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jeudi 30 mai 2013

Coopération : le Congo et la Banque mondiale préparent un financement additionnel pour le PDARP

Photo : Les participants à la rencontre.

Loin d'être un autre programme de grande envergure comme le premier, la nouvelle phase permet de prolonger la date de clôture du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales (PDARP)

La Banque mondiale (BM) a cédé à la demande du gouvernement congolais consistant à préparer un financement additionnel dans les six mois à venir à la suite de la phase du PDARP qui se termine le 30 juin. Le chef du projet à la BM, Amadou Oumar Ba, l'a annoncé le 26 mai à Owando, au cours d'une rencontre avec les services déconcentrés du département de la Cuvette.

« Cela a pour conséquence de prolonger la date de clôture du PDARP au 31 décembre 2013, ce qui nous permettra aussi de faire aboutir la préparation du financement additionnel que nous allons démarrer en janvier 2014 pour une période de dix-huit mois. Le gouvernement n'a pas voulu que cette expérience soit stoppée ou se termine en queue de poisson », a-t-il indiqué.

D'après Amadou Oumar Ba, cette période permettra de consolider les acquis du PDARP, de réfléchir davantage avec le gouvernement sur ses politiques et ses stratégies, mais aussi de voir comment rendre cohérentes les activités qui ont été menées jusqu'à présent dans le cadre de ce projet. Il a reconnu que ces activités étaient certes importantes, mais dispersées à travers le territoire national.

Il a aussi noté le manque d'un dialogue plus cohérent, plus permanent visant le long terme avec les acteurs de terrain ayant la charge du développement de leurs structures au plan local. Selon lui, la BM s'est rendu compte que les structures déconcentrées de l'agriculture, de la pêche et de l'élevage n'avaient pas été suffisamment impliquées au cours de ces deux ans et demi durant lesquels elle a accompagné le PDARP.

C'est ainsi que l'institution bancaire entend apporter des innovations dans la prochaine phase avec une plus grande implication des acteurs de terrain à tous les niveaux. Tout projet, a-t-il ajouté, est appelé à disparaître, il n'est pas permanent.

« Le PDARP a été très dispersé un peu partout sur le territoire national. Nous sommes en train de réfléchir à une reconfiguration pour rendre l'action du projet plus cohérente et plus productive, notamment en termes de pôles concentrés autour des pistes qui ont été réalisées. Il y a des marchés qui ont été réalisés, mais les microprojets ne sont pas en adéquation avec ces pistes », a poursuivi Amadou Oumar Ba, déplorant qu'il n'y ait aucun microprojet concernant certaines pistes reliant les villages.

Les représentants des services déconcentrés ont, quant à eux, évoqué auprès de la mission de suivi de la Banque mondiale et du gouvernement les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la réalisation de leurs tâches dans les neuf districts du département. Il s'agit notamment des problèmes liés au transport et aux conditions de travail.

Par Jrang An@go.

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