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vendredi 19 juillet 2013

Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture : Les enfants en rupture ont droit à l’assistance sociale et médicale

Photo : Joseph Likibi et Anne Thiriet.

Pour le Reiper (Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture), dont le coordonnateur national est Joseph Likibi, les enfants en rupture présents au Congo, doivent accéder aux soins les plus adéquats pour une vie meilleure de cette couche. C’est pourquoi, cette plate-forme d’O.n.gs multiplie des plaidoyers auprès des pouvoirs publics congolais et des organismes internationaux, pour que les enfants vulnérables aient droit à l’assistance sociale et médicale.

Bien que des statistiques précises ne soient pas disponibles, des enfants en rupture abusivement appelés «enfants de la rue» continuent d’errer dans les principales grandes villes de la République du Congo. Déconnectés de leurs familles, ces enfants sont confrontés à plusieurs difficultés d’ordre social, rendant ainsi leur existence difficile. Parmi ces difficultés, il y a, en bonne place, leur accès aux soins. Une question tellement préoccupante qu’elle est, aujourd’hui, au cœur des principales préoccupations de la société civile congolaise, qui multiplie actuellement des plaidoyers auprès des pouvoirs publics congolais et des institutions internationales, pour que soit apportée une solution durable à la problématique de l’accès aux soins des enfants en rupture. D’où la mise en place du Reiper, un réseau constitué d’O.n.gs congolaises.

Cette année, ce réseau s’est déjà réuni deux fois. La première réunion a eu lieu en mars dernier à Pointe-Noire. Elle a regroupé les autorités administratives et sanitaires locales. Durant ces assises qui se sont déroulées dans la salle de mariage de la mairie de Pointe-Noire, des réflexions ont été menées sur la facilitation de l’accès aux soins des enfants en rupture. Des questions avaient ainsi été posées aux différentes institutions. Pour Anne Thiriet, responsable du Samu Social de Pointe-Noire, et Joseph Likibi, coordinateur national du Reiper, l’objectif principal du plaidoyer est de favoriser la création des partenariats avec les pouvoirs publics.

C’est alors que le 28 mai, le Reiper s’est, de nouveau, retrouvé avec les responsables des circonscriptions d’action sociale, les directeurs départementaux de l’action sociale, de l’action humanitaire, les directeurs départementaux de la santé, les responsables des hôpitaux de Pointe-Noire, et les représentants des associations et organismes internationaux concernés, sous la direction de Joseph Likibi, coordonnateur national du Reiper. Les représentants des institutions internationales comme l’Unicef ont, également, pris part à cette réunion. Deux groupes de travail, «santé» et «actions sociales», ont été formés. Il s’agissait, pour les participants, de réfléchir aux solutions pouvant permettre aux structures de santé (hôpitaux, Centres de santé intégrés) de faciliter les démarches des circonscriptions d’action sociale, pour qu’elles obtiennent une gratuité des soins pour les enfants en rupture identifiés par le Reiper, et voir comment ces enfants peuvent aussi bénéficier des soins gratuits au sein des structures de santé.

Au terme d’une séance de travail de près d’une heure, chaque groupe a fait part des réponses aux différentes préoccupations du Reiper. Les directions départementales de la santé et des affaires sociales ont, chacune, révélé ce qui peut être faisable à leurs niveaux, les autres aspects relevant purement de leurs ministères respectifs. Des suggestions ont alors été faites. Il s’agit, par exemple, de la planification et de la formalisation des accords de partenariat entre le Reiper et les directions départementales de la santé et de l’action sociale. L’autre proposition a porté sur l’identification des enfants en rupture, réalisée par le Reiper, pour permettre des coûts réduits, voire une gratuité de la prise en charge sanitaire pour les enfants bénéficiaires des structures membres du Reiper. Les participants ont, également, souhaité que des assistantes et monitrices sociales ainsi que d’autres personnes en charge des enfants en rupture soient formées aux fins de l’efficience des actions à mener.

Cette réflexion est soutenue par la loi Potignon du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo. L’article 6 de cette loi stipule: «Ne constitue pas une atteinte au principe de la non-discrimination, le fait d’accorder une attention plus spécifique à l’enfant, particulièrement vulnérable notamment, l’enfant avec handicap, l’enfant soldat, réfugié, orphelin, pygmée et albinos». Et l’article 26 de préciser: «L’enfant a droit à la préservation de sa santé et à des soins de qualité en toutes circonstances. Dès sa naissance, il a droit à un dossier médical et aux vaccins conformes aux exigences de la réglementation sanitaire. Il est interdit de priver un enfant des soins de santé en raison de considérations financières pour les hôpitaux subventionnés».

Par Jrang An@go.

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