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lundi 19 décembre 2011

CHRONIQUE - L'apport des migrants au multiculturalisme

En ces jours où les préparatifs de fêtes de fin d'année vont bon train, où Noël et la Saint Sylvestre pointent leur nez à l'horizon, il est bon d'avoir également une pensée pour le migrant dont on vient de célébrer, le 18 décembre, la journée internationale. Nous souhaitons, sur notre humble palier, nous faire l'écho des Nations unies en rappelant simplement que par notre traçabilité historique, nous sommes tous des migrants et, par conséquent, cette célébration est supposée nous interpeller.

La Journée internationale des migrants est une opportunité qui s'offre pour bannir tous les préjugés en la matière et sensibiliser à leur contribution multiforme, tant dans leur pays d'origine que dans ceux de destination. Il s'agit de valoriser aujourd'hui toutes ces personnes qui changent de pays, de résidence habituelle, se déplacent et traversent au moins une frontière. Contrairement à l'immigré, dont le but est bien souvent de rester, le migrant doit être perçu comme une personne en transit, pour travailler un temps, qui traverse des territoires, des villes et s'en retourne chez lui ou repart ailleurs.

Cette Journée internationale a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies, le 4 décembre 2000 (résolution A/RES/55/93), et nous commémorons ainsi sa onzième année qui coïncide avec l'anniversaire de l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Considérant un certain nombre de préjugés qui ont émaillé le parcours du migrant, il est salutaire que nous fassions également notre cet objectif des Nations unies de lui permettre de jouir des droits de l'homme en appelant nos décideurs à placer cette priorité au cœur des politiques d'immigration. Peut être est-il encore nécessaire de rappeler à l'opinion combien la contribution économique, sociale et culturelle du migrant est positive.

C'est quand même plus de 200 millions de personnes qui vivent aujourd'hui en dehors de leur pays avec des situations extrêmement variées : ingénieurs qualifiés, agriculteurs travaillant au noir, femmes victimes de toutes les maltraitances, réfugiés contraints par la violence ou les catastrophes naturelles à abandonner leurs foyers.
Ils sont effectivement nombreux à participer activement à l'économie des sociétés dans lesquelles ils vivent, tout en soutenant financièrement leur communauté d'origine ; et, malheureusement, ils sont souvent perçus comme une charge et donc sont victimisés. Les Nations unies pointent du doigt, en premier, les médias qu'elles accusent de noircir exagérément l'immigration qui devrait plutôt être perçue comme un phénomène massivement positif.

À ces mobilités impressionnantes et enrichissantes, il faut ajouter également les migrants de l'intérieur, réfugiés et demandeurs d'asile. Cette année, malgré la crise économique sans précédent, les pays de tête qui continuent d'attirer sont les États-Unis, la Russie, l'Allemagne, l'Arabie Saoudite et le Canada. Ces États contribuent à maintenir les migrations à un haut niveau.

Tous ces déplacements sont recensés, suivis, étudiés par l'Organisation internationale pour les migrations et ils révèlent qu'avec près d'un milliard d'humains migrant dans le monde, dont environ 240 millions internationaux sont repérés, ce sont des amalgames qui se propagent et qui tendent à induire les opinions publiques en erreur. Il est plus qu'urgent de persévérer dans le combat contre les trop nombreuses controverses qui tendent à masquer les avantages du multiculturalisme, nécessité vitale pour l'humanité.
Ferréol Constant Patrick Gassackys

                                          Par Jrang An@go.

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