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lundi 27 mai 2013

Diplomatie : rencontre entre Boni Yayi et le pape François au Vatican

Photo : Thomas Boni Yayi et le cardinal Robert Sarah lors de l'ouverture de la chaire Bernardin-Gantin au Vatican.

Le chef de l'État béninois a présidé la cérémonie d'ouverture de la chaire Bernardin-Gantin dans une université pontificale romaine

Le chef de l'État béninois était à Rome mercredi et jeudi derniers. Thomas Boni Yayi est venu présider à l'ouverture officielle au Vatican d'une chaire Bernardin-Gantin, un cardinal béninois qui a travaillé au Vatican, dans une université romaine. C'est la première fois qu'un établissement supérieur géré par le Vatican à Rome consacre tout un département à l'étude de la pensée d'un haut prélat africain, l'occasion valait bien un déplacement. C'est pourquoi le chef de l'État béninois a été reçu en audience au Vatican mercredi 23 mai.

Le colloque avec le pape François a été jugé cordial. Du reste, les relations entre le Bénin et le Vatican ne souffrent d'aucun nuage particulier. Qui plus est, ce pays était également vu avec sympathie par le pape précédent, Benoît XVI, qui en a loué la stabilité et la constance dans les progrès pour asseoir une démocratie pluraliste. C'est là que Benoît XVI a effectué son deuxième et dernier voyage africain, en novembre 2011. Il s'y rendit pour proclamer une réflexion pastorale continentale issue du deuxième synode africain et s'incliner sur la tombe, justement, du cardinal Bernardin Gantin, ancien et collègue au Vatican.

Au cours d'une conférence de presse, en prélude de l'ouverture de cette chaire Bernardin-Gantin de l'université pontificale du Latran, M. Yayi Boni a estimé que le pape François s'annonçait comme « pape du peuple, pape des pauvres et pape du continent africain ». Le président, qui a assumé l'an dernier la présidence tournante de l'Union africaine (et qui a donc assisté à la montée en puissance naissante de la crise au Mali), a eu des considérations pessimistes sur les mécanismes actuels de gestion des conflits en Afrique : « Est-ce que l'Etat existe? Je ne le crois pas. Les institutions ne fonctionnent pas tellement. Une rébellion quitte un pays et rentre dans un autre, mettant en déroute toute une armée. »

Mais cet optimisme est tempéré, car le président Yayi Boni, qui appelle à faire l'inventaire de tous les bienfaits que l'Afrique pourrait apporter au monde, soutient que « l'homme africain peut alimenter le droit universel ». Notons que la nouvelle chaire Bernardin-Gantin, dont le principal animateur est un chercheur camerounais, est destinée à réfléchir sur la « socialisation politique en Afrique » et à favoriser les recherches sur la culture africaine.

Par Jrang An@go.

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