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dimanche 6 mai 2012

Tragédie de M'pila : pour Clément Miérassa, l'enquête piétine

Photo : Clément Miérassa président du PSDC
Le président du Parti social-démocrate congolais (PSDC) a fait cette remarque le 4 mai au cours d'une conférence de presse animée à son domicile à Brazzaville
Le conférencier a rappelé des incidents antérieurs de même nature, qui certes n'ont pas causé autant de pertes humaines et matérielles, qui exigeaient des autorités de délocaliser les casernes militaires des agglomérations urbaines. Il s'est appuyé sur l'incendie de la poudrière de Pointe-Noire et les détonations d'obus en 2009 à Brazzaville. « La tragédie du 4 mars 2012, en dépit de son ampleur, n'était pas inédite. Il y a eu des antécédents. La question essentielle est de savoir comment les autorités compétentes ont réagi chaque fois qu'un cas de ce genre s'est produit », s'est-il interrogé.

L'orateur a étayé son argumentaire avec le rapport élaboré en 2007 par l'ONG britannique MAG qui était consciente du danger que représentent les casernes militaires dans zones urbaines : « L'ONG britannique avait révélé que la plupart des armes et des munitions non explosées sont entreposées dans et autour de dépôts militaires, dans des zones très peuplées et dans des conditions de sécurité quasi inexistantes. De plus, du fait des mauvaises conditions de stockage, les risques d'incendie ou d'explosion des entrepôts de munitions sont importants. »

Le conférencier a déploré le silence du Parlement sur cette grave affaire qui méritait l'interpellation du gouvernement pour que le peuple soit édifié sur ses causes exactes. « Au regard de l'ampleur de la tragédie, une enquête parlementaire aurait dû être lancée », a-t-il martelé, réclamant par la même occasion une attention particulière sur la gestion des sinistrés du 4 mars.

En outre, Clément Miérassa a condamné la détention au-delà de 72 heures de plusieurs officiers, sous-officiers et autres personnes, alors qu'ils ne sont, a-t-il ajouté, ni inculpés, ni appelés à comparaître. Il s'agit, a-t-il renchéri, de graves violations inacceptables des lois et règlements de la République.

Tiras Andang

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