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lundi 21 mai 2012

Compagnie nationale des assurances et réassurances du Congo : situation financière assainie

Photo : L'immeuble de l'ARC à Brazzaville.
La compagnie nationale des assurances et réassurances du Congo (ARC) et l'assemblée générale des actionnaires ont arrêté et approuvé les comptes de la société pour l'exercice 2011, lesquels dégagent une situation financière assainie avec un total bilan de 20 milliards FCFA et un résultat net positif de plus de 6 milliards FCFA


Ces chiffres et le fonctionnement régulier constatés par les organes de gestion de l'ARC augurent d'un redressement et d'un retour à l'équilibre de cette entreprise qui a connu de sérieuses difficultés financières depuis le début des années 2000.

En effet, le redressement de l'ARC participe de l'objectif du gouvernement de faire émerger les entreprises nationales (privées, semi-publiques ou publiques) dans les secteurs stratégiques de l'économie nationale.

À ce titre, le secteur des assurances participe à la collecte des capitaux à moyen et long termes, plus adaptés au financement du développement, au renforcement des capitaux propres des entreprises dans les autres secteurs et à la création de nouvelles entreprises grâce à sa puissance financière.

Impulsée par le ministre des Finances, la restructuration de l'ARC a consisté essentiellement au renforcement des capitaux propres de la société, au nettoyage de son passif, à la rationalisation de ses charges de fonctionnement et à la nomination d'une nouvelle équipe de direction, conduite par Wilfrid Ossié.

Jadis fleuron des entreprises publiques au Congo et seule entreprise d'assurances, l'ARC a connu une situation de quasi-faillite du fait à la fois de la destruction d'une grande partie de ses actifs en raison de la guerre civile, de graves erreurs de gestion et d'une mauvaise préparation à l'ouverture à la concurrence du marché national des assurances. Ainsi, fin 2009, la société dégageait un passif cumulé de plus de 12 milliards FCFA, avec une accumulation d'arriérés de paiement des sinistres au bénéfice de ses clients assurés.

La nouvelle équipe de direction avait pour mission d'assurer le fonctionnement régulier des organes de gestion de la société, d'établir progressivement des règles de gestion financière et comptable efficaces, de poursuivre le règlement des engagements envers les partenaires du secteur des assurances et à l'égard des assurés afin de relancer les activités d'assurance de l'ARC. Avec des comptes certifiés par le cabinet Ernest et Young, la société, qui présente à ce jour des objectifs atteints, poursuit le règlement de son passif ainsi que les arriérés de dettes envers les réassureurs.

En effet, l'ARC est une des rares sociétés publiques qui tienne régulièrement, depuis 2 ans, ses conseils d'administration et qui produise des comptes certifiés par le cabinet Ernst et Young. Elle a poursuivi le règlement de son passif. Les arriérés de dettes envers les réassureurs ont été réglés, et environ 2,3 milliards FCFA ont été consacrés en 2011 au paiement des engagements passés au titre des sinistres.

Par ailleurs, en dépit des résultats satisfaisants obtenus par l'ARC, son directeur général appelle son personnel à redoubler d'efforts pour une meilleure satisfaction de la clientèle, mais également pour le règlement complet des arriérés des sinistres hérités des gestions antérieures.

Rassurant les partenaires et la clientèle sur l'assainissement de son entreprise qui dispose aujourd'hui de bases financières solides et d'une couverture internationale en réassurance de grande qualité, Wilfrid Ossié a déclaré : « Faire confiance à l'ARC, c'est opter pour un assureur historique solide qui maîtrise l'environnement économique du pays et qui est impliqué dans le financement de l'économie nationale », ajoutant que l'ARC est l'assureur qui dispose de plus d'actifs sur le territoire national, notamment par ses possessions immobilières, et qui a participé régulièrement dans le passé à la création et au financement des entreprises nationales.

Par Jrang An@go.

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