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vendredi 16 décembre 2011

Sahel : la sous-région au bord du chaos

Confrontés à la crise alimentaire, au retour des immigrés et au terrorisme, les pays de la région du Sahel ont besoin de l'aide de la communauté internationale


Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime entre 5 et 10 millions le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire ayant besoin d'assistance en raison des précipitations irrégulières, des prix élevés du riz et du blé importés, mais aussi du contexte général de malnutrition et d'insécurité alimentaire chronique.

Parmi les pays les plus touchés, il y a le Niger, la Mauritanie, le Mali et le Tchad. Le PAM a demandé d'agir vite - la crise étant déjà là - pour atténuer son impact. D'autres pays de la sous-région sont l'objet de préoccupations liées à la baisse des récoltes, notamment en Gambie, au Sénégal, et au Burkina Faso.

Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, a annoncé une aide alimentaire d'urgence de 10 millions d'euros de la France pour les pays du Sahel. La France a également appelé à l'accélération de la mise en place en place du projet de réserves alimentaires humanitaires d'urgence de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao), qui est l'un des projets phares soutenus par la G20, indique un communiqué du Quai d'Orsay.

Inquiet de la situation, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, a appelé à la mobilisation de la communauté internationale. « Je suis inquiet face aux indications de plus en plus claires sur les risques d'une crise alimentaire cette année de même ampleur que celle de l'année dernière », a-t-il déclaré.

D'autres facteurs s'ajoutent et contribuent à fragiliser le Sahel. C'est le cas des crises libyenne et ivoirienne, qui ont provoqué le retour de nombreux immigrés. C'est également le cas du terrorisme. Le 8 décembre, les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel ont été reçus à Bruxelles par la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton.

Ils ont évoqué les moyens de renforcer la lutte contre Al-Qaida au Maghreb islamique. Catherine Ashton a rappelé que les pays du Sahel pouvaient compter sur l'Europe dans la lutte contre le terrorisme, mais qu'ils devaient également, de leur côté, améliorer la situation sécuritaire.  

                                          Par Jrang An@go.

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