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mardi 3 avril 2012

Consommation : flambée des prix sur les marchés de Pointe-Noire

Photo : Un maraîcher d'Agri-Congo Pointe-Noire.

Les prix des produits maraîchers et des fruits connaissent ces derniers mois une augmentation sensible sur les marchés de la ville océane
Pour de nombreux maraîchers, plusieurs raisons seraient à l'origine de cette flambée des prix. Selon Bienvenu Dibakani, un maraîcher « Main verte » d'Agri-Congo, une structure maraîchère de l'État à Pointe-Noire, le manque de subventions, l'insuffisance d'outils oratoires, les prix élevés des engrais chimiques et des insecticides, le nombre insuffisant de maraîchers, leur travail rudimentaire et l'exigüité des terrains expliqueraient cette situation. « La dernière subvention reçue des maraîchers d'Agri-Congo Pointe-Noire est venue de l'Union européenne et celle-ci remonte à 2002 », a-t-il indiqué.

Pour Loemba Irène, une exploitante privée dans le 6e arrondissement Ngoyo, des voleurs emportent la production de certains maraîchers, réduisant alors considérablement les cultures et créant une rareté qui appelle à la surenchère des prix. « Nous souhaitons que la police nous aide à sécuriser nos cultures », a-t-elle déclaré. Elle a également soulevé la question foncière.

Tchibinda Gervais, directeur départemental de l'agriculture au Kouilou, estime quant à lui : « La surenchère des fruits et des légumes dans la ville obéît à la loi de l'offre et de la demande. Or Pointe-Noire regorge aujourd'hui d'une population importante et il n'y a pas assez de producteurs. »

L'ingénieur Mantinou Angèle Christine Janine, chef de service de la commercialisation et de l'animation rurale au Kouilou, pointe du doigt l'absence de banques agricoles pour subventionner les maraîchers et renforcer leurs capacités de production.

Retenons enfin que Pointe-Noire ne dispose à ce jour que d'une structure appartenant à l'État : Agri-Congo. Les anciennes structures de l'État, notamment la coopérative maraîchère pontenégrine Comapon et la coopérative des producteurs agricoles de la Songolo, Copas, n'existent plus. D'autres petites structures qui sont dans la ville appartiennent à des particuliers. En outre, pour assurer la vente de certaines denrées, la ville est aidée par des villes et villages environnants.

                             Par Jrang An@go.

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