparates du gouvernement et des centrales syndicales

La journée internationale du Travail fêtée le 1er mai de chaque année avait pour thème cette année « Le développement durable, le travail décent et les emplois verts ». Au Congo, elle a été fêtée dans un contexte particulier, marqué par la grève des enseignants qui a paralysé le secteur pendant près de deux mois.

Dans une déclaration rendue publique, le gouvernement s'est félicité de la reprise des cours et a convié les partenaires sociaux à prendre une part active aux négociations globales lancées le 22 avril. « Les efforts du gouvernement et des partenaires sociaux permettent de surmonter aujourd'hui cette situation. La reprise progressive des cours redonne vie aux établissements scolaires », s'est réjoui le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Florent Ntsiba.

Profitant de cette occasion, il a remercié les parents d'élèves et les élèves ainsi que d'autres acteurs d'avoir compris la nécessité de sauver l'année scolaire. « Le sens patriotique aigu des acteurs de l'enseignement a pris le dessus sur les préoccupations spécifiques de corporation. Il y a certes des leçons à tirer de ces moments particuliers de la vie syndicale de notre pays », a reconnu Florent Ntsiba. 

De son côté, la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC) a évoqué les maux les plus cruciaux qui minent le monde du travail, par secteur d'activités. Dans les secteurs public et parapublic, elle a, par exemple, dénoncé le non-respect des échéances de paiement des droits des entreprises liquidées et en cours de liquidation et la revalorisation des indemnités de fonction et des primes de voyage. Le syndicat le plus représentatif a également déploré la révision de la grille salariale et la revalorisation de la valeur du point d'indice des agents de l'État.

Elle a aussi critiqué l'inobservation par les syndics liquidateurs composés de magistrats et certains conseils qui foulent aux pieds les principes de base du paiement des créances prioritaires des travailleurs des entreprises liquidées. À cela s'ajoute la lenteur dans la révision du statut général des agents de la fonction publique et dans l'exécution des mesures prises par le gouvernement en faveur des travailleurs.

Au niveau du secteur privé, la CSTC a noté l'exercice illégal d'activités de sous-traitance en matière de prestations de service de personnels des entreprises privées et la révision du code de travail. Elle est ensuite préoccupée de l'absence de contrat de travail dans certaines entreprises, du paiement de salaires sans bulletin et du non-reversement des cotisations sociales par certains employeurs. Les licenciements abusifs et le dysfonctionnement des tribunaux du travail ainsi que la réévaluation du montant des allocations familiales sont également épinglés.« 

Face à ces problèmes, des solutions idoines s'imposent. C'est dans cette optique qu'il convient de vitaliser le comité national du dialogue social au plan national et sectoriel à travers la systématisation et la périodisation de ses sessions. Fidèle à sa tradition de défense des intérêts matériels, professionnels et moraux des salariés, la CSTC est capable de relever ce défi majeur avec le concours de tous », a indiqué le président de ce syndicat, Élaut Bello-Bellard.

Par Jrang An@go.

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